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La Grande Collection ArTeC est constituée d’ouvrages collectifs qui généralement sont le résultat des travaux réalisés dans le cadre des projets de recherche financés par ArTeC. Chaque volume s’articule autour d’une thématique en résonance avec les axes de l’EUR. Les ouvrages peuvent être publiés en français ainsi qu’en anglais. La collection a pour objectif de rendre visibles les recherches d’ArTeC à l’échelle nationale et internationale.

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Numéro 4

POLITIQUES DE LA DISTRACTION

Sous la direction de Paul Sztulman et Dork Zabunyan

Une réflexion collective et transdisciplinaire sur la notion de distraction, pensée à la fois comme le stigmate de nos sociétés et comme son antidote.

 

Notion souvent dévalorisée ou fustigée, la distraction renvoie autant à certaines modalités de l’attention (flottante, incidente, mobile…) qu’aux formes sensibles associées à la culture de masse. La distraction est plus ambivalente que sa dénonciation ou sa synonymie avec le terme de divertissement ne le laissent supposer. Tandis que ce dernier pourrait ne renvoyer qu’au fait de se détourner d’une chose, de faire diversion, la distraction relève plutôt d’un conflit d’attractions. En résulte une double orientation des recherches qui composent cet ouvrage, où l’examen local d’états de coexistence entre perception distraite et capacité attentionnelle voisine avec des réflexions sur les influences réciproques entre le domaine des arts et la société du spectacle.

 

Cette notion de distraction qui se dédouble en deux branches est également clivée, entre émancipation et aliénation, tant dans ses pratiques que dans ses productions. Les réflexions rassemblées ici interrogent la façon dont la distraction cristallise certaines interrogations du présent, celles d’un monde qui se numérise et dont les tensions politiques vont croissant. On peut ainsi paradoxalement penser la distraction à la fois comme le stigmate de nos sociétés et comme son antidote. Elle connaît dans ce recueil un sort fidèle à son étymologie, elle est « tirée en divers sens » dans une variété d’interprétations et d’expériences où sa parade se manifeste de manière inattendue et fend les idées reçues.

 

Contributions de Madeleine Aktypi, Daniele Balit, Elsa Boyer, Yves Citton, Emmanuel Dreux, Jim Hoberman, Christophe Kihm, Sophie Mendelsohn, Victor Moisan, Marie Pruvost-Delaspre, Emanuele Quinz, Pascal Rousse, Peter Szendy, Barbara Turquier, Anne Zeitz, Eugénie Zvonkine.

 

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Numéro 3

ARCHITECTURES DE MÉMOIRES

Sous la direction de Jean-Marie Dallet et Bertrand Gervais

La situation de transition que nous connaissons et qui fait cohabiter une culture du livre avec une culture de l’écran nous fait peu à peu basculer d’une raison graphique à une raison computationnelle. De la même manière que l’écriture a permis d’engendrer un mode particulier de pensée, où les listes, les tableaux et les formules ont joué un rôle primordial dans la modélisation des connaissances, avec le numérique s’inventent d’autres systèmes de mise en forme de l’information et de sa transmission. En effet, le développement du réseau, d’un vaste cyberespace, induit une rationalité particulière reposant sur le calcul plutôt que sur l’écriture, ce qui est la seule façon de le rendre intelligible. 

On comprend dès lors que les architectures de mémoire, dans leur actualisation contemporaine, essentiellement numérique, sont au cœur d’une transformation de l’esprit humain. Il est encore trop tôt pour déterminer exactement ce qu’il en est de cette transformation, mais il importe dès maintenant de tracer les contours de cette situation et d’explorer des pistes qui peuvent en baliser certains des aspects les plus saillants.

Contributions de : Olivier Asselin, Marie-Laure Cazin, Georges Didi-Huberman, Larisa Dryansky, Marie Fraser, Bertrand Gervais, Arno Gisinger, Emmanuel Guez, George Legrady, Patrick Nardin, Vincent Puig, SLIDERS_lab [Frédéric Curien, Jean-Marie Dallet], Pierre J. Truchot.

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