Après les réseaux sociaux, 27 juin

Journée d’étude: « Après les réseaux sociaux. Pratiques, esthétiques et éthiques d’une écologie des Contenus Générés par les Utilisateurs.»

27 Juin 2019, École nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD). Salle 308.

www.after-social-networks.com

En réponse à la massification de la production de textes et d’images liée à l’essor des plateformes de réseaux sociaux en ligne, de plus en plus d’artistes empruntent, citent et réinventent dans leurs œuvres des Contenus Générés par les Utilisateurs (CGU).
L’essor de ces pratiques d’appropriation et de détournement semble signaler la généralisation de l’attitude incarnée par l’artiste Douglas Huebler, qui déclarait dès 1969: « Le monde est rempli d’objets, plus ou moins intéressants; je n’ai pas envie d’en ajouter davantage ».
Aujourd’hui, les artistes s’approprient des textes et des images issus d’Internet. Considérées dans leur ensemble, ces œuvres nous questionnent sur le devenir des CGU, au statut encore largement indéterminé, à la fois documents et créations à part entière.
Elles nous invitent également à interroger les dispositifs d’éditorialisation des réseaux sociaux eux-mêmes, dont les artistes reproduisent, moquent ou subvertissent les mécanismes.

Le terme de « recyclage » semble en effet identifier les CGU à des détritus numériques, que la créativité de l’artiste élèverait au rang d’art en leur ajoutant du crédit symbolique et culturel.
À l’inverse, la notion humaniste d’ « écologie » invite à envisager le réemploi comme un changement d’environnement, dotant l’objet approprié de fonctionnalités et de significations nouvelles alors qu’il était condamné à l’oubli par l’hyperproduction numérique contemporaine.
Penser ces pratiques artistiques à l’aune d’une écologie des médias permet d’en considérer les productions comme des objets privilégiés pour l’étude de l’écosystème médiatique, social et politique des réseaux sociaux.
C’est à l’aune de ces questions que les artistes, universitaires et professionnels de la journée essaieront de réfléchir, dans un esprit interdisciplinaire mêlant la pratique artistique et la réflexion théorique sans oublier le travail des acteurs culturels permettant la valorisation et la diffusion de ces oeuvres.


Programme de la journée d’étude:

8H30

Petit déjeuner

9H00

Mot d’ouverture par Allan Deneuville et Gala Hernández

I. Perspectives – Modération: Chloé Galibert-Laîné – 9H20-11H00

Ervina Kotolloshi, La modularité des ready-mades numériques au théâtre : entre dilution des sources et érosion des contenus

Alice Lenay, Penser les « vidéos de compagnie ». Sur quelques travaux documentaires contemporains («Au milieu des nouveaux media», Numéro 30 de la Revue Documentaires)

Edmond Ernest dit Alban, Collaboration ou Confrontation? Le management des CGU dans le média mix otaku 1990-2010

Questions

11H00 – Pause café

II. Publications – Modération: Allan Deneuville – 11H10 – 12H20

Bérénice Serra, PUBLIC : une mise en circulation de portraits anonymes à l’abandon

Rémi Forte, Programme poétique, système typographique

Questions

12H20 – 13H10 Pause déjeuner

III. Curation – Modération: Allan Deneuville – 13H10 – 14H20

Natacha Seweryn, Réaliser des films avec des vidéos qu’on n’a pas tournées : enjeux de la diffusion d’oeuvres atypiques en France depuis 2012

David Desrimais, Pratique et poétique de l’édition à l’heure numérique

Questions

14H20 – Conférence de Franck Leibovici + Questions

15H20 – Pause café

IV. Identité(s) – Modération: Gala Hernández – 15H30 -16H40

Françoise Chambefort, My little identity, un exemple de transformation générative des CGU illégal mais éthique ?

Seumboy Vrainom :€, Itinérance pour une terre rare (conférence performée)

Questions

16H40 – Mot de fin

17H00 – Fin de la Journée d’Étude

18H00 – Soirée de projection de films – École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Amphithéâtre des Loges.
Présentation et modération: Chloé Galibert-Laîné et Gala Hernández.

Rémy de Guillaume Lillo (France, 2018, 30min)

(Self) Exhibitions de Florencia Aliberti (Espagne, 2015, 14min)

Sitting in Darkness de Graeme Arnfield (Royaume-Uni, 2015, 15min)

Pour clôturer la journée d’étude nous proposons la projection de trois courts-métrages qui remploient des Contenus Générés par les Utilisateurs en adoptant des stratégies très différentes. Si Guillaume Lillo détourne des vidéos de YouTube pour en faire une fiction tragicomique en caméra subjective grâce à une voix off à la première personne, Florencia Aliberti construit des constellations d’images extimes issues de webcams d’adolescents afin d’identifier les gestes et les mots prégnants d’une jeunesse surexposée en ligne et Graeme Arnfield tente de cerner un évènement passé à partir des traces que les témoins de celui-ci ont laissé disséminées sur le Web. Comment et pourquoi ces artistes se sont-ils appropriés de ces images trouvées pour créer leurs films ? Les réalisateurs seront présents pour débattre avec le public après la projection.

Comité d’organisation:

Allan Deneuville (Doctorant ArTeC)
Chloé Gallibert-Laîné (Doctorante PSL-ENS)
Valérian Guillier (Doctorant Labex Arts H2H)
Gala Hernandez Lopez (Doctorante EDESTA- Paris 8)

// INSCRIPTION OBLIGATOIRE PAR MAIL
Dans le cadre de Vigipirate Alerte Attentat, l’accès à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs est restreint sur inscription obligatoire par retour mail ( Ecologiedescgu@protonmail.com ) d’ici au 24 juin. Une pièce d’identité devra être présentée à l’entrée de l’ENSAD. Merci de votre compréhension
//

Workshop, tranformations de l’enseignement de l’art, 14 juin


Projet « Transformations de l’enseignement de l’art »

Workshop consacré à un regard international sur l’enseignement de l’art, 14 juin 2019, de 14h à 17h

14h : ouverture par Jérôme Glicenstein (Université Paris-8) et Clothilde Roullier (Archives nationales), avec la participation de Patrick Nardin (Université Paris-8)

14h15 : Jean Dubois (Université du Québec à Montréal) :  “Le contexte de l’enseignement supérieur des arts au Québec et le cas de l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal”

15h15 : pause

15h30 : Hannes Brunner (Kunsthochschule Berlin-Weißensee) : “as bots as me _ the experiment with the relationship and dialog between thought, device and action”

16h30 : discussion générale 

Informations pratiques

Archives nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine, métro Saint-Denis Université, salle du service éducatif n°2

Appel à communication, réformer les écoles d’art

Appel à communication/« Réformer les écoles d’art

Journée d’étude organisée par les Archives nationales et l’Université Paris 8, avec la collaboration de l’ENSBA et de l’ENSAD, dans le cadre du programme « Transformations de l’enseignement dans les écoles d’art », soutenu par l’EUR ArTeC.

Les écoles d’art traversent, en France, depuis quelques années, une crise importante. Différentes réformes y ont été mises en œuvre, qui visent notamment à accroître leur dimension professionnalisante et à y introduire des équipes et programmes de recherche, éventuellement en partenariat avec les universités. Ces réformes prolongent, réorientent et contredisent parfois d’autres réformes antérieures : elles illustrent les transformations constantes des pratiques artistiques, autant que l’évolution du regard porté par les pouvoirs publics ou les acteurs sociaux sur la création. De nouvelles pratiques apparaissent, d’autres sont délaissées ; des besoins se font sentir dans certains secteurs économiques ; une plus grande autonomie est accordée aux collectivités locales qui s’en emparent pour transformer les écoles…

À quoi sert une école d’art aujourd’hui ? Doit-elle être un lieu qui forme des artistes, des designers, des graphistes, des vidéastes, des créateurs de mode… ? Ou doit-elle au contraire être un refuge, un lieu de rencontres et d’expérimentations, un « lieu de recherche » (y compris de soi) ? Réformer l’enseignement implique-t-il d’être attentif aux évolutions de la création contemporaine ? S’agit-il de favoriser l’introduction de nouvelles pratiques ou de nouveaux médiums ? Ou bien de poser la question de ce que peut être un artiste dans la société d’aujourd’hui, du rôle qu’il peut y jouer ? Que penser de la place accordée aux enseignants dans ces réformes : doivent-ils faire évoluer leur pratique ? Peuvent-ils être acteurs des réformes ? Leur statut fait-il partie de la question de la transformation des écoles d’art ?

Cette journée d’étude souhaite aborder ces questions et d’autres qui touchent à la fonction même de l’enseignement ou des écoles d’art. Les écoles sont-elles le meilleur lieu de formation des artistes ? Doivent-elles nourrir la recherche ou le marché ? Quelle place peuvent-elles occuper au sein de la société ? Ces questions ne se limitent pas à la structuration des institutions ou aux programmes d’enseignement : il s’agit plus généralement de s’interroger sur ce que veut dire, aujourd’hui, enseigner l’art.

L’un des objectifs est d’observer les réformes, d’en faire le bilan, de les confronter à la réalité du terrain, d’en tirer des conséquences. Il s’agit de mettre à profit des enquêtes dans différentes archives, ainsi que des témoignages permettant de réunir et faire dialoguer des chercheurs, des artistes, des étudiants de différentes disciplines (arts plastiques, cinéma, design, histoire de l’art, sociologie, esthétique…), qu’ils soient ou non liés aux écoles d’art ou à l’université.

Les propositions devront nous parvenir avant le 1er  juillet 2019, sous la forme d’une problématique résumée (3 000 signes maximum, espaces compris) et d’une courte notice biographique, adressées par courriel à jerome.glicenstein@univ-paris8.fr et clothilde.roullier@culture.gouv.fr

Les propositions sélectionnées seront présentées lors d’une journée d’étude aux Archives nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine, le 20 septembre 2019.

Émergence de l’art vidéo en Europe, 19 juin

À ce jour, une histoire de l’art vidéo à l’échelle de l’Europe reste à faire. C’est la mission à laquelle le présent programme de recherche entend répondre. Un réseau international, regroupant à la fois des historiens de l’art et de l’image en mouvement, des artistes, des protagonistes de cette aventure, des dépositaires de fonds d’archives, des conservateurs et de jeunes chercheurs, s’est constitué. Il a pour objectif de collecter des données sur les artistes, les œuvres et les événements qui ont permis l’avènement de cette pratique, ou qui ont compté dans son développement sur le territoire européen, et de mettre au jour les conditions nationales spécifiques de production et de diffusion permettant d’expliquer la variété des productions comme la disparité des périodes d’émergences (1960-1980).

Mercredi 19 juin 2019
BnF, site François Mitterand, salle 70

10h00
Introduction et présentation du programme « Émergence »
François Bovier, Alain Carou et Grégoire Quenault (Coordinateurs)

10h15
L’historiographie de l’art vidéo en Grèce, un défi entre les mains des artistes, Manthos Santorineos (Artiste – théoricien nouveau media, Professeur à l’École des Beaux-Arts d’Athènes)

11h00
Pause

11h15
Archive ontology – connecting the dots
Per Platou (Directeur, Norwegian Video Art Archive)

12h00
The Beginnings of Video Art in Bulgaria,Iliyana Nedkova (Directrice artistique pour l’art contemporain, Horsecross Arts)

12h45
Pause déjeuner

14h30
REC: Tracking the Emergence of Artist Video in Belgium
Sofie Ruysseveldt (Responsable de collection) et Dagmar Dirkx (Assistante de collection/production, ARGOS vzw Centre for Art and Media)

15h30
Swedish Video Art – the early years
Teresa Wennberg (Artiste vidéaste)

16h15
Table-ronde / Discussions

Ce cinquième séminaire de recherche « Émergence de l’art vidéo en Europe : historiographie, théorie, sources et archives (1960-1980) » du LabEx Arts-H2H réunit les chercheurs du projet et des spécialistes internationaux, en vue d’étudier les premiers temps de l’art vidéo en Grèce, en Norvège, en Bulgarie, en Belgique et en Suède.

Coordinateurs du programme « Émergence de l’art vidéo » : François Bovier (École cantonale d’art de Lausanne / Maître d’enseignement et de recherche, Université de Lausanne) Alain Carou (Conservateur, Département de l’audiovisuel, Service Image, Bibliothèque nationale de France) Grégoire Quenault (Maître de conférences, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis)

Assistés de : Ségolène Liautaud (Ingénieure d’études, ArTeC) et Victor Tsaconas (Stagiaire, ArTeC)

Contact : emergenceartvideo.6080@gmail.com

Crédits iconographiques : Teresa Wennberg, Swimmer, 1978, vidéo, 20′, production Centre Georges Pompidou, Paris, collection Centre Georges Pompidou, Paris et Sädtishes Kunstmuseum, Bonn

Informations pratiques : Les communications le mercredi 19 juin auront lieu dans la salle 70, Bibliothèque nationale de France, Quai François Mauriac, 75706 Paris.
Elles sont libres et ouvertes au public sans réservation, dans la limite des places disponibles.

Pouvoir d’agir citoyen et écologie de l’attention, 17 juin

Le groupe de travail PA&EA est initié par l’association Saisir et soutenu par l’École Universitaire de Recherche ArTeC.

Ses activités sont fondées sur le constat suivant : notre pouvoir d’agir en tant que citoyens est largement conditionné par notre capacité à disposer librement de notre attention individuellement et collectivement.

Le groupe de travail organise un cycle de 4 ateliers prospectifs pour imaginer les modalités concrète d’une écologie de l’attention appliquée à un champ d’action (à titre indicatifs : l’information, la ville, le travail, l’école). Le premier atelier portera sur le champ de l’information (du point de vue du consommateur comme du producteur) et visera à répondre à la question suivante : « Demain, à quoi ressemblerait une information respectueuse de notre attention et de notre pouvoir d’agir citoyen ? »

Modalités pratiques :

Lieu : Superpublic, 4 rue de la Vacquerie – 75011

lundi 17 juin 2019

9h – 13h déjeuner en option pour celles et ceux qui souhaiteraient continuer à échanger

Contact : juliette.rohde@saisir.org 

Offre de stage, BnF

Contexte

Au sein de la direction des collections de la BnF, le département de l’Audiovisuel a pour mission de collecter, signaler, conserver, valoriser et mettre à disposition du public les documents sonores, vidéo et multimédias entrés par dépôt légal, acquisitions, dons et dépôts volontaires.

Le service Multimédia du département de l’Audiovisuel gère environ 150 000 documents électroniques, en pleine révolution à l’ère du numérique. Son équipe de 21 personnes, répartis en trois sections (entrées, documents électroniques, soutien technique) s’attache à faire connaître ces collections patrimoniales atypiques et uniques en France. Il fait vivre une collection de documents électroniques diversifiée, de la cassette logicielle aux fichiers exécutables, du ludo-éducatif aux dispositifs numériques de médiation culturelle. Cet ensemble remonte à l’extension du dépôt légal aux multimédias, logiciels et bases de données en 1992, et s’enrichit rétrospectivement par acquisitions (jeux vidéo anciens et étrangers) et dons (art numérique…).


Portée par la ComUE Université Paris Lumières, l’École Universitaire de Recherche (EUR) ArTeC a pour fonction de promouvoir et d’articuler des projets de recherche et des dispositifs de formation relatifs aux domaines des arts, des technologies, du numérique, des médiations humaines et de la création.


De son côté, la Bibliothèque nationale de France s’est engagée dans une démarche pluriannuelle de développement de ses collections d’art numérique et de valorisation de son expertise dans la conservation et la communication des objets numériques complexes et innovants. Dans la perspective, entre autres, d’enrichir la médiation autour de ces oeuvres. Ainsi, la BnF avec le service multimédia du département audiovisuel de la direction des collections a été retenu pour un projet de dispositif de médiation de l’art numérique « Machines à lire les arts numériques : interface et médiation ». Ce projet de recherche consiste à réaliser une interface en s’appuyant sur le modèle théorique élaboré au cours de la recherche « Art numérique et postérité » en collaboration avec le Labex Arts-H2H de 2015 à 2017, afin de rendre consultable un corpus d’oeuvres d’art numérique à la Bibliothèque nationale de France en 2021.

Les principaux objectifs du projet sont :

  • mener une recherche théorique permettant de réaliser l’analyse fonctionnelle et technique des outils informatiques
  • étudier la faisabilité de construire une machine virtuelle
  • tester et développer le modèle de description élaboré à partir d’un point de vue pour générer une interface
  • poursuivre la recherche théorique en relation avec les Machines à lire
  • intégrer une ontologie du domaine de la poésie numérique programmée
  • réunir un corpus d’oeuvres
  • élaborer des dispositifs de médiation
  • confronter les outils de mise à disposition à un public UX (expérience utilisateur) à partir d’une étude de cas

Le coeur de la recherche porte sur le développement d’une interface rendant ces documents consultables.
Ce stage s’inscrit pleinement dans ce projet

Description des missions du stage : « Etat des lieux et prospective des dispositifs de consultation de l’art numérique »


A partir d’un corpus d’oeuvres d’art numérique choisi, l’objectif de ce stage est de produire un état de l’art formalisé des dispositifs de machines à lire l’art numérique pouvant répondre aux 3 lieux d’exposition possibles à la BnF:

  1. Espace restreint (place assise) : un simple écran + souris (ex de lieu : salle ovale)
  2. Espace étendu (station debout possible avec une zone de mouvement de l’ordre de 2 à 3 m² : écran tactile ou non + caméra + souris ou pavé tactile ou autre (ex de lieu : musée richelieu ou salle A)
  3. Espace adapté : dispositif réputé optimal pour la consultation des oeuvres (ex de lieu salle P)

Pour ce faire, il devra :

  • Etablir un état des lieux des dispositifs existants de lecture de l’art numérique ;
  • A partir des fiches techniques des oeuvres (dépendances matérielles et logicielles), tester leur rejouabilité dans les différents contextes de consultation sur des dispositifs existants issus de l’état des lieux ;
  • En s’appuyant sur les résultats de ces test, proposer des dispositifs de consultation innovants
  • Prototyper un moyen de présentation des oeuvres mise en consultation (Interface graphique, CMS ou autre) ;
  • Restituer ces travaux dans le cadre des instances de l’Eur-ArTeC.

Ce stage se fera en étroite relation avec le laboratoire InReV de l’université Paris 8.
Profil du stagiaire
Etudiant.e en master humanités numériques ou technologies numériques appliquées à l’histoire.
Durée et rémunération
4 mois, gratifié au minimum légal.

Appel à candidature contrat doctoral 2019-2020

Dépôt des candidatures du 5 avril au 5 juin 2019 // audition  26 juin 2019 

Contact : Jeanne-Marie Portevin

à l’adresse : eur-artec@u-plum.fr

complément d’information : jeanne-marie.portevin@univ-paris8.fr

L’ École Universitaire de Recherche ArTec propose trois contrats doctoraux d‘une durée de trois ans.

L’inscription dans une des écoles doctorales affiliées est obligatoire.

Liste des écoles doctorales (ED) :

• Paris 8 : ED 159 Esthétique, sciences et technologies des arts

• Paris 8 : ED 31 Pratiques et théories du sens

• Paris 8 : ED 224 Cognition, langage, interaction

• Paris 8 : ED 401 Sciences sociales

• Paris Nanterre : ED138 Lettres, langues, spectacles

• Paris Nanterre : ED139 Connaissance, langage et modélisation

Le sujet de thèse doit s’inscrire dans l’un des trois axes scientifiques majeurs d’ArTeC :

1. La création comme activité de recherche

2. Nouveaux modes d’écritures et de publications

3. Technologies et médiations humaines

Le sujet de thèse pourra investir les champs de recherche et d’expérimentation suivant :

• Expositions et performances comme outils et dispositifs de médiation

• Les œuvres comme publication scientifique

• Nouvelles formes d’écriture, nouveaux langages et culture du code

• L’héritage de la cybernétique, l’éthique du futur et l’âge du post-numérique

• Approches artistiques de la critique sociale, de l’éthique et de l’écologie

• Préservation et conservation de l’histoire à l’ère numérique

• Approches créatives de la traduction – Activité́ créative et cognition

• La médiation par la robotique et l’intelligence

• Les nouveaux dispositifs éducatifs et scientifiques

• Art et genre

• Sciences de l’ingénierie et création. Arts, sciences, technologies

Télécharger le formulaire

IMPORTANT : le ou la candidat.e peut déposer sa candidature si sa soutenance de Master n’a pas encore eu lieu. Néanmoins, il ou elle devra avoir soutenu avant le 26 juin 2019

Kenneth Goldsmith, 16 mai

LA FABRIQUE DES PROJETS 

rez-de jardin, MSH Paris Nord, 9h à 16h30 

ArTeC a pour mission de générer des initiatives interdisciplinaires et des synergies entre les partenaires, les chercheur.e.s et les etudiant.e.s. Nombreux et divers, les membres d’ArTeC forment un territoire propice au développement de projets interdisciplinaires. Les appels à projets annuels sont l’occasion de tisser de tels liens, entre les disciplines, les institutions, les chercheurs, les étudiants…

La Fabrique des projets, conçue comme un espace de rencontres et de discussions, permettra d’ouvrir à de nouvelles collaborations,  de renforcer les liens et les réseaux.

Imaginer et fabriquer ensemble, tel sera l’objectif de cette journée.

Venez avec vos idées, mais venez aussi découvrir de nouveaux projets, partager un déjeuner et rencontrer des partenaires et futurs collaborateurs.

La journée se clôturera par une conférence de Kenneth Goldsmith, accueilli par ArTeC dans le cadre de son programme de Chaires internationales, puis par un cocktail dans la salle panoramique de la MSH.

Important : pour prévoir le déjeuner et le déroulement de la journée, l’inscription est indispensable à : eur-artec@u-plum.fr

KENNETH GOLDSMITH

Auditorium, MSH Paris-Nord
# 17h à 19h30 – « Duchamp est mon avocat » : La culture de l’artefact à l’ère du numérique

Kenneth Goldsmith proposera une conférence à propos de l’instabilité et l’incertitude de la culture de l’artefact au sein de l’écosystème d’internet, et ses conséquences sur la production et la distribution.
Cette conférence abordera les enjeux des droits d’auteurs à un moment crucial où l’Union européenne vient d’adopter une directive sur les droits d’auteur. Qu’est ce que cela signifie pour l’avenir des auteurs et de la production artistique en général ?
En utilisant le précédent historique de l’avant garde, cette conférence présentera les systèmes de résistances passés et présents tout en essayant de proposer des pistes de réflexion.

Kenneth Goldsmith, poète américain, premier lauréat de poésie du MoMA, fondateur et éditeur d’UbuWeb, professeur de Uncreative Writing à l’université de Pennsylvanie et animateur à la radio new-yorkaise WFMU pendant 15 ans. Il est une figure majeure de la création contemporaine. Kenneth Goldsmith est un paradoxe :  auteur reçu à la Maison-Blanche en disant qu’il avait volé les mots des autres.

Intervention de Stéphanie Roussel, Do it together, les communautés autopubliées,Université du Québec à Montréal

Le contemporain est marqué par une remise en question des circuits traditionnels de l’art (Ruffel, 2016), qui se traduit par des dispositifs inédits de publication. Parmi ceux-ci se trouvent les micros-libres de poésie (Hassert, 2014; Cabot, 2016), au sein desquels chacune et chacun est invité à performer, et ce, sans égard à la qualité des textes. Cette absence de douane est, structurellement et symboliquement, une contestation des notions de clôture et de distinction associées au champ littéraire, dont le mode de fonctionnement s’appuie sur une séparation entre les agentes et agents inscrits dans le champ, luttant pour le capital symbolique, et celles et ceux qui en sont dépourvus (Bourdieu, 1979 et 1992). Ces espaces visent à défaire la répartition habituelle des rôles dans le monde de l’édition et au sein des instances de légitimation : tout le monde est appelé à être tour à tour auteur, spectateur, critique dans l’espace-temps d’une même soirée. L’examen de ces « autopublications » singulières servira, dans le cadre de cette communication, à réfléchir une autre manière de créer ensemble, qui se développe parallèlement aux institutions officielles et aux côtés des revues, des groupes littéraires et des cénacles. Nous nous pencherons plus spécifiquement sur les modalités qui régissent l’expérience esthétique des micros-libres, notamment la mixité culturelle, la volonté de se rassembler et l’éthique du care (Molinier et al, 2009; Bourgault & Perreault, 2015).

Informations pratiques : 

Maison des Sciences de l’Homme – Paris nord

M12 Front populaire

20 Avenue George Sand

93210 Saint-Denis

Rencontres Arts, écologies, transitions, 16-18 mai, CND

Centre nationale de la danse (Pantin)

Le projet Arts, écologies, transitions. Construire une référence commune, dans le cadre duquel ont lieu ces rencontres, souhaite accompagner certaines évolutions notables qui surviennent actuellement dans le champ des arts ainsi que dans le champ des discours théoriques sur l’art et qui, récusant l’enfermement de ce dernier dans la sphère du “surplus civilisationnel”, sont à l’écoute de questionnements découlant des crises écologique, économique, sociale ainsi que de la crise des représentations que nous traversons. Nous proposons d’utiliser la notion de “transition” – bien connue dans la sphère de l’écologie politique – pour aborder des évolutions qui ne relèvent pas des mutations ou ruptures qu’il est d’usage d’étudier dans l’art moderne ou postmoderne : ces mutations et ruptures sont davantage d’ordre formel, alors que les transitions dont il est question ici peuvent aller jusqu’à redéfinir la notion d’art.

The project Arts, ecologies, transitions. Building a common reference, in which this encounters take place, wishes to accompany certain notable developments in the field of the arts as well as theoretical discourse on art and which, rejecting the confinement of art to the realm of ‘civilizational oversupply’, are attentive to questions arising from current ecological, economic and social crises as well as the crisis of representation we also currently experiencing. We propose to use the notion of ‘transition’ – extensively explored in the field of political ecology – to address developments that fall outside of the transformations or discontinuities commonly examined in modern or postmodern art. Such transformations and discontinuities are rather of a formal nature, while the transitions we are referring to here go as far as redefining even the concept of art itself.

Jeudi 16 mai

9h — Ouverture (Roberto Barbanti, Isabelle Ginot, Makis Solomos)

9h30 — Transitions artistiques (1)

9h30 — Christine Esclapez, Loic Guénin :
“Autour du projet Walden de Loïc Guenin”
10h10 — Jacopo Rasmi :
“Transitions documentaires de l’écriture. Eco-politique des pratiques de notation”

10h40 — Débat + pause
11h10. Projection du film de Loïc Touzé 
Dedans ce monde et débat

Avec Isabelle Ginot, Isabelle Launay, Loïc Touzé

12h40 — Repas

14h — Habiter les lieux pour créer

14h00 — Joanne Clavel, Julie Perrin : “Anna Halprin, perspectives écologiques”
15h00 — Élise Olmedo : “Lawrence Halprin : hybrider cartographie et partition pour concevoir un lieu” 15h30 — Clara Breteau : “L’habiter-trichoptère : des enchevêtrements métaboliques aux tissus poétiques dans les habitats autonomes”
16h — Pause
16h15 — Marina Pirot, Alix de Morant :
“Le Body Weather, laboratoire du toucher chez les maraîchers des Couëts”

17h-17h30 — Présentations de l’exposition Arts-Lieux et du livre Écosomatiques – penser l’écologie depuis le geste

Avec Cécile Sorin, Guillaume Loizillon, Joanne Clavel et Isabelle Ginot

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Vendredi 17 mai

9h. Transitions artistiques (2)

9h00 — Eulalia De Valdenebro :
NATIVAS/FORÁmNEAS. Sculpture vivantes”
9h30 — Frédérick Duhautpas :
“Écoféminismes sonores. Le cas de His Master’s Voice de Hildegard Westerkamp”

10h00 — Débat + pause

10h30 — Art et écologie sociale

10h30 — Evelyne Clavier :
“Quel rôle pour les pratiques artistiques dans la transition inclusive ?” 11h00 — Alexandra Cohen, Nil Dinç, Léa Donguy :
“Le terrain, le joueur, le consultant” dans le quartier Pleyel (Saint-Denis) : interroger la spatialité par/d’une démarche artistique participative”
11h45 — Baptistine Marcel :
“Corps individuel et corps social dans l’expérience de la vie quotidienne” 12h15 — Débat

12h30 — Repas

13h45 — Réseaux

13h45 — Aline Bergé, Mélanie Bourlet (Réseau ZoneZadir) : “Pour une écopoétique transculturelle ?”
14h10 — Collectif du projet :
“Arts, écologies, transitions. Construire une référence commune”

14h30-17h30. Arts, écologies transition. Construire une référence commune : l’abécédaire (1)

Présentations des membres du projet Arts, écologies, transitions. Construire une référence commune : Yann Aucompte, Roberto Barbanti, Joanne Clavel, Agostino Di Scipio, Antoine Freychet, Alice Gervais-Ragu, Isabelle Ginot, Guillaume Loizillon, Kostas Paparrigopoulos, Carmen Pardo Salgado, Julie Perrin, Cécile Sorin, Matthieu Saladin, Makis Solomos, Lorraine Verner

14h30 — Roberto Barbanti : “Écosophie”
15h00 — Yann Aucompte : “Épistémologie écosophique”

15h30 — Pause

15h50 — Carmen Pardo Salgado : “Aesthesis”
16h20 — Antoine Freychet : “Promenades sonores”

16h50 — Makis Solomos : “Milieux sonores”

17h20 — Conclusion de la journée

Discutants : Jean-Marc Chouvel Yves Citton Ludovic Duhem Eric Lecerf
Gilles Malatray Julie Sermon

18 h (Au studio 12) — Concert d’Agostino Di Scipio

Organisé par Marcelo Bonvicino et Antoine Freychet Écosystème audible n°4 (création mondiale)Craquelure

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Samedi 18 mai
9h30-12h30. Arts, écologies transition. Construire une référence commune : l’abécédaire (2)

Présentations des membres du projet Arts, écologies, transitions (cf. vendredi)

9h30 — Kostas Paparrigopoulos : “Décroissance”
10h00 — Lorraine Verner : “Nuisibles”

10h30 — Alice Gervais-Ragu : “Engagement-relation”

11h — Pause

11h20 — Cécile Sorin :
“Écocritique, critique et cinéma, une fiction”
11h50 — Isabelle Ginot, Joanne Clavel, Marie Bardet : “Écosomatiques”
12h20 Conclusion

Discutants :
Gustavo Celedon (sous réserve) Marie Preston
Myriam Suchet

[14h30-17h30 : séance non publique autour du livre, avec les membres du projet]

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Centre nationale de la danse : 1, rue Victor Hugo, 93507 Pantin | Métro 5 : Hoche ou RER E : Gare de Pantin, Tramway 3b : Delphine Seyrig.

L’exposition Arts-Lieux a lieu du 13 au 21 mai dans la salle d’exposition de la Légion d’Honneur à St Denis, 5 Rue de la Légion d’Honneur, 93200 Saint-Denis, Métro 13 : Basilique de Saint-Denis ou Saint-Denis-Porte de Paris

Renseignements
Roberto Barbanti : roberto.barbanti@univ-paris8.frMakis Solomos : makis.solomos@univ-paris8.fr
Yann Aucompte : yann.aucompte@etud.univ-paris8.frAntoine Freychet : freychet.antoine@gmail.com

Cette journée bénéficie d’une aide de l’ANR au titre du programme Investissements d’avenir (ANR-17-EURE-0008).

Sublime Palmyra: Violence, Perspective, Mediation, Jonah Siegel, 16 mai

The destruction of the Temple of Bel in Palmyra in August 2015 was relayed to the world with astonishing speed and effect, as ISIS (with its sophisticated sense of how to manipulate modern media) had clearly intended. And yet this ready visual access to the moment of violence has not resulted in culture being able to process the act or even to put it into relation either to other instances of damage that have characterized world affairs in recent decades or to the long-standing traditions balancing injury and preservation that make a distant ruin such as this city in the Syrian desert matter. The challenges presented by the act are indications of the unresolved nature of the modern relationship to antiquities and to damage itself. As I will be suggesting in this talk, the unstable blend of destruction and loss on the one hand, and displaced survival on the other puts an old topic—the sublime—along side some of the newest kinds of technology.

The question of the relationship between the experience of the sublime and the possibility of arriving at ethical or political judgements that do justice to the intersection of social complicity and estrangement arises with special force at a juncture of history and violence that forces us to attend to antique ruins with sudden and renewed urgency. My presentation traces the methodological and conceptual challenge of achieving a perspective on damaged objects to some important historical antecedents even as it illuminates recent accounts of the ethical claims at stake when the sublime is evoked. The Comte de Volney’s use of Palmyra in his seminal Reflections on the Revolutions of Empires (Les Ruines, ou méditations sur lesrévolutions des empires,1791) offers an opportunity to explore the implications of a question that has never been more pressing: is the surveying of damage always only synonymous with losing sight of what matters about it? Responding to the acute pressures of contemporary violence, Volney enjoined his readers to consider how looking over ruins might become a new mode of seeing. The much publicized situation of antiquities at risk in zones of conflict today, and the challenges posed by the movements of displaced peoples in (and out of) those same regions have made the ethics of over-looking suggested in his work a topic of only more pressing interest.

My talk will move between the sublime ruins represented in Volney’s work and the overwhelmed distanced view of the world afforded us by modern technology in order to raise a pressing modern question that I frame by juxtaposing controversies about the ethical force of the sublime in critical work by Jacques Rancièreand Jean-François Lyotardwith reflection on the visual mediation of moments of violence (through satellite imagery, virtual reality, etc.). In my analysis, the aspiration to see the world from above becomes as much a symptom of the urge to escape as a practical or structural necessity. The sublime nature of Palmyra can be an occasion to rediscover the ethical limits of the contemporary sublime, and to reflect on the ways in which media has not so much moved beyond those limits as reinstated them as inevitable.

Biographie

Jonah Siegel est professeur de littérature anglaise du XIXème siècle à Rutgers University, New Jersey, USA. Né le 14 avril 1963, il a également enseigné à Columbia University et à Harvard.

Ses recherches portent sur la naissance du domaine de l’histoire de l’art, de l’institution des musées et des concepts modernes de l’art dans la période allant du néoclassicisme jusqu’au modernisme.

Il a publié deux livres d’histoire et d’esthétique littéraire : Haunted Museum: Longing, Travel, and the Art-Romance Tradition (2005) et Desire and Excess: The Nineteenth-Century Culture of Art (2000). Il a coordonné un volume collectif intitulé Emergence of the Modern Museum: An Anthology of Sources (2007) et il est l’auteur de chapitres concernant des ouvrages sur l’art, l’esthétique et la poétique archéologique pour le volume Oxford History of Classical Reception in English Literature, Vol. 4 (2014) et sur l’esthétique victorienne dans Oxford Handbook of Victorian Literary Culture (2016), ainsi que de nombreux articles sur des personnages et figures majeures au XIXe siècle et après.

Sa recherche se concentre maintenant sur deux projets différents : une étude sur le matérialisme dans l’art et la littérature du XIXe siècle, et une étude sur l’histoire des collections d’art à l’époque napoléonienne.

Le professeur Siegel a remporté le prix Sonya Rudikoff pour le meilleur premier livre d’études victoriennes. Il a également reçu une bourse du Centre national des sciences humaines (1999-2000), une bourse ACLS / Burkhardt et une bourse du prix Rome Prize Fellowship (2003-2004).

Il a été président de la Northeast Victorian Studies Association et directeur du département d’anglais de Rutgers. Il est actuellement le représentant de l’histoire de l’art du Conseil consultatif de l’American Victorian Studies Association et co-directeur du Rutgers British Studies Centre.

Informations pratiques :

Msh-Paris Nord (auditorium)

14h30-16h30