Anahi Alviso, La vie sociologique des expositions

Anahi Alviso, La vie sociologique des expositions

DURÉE DU PROJET

2019 - 2019


PORTEUR(S) DU PROJET

Anahi Alviso-Marino


EN COLLABORATION AVEC
CRESPA

Le projet, la vie sociologique des expositions, s’articule autour d’un double terrain (Koweït/France) à partir de la science politique, de la sociologie et de l’anthropologie, à l’étude de la vie d’expositions d’art. 

Anahi Alviso-Marino travaille sur une collection spécifique d’archives d’art qui se trouve au Koweït. Ces archives numérisées, photographiées et filmées, sont au cœur de plusieurs projets d’écriture, de cartographie, et de création d’œuvres audiovisuelles comme publication scientifique et comme objets à intégrer au sein d’une exposition. Elle réalise une recherche de type ethnographique dans l’atelier de l’artiste Neïl Beloufa à Paris, avec comme objectif initial d’étudier une exposition qui intègre des archives issues de mes recherches dans la Péninsule arabique (L’ennemi de mon ennemi, tenue au Palais de Tokyo en 2018). L’étude de cette exposition a posteriori lui permet de mener une recherche de type ethnographique sur la vie de nouvelles expositions et d’explorer ainsi différentes méthodes de croisement entre art et sociologie politique. Ces expériences se poursuivent par l’étude de l’installation de Beloufa à la Biennale d’art de Venise en 2019 qui devient un nouveau terrain de croisement et d’échanges entre la pratique de cet artiste et les questionnements socio-politiques et méthodologiques que j’apporte au projet. Ce terrain diversifie la collecte de données au travers d’enregistrements audiovisuels d’objets et de pratiques observés dans l’atelier de Beloufa et ailleurs, au sein de ses expositions à Venise ou à Paris. 

Ce double terrain relie des expériences de recherche avec lesquelles elle approfondit l’étude de récits sociologiques ancrés dans une approche soucieuse des micro-évènements et des microhistoires. Cette expérience lui donne la possibilité de dépasser la spécificité géographique initiale des récits et rend possible l’approfondissement de mon intérêt méthodologique pour l’expérimentation avec la manière de produire des connaissances, et aussi avec les formats de diffusion et de publication créés à l’interface de l’art et des sciences sociales. 

Biographie 

Anahi Alviso-Marino est enseignante-chercheure, docteure en science politique à l’Université Paris 1-Sorbonne et à l’Université de Lausanne et diplômée de l’Université Complutense de Madrid et de l’Université Columbia à New York. Ses recherches sont ancrées dans la discipline de la sociologie politique et se concentrent sur l’étude des arts visuels à partir d’une approche pluridisciplinaire qui relie science politique, sociologie, anthropologie, histoire, et expression artistique. Ses principaux terrains d’investigation se trouvent dans la Péninsule arabique et le Golfe arabo-persique : le Yémen au cours de mon master et de mon doctorat, et le Koweït, Oman et les Émirats Arabes Unis dans mes travaux postdoctoraux. Dans le cadre de recherches méthodologiques concentrées sur la recherche-création, elle a investi un nouveau terrain en France. Au sein de ses recherches doctorales et post-doctorales, elle met en place l’utilisation d’enregistrements audiovisuels en réalisant des courts films anthropologiques, des entretiens filmés et enregistrés, et des enregistrements sonores. Les images en mouvement ainsi que les images fixes qu’elle collecte et produit sur le terrain nourrissent d’autres projets filmiques, comme la création de films sociologiques et de films courts qui retracent la biographie d’objets et d’archives d’art ou la vie sociologique de l’atelier d’un artiste. Ces images intègrent également des expositions sociologiques, d’archives et d’art contemporain. Ses archives et son matériel de recherche sont exposés à Paris en 2018 au Palais de Tokyo (au sein de l’exposition L’ennemi de mon ennemi de Neïl Beloufa), à la Villa Vassilieff en 2017 (Une histoire parmi d’autres. Les mondes de l’art au Yémen) et à Bétonsalon centre d’art et de recherche en 2011 (au sein de l’exposition collective De Menocchio nous savons beaucoup de choses). Parmi ses publications récentes se trouvent des chapitres dans plusieurs ouvrages tels que Modern Art of the Arab World: Primary Documents, (dir.) Anneka Lenssen, Sarah A. Rogers, et Nada Shabout, (New York, The Museum of Modern Art (MOMA), 2018); Future Imperfect: Contemporary Art Practices and Cultural Institutions in the Middle East, Anthony Downey (ed.) (Berlin, Sternberg Press, 2017) et Les lieux de la colère. Occuper l’espace pour contester, de Madrid à Sanaa, H. Combes, D. Garibay and C. Goirand (Paris, Karthala, 2016). Elle est également enseignante au Nouveau Collège d’Études Politiques (NCEP) et à l’École Internationale de Création Audiovisuelle et de Réalisation à Paris (EICAR).



ÉQUIPE DU PROJET

Tutrice : Violaine Roussel (Université Paris 8)

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