Appel à candidature, Directeur.trice adjoint.e de l’EUR ArTeC

L’EUR ArTeC lance un appel à candidatures pour la fonction de Directeur.trice adjoint.e, avec entrée en fonction au 1er janvier 2020 .

Pour assurer un équilibre entre les partenaires de l’EUR, le/la candidat.e devra être un.e enseignant.e-chercheur.e en poste à l’Université de Paris Nanterre, venant d’une des équipes de recherche et des Unités de recherche et Formation participant à l’EUR.

Sa mission sera d’opérer en étroite collaboration avec les actuels Directeur, Yves Citton, Directrice adjointe, Anne Sèdes, et Coordinatrice générale, Jeanne-Marie Portevin, au sein d’un comité de pilotage se réunissant régulièrement pour mettre en action les orientations décidées par le Conseil Académique et le Conseil des membres, et discutées au sein de Comité exécutif.

Les candidatures seront examinées par le Conseil Académique du 30 octobre 2019. Le Conseil des membres du mois de novembre procédera à la nomination  du Directeur adjoint ou de la de Directrice adjointe sur avis du conseil académique. La nomination se fera pour un mandat de trois ans renouvelable une fois, et sera accompagnée d’une charge pour fonction de 48 heures par année.

Les candidat.es sont invité.es à envoyer une lettre de candidature et de motivation adressée à la présidence de la ComUE Université Paris Lumières, accompagnée de leur CV , à l’adresse 140 rue du Chevaleret, 75013 Paris, et par courriel à presidence@u-plum.fr  et à Jeanne-Marie Portevin : jeanne-marie.portevin@univ-paris8.fr jusqu’au 30 septembre 2019.

Les Rencontres Edesta , 2019-2020

Séminaire animé par Paul-Louis Rinuy (AIAC) et Christa Blümlinger (ESTCA)

Proposé avec le soutien de l’EUR ArTec et du Collège des Ecoles Doctorales de l’Université de Paris 8

INHA – Institut National de l’Histoire de l’Art, 6, rue des Petits Champs, 75002 Paris.

Thème de l’année 2019-2020 : Synchronisation

Ce séminaire interdisciplinaire de l’Edesta permet aux doctorants  et       aux chercheurs de Paris 8 et plus largement de Paris Lumières de rencontrer des artistes et théoriciens, reconnus dans le monde international de l’art. L’accent est mis, pour cette première année, sur ce qu’on peut appeler les esthétiques de la simultanéité. A partir des gestes artistiques, compris dans leur archéologie et dans leur historicité, il s’agit de problématiser la question d’être contemporain. Cela conduit à examiner des dispositifs de synchronisation (par exemple, des systèmes et des appareils servant à mesurer le temps) tout en impliquant les effets de désynchronisation. On s’intéressera à des opérations de transmission ou de coordination et à la manière dont les arts répondent à l’usage contemporain des média (surveillance, pilotage). La (dé-)synchronisation peut se penser sur un plan esthétique et historique : dans des termes de fréquence, de rythme ou de mesure, ou encore selon une articulation entre passé et temps,  entre passé historique et passé traditionnel. Elle est liée au découpage du temps, à ses ouvertures et fermetures, et peut produire des ruptures qui engendrent de l’hétérochronie. On tentera enfin une articulation entre économie et écologie, en prenant  en considération les débats sur la décroissance, et en envisageant l’histoire (des techniques et des média) à partir de la notion d’entropie par exemple.

Calendrier des 6 séances :

Calendrier, lieu et horaires :

  • vendredi 25 octobre : Jean-Louis Boissier (artiste/ Université Paris 8), « Moments et temps réel », répondant : Gwenola Wagon, 9h00-12h00, en salle Peiresc  
  • jeudi 14 novembre : David Claerbout (artiste, Anvers/Berlin), « De la synchronicité subjective et technique », présentation de l’artiste, suivie d’un débat animé par Christa Blümlinger, 15h00-18h00, en salle Benjamin
  • vendredi 20 décembre : Peter Szendy (Brown University, Providence),  « Les Voiries du visible », répondant : Jean-Philippe Antoine, 11h00-14h00 heures, en salle Vasari 
  • vendredi 24 janvier : Sarkis  (artiste, Paris), présentation de l’artiste, suivie d’un débat animé par Paul-Louis Rinuy, 9h00-12h00, en salle Vasari 
  • vendredi 14 février 2020 : Erika Balsom (King’s College, London), «Wang Bing’s 15 Hours and the Chimera of Endlessness », répondant : Dork Zabunyan, 11h00-14h00, en salle Vasari
  • vendredi 13 mars 2020 : Rémy Héritier (chorégraphe, Paris), présentation de l’artiste, suivie d’un débat animé par Isabelle Launay et Mathieu Bouvier, 11h00-13h00, en salle Vasari

NB :  Les jours, horaires et salles varient légèrement au fil de ce cycle de conférences.

La médiation transartistique au musée par la recherche-création, 27 et 28 nov.

Co-organisation : EA1573/Université Paris 8, EUR ArTeC, MNAAG, BnF Département des arts du spectacle

Ce colloque international propose de restituer des expérimentations muséales focalisées sur des modes sensibles d’être-ensemble entre les visiteurs, les œuvres/objets exposés et des jeunes chercheurs artistes. Le médium est constitué de gestes artistiques et numériques, pour jouer et transmettre des archives liées à des patrimoines immatériels, dont certains sont en résonance avec des questions environnementales actuelles. Il résulte de l’intérêt très récent, porté notamment en Europe et en Amérique Latine – par les institutions partenaires de notre projet « Créons ensemble au musée » – sur ces gestes artistiques. L’attention au corps devient essentielle, elle vise à la fois le bien-être des visiteurs, leur créativité synesthésique liée au toucher (mediums numériques, processus immersifs). En lien systémique avec ces expérimentations artistiques, les chercheurs des disciplines invitées (arts du spectacle vivant, arts numériques, anthropologie, ethnologie, géographie, histoire de l’art, philosophie, sciences du langage – LSF, philosophie, sociologie), proposent de réfléchir ensemble aux enjeux actuels de ces pratiques créatives.

Réformer les écoles d’art, 20 septembre

Le 20 septembre 2019, les Archives nationales et l’Université Paris-8, organisent une journée d’étude en collaboration avec l’ENSBA et l’ENSAD, dans le cadre du programme « Transformations de l’enseignement de l’art », soutenu par l’EUR ArTeC

20 septembre 2019, 9h30-16h30

Archives nationales, Pierrefitte-sur-Seine (métro Saint-Denis Université), auditorium

Les écoles vivent une crise importante en France ces dernières années. Différentes réformes y ont été mises en œuvre, qui visent notamment à accroître leur dimension professionnalisante et à y introduire des équipes et programmes de recherche, éventuellement en partenariat avec les universités. Ces réformes prolongent, réorientent et contredisent parfois d’autres réformes antérieures : elles illustrent les transformations constantes des pratiques artistiques, autant que l’évolution du regard porté par les pouvoirs publics ou les acteurs sociaux sur la création. De nouvelles pratiques apparaissent, d’autres sont délaissées ; des besoins se font sentir dans certains secteurs économiques ; une plus grande autonomie est accordée aux collectivités locales qui s’en emparent pour transformer les écoles…

À quoi sert une école d’art aujourd’hui ? Doit-elle être un lieu qui forme des artistes, des designers, des graphistes, des vidéastes, des créateurs de mode… ? Ou doit-elle au contraire être un refuge, un lieu de rencontres et d’expérimentation, un « lieu de recherche » (y compris de soi) ? Réformer l’enseignement implique-t-il d’être attentif aux évolutions de la création contemporaine ? S’agit-il de favoriser l’introduction de nouvelles pratiques ou de nouveaux médiums ? Ou bien de poser la question de ce que peut être un artiste dans la société d’aujourd’hui, du rôle qu’il peut y jouer ? Que penser de la place accordée aux enseignants dans ces réformes : doivent-ils faire évoluer leur pratique ? Peuvent-ils être acteurs des réformes ? Leur statut fait-il partie de la question de la transformation des écoles d’art ?

Cette journée d’étude souhaite aborder ces questions et d’autres qui touchent à la fonction même de l’enseignement ou des écoles d’art. Les écoles sont-elles le meilleur lieu de formation des artistes ? Doivent-elles nourrir la recherche ou le marché ? Quelle place peuvent-elles occuper au sein de la société ? Ces questions ne se limitent pas à la structuration des institutions ou aux programmes d’enseignement : il s’agit plus généralement de s’interroger sur ce que veut dire aujourd’hui enseigner l’art.

9h30 : Accueil

9h45 : Introduction, Jérôme Glicenstein (Université Paris-8) et Clothilde Roullier (Archives nationales)

10h15 : Les lieux de la réforme : 1793-1863-1968. L’exemple de l’École des Beaux-Arts, Alice Thomine-Berrada (ENSBA)

10h45 : Discussion

11h : L’Ecole des Beaux-Arts d’Athènes : De la réforme institutionnelle à la recherche doctorale en art – un cas d’étude, Nikos Daskalothanassis (École des Beaux-Arts d’Athènes)

11h30 : Discussion

11h45 : Pause

12h : L’Institut des Hautes Études en Arts Plastiques : conditions d’apparition d’un modèle d’enseignement artistique, Marie Brines (Université Paris-8)

12h30 : Discussion

12h45 : Déjeuner

14h : Histoire des réformes du Nova Scotia College of Art and Design en quatre temps, Lisa Bouraly (UQAM)

14h30 : Discussion

14h45 : Une pédagogie du « faire », paroles d’enseignants de l’ENSAD dans les années 1990, Sandrine Gill (Archives nationales)

15h15 : Discussion

15h30 : Pause

15h45 : Les Enseignants-Artistes des Enseignants-Chercheurs comme les autres ?, Rodrigue Tissot (Laboratoire de sociologie et d’anthropologie de l’université de Bourgogne-Franche-Comté)

16h15 : Discussion

16h30 : Fin de la journée

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Archives nationales
59, rue Guynemer
93383 Pierrefitte-sur-Seine 
http://www.archives-nationales.culture.gouv.fr/

 Contact : clothilde.roullier@culture.gouv.fr

Ouverture appel à projet ArTeC

Portée par la ComUE Université Paris Lumières, l’École Universitaire de Recherche (EUR) ArTeC a pour fonction de promouvoir et d’articuler des projets de recherche et des dispositifs de formation relatifs aux domaines des arts, des technologies, du numérique, des médiations humaines et de la création.

3 axes scientifiques majeurs :

La création comme activité de recherche
Les nouveaux modes d’écritures et de publication
Les technologies et les médiations humaines

Privilégiant l’interdisciplinarité et la formation par la recherche, ces trois grands axes pourront traverser 12 champs de recherche et d’expérimentation :

  • Expositions et performances comme outils et dispositifs de médiation 
  • Les œuvres comme publication scientifique 
  • Nouvelles formes d’écriture, nouveaux langages et culture du code
  • L’héritage de la cybernétique, l’éthique du futur et l’âge du post-numérique
  • Approches artistiques de la critique sociale, de l’éthique et de l’écologie
  • Préservation et conservation à l’ère numérique
  • Approches créatives de la traduction
  • Activité créative et cognition
  • La médiation par la robotique et l’intelligence artificielle
  • Les nouveaux dispositifs éducatifs et scientifiques
  • Art et genre 
  • Sciences de l’ingénierie et création. Arts, sciences, technologies

La direction d’ArTeC sera à disposition des porteur.e.s des projets pour répondre à leurs questions de tout ordre le jeudi 12 septembre de 14h à 17 h à la MSH Paris Nord.

N.B.: Les dossiers sont à déposer avant le 1 octobre à minuit (00:00) heure de Paris sur la plateforme sciences conf : https://artecaap2020.sciencescall.org

MSH Paris Nord – appel à projets 2020

L’appel à projets comprend deux volets :

  1. un appel à projets sur les quatre axes de recherche de la MSH Paris Nord
    Axe 1 : Industries de la culture et arts
    Axe 2 : Corps, santé et société
    Axe 3 : Mondialisation, régulation, innovation
    Axe 4 : Penser la ville contemporaine
  2. un appel à projets commun MSH Paris Nord – Campus Condorcet 
    Campus universitaires et territoires

Les porteurs auront jusqu’au 15 septembre 2019 pour candidater. 

>> présentation de l’appel à projets
https://www.mshparisnord.fr/programmes/appel-a-projet-msh-paris-nord/presentation-aap/

>> page de l’appel à projets 2020 de la MSH Paris Nord 
pour consulter les services offerts et 
télécharger les formulaires de candidature (nouveau projet et demande de renouvellement ) (pdf et doc)
https://www.mshparisnord.fr/programmes/appel-a-projet-msh-paris-nord/appel-a-projets/

L’aséance ou le site du film expérimental, 25 juin

Mardi 25 juin 2019 – 10h-18h
Salle de projection bleue nuit tropicale A1 181

Alternant analyses de spécialistes et projections de quelques perles des avant-gardes et du cinéma expérimental (en 16 mm argentique et en numérique), cette journée d’étude inaugurale du projet de recherche ArTeC « Temps profonds du cinéma expérimental » se propose de reconsidérer les avant-gardes et l’expérimentation cinématographique au prisme de la séance de projection. Cette dernière a en effet constitué un cadre d’expérience singulier de présentation et de réception des films non seulement par ses formes innovantes et décalées, mais aussi par ses lieux, circonstances, dispositifs : aséances, pour le dire selon une formule inspirée par Jean-François Lyotard, « conformes à l’exigence pyrotechnique » et produisant des « intensités jouissives[1] » ; événements dont le site (spécifique) peut demeurer introuvable, imaginaire et tourne souvent le dos aux bienséances de l’exploitation cinématographique standard.

[1] « L’acinéma » [Revue d’esthétique, 1973], in Des dispositifs pulsionnels, Jean-François Lyotard, Paris, éd. Galilée, 1994, p. 60.

Comité d’organisation : Grégoire Quenault, Jennifer Verraes, Dominique Willoughby

Journée d’étude réalisée avec le soutien de l’EUR ArTeC, dans le cadre du programme « Temps profonds du cinéma expérimental » et avec le concours de l’équipe d’accueil ESTCA (Esthétique, Sciences et Technologies du Cinéma et de l’Audiovisuel), du service audiovisuel du département Cinéma de l’Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis, et de Cinédoc.

Informations pratiques :
Salle de projection bleue nuit tropicale A1 181 (Bâtiment A)
Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis
Métro : Saint-Denis Université (ligne 13)

Après les réseaux sociaux, 27 juin

Journée d’étude: « Après les réseaux sociaux. Pratiques, esthétiques et éthiques d’une écologie des Contenus Générés par les Utilisateurs.»

27 Juin 2019, École nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD). Salle 308.

www.after-social-networks.com

En réponse à la massification de la production de textes et d’images liée à l’essor des plateformes de réseaux sociaux en ligne, de plus en plus d’artistes empruntent, citent et réinventent dans leurs œuvres des Contenus Générés par les Utilisateurs (CGU).
L’essor de ces pratiques d’appropriation et de détournement semble signaler la généralisation de l’attitude incarnée par l’artiste Douglas Huebler, qui déclarait dès 1969: « Le monde est rempli d’objets, plus ou moins intéressants; je n’ai pas envie d’en ajouter davantage ».
Aujourd’hui, les artistes s’approprient des textes et des images issus d’Internet. Considérées dans leur ensemble, ces œuvres nous questionnent sur le devenir des CGU, au statut encore largement indéterminé, à la fois documents et créations à part entière.
Elles nous invitent également à interroger les dispositifs d’éditorialisation des réseaux sociaux eux-mêmes, dont les artistes reproduisent, moquent ou subvertissent les mécanismes.

Le terme de « recyclage » semble en effet identifier les CGU à des détritus numériques, que la créativité de l’artiste élèverait au rang d’art en leur ajoutant du crédit symbolique et culturel.
À l’inverse, la notion humaniste d’ « écologie » invite à envisager le réemploi comme un changement d’environnement, dotant l’objet approprié de fonctionnalités et de significations nouvelles alors qu’il était condamné à l’oubli par l’hyperproduction numérique contemporaine.
Penser ces pratiques artistiques à l’aune d’une écologie des médias permet d’en considérer les productions comme des objets privilégiés pour l’étude de l’écosystème médiatique, social et politique des réseaux sociaux.
C’est à l’aune de ces questions que les artistes, universitaires et professionnels de la journée essaieront de réfléchir, dans un esprit interdisciplinaire mêlant la pratique artistique et la réflexion théorique sans oublier le travail des acteurs culturels permettant la valorisation et la diffusion de ces oeuvres.


Programme de la journée d’étude:

8H30

Petit déjeuner

9H00

Mot d’ouverture par Allan Deneuville et Gala Hernández

I. Perspectives – Modération: Chloé Galibert-Laîné – 9H20-11H00

Ervina Kotolloshi, La modularité des ready-mades numériques au théâtre : entre dilution des sources et érosion des contenus

Alice Lenay, Penser les « vidéos de compagnie ». Sur quelques travaux documentaires contemporains («Au milieu des nouveaux media», Numéro 30 de la Revue Documentaires)

Edmond Ernest dit Alban, Collaboration ou Confrontation? Le management des CGU dans le média mix otaku 1990-2010

Questions

11H00 – Pause café

II. Publications – Modération: Allan Deneuville – 11H10 – 12H20

Bérénice Serra, PUBLIC : une mise en circulation de portraits anonymes à l’abandon

Rémi Forte, Programme poétique, système typographique

Questions

12H20 – 13H10 Pause déjeuner

III. Curation – Modération: Allan Deneuville – 13H10 – 14H20

Natacha Seweryn, Réaliser des films avec des vidéos qu’on n’a pas tournées : enjeux de la diffusion d’oeuvres atypiques en France depuis 2012

David Desrimais, Pratique et poétique de l’édition à l’heure numérique

Questions

14H20 – Conférence de Franck Leibovici + Questions

15H20 – Pause café

IV. Identité(s) – Modération: Gala Hernández – 15H30 -16H40

Françoise Chambefort, My little identity, un exemple de transformation générative des CGU illégal mais éthique ?

Seumboy Vrainom :€, Itinérance pour une terre rare (conférence performée)

Questions

16H40 – Mot de fin

17H00 – Fin de la Journée d’Étude

18H00 – Soirée de projection de films – École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Amphithéâtre des Loges.
Présentation et modération: Chloé Galibert-Laîné et Gala Hernández.

Rémy de Guillaume Lillo (France, 2018, 30min)

(Self) Exhibitions de Florencia Aliberti (Espagne, 2015, 14min)

Sitting in Darkness de Graeme Arnfield (Royaume-Uni, 2015, 15min)

Pour clôturer la journée d’étude nous proposons la projection de trois courts-métrages qui remploient des Contenus Générés par les Utilisateurs en adoptant des stratégies très différentes. Si Guillaume Lillo détourne des vidéos de YouTube pour en faire une fiction tragicomique en caméra subjective grâce à une voix off à la première personne, Florencia Aliberti construit des constellations d’images extimes issues de webcams d’adolescents afin d’identifier les gestes et les mots prégnants d’une jeunesse surexposée en ligne et Graeme Arnfield tente de cerner un évènement passé à partir des traces que les témoins de celui-ci ont laissé disséminées sur le Web. Comment et pourquoi ces artistes se sont-ils appropriés de ces images trouvées pour créer leurs films ? Les réalisateurs seront présents pour débattre avec le public après la projection.

Comité d’organisation:

Allan Deneuville (Doctorant ArTeC)
Chloé Gallibert-Laîné (Doctorante PSL-ENS)
Valérian Guillier (Doctorant Labex Arts H2H)
Gala Hernandez Lopez (Doctorante EDESTA- Paris 8)

// INSCRIPTION OBLIGATOIRE PAR MAIL
Dans le cadre de Vigipirate Alerte Attentat, l’accès à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs est restreint sur inscription obligatoire par retour mail ( Ecologiedescgu@protonmail.com ) d’ici au 24 juin. Une pièce d’identité devra être présentée à l’entrée de l’ENSAD. Merci de votre compréhension
//

Workshop, tranformations de l’enseignement de l’art, 14 juin


Projet « Transformations de l’enseignement de l’art »

Workshop consacré à un regard international sur l’enseignement de l’art, 14 juin 2019, de 14h à 17h

14h : ouverture par Jérôme Glicenstein (Université Paris-8) et Clothilde Roullier (Archives nationales), avec la participation de Patrick Nardin (Université Paris-8)

14h15 : Jean Dubois (Université du Québec à Montréal) :  “Le contexte de l’enseignement supérieur des arts au Québec et le cas de l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal”

15h15 : pause

15h30 : Hannes Brunner (Kunsthochschule Berlin-Weißensee) : “as bots as me _ the experiment with the relationship and dialog between thought, device and action”

16h30 : discussion générale 

Informations pratiques

Archives nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine, métro Saint-Denis Université, salle du service éducatif n°2

Rythmer le chaos, 6 juin

Rythmer le chaos : Composition, circulation et collecte des chansons et poèmes des ghettos et des camps nazis

Journée d’Études organisée par l’EHESS (CRAL – « Centre de recherches sur les arts et le langage » et PREMEC – « Premiers modes d’écriture de la Shoah ») et le LabEx EHNE (« Écrire une Histoire nouvelle de l’Europe »)

Responsable scientifique : Élise Petit, LabEx EHNE
Comité scientifique : Judith Lyon-Caen, Malena Chinski, Aurélia Kalisky, Esteban Buch

Jeudi 6 Juin 2019 – EHESS, salle Lombard 96 bd Raspail, 75006 Paris 9h30-17h

La création artistique des Juifs persécutés pendant la Shoah et des victimes des camps de concentration et des centres de mise à mort nazis fait depuis plusieurs années l’objet de publications et d’événements réguliers qui interrogent tous, d’une manière ou d’une autre, les enjeux tant esthétiques que culturels, anthropologiques et psychologiques de processus créatifs dans des situations extrêmes. Si les arts graphiques ont donné lieu à de nombreuses publications, notamment à l’occasion d’expositions organisées par des mémoriaux et musées, la musique et la poésie ont été moins étudiées dans la sphère francophone. La parution très récente d’un ouvrage collectif consacré au Verfügbar aux Enfers de Germaine Tillion vient enrichir une bibliographie encore restreinte sur le sujet.

Déjà pendant le génocide, certains chercheurs et intellectuels juifs enfermés dans les ghettos commencèrent à collecter des poèmes et des chansons, en particulier dans le cadre des projets d’archives nés dans les ghettos de Vilnius et de Varsovie. Historiens, chercheurs en littérature, intellectuels et écrivains comprirent qu’il s’agissait là d’une manifestation singulière de la culture et de la vie juives, et qu’il fallait la documenter, notamment dans la tradition ethnographique initiée dans l’entre-deux guerres par le YIVO. Après la guerre, de véritables collectes de partitions ou de poèmes ont été entreprises très tôt par des survivants de camps ou de ghettos, principalement Shmerke Kaczerginski, survivant du ghetto de Vilnius, Aleksander Kulisiewicz, survivant du camp de Sachsenhausen et plus généralement dans le cadre des commissions historiques créées après la guerre en Europe.

L’objet de cette journée d’études est d’éclairer les stratégies de survie intellectuelle et spirituelle que révèle le vaste corpus de poèmes et de chansons produits et souvent mis en circulation dans et à travers les frontières des ghettos et des camps. Au cours de cette journée, c’est le répertoire clandestin qui sera étudié. La forme versifiée semble y avoir été privilégiée par un grand nombre de victimes : obéissant à un besoin vital de saisir l’expérience d’une réalité inouïe, la forme poétique – sous forme de poème ou de chanson – servait à ordonnancer le chaos, à la soumettre à la versification et à un rythme porteur de sens. S’intéressant aux entreprises de collecte effectuées pendant et juste après la guerre, cette journée pluridisciplinaire abordera également la question de la création artistique dans les « camps de déplacés » des années 1945 à 1949.

Elle se clôturera par une table-ronde et une présentation de l’ouvrage Chanter, rire et résister à Ravensbrück : Autour de Germaine Tillion et du Verfügbar aux Enfers, paru récemment au Seuil, en présence d’une partie de l’équipe de direction scientifique, membre du groupe de recherches « Mémoire musicale et résistance dans les camps » de l’Université de Montréal.

Programme

Matin (9h30-12h30)
9h30 Élise Petit, Aurélia Kalisky, Esteban Buch, Accueil des participants et présentation de la journée

10h Aurélia Kalisky, Zentrum für Literatur- und Kulturforschung, Berlin, « “La poésie témoigne de nousˮ. Forme, rythme et figure comme principes de survie »

10h45 Claude Mouchard, « “Si étroite la durée du jourˮ (1941) – en relisant Avrom Sutzkever » 11h30 Élise Petit, « Aleksander Kulisiewicz, troubadour et collecteur »

Après-midi (14h-17h)
14h Malena Chinski, « Corpus de chansons et outils d’analyse de Nachman Blumental dans Conférences sur la littérature yiddish sous l’occupation nazie (1966) »

14h45 Nathalie Cau, « Le répertoire en yiddish dans le théâtre des “camps de déplacésˮ, 1945- 1949 »

15h30 Présentation et discussion autour de l’ouvrage Chanter, rire et résister à Ravensbrück : Autour de Germaine Tillion et du Verfügbar aux Enfers. Avec Philippe Despoix (Montréal), Cécile Quesney, Nelly Forget, Claude Mouchard, Esteban Buch et Élise Petit.

Présentation des auteurs : Les laboratoires de l’horreur et de la mort industrielle que furent les camps nazis ont paradoxalement aussi été des lieux de création. dans des conditions extrêmes, presque toujours clandestine et souvent le fait de simples amateurs pour qui elle constituait une ultime planche de liberté – ou de résistance.

Ce fut le cas dans le camp pour femmes de Ravensbrück avec Le Verfügbar aux Enfers, pièce écrite fin 1944 par l’ethnologue Germaine Tillion (1907-2008) avec l’aide de ses compagnes résistantes déportées.

Œuvre de survie collective, cette « opérette-revue » sans partition qui détourne avec humour un répertoire varié d’airs populaires éclaire de manière exemplaire les relations complexes entre mémoire musicale, création et résistance dans les camps.

Dans sa préface, Esteban Buch écrit qu’« il revenait à une femme, Germaine Tillion, de contribuer au travail de mémoire collectif en faisant entendre aussi la musique du rire, éternellement libre, surgissant du fond sonore des enfers ».