Guillaume Maraud, Normes. Formes. Fictions. La fabrique des artefacts juridiques

Guillaume Maraud, Normes. Formes. Fictions. La fabrique des artefacts juridiques

Ce projet de recherche vise à explorer les rapports entre droit et création à l’intersection de plusieurs disciplines prenant pour objet les formes juridiques.

Un premier axe engage une réflexion sur l’histoire de la théorie et des sciences du droit en interrogeant leur rôle dans la légitimation et la reproduction des ordres normatifs en vigueur. Un deuxième axe explore les conditions de possibilité d’une philosophie de la praxis appliquée au droit, en traitant des contradictions de la société juridique pour en faire le fondement d’une démarche qui appréhende le conflit comme un matériau de création à part entière. S’inscrivant dans une perspective de recherche-action, ce second volet examine les ressources et les limites que renferment les procédés artificialistes du droit dans une perspective de transformation sociale. En croisant réflexivité épistémologique et étude des normativités, ce projet entend contribuer au tournant créatif des méthodes de la recherche en droit.

Biographie :

Guillaume Maraud est docteur en droit de l’université de Bordeaux et titulaire du certificat d’aptitude à la profession d’avocat (HEDAC). Diplômé de l’École nationale supérieure d’art de Paris-Cergy (DNSEP) et d’un master de théorie du droit co-accrédité par l’université Paris Nanterre/EHESS et en partenariat avec l’ENS Paris, il a soutenu en 2026 une thèse consacrée à l’histoire du concept d’abolition et aux méthodes de recherche-création appliquées au droit. Ses travaux portent sur l’histoire des méthodes des sciences du droit et sur les discours relatifs au changement social.

© tribunal de Bobigny, photographie Guillaume Maraud 

 



ÉQUIPE DU PROJET

Ce projet de recherche est porté conjointement par l’unité mixte de recherche Centre de Théorie et d’Analyse du Droit (CTAD, UMR 7074, CNRS, université Paris Nanterre) et l’unité de recherche Fabrique du littéraire (Fablitt, université Paris 8) sous la supervision de Charlotte Girard, professeure de droit public et Nancy Murzilli, professeure de littérature et arts.