Appel à résidence, Château Éphémère

Dans le cadre de son programme de résidences, le Château Éphémère lance une cinquième édition de son appel à candidatures dont la finalité est de soutenir la création artistique sonore et numérique tout en en faisant bénéficier le territoire et ses habitants.

CONDITIONS D’ÉLIGIBILITÉ :
Tous les projets faisant concomitamment appel dans leur processus de production aux nouveaux usages du numérique ainsi qu’à la création sonore et musicale sont éligibles.

CONDITIONS D’ACCUEIL
Chacun des 12 projets lauréats est accueilli durant un mois (sécable en deux périodes distinctes lorsque le processus de production le justifie). Cet accompagnement inclut la mise à disposition d’un logement, d’un espace de travail et du parc technique du Château Éphémère. Les porteurs de projets bénéficieront en outre de l’accompagnement du régisseur technique ainsi que du FabManager en fonction de leurs disponibilités et se verront par ailleurs octroyer une aide à la production d’un montant de 500€ TTC.

DÉPÔT DES CANDIDATURES ET CALENDRIER :
Merci d’adresser votre dossier de candidature au plus tard le mardi 30 avril 2019 à Sébastien Campos, directeur : residences@chateauephemere.org en précisant dans l’objet « Appel à candidatures ».

Pour plus d’information et télécharger le formulaire

Landscapes Afterwar(d)s, 22 avril

Colloque international, Phnom Penh

Le programme Landscapes Afterwar(d)s s’inscrit dans la continuité d’une réflexion sur la mémoire des lieux à l’épreuve des guerres et conflits. Le paysage se distingue de la nature dans la mesure où il n’existe qu’à travers ceux qui le regardent. Notre regard sur lui diffère selon les époques et les cultures. Si la nature est elle-même meurtrie par un passé violent, comment témoigner de l’après coup des paysages ? Comment un paysage qui a connu des crimes d’une grande ampleur peut-il offrir une visibilité de l’Histoire ?
Partout où des conflits ont existé, la question du paysage est essentielle pour déchiffrer les strates mémorielles d’événements enfouis qui manifestent de façon diffuse, malgré le passage du temps, la réalité de ce qui a été. Notre attention portera sur les modes d’appropriation d’un passé qui résiste, à travers des représentations de paysages, telles qu’elles peuvent être travaillées par l’histoire, l’anthropologie, les dispositifs de l’art contemporain, le cinéma, la littérature ou l’architecture.

Nos lunes personnelles, 8 mai

Journée d’études et atelier laboratoire, Grand Palais

À l’occasion des 50 ans des premiers pas de l’Homme sur la Lune, à l’exposition au Grand Palais LA LUNE. DU VOYAGE RÉEL AUX VOYAGES IMAGINAIRES, des jeunes artistes chercheurs de l’université Paris 8 proposent aux visiteurs un parcours poétique avec des performances en lien avec 10 des oeuvres exposées.


Appel à candidature contrat doctoral 2019-2020

Dépôt des candidatures du 5 avril au 5 juin 2019
à l’adresse : eur-artec@u-plum.fr

complément d’information : jeanne-marie.portevin@univ-paris8.fr

L’ École Universitaire de Recherche ArTec propose trois contrats doctoraux d‘une durée de trois ans.

L’inscription dans une des écoles doctorales affiliées est obligatoire.

Liste des écoles doctorales (ED) :

• Paris 8 : ED 159 Esthétique, sciences et technologies des arts

• Paris 8 : ED 31 Pratiques et théories du sens

• Paris 8 : ED 224 Cognition, langage, interaction

• Paris 8 : ED 401 Sciences sociales

• Paris Nanterre : ED138 Lettres, langues, spectacles

• Paris Nanterre : ED139 Connaissance, langage et modélisation

Le sujet de thèse doit s’inscrire dans l’un des trois axes scientifiques majeurs d’ArTeC :

1. La création comme activité de recherche

2. Nouveaux modes d’écritures et de publications

3. Technologies et médiations humaines

Le sujet de thèse pourra investir les champs de recherche et d’expérimentation suivant :

• Expositions et performances comme outils et dispositifs de médiation

• Les œuvres comme publication scientifique

• Nouvelles formes d’écriture, nouveaux langages et culture du code

• L’héritage de la cybernétique, l’éthique du futur et l’âge du post-numérique

• Approches artistiques de la critique sociale, de l’éthique et de l’écologie

• Préservation et conservation de l’histoire à l’ère numérique

• Approches créatives de la traduction – Activité́ créative et cognition

• La médiation par la robotique et l’intelligence

• Les nouveaux dispositifs éducatifs et scientifiques

• Art et genre

• Sciences de l’ingénierie et création. Arts, sciences, technologies

Télécharger le formulaire

IMPORTANT : le ou la candidat.e peut déposer sa candidature si sa soutenance de Master n’a pas encore eu lieu. Néanmoins, il ou elle devra avoir soutenu avant le 26 juin 2019

Kenneth Goldsmith, 16 mai

LA FABRIQUE DES PROJETS 

rez-de jardin, MSH Paris Nord, 9h à 16h30 

ArTeC a pour mission de générer des initiatives interdisciplinaires et des synergies entre les partenaires, les chercheur.e.s et les etudiant.e.s. Nombreux et divers, les membres d’ArTeC forment un territoire propice au développement de projets interdisciplinaires. Les appels à projets annuels sont l’occasion de tisser de tels liens, entre les disciplines, les institutions, les chercheurs, les étudiants…

La Fabrique des projets, conçue comme un espace de rencontres et de discussions, permettra d’ouvrir à de nouvelles collaborations,  de renforcer les liens et les réseaux.

Imaginer et fabriquer ensemble, tel sera l’objectif de cette journée.

Venez avec vos idées, mais venez aussi découvrir de nouveaux projets, partager un déjeuner et rencontrer des partenaires et futurs collaborateurs.

La journée se clôturera par une conférence de Kenneth Goldsmith, accueilli par ArTeC dans le cadre de son programme de Chaires internationales, puis par un cocktail dans la salle panoramique de la MSH.

Important : pour prévoir le déjeuner et le déroulement de la journée, l’inscription est indispensable à : eur-artec@uplum.fr

KENNETH GOLDSMITH

Auditorium, MSH Paris-Nord
# 17h à 19h30 – « Duchamp est mon avocat » : La culture de l’artefact à l’ère du numérique

Kenneth Goldsmith proposera une conférence à propos de l’instabilité et l’incertitude de la culture de l’artefact au sein de l’écosystème d’internet, et ses conséquences sur la production et la distribution.
Cette conférence abordera les enjeux des droits d’auteurs à un moment crucial où l’Union européenne vient d’adopter une directive sur les droits d’auteur. Qu’est ce que cela signifie pour l’avenir des auteurs et de la production artistique en général ?
En utilisant le précédent historique de l’avant garde, cette conférence présentera les systèmes de résistances passés et présents tout en essayant de proposer des pistes de réflexion.

Kenneth Goldsmith, poète américain, premier lauréat de poésie du MoMA, fondateur et éditeur d’UbuWeb, professeur de Uncreative Writing à l’université de Pennsylvanie et animateur à la radio new-yorkaise WFMU pendant 15 ans. Il est une figure majeure de la création contemporaine. Kenneth Goldsmith est un paradoxe :  auteur reçu à la Maison-Blanche en disant qu’il avait volé les mots des autres.

Intervention de Stéphanie Roussel, Do it together, les communautés autopubliées,Université du Québec à Montréal

Le contemporain est marqué par une remise en question des circuits traditionnels de l’art (Ruffel, 2016), qui se traduit par des dispositifs inédits de publication. Parmi ceux-ci se trouvent les micros-libres de poésie (Hassert, 2014; Cabot, 2016), au sein desquels chacune et chacun est invité à performer, et ce, sans égard à la qualité des textes. Cette absence de douane est, structurellement et symboliquement, une contestation des notions de clôture et de distinction associées au champ littéraire, dont le mode de fonctionnement s’appuie sur une séparation entre les agentes et agents inscrits dans le champ, luttant pour le capital symbolique, et celles et ceux qui en sont dépourvus (Bourdieu, 1979 et 1992). Ces espaces visent à défaire la répartition habituelle des rôles dans le monde de l’édition et au sein des instances de légitimation : tout le monde est appelé à être tour à tour auteur, spectateur, critique dans l’espace-temps d’une même soirée. L’examen de ces « autopublications » singulières servira, dans le cadre de cette communication, à réfléchir une autre manière de créer ensemble, qui se développe parallèlement aux institutions officielles et aux côtés des revues, des groupes littéraires et des cénacles. Nous nous pencherons plus spécifiquement sur les modalités qui régissent l’expérience esthétique des micros-libres, notamment la mixité culturelle, la volonté de se rassembler et l’éthique du care (Molinier et al, 2009; Bourgault & Perreault, 2015).

Informations pratiques : 

Maison des Sciences de l’Homme – Paris nord

M12 Front populaire

20 Avenue George Sand

93210 Saint-Denis

Sublime Palmyra: Violence, Perspective, Mediation, Jonah Siegel, 16 mai

The destruction of the Temple of Bel in Palmyra in August 2015 was relayed to the world with astonishing speed and effect, as ISIS (with its sophisticated sense of how to manipulate modern media) had clearly intended. And yet this ready visual access to the moment of violence has not resulted in culture being able to process the act or even to put it into relation either to other instances of damage that have characterized world affairs in recent decades or to the long-standing traditions balancing injury and preservation that make a distant ruin such as this city in the Syrian desert matter. The challenges presented by the act are indications of the unresolved nature of the modern relationship to antiquities and to damage itself. As I will be suggesting in this talk, the unstable blend of destruction and loss on the one hand, and displaced survival on the other puts an old topic—the sublime—alongside some of the newest kinds of technology.

The question of the relationship between the experience of the sublime and the possibility of arriving at ethical or political judgements that do justice to the intersection of social complicity and estrangement arises with special force at a juncture of history and violence that forces us to attend to antique ruins with sudden and renewed urgency. My presentation traces the methodological and conceptual challenge of achieving a perspective on damaged objects to some important historical antecedents even as it illuminates recent accounts of the ethical claims at stake when the sublime is evoked. The Comte de Volney’s use of Palmyra in his seminal Reflections on the Revolutions of Empires (Les Ruines, ou méditations sur lesrévolutions des empires,1791) offers an opportunity to explore the implications of a question that has never been more pressing: is the surveying of damage always only synonymous with losing sight of what matters about it? Responding to the acute pressures of contemporary violence, Volney enjoined his readers to consider how looking over ruins might become a new mode of seeing. The much publicized situation of antiquities at risk in zones of conflict today, and the challenges posed by the movements of displaced peoples in (and out of) those same regions have made the ethics of over-looking suggested in his work a topic of only more pressing interest.

My talk will move between the sublime ruins represented in Volney’s work and the overwhelmed distanced view of the world afforded us by modern technology in order to raise a pressing modern question that I frame by juxtaposing controversies about the ethical force of the sublime in critical work by Jacques Rancièreand Jean-François Lyotardwith reflection on the visual mediation of moments of violence (through satellite imagery, virtual reality, etc.). In my analysis, the aspiration to see the world from above becomes as much a symptom of the urge to escape as a practical or structural necessity. The sublime nature of Palmyra can be an occasion to rediscover the ethical limits of the contemporary sublime, and to reflect on the ways in which media has not so much moved beyond those limits as reinstated them as inevitable.

Biographie

Jonah Siegel est professeur de littérature anglaise du XIXème siècle à Rutgers University, New Jersey, USA. Né le 14 avril 1963, il a également enseigné à Columbia University et à Harvard.

Ses recherches portent sur la naissance du domaine de l’histoire de l’art, de l’institution des musées et des concepts modernes de l’art dans la période allant du néoclassicisme jusqu’au modernisme.

Il a publié deux livres d’histoire et d’esthétique littéraire : Haunted Museum: Longing, Travel, and the Art-Romance Tradition (2005) et Desire and Excess: The Nineteenth-Century Culture of Art (2000). Il a coordonné un volume collectif intitulé Emergence of the Modern Museum: An Anthology of Sources (2007) et il est l’auteur de chapitres concernant des ouvrages sur l’art, l’esthétique et la poétique archéologique pour le volume Oxford History of Classical Reception in English Literature, Vol. 4 (2014) et sur l’esthétique victorienne dans Oxford Handbook of Victorian Literary Culture (2016), ainsi que de nombreux articles sur des personnages et figures majeures au XIXe siècle et après.

Sa recherche se concentre maintenant sur deux projets différents : une étude sur le matérialisme dans l’art et la littérature du XIXe siècle, et une étude sur l’histoire des collections d’art à l’époque napoléonienne.

Le professeur Siegel a remporté le prix Sonya Rudikoff pour le meilleur premier livre d’études victoriennes. Il a également reçu une bourse du Centre national des sciences humaines (1999-2000), une bourse ACLS / Burkhardt et une bourse du prix Rome Prize Fellowship (2003-2004).

Il a été président de la Northeast Victorian Studies Association et directeur du département d’anglais de Rutgers. Il est actuellement le représentant de l’histoire de l’art du Conseil consultatif de l’American Victorian Studies Association et co-directeur du Rutgers British Studies Centre.

Isidore Isou, 6 mars au 20 mai 2019

Du 6 mars au 20 mai 2019, le Centre Pompidou présente une exposition consacrée à Isidore Isou (1925-2007). Artiste et théoricien, tout à la fois poète, peintre, cinéaste et dramaturge, Isidore Isou déclarait, en 1950, avoir « un monde entier à conquérir ». Dès ses débuts fracassants sur la scène artistique parisienne en 1945 aux côtés de Gabriel Pomerand, Isou déploie une pensée systémique dont son premier essai Introduction à une nouvelle poésie et à une nouvelle musique(Gallimard, 1947), jette les bases. Isou déclare l’avènement de la lettre, seule solution plastique à la crise de la représentation qui touche selon lui l’ensemble des arts. Sa réflexion s’étend plus tard à d’autres disciplines : arts plastiques, architecture, politique, économie, mathématiques, médecine, psychologie ou érotologie seront étudiées à l’aune de la  « kladologie », méthode d’invention applicable à la totalité des branches de la culture. Entouré de compagnons de route tels Maurice Lemaître, Roland Sabatier ou encore le jeune Guy Debord, qui traversera le mouvement de manière plus fulgurante, Isou produira une œuvre plastique conséquente et mettra ses idées à l’épreuve. Car les concepts qu’il invente sont nombreux et souvent précurseurs : « l’hypergraphie », la  « mécaesthétique », « l’art infinitésimal » ou le « cadre supertemporel » correspondent ainsi à des inflexions essentielles de l’art de la seconde moitié du 20e siècle. Associant la diversité des réalisations plastiques d’Isou à de nombreux documents d’archives, cette exposition entend souligner la cohérence et la modernité d’une œuvre qui n’aura en fin de compte cessé de donner forme au principe d’excès.

Autour de l’exposition : 

Isidore Isou et le spectacle

Marielle Pelissero

3 avril à 19h, Petite salle

À l’occasion de l’exposition consacrée à Isidore Isou, Marielle Pelissero, docteur en arts du spectacle à l’université de Nanterre, professeur invitée à l’institut Pratt de New York organise une conférence-performance sur le spectacle lettriste. Reposant sur l’étude de manuscrits inédits conservés dans le fonds Isidore Isou de la Bibliothèque Kandinsky, cet exposé des grands concepts lettristes est simultanément mis en pratique par l’intervention d’acteurs, invités sur scène à démontrer la richesse et la singularité de la gestuelle lettriste.

Quelques désordres

Roland Sabatier

17 avril, 19h, Cinéma 2

Isidore Isou. Cinéma

Kaira Cabañas

8 mai, 19h, Cinéma 2

En écho à l’exposition Isidore Isou, le service de collection des films du Centre Pompidou propose deux rendez-vous autour du cinéma lettriste mettant à l’honneur l’œuvre cinématographique radicale de l’artiste Roland Sabatier (Quelques désordres, le 17 avril 2019 à 19h en cinéma 2) et le film séminal d’Isidore Isou, Traité de bave et d’éternité(1951) au cours d’une séance spécialement introduite par Kaira Cabanas (Isidore Isou. Cinéma, le 8 mai 2019 à 19h en cinéma 2). Pour plus d’information contactez film@centrepompidou.fr.

Isidore Isou, initiation à la société des créateurs

Journée d’étude conçue par Mica Gherghescu et Diane Toubert

9 mai de 14h à 19h, Petite salle

S’ouvrant sur une table-ronde autour de laquelle les membres du groupe lettriste évoqueront leur expérience aux côtés d’Isidore Isou, cette après-midi d’étude se prolongera par une série de communications interrogeant la place de l’œuvre d’Isou dans une histoire récente, sociale et culturelle, de l’art. Une discussion portant sur le vaste corpus archivistique d’Isou, véritable laboratoire de création, clôturera cette après-midi lettriste.

Avec notamment Cristina De Simone (Université de Caen-Normandie, auteur de Proréfactions ! Poésie en action à Paris (1946-1969), Dijon, Presses du réel, 2018), Fabrice Flahutez (Université Paris Ouest-Nanterre, auteur de Le lettrisme historique était une avant-garde 1945-1953, Dijon, Les presses du réel, 2011), Kaira M. Cabañas (University of Florida, auteure de Off-Screen Cinema: Isidore Isou and the Lettrist Avant- Garde, University of Chicago Press, 2015).

« Hakonjarrl barrll garrll », récital de poésie lettriste

Gérard-Philippe Broutin, Jean-Paul Curtay, François Poyet.

9 mai à 19h, Petite salle

Trois membres du groupe lettriste interprèteront des poèmes  lors d’un récital s’inscrivant dans le prolongement des lectures proposées par Isidore Isou dès les débuts du mouvement. Gérard-Philippe Broutin et Jean-Paul Curtay rejoignent respectivement le lettrisme en 1968et 1967, et concentrent leurs activités initiales autour de la publication de nombreux tracts et essais politiques d’Isou à travers les structures de la Nouvelle Génération lettriste (NGL) et le Centre international de création kladologique (Cick). François Poyet adhère au lettrisme en 1966 et commence par réaliser des interventions dans le domaine public (tractage, bombage, collage).

Isidore Isou, Symphonie n°4 : Juvénal

Frédéric Acquaviva

9 mai à 20h30. Grande salle

Artiste sonore et compositeur de musique expérimentale, proche d’Isidore Isou, Frédéric Acquaviva prépare avec lui à partir de 2000 la sortie de plusieurs disques compilant les symphonies créées par Isou depuis 1947. Edité par Al Dante en 2004, la Symphonie Juvénal n°4 a été composée entre 2001 et orchestrée par Frédéric Acquaviva en 2003. Dans la Grande salle du Centre Pompidou, l’œuvre se présente comme une exploration spatiale et sonore des qualités sensibles de la lettre, portées par la voix d’Isou et le chœur des lettristes.

Voix d’Isidore Isou

Soliste : Maria Faustino

Chœurs : J.-B. Beck, S.-G.Béju, A. Bertaud, N. Brenez, Broutin, J. Chaumeix, C. Cholain, C. Cousin, L. Deschamps, S. Monségu, E. Monsinjon, F. Poyet, H. Richol, M.-T. Richol-Müller, W. Roehmer, R. Sabatier, J.-L. Sarthou, F. Studeny et D.Tayarda. 

Isidore Isou, je n’aurais pu être que Léonard de Vinci

Frédéric Acquaviva

11 mai à 19h. Petite salle

Protagoniste de la redécouverte du lettrisme, Frédéric Acquaviva présentera le 11 mai une conférence à l’occasion de la sortie de sa monographie consacrée à Isidore Isou (Isidore Isou, Neuchâtel, Editions du Griffon, 2019).

 

Traité de bave et d’éternité, 1951
Film cinématographique 35 mm, noir et blanc, sonore, 123’25”. Achat en 1976
Collection Centre Pompidou, Paris
Musée national d’art moderne Centre de création industrielle © Adagp, Paris © Centre Pompidou, MNAM-CCI/Service de la documentation photographique du MNAM/Dist. RMN-GP

 

 

Appel à projets Modules Innovants Pédagogiques, Master ArTeC

Dans la continuité des Modules Innovants Pédagogiques (MIP) initiés par le programme IDEFI CréaTIC, le master ArTeC propose d’intégrer dans sa maquette des MIP, qui seront choisis par les étudiant.e.s en fonction de leur projet d’expérimentation et du parcours qu’ils choisiront dès le second semestre.

Les 3 parcours du master sont :

  •    La création comme activité de recherche :

Il s’agit de réinventer des méthodes de recherche via une approche heuristique basée sur la création. Déplacer la réflexion sur les technologies, le numérique et les médiations humaines dans des contextes fictionnels, des lieux d’exposition, de performance et d’autres espaces culturels peut donner naissance à des formes hybrides, le discours et la création interagissant pour produire des connaissances sensibles et réflexives. En quoi la recherche est-elle créative, et en quoi la création artistique relève-t-elle aussi de la recherche ?

Principaux domaines de recherche et pédagogiques :

o    Expositions et performancescomme outils et dispositifs de médiation

o    Approches artistiques de la critique sociale et de l’éthique et de l’écologie

o    Activité créative  et cognition

o    Sciences de l’ingénierie et création

  •      Nouveaux modes d’écritures et de publications :

Ce thème englobe l’étude des nouvelles formes de textes numériques à travers le prisme de la création, du codage, de la traduction, de l’édition et de la publication dans la production de contenu audio, visuel et textuel. Adoptant une approche hybride, il réunit l’étude des formes émergentes d’écriture collaborative et participative, de l’écriture d’interfaces, de nouvelles écritures académiques telles que la cartographie des connaissances, la visualisation de données/big data et la linguistique des corpus, à travers les arts et les sciences. Quelles nouvelles façons d’écrire se développent à l’âge de la programmation, et comment contribuent-elles à inventer de nouveaux publics ?

Principaux domaine de recherche et pédagogiques :

o    Les œuvres comme publication scientifique

o    Approches créatives de la traduction

o    Préservation et conservation de l’histoire à l’ère numérique

o    Nouvelles formes d’écritures, nouveaux langages et culture de code

  •         Technologies et médiations humaines : 

Ce domaine se centre sur l’étude des formes émergentes de médiations humaines issues du développement technologique et des transformations des anciennes pratiques de médiation. Il se focalise sur la médiation transculturelle, les nouveaux modes de transmission ainsi que la numérisation des œuvres et des contenus, y compris les matériels pédagogiques. Il se penche sur le rôle des technologies émergentes dans les interactions humaines, en soulevant des questions historiographiques et épistémologiques liées à la construction des disciplines artistiques elles-mêmes. Comment comprendre les nouvelles formes de médiations humaines induites par les nouveaux développements technologiques ?

Principaux domaines de recherche et pédagogiques :

o    Art et genre

o    L’héritage de la cybernétique, l’éthique du futur et l’âge du post-numérique

o    La médiation par la robotique et l’intelligence artificielle

o    Les nouveaux dispositifs éducatifs et scientifiques

Date limite : 29 avril 

Pour plus d’information, téléchargez ci-dessous :

Charte d’engagement et partenariat EUR ArTeC

Formulaire

Annexe financière

Les dossiers sont à envoyer à :

Anne-Fleur Guillemenin : anne-fleur.guillemin@univ-paris8.fr

Coline Arnaud  : coline.arnaud04@univ-paris8.fr

Hypothèserie, 23 Avril

ArTeC propose un dispositif de collaboration prendra la forme encore inédite d’une « hypothèserie », à entendre (par analogie aux tanneries, boulangeries et imprimeries) comme un lieu où l’on fabrique des hypothèses, ensemble. Un atelier d’écriture est proposé une fois par mois invitant les participant.e.s à formuler des hypothèses programmatiques communes, nourries des recherches personnelles des thésard.e.s ainsi que des enquêtes collectives menées au sein d’ArTeC. Le défi de ces exercices d’écriture collective multimédiale sera de traduire ces travaux universitaires en propositions socio-poético-politiques susceptibles d’intéresser un plus large public. À la fois think tank non-partisan, remue-méninge indisciplinaire et atelier de création collective, cette hpothèserie se donnera pour objectif d’expérimenter de nouveaux modes d’écriture générant des documents brefs (une page, une minute maximum) susceptibles de donner lieu à des modes de publication inédits, aux confins de l’université, des expérimentations artistiques et des pratiques activistes. Une telle hypothèserie invitera les doctorant.e.s à réfléchir activement, ensemble, aux enjeux sociaux de leur travail universitaire et artistique, avec pour première orientation générale un slogan du genre « une autre fin du monde est possible ».

mardi 23 avril: salle 255
mardi 4 Juin : salle 255

Mardi 16 avril, 16h-19h, CNRS  salle 255

Informations Pratiques 

CNRS Pouchet

59-61 Rue Pouchet, 75017 Paris

Computer GRRRLS, du 14 mars au 14 juillet

Vingt-trois artistes et collectifs internationaux livrent un regard critique et incisif sur les technologies numériques. Elles revisitent l’histoire des femmes et des machines et esquissent des scénarios pour un futur plus inclusif.

Et si les ordinateurs étaient des ordinatrices ? Computer Grrrls donne la parole à vingt-trois artistes et collectifs internationaux qui remettent en cause les récits dominants sur les technologies. Elles exhument le rôle méconnu des femmes dès les origines de l’informatique. Elles décodent et recodent les 0 et les 1 et tracent des lignes de fuite vers des imaginaires moins stéréotypés.

Impression 3D, tutoriels Youtube, installations vidéo ou réalité virtuelle… Les oeuvres réalisées par ces artistes chercheuses, hackeuses ou makeuses questionnent la place des minorités sur Internet, les biais de genre, la surveillance numérique et le colonialisme électronique.

Computer Grrrls propose, en marge des oeuvres exposées, une série de rencontres, concerts et DJ sets. Des rendez-vous indispensables pour faire bouger les lignes, et pas seulement les lignes de codes, et proposer un avenir numérique alternatif, plus diversifié et égalitaire.

Avec Morehshin Allahyari, Manetta Berends, Nadja Buttendorf, Elisabeth Caravella, Jennifer Chan, Aleksandra Domanović, Louise Drulhe, Elisa Giardina Papa, Darsha Hewitt, Lauren Huret, Hyphen-Labs, Dasha Ilina, Mary Maggic, Caroline Martel, Simone C. Niquille, Jenny Odell, Tabita Rezaire, Roberte la Rousse, Erica Scourti, Suzanne Treister, Lu Yang, Zach Blas & Jemima Wyman.

Commissariat d’exposition : Inke Arns (Hartware MedienKunstVerein) et Marie Lechner (La Gaîté Lyrique)

En coproduction avec le Hartware MedienKunstVerein (Dortmund, Allemagne).

Exposition dédiée à Nathalie Magnan (1956-2016).

PROMGRAMME COMPLET : Site internet Gaité Lyrique