Appel à communication, La fabrique de la participation culturelle

La fabrique de la participation culturelle. Plateformes numériques et enjeux démocratiques

Clôture de l’appel : 31 janvier 2020

Site web du colloque : https://collabora.sciencesconf.org/

Au cours des dernières décennies, la participation citoyenne a fortement augmenté à l’échelle mondiale dans des domaines aussi différents que la politique, l’économie, les médias et les sciences. De la démocratie participative à l’économie collaborative, du crowdsourcing à la Civic Tech, ces nouvelles formes d’organisation politique, économique et technologique, tout en se heurtant à des mouvements contraires, sont en train de changer la société. Les technologies numériques ont favorisé cette tendance en offrant de nouvelles possibilités d’expression et d’organisation et en fonctionnant comme levier d’innovation dans différents secteurs. Par ailleurs, la diffusion de la culture du numérique, au-delà des outils en tant que tels, a porté à l’affirmation d’un tournant expressiviste qui insiste sur l’empowerment des citoyens rendu possible par les technologies numériques et sur l’expression créative de l’émancipation individuelle. Dans ce contexte de la “participation partout”, le monde de la culture a été également confronté à ce phénomène de transformations et d’évolutions rapides basées sur le participatif. Citons par exemple l’organisation d’un Grand Débat Culture en parallèle du Grand Débat National qui semblait avoir oublié les enjeux émergents liés à l’ouverture participative de ce secteur.

Le web, d’abord avec les blogs et les autres outils web 2.0 puis avec les réseaux sociaux et les plateformes collaboratives, a permis aux pro-amateurs de pouvoir partager et diffuser leurs connaissances au plus grand nombre dans de nouveaux espaces reposant essentiellement sur la culture de l’ouverture et des biens communs, qui pourraient sembler plus propice à la démocratie. Non seulement les musiciens, les artistes, les écrivains amateurs peuvent diffuser leurs œuvres à travers des plateformes comme SoundCloud ou Wattpad, mais également les cinéphiles, les fans de séries ou les passionnés d’art et de patrimoine peuvent faire sentir leur voix sur des plateformes comme SensCritique, FanFiction ou sur des pages Facebook dédiées (voir le n° 153, de Réseaux « Passionnés, fans et amateurs », 2009). Aujourd’hui plus que jamais, ces plateformes contributives (qu’elles soient institutionnelles, commerciales ou associatives) s’inscrivent comme vecteurs de nouvelles formes d’engagements, de partage et de diffusion des savoirs et des mémoires dans le domaine de la culture et en même temps ouvrent au risque d’exploitation et d’ubérisation des productions intellectuelles.

Face à cette nouvelle donne, les institutions culturelles ont porté un intérêt croissant à la création de démarches participatives et au rôle que pourrait jouer le numérique dans leurs activités de médiation et valorisation. À ce titre, nous pouvons citer le rapport Chevrefils-Desbiolles (2012) qui décrit « les mutations profondes que connaissent, avec l’essor de la culture numérique et de l’Internet, les conditions d’accès à la culture, mais aussi les pratiques artistiques et culturelles notamment des amateurs ». De même, les journées professionnelles organisées par le ministère de la Culture en 2017 ont été totalement dédiées à la participation. En même temps, le ministère a défini la « recherche culturelle participative » en tant que priorité dans sa stratégie de recherche (2017-2021). La préoccupation des institutions culturelles est, non seulement de mieux comprendre ces phénomènes de construction participative de savoirs, mais surtout d’orienter l’énergie et l’enthousiasme des citoyens vers l’enceinte des musées, archives, bibliothèques, théâtres, etc.

En résumé, les pratiques culturelles des individus sur les temps du hors travail ou du loisir, de manière individuelle ou en communautés d’appartenances, seraient modifiées et transformées à travers le numérique les positionnant dans de nouvelles pratiques de contributions en ligne et allant même jusqu’à rivaliser avec les connaissances des experts et leurs légitimités de connaissances. Pour identifier ces tensions entre d’un côté un phénomène en plein essor dans le domaine de la culture, et des institutions qui souhaitent porter un intérêt croissant aux démarches participatives, nous organisons un colloque qui ambitionne d’interroger les cadres théoriques, empiriques et politiques de la fabrique de la participation culturelle. Ce colloque vise donc à questionner plusieurs spécificités de ce phénomène sous différents angles, mais aussi à approfondir les enjeux démocratiques liés à la diffusion de projets numériques de participation culturelle. Une attention particulière sera portée au phénomène émergent des plateformes culturelles contributives (institutionnelles ou commerciales) qui sont en train de s’imposer comme outil de prédilection de création, de documentation et de valorisation d’objets culturels. 

Ce colloque, organisé par l’EA Dicen-IDF, qui s’inscrit dans la continuité du projet ANR COLLABORA, des travaux de la COMUE Université Paris Lumières, du Labex Les Passés dans le Présent et de l’EUR ArTeC, s’organisera autour de cinq axes principaux de réflexion.

1. Les acteurs de la contribution en ligne

Cet axe propose de mettre en discussion les différents acteurs de la contribution en ligne comme les amateurs (bénévoles, généalogistes, fans, passionnés, etc.) et les institutions publiques et privées du patrimoine et de la culture, ainsi que les associations qui s’inscrivent dans de nouvelles dynamiques à la fois sociales et culturelles et qui apparaissent dans les discours accompagnateurs. Par ailleurs, il sera intéressant d’approfondir les interactions avec les acteurs commerciaux de la participation culturelle qui ont lancé des plateformes qui vont concurrencer les initiatives institutionnelles. Quels sont les motivations et intérêts de ces acteurs ? Quels sont les modèles économiques en jeu ? Quelles sont les interactions et les nouvelles configurations sociales et organisationnelles que les projets contributifs génèrent entre ces acteurs ? Cet axe vise à interroger comment les différents acteurs participent aux dynamiques de conception ainsi qu’à celles de réception de ces plateformes.

2. Enjeux politiques et angles morts de la participation numérique

Cet axe vise à approfondir les différentes formes de participation citoyenne et d’innovation démocratique dans le domaine de la culture, notamment en lien avec l’emploi des technologies numériques. Les travaux pourront examiner les défis soulevés par les nouveaux modèles d’engagement des acteurs de la société civile en se concentrant sur le développement de questions éthiques et juridiques, telles que: les politiques de gestion de données produites sur ces plateformes face à de nouvelles obligations sociétales (science ouverte, RGPD, etc.) ; le travail numérique et le droit d’auteur; l’intégration des résultats des processus participatifs dans l’élaboration des politiques; la mise en place d’un système d’évaluation de la participation et des connaissances collaboratives. Sont également attendus des travaux qui associent des considérations sur les protocoles documentaires, les politiques d’éditorialisation et l’infrastructure technologique avec l’analyse des politiques et des pratiques de collaboration. Dans ce cadre, il sera intéressant d’interroger les angles morts de la participation en ligne générés par le décalage entre impératifs technologiques (interopérabilité, normalisation, accès et pérennité de données) et les besoins expressifs et émotionnels des acteurs sociaux (droit à l’oubli et au secret, zones d’opacités, dynamiques de résistance, etc.).

3. Connaissance et reconnaissance

Cet axe de réflexion porte sur les nouveaux modes de connaissance (de l’objet, de soi, des autres) et de production des savoirs qui s’engendrent au sein des dispositifs participatifs en ligne. L’observation des pratiques de participation numérique dans la spécificité du secteur culturel nous permet, en effet, de nous poser des questions d’ordre épistémologique. Cet axe propose alors deux approches. D’une part, il vise à approfondir les enjeux scientifiques liés au mouvement émergent des recherches culturelles participatives et à évaluer la valeur scientifique des connaissance produites dans ces contextes. D’autre part, il interroge les procédés de reconnaissance et d’autorité propres aux communautés. Sur cette question, les procédés liés au design et aux dynamiques de conception de la plateforme sont les bienvenues. Les travaux portant sur les modalités d’accès aux connaissances produites en participation et à leur conservation pérenne trouveront également place dans cet axe.

4. Mémoires collectives et patrimoines partagés

Cet axe vise à interroger les processus de construction patrimoniale et mémorielle médiés par des dispositifs numériques. Il regroupe toutes les études sur les pratiques de construction, d’appropriation, de médiation et d’éditorialisation du patrimoine culturel et mémoriel impliquant une approche collective ou participative. Il vise à construire une vision réflexive en adoptant des positions telles que celle adoptée par les études critiques sur le patrimoine. D’un côté, des travaux pourront se concentrer sur la fabrique de la participation culturelle selon une perspective historique, en étudiant la production participative de connaissances que l’on peut trouver dans les sociétés occidentales et orientales, anciennes et modernes, dans le domaine de la culture. D’un autre côté, des travaux pourront approfondir les nouvelles politiques mémorielles dans lesquelles le citoyen devient contributeur actif et les mémoires récoltées sur une plateforme deviennent des ressources potentielles pour l’avenir. Enfin, des communications pourront se concentrer également sur la diffusion de plateformes contributives dans les archives et sur leur impact sur les politiques de documentation et de diffusions des mémoires citoyennes.

5. Défis de la plateformisation

Cet axe repose davantage sur une représentation macroscopique en insistant sur plusieurs points. Il s’agira d’approfondir le phénomène de la plateformisation dans le domaine de la culture en posant l’accent sur les formes de rationalisation des pratiques et sur la pression du modèle économique, qui en découlent. De même, l’axe interrogera les particularités juridiques autour des questions des acteurs des plateformes : article de loi, contrats de travail, réglementations spéciales destinées à encadrer les acteurs de plateformes. Enfin, dans ce cadre, il serait intéressant de se pencher sur le statut du travailleur des plateformes qu’elles soient ou non institutionnelles : le statut des contributeurs du domaine culturel rencontre-t-il les dynamiques de digital labor ? Quels nouveaux équilibres s’élaborent entre les métiers traditionnels de la culture (médiation, critique, édition…) et les rôles des contributeurs dans les modèles participatifs ? Quelle est la place des contenus produits dans le modèle économique des plateformes ?

Types et format des communications attendues

Les propositions de communication peuvent porter sur des expériences en cours, des études empiriques, des réflexions théoriques ou des analyses comparatives. Elles peuvent venir du monde académique ainsi que du monde institutionnel et associatif.

Les propositions de communication devront se conformer au modèle disponible. La taille du texte devra être comprise entre 8 000 et 12 000 signes. Les auteurs devront aussi indiquer dans quel axe s’insère leur proposition. Les propositions seront examinées par le comité scientifique du colloque.

Les textes feront l’objet d’un recueil numérique qui sera diffusé lors du colloque et publié sur HAL. Les différentes sessions thématiques pourront prévoir la valorisation des contributions sous forme de numéro de revue ou d’ouvrage collectif. Un appel d’Études de Communication sera lancé à partir des travaux du colloque. 

Les propositions de communication sont à déposer sur :https://collabora.sciencesconf.org/

Modalité de soumission des propositions de communication

Clôture de l’appel : 31 janvier 2020

Réponse aux auteur.e.s : 15 mars 2020

Textes finaux : 15 mai 2020

Dates du colloque : 6 et 7 juillet 2020

Lieu

EA Dicen-IDF

Paris, CNAM – 2 rue Conté, 75003 Paris (métro Arts et Métiers)

Comité scientifique

Romain Badouard, CARISM, Université Paris 2 Panthéon-Assas

Lionel Barbe, DICEN-idf, Université Paris Nanterre

Valérie Beaudouin, SES, ParisTech Télécom

Evelyne Broudoux, DICEN-idf, Université Paris Nanterre

Nathalie Casemajor, Centre Urbanisation Culture Société, INRS, Montréal

Lisa Chupin, DICEN-idf, Université Paris Descartes

Yves Citton, EUR ArTeC, Université Paris 8

Camille Claverie, DICEN-idf, Université Paris Nanterre

Sarah Cordonnier, ELICO, Université de Lyon 2

Valérie Croissant, ELICO, Université de Lyon 2

Jean-Marie Dallet, TEAMED, Université Paris 8

Mélanie Dulong de Rosnay, CIES, CNRS

Karën Fort, STIH, Sorbonne Université

Sarah Labelle, LabSIC, Université Paris 13

Hervé Le Crosnier, C&F éditions

Clément Mabi, Costech, Université Technologique de Compiègne

Francesca Musiani, CIES, CNRS

Cécile Payeur, DICEN-idf, Université Paris Nanterre

Vincent Puig, IRI, Centre Pompidou

Franck Rebillard, IRMÉCCEN, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3

Claire Scopsi, DICEN-idf, CNAM

Alexandra Seammer, CEMTI, Université Paris 8

Antonin Segault, DICEN-idf, Université Paris Nanterre

Marta Severo, DICEN-idf, Université Paris Nanterre

Yves Sintomer, CRESPPA, Université Paris 8

Daniel Siret, UMR AAU, ENSA Nantes

Cécile Tardy, Geriico, Université de Lille

Olivier Thuillas, DICEN-idf, Université Paris Nanterre

Matteo Treleani, SIC.Lab Méditerranée, Université Nice Sophia Antipolis

Stéphanie Wojcik, CEDITEC, Université Paris Est Créteil

Manuel Zacklad, DICEN-idf, CNAM

Comité d’organisation

Romain Bigay, DICEN-idf, Université Paris Nanterre

Irene De Togni, DICEN-idf, Université Paris Nanterre

Marta Severo, DICEN-idf, Université de Nanterre

Contact

Pour toute question : collabora@sciencesconf.org

Rencontres edesta, 20 déc.

Rencontres edesta/ Synchronisation

20 décembre 2019

Les prochaines Rencontres de l’Edesta auront lieu vendredi 20 décembre, de 11h00 à 14h00, à l’INHA, en salle Vasari.

Peter Szendy (Brown University, Providence) interviendra sur « Les Voiries du visible », et son répondant sera Jean-Philippe Antoine (Edesta).

Peter Szendy, philosophe et musicologue, tentera de tracer une généalogie des voies par lesquelles passe la circulation des images — depuis les Wanderstrassen chères à Warburg jusqu’aux câbles sous-marins ou souterrains d’Internet, comme ceux que filme Rithy Panh dans La Terre des âmes errantes. Penser la synchronisation des images implique en effet, paradoxalement, de tenir compte de leurs trajectoires, c’est-à-dire de leurs détours.

Journées Stanislavski, 19-21 déc.

La pédagogie au plateau, Ateliers – master classes

19-20-21 décembre 2019

Constantin Stanislavski (1863-1938) a commencé à concevoir son « système » à partir des années 1906-1908 au Théâtre d’Art de Moscou. Il a poursuivi cette entreprise à travers ses spectacles, dans les Studios, ses carnets, ses écrits. Ceux-ci ont été rassemblés et ont partiellement paru l’année de sa mort (Le Travail de l’acteur sur lui-même I, antérieurement publié, dans une version américaine assez différente, en 1936 sous le titre An Actor prepares traduit en français par La Formation de l’acteur) puis à titre posthume (Le Travail de l’acteur II et Le Travail sur le rôle, respectivement en anglais Building a Character et Creating a Role) donnant une impression, parfois trompeuse, d’achèvement. Stanislavski a élaboré une terminologie unique sur l’art de l’acteur et du metteur en scène qui, sous des formats différents, s’est aussi transmise oralement par la pratique en URSS, dans les pays de l’Est européen, en Allemagne et dans le monde anglophone (et bien plus largement au Brésil, au Proche-Orient, au Maghreb, en Chine, au Japon). Le « système » y reste central dans la formation de l’acteur, ce qui n’est pas le cas de la France.

Le but de ces journées est de confronter ces écrits, aujourd’hui en cours de traduction en français depuis le russe, à la pratique pédagogique. Durant trois journées celle-ci est mise en avant par des ateliers / master classes, des exercices pratiques, des trainings, des « études », l’abord de textes dramatiques depuis toujours liés au « système » (Tchekhov, T. Williams…). Chaque session sera conduite par un pédagogue familier de ces approches qui les confrontera à ses propres pratiques. Comment travailler avec les circonstances proposées ? Comment trouver la spontanéité expressive à travers l’approche de l’étude ? Que sont l’attention scénique, la mémoire affective, la relation d’échange, la perspective, le monologue intérieur, la composition des morceaux et des tâches à accomplir ? Ces sessions de travail seront aussi l’occasion de lire ensemble, évoquer, faire circuler quelques textes traduits de l’école russe.

La participation (ou l’observation) des ateliers / master classes / discussions et lectures est libre sur inscription (stephane.poliakov@univ-paris8.fr 

Merci de préciser brièvement dans le mail qui vous êtes, quel(s) atelier(s) vous intéresse et si c’est en tant que participant ou observateur). Chaque session pratique dure 3h-4h. Elle ne comporte aucun enjeu de présentation ni de résultats. A destination prioritaire des étudiants et élèves des institutions partenaires (Université Paris 8 – département Théâtre et master ArTeC en particulier, Université Paris 10, CNSAD), ces journées sont ouvertes à tous – apprentis comédiens, comédiens professionnels, pédagogues, metteurs en scène, simples curieux. Chaque session inclura ou sera suivie d’une discussion autour du « système » et de son approche concrète.

Jeudi 19 Décembre  / CNSAD  – Salle Jouvet

9h30

Accueil des participants

10h – 13h

Atelier Stéphane Poliakov

Les circonstances proposées dans le premier acte de de Tchekhov La Mouette, Les Trois sœurs, La Cerisaie.

Comment choisir des circonstances actives et en conflit dans une scène de situation ?

Les textes traduits (trad. S. Poliakov) seront fournis.

Il est préférable d’avoir lu le premier acte de ces pièces.

Stéphane Poliakov est maître de conférences à l’Université Paris 8. Formé en Russie et en France au jeu et à la mise en scène, il est pédagogue et metteur en scène-acteur. Il a mis en scène, participé, animé de nombreux laboratoires sur Tchekhov, G. Orwell, Diderot, Piranèse, Platon, Ibsen, Beckett. Il traduit les Ecrits de Stanislavski et a participé à la traduction et l’édition de L’analyse-action de Maria Knebel et d’un Constantin Stanislavski parus chez Actes sud-Papier. 

14h – 18h

Atelier Valérie Dréville avec les élèves de 2e année du CNSAD

Travail du monologue intérieur et approches psychologiques de l’étude dans Platonov de Tchekhov avec discussion et lectures de textes de Stanislavski, M. Knebel.

Cet atelier est ouvert à un public d’observateurs (pas de participation) avec un moment d’échange autour de la pédagogie et des textes lus.

Valérie Dréville est comédienne. Elle a travaillé avec de très grands metteurs en scène parmi lesquels Antoine Vitez, Claude Régy, Alain Françon, Krystian Lupa, Thomas Ostermeier, Romeo Castellucci, Anatoli Vassiliev. Elle a été artiste associée au Festival d’Avignon et au Théâtre National de Strasbourg. Elle a dirigé plusieurs master classes au CNSAD. Ses liens avec l’école russe se suivent dans tout son parcours en particulier dans son travail avec Antoine Vitez, Anatoli Vassiliev, Krystian Lupa et Thomas Ostermeier.

18h – 19h

Discussion à deux voix autour de Maria Knebel (Marie Knöbel) avec Gérard Abensour et Stéphane Poliakov

Gérard Abensour est professeur émérite de langue et littérature russe à l’INALCO, traducteur (notamment les Œuvres dramatiques d’Alexandre Blok), spécialiste du théâtre russe. Il a publié de nombreux articles ainsi que Vsévolod Meyerhold ou l’invention de la mise en scène, Paris, Fayard, 1998. Il vient de publier Une vie pour le théâtre. Maria Knöbel et la formation du metteur en scène au XXe siècle en Russie, Paris, Les éditions du Panthéon, 2019.

Vendredi 20 Décembre / CNSAD – Salle Jouvet

9h30

Accueil des participants

10h – 13h30

Atelier Hugues Badet

La composition : un outil pour l’acteur entre l’évaluation des circonstances proposées et sa perception de la ligne transversale à partir de l’acte I de La Chatte sur un toit brûlant de Tennessee Williams avec lecture de textes de Stanislavski (« morceaux et tâches à résoudre », « surobjectif et action transversale »)

La séance débutera par un training. Il est demandé aux participants d’avoir lu la pièce. Edition suivie : Tennessee Williams, La Chatte sur un toit brûlant, trad. P. Laville, Robert Laffont, coll. Pavillon poche.

Hugues Badet commence ses études théâtrales au CNR de Montpellier dans la classe professionnelle de M. Touraille. A la sortie de cette école, il joue et crée avec des anciens élèves un collectif d’acteurs. Il rencontre Anatoli Vassiliev lors d’un stage à Bagnolet. Il suit alors sa formation à la mise en scène à l’ENSATT. Il aborde dans le cadre de ses études plusieurs auteurs dont Platon, Molière, Tchekhov, Koltès et Dostoïevski. A la fin des études, il met en scène avec S. Poliakov plusieurs dialogues de Platon (Ion, Euthyphron, Gorgias…). Il participe en tant qu’acteur au projet La Musica m.e.s d’A.Vassiliev. Il enseigne actuellement au CMA du Centre à Paris.

14h30 –  18h 

Atelier Agnès Adam 

La ligne monologique, perspective et situation dans Les Trois sœurs de Tchekhov suivi d’une discussion et de lectures de texte sur la perspective et la perspective inversée

Il est demandé aux participants d’avoir relu la pièce dans la traduction d’André Markowicz (éditions Actes sud).

Agnès Adam est diplômée en jeu et mise en scène (classe d’Anatoli Vassiliev) de l’ENSATT (Paris et Lyon). Membre du collectif de metteurs en scène Spectacle-Laboratoire depuis 2008, ellejoue dans Phèdre, Hippias Mineur, Protagoras de Platon,des Nouvelles de Tchekhov. Actuellement en répétition sur une adaptation de Vernon Subutex de V. Despentes et sur une création à trois mains sur le Japon : What’s remain ? Fantaisies japonaises. Elle a joué dernièrement dans les Joueurs d’amour d’après A. Cohen, m.e.s. C. Jonchière et dans La Musica, La Musica deuxième de M. Duras, m.e.s Anatoli Vassiliev à la Comédie-Française (Vieux-Colombier). Elle a travaillé au Japon Kazuyoshi kuschida et avec plusieurs pédagogues russes dont Natalia Zvereva. Elle enseigne au Conservatoire du 8ème de Paris et à l’Université Paris 8 à Saint-Denis.

18h30 – 21h30 

Atelier Lionel Gonzalez 

Explorer les circonstances proposées dans Oncle Vania de Tchekhov

L’atelier se propose d’analyser le rôle des circonstances proposées dans la pièce de Tchekhov. Il est indispensable d’avoir un exemplaire de la pièce et de l’avoir lue ou relue quelle que soit la traduction utilisée.

Lionel Gonzalez s’est formé au Studio-Théâtre d’Asnières et à l’Ecole Jacques Lecoq (1998-2000). A partir de 2003, il enseigne au Studio-Théâtre d’Asnières et rencontre Sylvain Creuzevault, avec qui commence une étroite complicité artistique. A partir de 2011, il participe à un laboratoire de deux ans autour de Pirandello avec Anatoli Vassiliev. En 2016, il fonde avec Gina Calinoiu la compagnie Le Balagan’ retrouvé. Ils créent trois spectacles Demain, tout sera fini (d’après Le Joueur de Dostoïevski), Les Analphabètes (d’après Bergman)et La Nuit sera blanche (d’après La Douce de Dostoïevski). Parallèlement à son activité d’acteur et de metteur en scène, il développe une activité de transmission : en solo (Studio-Théâtre d’Asnières, Chantiers Nomades), ou avec Jeanne Candel (CDC Toulouse, ESAD, Chantiers Nomades).

Samedi 21 Décembre  / CNSAD – Salle Jouvet

14h – 15h

Lecture de passages de la Correspondance de Konstantin Stanislavski, textes réunis, traduits, présentés et annotés par Marie-Christine Autant-Mathieu, Editions Eur’ORBEM,  2018.

Marie-Christine Autant-Mathieu est directrice de recherche au CNRS rattachée à l’unité Eur’ORBEM. Historienne du théâtre et spécialiste du théâtre russe et soviétique, elle a consacré plusieurs ouvrages à Stanislavski, à ses disciples ainsi qu’au Théâtre d’art de Moscou, parmi lesquels : Le Théâtre d’Art de Moscou. Ramifications, voyages (dir.), Paris, CNRS Editions, 2005 ; Stanislavski. La Ligne des actions physiques, Montpellier, L’Entretemps, 2007 ; Mikhail Tchekhov/Michael Chekhov. De Moscou à Hollywood. Du Théâtre au cinéma (dir.), Montpellier, L’Entretemps, 2009.

15h – 19h

Atelier Sergeï Tcherkasski

Les Trois soeurs au miroir du système de Stanislavski : exercices et études sur l’événement, les circonstances proposées, l’atmosphère. La master classe commencera par un training sur la mémoire des sensations, comportera une introduction à la pratique de l’étude et des études sur Les Trois sœurs suivies d’une discussion sur le choix d’une technique par l’acteur et de lecture-discussion des approches de Stanislavski, Lee Strasberg, Stella Adler, M. Tchekhov avec Sergei Tcherkasski, Marie-Christine Autant-Mathieu, Stéphane Poliakov.

N.B. La master classe aura lieu en anglais (possibilités de traduction ponctuelle russe-anglais-français). Il est demandé aux participants de relire Les Trois sœurs de Tchekhov et de disposer d’un exemplaire avec eux (en français ou anglais).

Sergeï Tcherkasski est metteur en scène et Professeur à l’Institut d’Etat des arts de la scène de Saint-Pétersbourg où il dirige une classe d’acteurs. Il a mis en scène plus de trente spectacles, dirigé des master classes dans de nombreuses écoles de théâtre dans plus de 17 pays. Il a ainsi monté des spectacles à la RADA (Londres), au NIDA (Sydney), au NTI (USA)… Il est l’auteur de Stanislavski et le yoga publié en 2013 en Russie et en anglais en 2016 chez Routledge ainsi que de L’art de l’acteur : Stanislavski, Boleslavski, Strasberg. Histoire. Théorie. Pratique paru en russe en 2016 et qui a reçu le Prix du meilleur livre sur le théâtre en 2016 et le Prix Stanislavski en 2017.

ADRESSE

Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique

2 bis rue du Conservatoire 75009 Paris

INSCRIPTION

Entrée gratuite.

Participation aux ateliers / masters classes sur inscription préalable : stephane.poliakov@univ-paris8.fr

INFORMATIONS

Un événement co-organisé par ArTeC, le CNSAD, l’Université Paris 8 (EA 1573) avec la participation de l’Université Paris Ouest Nanterre, de l’unité Eur’ORBEM du CNRS et la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord.

Sous la direction de Stéphane Poliakov

Collaboration scientifique : Marie-Christine Autant-Mathieu

Cet événement s’inscrit dans le cadre du projet de recherche et de création « Traduire, transmettre, mettre en jeu le « système » de Stanislavski » développé par Stéphane Poliakov au sein de l’EUR ArTeC, de l’EA 1573 (Université Paris 8), du CNSAD et de la MSH Paris Nord.

Performer l’archive. Mettre en jeu pour comprendre, 19 déc.

L’enjeu de cette journée d’étude est d’interroger le rôle heuristique et pédagogique de l’expérimentation scénique dans la compréhension et l’appréhension du théâtre “ancien”, et d’envisager à quelles conditions la mise en jeu de ce théâtre peut dépasser la simple illustration et constituer un véritable outil scientifique pour les études théâtrales.

Lieu : Université Paris Nanterre, Bâtiment Max Weber (W), Salle de séminaire 2 (RDC)

9h45 : Accueil des participants

10h : Introduction, Charlotte Bouteille-Meister et Tiphaine Karsenti (Université Paris Nanterre)

10h45-11h45 : Fabien Cavaillé et Anne Surgers (Université de Caen-Basse-Normandie),Réfléchir avec ses mains, ses yeux et son corps : retours sur l’hypothèse de restitution en maquette du Théâtre du Marais par Fabien Cavaillé et Anne Surgers

11h45-12h45 : Michel Cerda, metteur en scène, en dialogue avec Tiphaine Karsenti (Université Paris Nanterre) Faire théâtre de ce qui nous arrête : rejouer La Comédie du Pape malade de Conrad Badius (1561)

13h-14h30 :Déjeuner

14h30-15h30 : Marie Bouhaïk-Girones (CNRS – Centre Roland Mousnier, Sorbonne Université),Rejouer les Passions et mystères, pour quoi faire ?

15h30-16h30 : Mario Longtin (Université Western, Ontario), »Dieu gard, Magister, puis-je entrer ?” Un metteur en scène à l’école des maîtres farceurs

16h30-17h30 : Estelle Doudet (Université de Lausanne),Entre pédagogie innovante et recherche créative : quelle place pour l’interprétation pratique des anciens théâtres à l’université ?

17h30-18h00 : Discussion

Traduire la performance / performer la traduction, 12-14 déc.

12, 13, 14 décembre 2019

Laboratoires d’Aubervilliers, 41, rue Lécuyer 93300 Aubervilliers

Inscription obligatoire (colloque gratuit) via le site du colloque : https://translatingperformance.blogspot.com/

Jeudi  12 décembre 2019

Interprétation assurée

10h-10h30 : Ouverture du colloque

10h30-11h05 : Jessica Stephens, « NE PAS TRADUIRE – ? Sens et sons en mouvement »

11h05-11h40 : Jennifer K. Dick, « The Echo of the Other: Trans-Relating/Re-Presenting Sound Poetry from afar »

11h40-11h50 : pause

11h50-12h25 : Erika Raniolo, « Traduire un poème en langue des signes, performer l’oralité »

12h25-13h : Vincent Barras, « Traduire, concret »

13h-14h30 : déjeuner / lunch

Interprétation assurée

14h30-15h05 : Marie Regan, « The body performing witness: a discussion of my ongoing film project, LISTEN: SPEAK, exploring the embodied experience of simultaneous interpreters at genocide tribunals »

15h05-15h40 : Virginie Bobin, « Fabriquer des intraduisibles »

15h40-16h00 : pause

16h00-16h35 : Andrea Pelegrí-Kristić, « L’invisibilité de la traduction dans la scène chilienne : les relations entre le texte théâtral traduit et les pratiques scéniques des acteurs et metteurs en scène au Chili »

16h35-17h10 : Elena Gordienko, « Spectateurs interprètes : la traduction comme acte de mémoire »

17h10-17h40 : Célia Bense, Vincent Broqua, Jimme Cloo, Marion Flament, Marie Nadia Karsky, Dario Rudy : « Présentation du projet »

Interprétation assurée

18h00-19h30 : Performances, étudiants Master création littéraire,

Pascal Poyet , Olivier Schetrit, Ghazal Mosadeq (et Saafa Fati in absentia)

Collectif 2 poings.

Vendredi 13 décembre 2019

Interprétation assurée

10h-10h35 : Samuel Trainor, « Comic counterpoints in metaperformative retranslation: illocutionary violence, ‘bad’ poetry and the Rausch of Gottfried Benn »

10h35-11h10 : Maureen McDonnell, « Sinister Sign Language in Macbeth: Staging Violence through Visual Language »

11h10-11h20 : pause

11h20-11h55 : Myriam Suchet, « Performer le soi comme autre : la traduction comme mise en scène hétérolingue »

11h 55-12h30 : Nisha Ramayya, « ‘The discharge of something long held – in the body’: Translation, Performance, and Sacrifice »

12h30-14h : déjeuner / lunch

Interprétation assurée

14h-14h35 : Daniel Lühmann, « Des syndromes, des traductions et des figues: un corps de textes en mouvement »

14h35-15h10 : Olivier Schetrit, « Qu’apporte la culture sourde à la culture graphique ? Les « chorésignes ou chansignes ou poésignes » les « écritures » et supports transposés des artistes. Les performeurs Sourds « écrivent » leurs quatre dimensions… »

15h10-15h30 : Pause

15h30-16h05 : Marie Lamothe, « Traduire la langue orale de Flora Aurima Devatine en trois dimensions »

16h05-16h40 : Julie Chateauvert, Jean-François Jégo, Yorgos Tsampounaris, « Traduire l’intermédial, recréer la synesthésie »

16h40-17h15 : Zoë Skoulding, « Aspiring to Birdsong: Posthuman translations »

19h30-21h00 : Performances [pas d’interprétation]

Etudiants du master de création littéraire, Madeleine Aktypi, Vincent Barras et Cléa Chopard

Film d’Erik Bullot

Bénédicte Vilgrain, Lisa Robertson & sabrina soyer

Samedi 14 décembre 2019

Interprétation assurée

10h-10h35 : Delphine Grass, « I/Archive »

10h35-11h10 : Nicole Nolette, « Jouabilité, plurilinguisme et littérarité : deux parcours de traducteurs dans les archives du Théâtre français de Toronto »

11h10-11h20 : pause

11h20-11h55 : Clothilde Roullier, « Barbara Wright traductrice de Robert Pinget, ou la co-performance révélée par les archives »

11h 55-12h30 : Giuseppe Sofo, « Lire la traduction au prisme du Jahn-Archiv »

12h30-14h : déjeuner / lunch

Interprétation assurée

14h00-14h35 : Arno Renken, « Traduction blanche : ce que la traduction fait de ce qui ne se dit pas »

14h35-15h10 : Pascal Poyet, « Traduire, mais »

15h10-15h30 : pause

15h30-16h30 : Conférence d’Erik Bullot, « À voix haute »

17h30-19h30 : Performances  [pas d’interprétation]

Etudiants du master de création littéraire

Daniel Lühmann

Nisha Ramayya

Film d’Erik Bullot

Celia Bense, Vincent Broqua, Jimme Cloo, Marion Flament,  Marie Nadia Karsky, Dario Rudy : « Jouer-traduire »

Colloque organisé par l’Ecole Universitaire de Recherche ArTeC en partenariat avec les Laboratoires d’Aubervilliers, les Archives nationales, l’UMR Structures Formelles du Langage (CNRS-UP8), l’Unité de Recherche Transfert Critiques Anglophones (UP8), et le collectif Double Change

Principaux organisateurs scientifiques : Célia Bense (UP8 / UMR Cresppa), Marion Blondel(UP8-CNRS /UMR SFL), Vincent Broqua (UP8 / TransCrit), Fanny Catteau (UP8-CNRS /UMR SFL), Marie Nadia Karsky (UP8 / TransCrit), Clothilde Roullier (Archives nationales)

Remerciements aux étudiants du M2 du master MC2L (Université de Paris 8 Vincennes Saint-Denis) pour la communication et aux équipes des Laboratoires d’Aubervilliers

Contact : performingtranslation2019 [at] gmail [dot] com

Aide à la publication et à la création

L’École Universitaire de Recherche ArTeC soutient la recherche la plus actuelle dans le domaines des arts, technologies, du numérique, des médiations humaines et créations, en proposant des aides à la publication et à la création.

Les propositions devront s’inscrire dans l’un des trois axes scientifiques d’ArTeC :

  • La création comme activité de recherche
  • Les nouveaux modes d’écritures et de publications
  • Les technologies et les médiations humaines

Et pourront explorer un ou plusieurs des douze champs de recherche et d’expérimentation :

– Expositions et performances comme outils et dispositifs de médiation
– Les œuvres comme publication scientifique
– Nouvelles formes d’écriture, nouveaux langages et culture du code
– L’héritage de la cybernétique, l’éthique du futur et l’âge du post-numérique
– Approches artistiques de la critique sociale, de l’éthique et de l’écologie
– Préservation et conservation de l’histoire à l’ère numérique
– Approches créatives de la traduction – Activité créative et cognition
– La médiation par la robotique et l’intelligence artificielle
– Les nouveaux dispositifs éducatifs et scientifiques
– Art et genre
– Sciences de l’ingénierie et création
– Arts, sciences, technologies

Trois formats d’aide :

  • Aide à la publication inférieure à 3 000 €
  • Aide à la publication supérieure à 3 000 € 
  • Aide la création (film, exposition, oeuvre d’art, installations webdocumentaire, game doc, enregistrement…

Date de clôture de l’appel

27 Janvier 2020

Montant

L’aide accordée ne pourra excéder 6 000 €.

Bénéficiaires

Le créateur, l’auteur ou le directeur d’ouvrage devra être affilié à un laboratoire ou une institution membre du consortium d’ArTeC ou de la ComUE Université Paris Lumières.

Conditions

  • ArTeC (et au-delà l’université Paris 8 ou l’université Paris Nanterre) ne peut pas prendre en charge plus de 80% du coût total de production de l’ouvrage. Ainsi si vous recevez une aide de la part d’ArTeC et un financement de votre laboratoire ou institution de rattachement, l’addition de ces deux aides ne doit pas être égale à plus de 80% du montant total de l’ouvrage.
  • ArTeC n’accorde pas de financement pour la publication de thèses.
  • Un exemplaire de l’ouvrage publié devra être donné aux bibliothèques universitaires de Paris 8 Vincennes-Saint Denis et Paris Nanterre.
  • Un exemplaire de l’ouvrage, une copie du film, du webdocumentaire, etc. devra être donné à l’EUR ArTeC.

Liste des documents à fournir :

  • Le formulaire rempli
  • Un CV du créateur, de l’auteur ou du directeur de l’ouvrage

Pour les aides à la publication joindre également :

  • Un devis de l’éditeur
  • Un chapitre ou l’introduction de l’ouvrage

Appel aux projets collaboratifs entre doctorant.es, 2020

L’EUR ArTeC met au concours des financements destinés à aider les doctorant.es des campus de l’Université Paris 8 et de l’Université Paris Nanterre à monter des projets collaboratifs portant sur des thématiques qui croisent les Arts, les Technologies, le numérique, les médiations humaines et la Création et s’inscrivant dans au moins l’un des trois axes de recherche.

  • La création comme activité de recherche
  • Les nouveaux modes d’écritures et de publications
  • Technologies et médiations humaines

Conditions d’éligibilité :

Les projets proposés devront réunir au moins trois collaborateur.rice.s, dont au minimum deux seront des doctorant.es issu.es de deux équipes de recherche différentes affiliées à l’EUR ArTeC  et inscrit.es dans une École doctorale également membre de l’EUR (voir les listes ci-dessous). Un plus grand nombre de participant.es augmentera les chances qu’aura le projet d’être financé. Les sommes demandées doivent servir à financer des événements ou des publications scientifiques accessibles au public.

Montants :

les financements demandés pour chaque projet collaboratif ne peuvent pas excéder 2000 €.

Dates :

le formulaire ci-dessous doit être renvoyé dûment rempli à eur-artec@u-plum.fr avant le lundi 6 janvier 2020.

Chaires internationales, 2020-2021

Dans le cadre de son programme de Chaires Internationales,  l’EUR ArTeC invite chaque année trois artistes ou universitaires étrangers de large renommée, susceptibles de susciter un intérêt transdisciplinaire.

L’invité.e recevra une rémunération totale de 4 700 euros pour un séjour d’un mois à Paris afin de couvrir ses frais de voyage et de logement.

L’équipe proposant son invitation se chargera de l’accueillir et de l’intégrer dans ses activités. ArTeC lui demandera de donner une grande conférence suivie d’un séminaire (4 heures de contact en tout), d’être à la disposition des chercheur.e.s et doctorant.e.s une demi-journée par semaine, et de participer aux événements ArTeC organisés durant son séjour.

Les invitations auront lieu en général entre novembre et avril.

Les propositions d’invitation devront comprendre le nom, l’adresse de courriel, l’affiliation, un bref CV de la personne concernée, la période envisagée pour sa venue, ainsi qu’un bref paragraphe justifiant l’intérêt du travail de cette personne pour le périmètre de recherches menées au sein d’ArTeC.

Ces propositions seront à envoyer à eur-artec@u-plum.fr avant le lundi 6 janvier 2020.

Les Rencontres Edesta, 2019-2020

Séminaire animé par Paul-Louis Rinuy (AIAC) et Christa Blümlinger (ESTCA)

Proposé avec le soutien de l’EUR ArTec et du Collège des Ecoles Doctorales de l’Université de Paris 8

INHA – Institut National de l’Histoire de l’Art, 6, rue des Petits Champs, 75002 Paris.

Thème de l’année 2019-2020 : Synchronisation

Ce séminaire interdisciplinaire de l’Edesta permet aux doctorants  et       aux chercheurs de Paris 8 et plus largement de Paris Lumières de rencontrer des artistes et théoriciens, reconnus dans le monde international de l’art. L’accent est mis, pour cette première année, sur ce qu’on peut appeler les esthétiques de la simultanéité. A partir des gestes artistiques, compris dans leur archéologie et dans leur historicité, il s’agit de problématiser la question d’être contemporain. Cela conduit à examiner des dispositifs de synchronisation (par exemple, des systèmes et des appareils servant à mesurer le temps) tout en impliquant les effets de désynchronisation. On s’intéressera à des opérations de transmission ou de coordination et à la manière dont les arts répondent à l’usage contemporain des média (surveillance, pilotage). La (dé-)synchronisation peut se penser sur un plan esthétique et historique : dans des termes de fréquence, de rythme ou de mesure, ou encore selon une articulation entre passé et temps,  entre passé historique et passé traditionnel. Elle est liée au découpage du temps, à ses ouvertures et fermetures, et peut produire des ruptures qui engendrent de l’hétérochronie. On tentera enfin une articulation entre économie et écologie, en prenant  en considération les débats sur la décroissance, et en envisageant l’histoire (des techniques et des média) à partir de la notion d’entropie par exemple.

Calendrier des 6 séances :

Calendrier, lieu et horaires :

  • vendredi 25 octobre : Jean-Louis Boissier (artiste/ Université Paris 8), « Moments et temps réel », répondant : Gwenola Wagon, 9h00-12h00, en salle Peiresc  
  • jeudi 14 novembre : David Claerbout (artiste, Anvers/Berlin), « De la synchronicité subjective et technique », présentation de l’artiste, suivie d’un débat animé par Christa Blümlinger, 15h00-18h00, en salle Benjamin
  • vendredi 20 décembre : Peter Szendy (Brown University, Providence),  « Les Voiries du visible », répondant : Jean-Philippe Antoine, 11h00-14h00 heures, en salle Vasari 
  • vendredi 24 janvier : Sarkis  (artiste, Paris), présentation de l’artiste, suivie d’un débat animé par Paul-Louis Rinuy, 9h00-12h00, en salle Vasari 
  • vendredi 14 février 2020 : Erika Balsom (King’s College, London), «Wang Bing’s 15 Hours and the Chimera of Endlessness », répondant : Dork Zabunyan, 11h00-14h00, en salle Vasari
  • vendredi 13 mars 2020 : Rémy Héritier (chorégraphe, Paris), présentation de l’artiste, suivie d’un débat animé par Isabelle Launay et Mathieu Bouvier, 11h00-13h00, en salle Vasari

NB :  Les jours, horaires et salles varient légèrement au fil de ce cycle de conférences.