Art without property,(un)valued art? 19 nov.

Atelier ouvert aux étudiant.e.s du master ArTeC et ouvert au public

Intervenante : Eva Barto 

« (…) avoiding description, our character deals with ambivalences stemming from property issues, such as broad definitions of what owning could mean (a legal loophole mastery, a misleading language apparatus, an ambiguous philanthropist posture), on what authorship could reclaim (see plagiarism studies), on how power can leak and decrease (unmanaged time, undisplayed images, unexpected downturns) (…) » 

Eva Barto remet en cause les enjeux qu’impliquent la propriété en déstabilisant le statut de l’auteur ainsi que l’économie de production et de diffusion des oeuvres. Elle constitue des environnements ambigus, des contextes de négociations apparemment dénués de particularités dans lesquels il est difficile de saisir ce qu’il faut considérer ou laisser pour compte. Les objets qu’elle conçoit sont des emprunts au réel qu’elle copie ou modifie pour leur donner une valeur d’imposture. Le pouvoir revient ici aux parieurs, aux falsificateurs et aux coupables de plagiat. Son travail à fait l’objet de plusieurs expositions personnelles à l’IFAL (Mexico,2013), à La BF15 (Lyon,2014), à Primo Piano (Paris, 2015) et plus récemment à la galerie gb agency (Paris, 2016), au Centre d’Art de la Villa Arson (Nice 2016), au Kunstverein Freiburg (2019) et prochainement au Kunstverein Nuremberg, au LVH Pavillion (Berlin) ainsi qu’à la Galerie Max Mayer (Düsseldorf). Depuis 2018 elle mène une série de réflexions et actions sur le milieu de l’art en tant que monde du travail au sein du groupe La Buse ainsi qu’avec Estelle Nabeyrat sous le format de l’émission ForTune, diffusée par la radio Duuu*. h

Lieu : au DOC !, dans l’atelier d’Eva Barto

26/26bis rue du docteur Potain 75019 Paris

Horaire : 14h-18h

http://eur-artec.fr/wp-content/uploads/2019/11/Programme-seminaire-ARTEC-NancyMurzilli-com-1.pdf

Aide à la publication et à la création

L’École Universitaire de Recherche ArTeC soutient la recherche la plus actuelle dans le domaines des arts, technologies, du numérique, des médiations humaines et créations, en proposant des aides à la publication et à la création.

Les propositions devront s’inscrire dans l’un des trois axes scientifiques d’ArTeC :

  • La création comme activité de recherche
  • Les nouveaux modes d’écritures et de publications
  • Les technologies et les médiations humaines

Et pourront explorer un ou plusieurs des douze champs de recherche et d’expérimentation :

– Expositions et performances comme outils et dispositifs de médiation
– Les œuvres comme publication scientifique
– Nouvelles formes d’écriture, nouveaux langages et culture du code
– L’héritage de la cybernétique, l’éthique du futur et l’âge du post-numérique
– Approches artistiques de la critique sociale, de l’éthique et de l’écologie
– Préservation et conservation de l’histoire à l’ère numérique
– Approches créatives de la traduction – Activité créative et cognition
– La médiation par la robotique et l’intelligence artificielle
– Les nouveaux dispositifs éducatifs et scientifiques
– Art et genre
– Sciences de l’ingénierie et création
– Arts, sciences, technologies

Trois formats d’aide :

  • Aide à la publication inférieure à 3 000 €
  • Aide à la publication supérieure à 3 000 € 
  • Aide la création (film, exposition, oeuvre d’art, installations webdocumentaire, game doc, enregistrement…

Date de clôture de l’appel

27 Janvier 2020

Montant

L’aide accordée ne pourra excéder 6 000 €.

Bénéficiaires

Le créateur, l’auteur ou le directeur d’ouvrage devra être affilié à un laboratoire ou une institution membre du consortium d’ArTeC ou de la ComUE Université Paris Lumières.

Conditions

  • ArTeC (et au-delà l’université Paris 8 ou l’université Paris Nanterre) ne peut pas prendre en charge plus de 80% du coût total de production de l’ouvrage. Ainsi si vous recevez une aide de la part d’ArTeC et un financement de votre laboratoire ou institution de rattachement, l’addition de ces deux aides ne doit pas être égale à plus de 80% du montant total de l’ouvrage.
  • ArTeC n’accorde pas de financement pour la publication de thèses.
  • Un exemplaire de l’ouvrage publié devra être donné aux bibliothèques universitaires de Paris 8 Vincennes-Saint Denis et Paris Nanterre.
  • Un exemplaire de l’ouvrage, une copie du film, du webdocumentaire, etc. devra être donné à l’EUR ArTeC.

Liste des documents à fournir :

  • Le formulaire rempli
  • Un CV du créateur, de l’auteur ou du directeur de l’ouvrage

Pour les aides à la publication joindre également :

  • Un devis de l’éditeur
  • Un chapitre ou l’introduction de l’ouvrage

http://eur-artec.fr/wp-content/uploads/2019/11/formulaire-aide-à-la-création-1-3.docx

http://eur-artec.fr/wp-content/uploads/2019/11/formulaire-aide-à-la-publication-inf3000-2.docx

http://eur-artec.fr/wp-content/uploads/2019/11/formulaire-aide-à-la-publication-Sup-3000-1.docx

Figurer nos liaisons numériques par les arts, 3-4 déc.

Comment les artistes figurent-ils nos liaisons avec les technologies ou les plateformes numériques et les fictions qui nous envoûtent ? Des dispositifs issus du théâtre peuvent-ils permettre de créer un espace de réflexivité partagé sur nos liaisons numériques avec les adolescents ? Dans le contexte de la numérimorphose, la médiation par le numérique a-t-elle transformé les manières de concevoir et construire les publics de théâtre ? Ces journées d’étude s’inscrivent dans le cadre du projet « Le théâtre dans les cavernes du numérique » dirigé par Sophie Jehel, soutenu par l’EUR ArTeC en 2018-2019 et le laboratoire Cémti (Paris 8).

Mardi 3 décembre, les arts pour figurer le numérique (axe 1)

14h00 : Accueil

14h30 : Introduction par Lucile Coquelin et Fardin Mortazavi.

14h45 : Table ronde 1

Marielle Pinsard, auteure, metteure en scène et comédienne,  pour sa pièce Rock trading, la faute aux enfants, en discussion avec Julie Peghini.

Florence Minder, auteure, metteure en scène et comédienne, pour sa pièce Saison 1, en discussion avec Sophie Jehel.

Georges Gagneré, metteur en scène et concepteur de dispositifs intermédia, en discussion avec Jean-François Dusigne, Pr. en arts du spectacle, Univ. Paris 8, co-directeur d’ARTA.

Modération : Alexandra Saemmer.

15h45 : Echange avec le public.

16h15 : Pause.

16h30 : Table-ronde 2

Françoise Cahen, professeure de lettres, doctorante en littérature, en discussion avec Alexandra Saemmer, auteure

Lucile Coquelin, « Le militaire augmenté dans la série Black Mirror, vers un soldat machine ? ».

Adrien Pequignot, « Ce qui se joue lorsque “Les émotions vont au travail”.  A propos l’œuvre de Zoé Beloff. »

Modération : Julie Peghini.

17h30-18h00 : Echange avec le public

Mercredi 4 décembre, les arts comme médiations au numérique (axe 2)

8h45 : Accueil. 9h00 : Introduction par Fardin Mortazavi et Lucile Coquelin

9h15 : Table ronde 3

Michel Letté, Resp. Formation Médiation Culturelle au CNAM, « Scènes de science-friction : un dispositif d’analyse des controverses par le théâtre ».

Yassaman Khajehi, MCF Etude théâtrales Univ. Clermont, « Médiation comme performance, la théâtralité d’une présence ».

Tamara Guenoun, MCF psychopathologie CRPPC, univ. Lyon 2, « Le jeu théâtralisé avec les enfants et les adolescents, une médiation thérapeutique de reconstruction de la subjectivité ».

Angélique Gozlan, psychologue clinicienne, et Barbara Garbarz, psychologue et comédienne, « De la passivité numérique à la mise en mouvement imaginaire dans l’espace théâtral. Une expérience d’atelier thérapeutique à médiation théâtre auprès d’enfants en Centre Médico-Psychologique ».

Modération : Sophie Jehel.

11h00 : Echange avec le public.

11h15 : Pause.

11h30 : Atelier « CyberOmbre » . Performance avec les étudiants de Paris 8 engagés dans le projet (Master ArTeC, Master ICCREA) et Daphnélia Kasmi, comédienne, mise en scène Christian Remer et Fardin Mortazavi.

12h00 : Echange avec le public.

12h30 : Pause déjeuner.

Médiations numériques et publics du spectacle vivant (axe 3)

14h00 : Table ronde 4

Christine Bellavoine, Sociologue, Ville de St Denis, « Le numérique dans la construction des publics, réflexions à partir du CDN Gérard Philipe ».

Gwendoline Landais, Doctorante, Pratiques et poétiques, Univ. Rennes 2, « Évolution de la médiation numérique culturelle verticale vers une médiation numérique horizontale participative : du Web 1.0 au Web 2.0 ».

Anne Le Gall, TMNlab, « Introduction à la transformation numérique des théâtres : observations du TMNlab ».

Erica Magris, MCF, Dép. Théâtre, Univ. Paris 8, « Construire son public par le web ? Avatars numériques en ligne des organisations théâtrales entre promotion, médiation et autoreprésentation ».

Modération : Maxime Cervulle.

15h30 : discussion avec le public.

15h45 : Conclusion et synthèse des journées : Adrien Pequignot et Sophie Jehel.

16h00 : clôture de la séance

Comité d’organisation :

Maxime Cervulle (MCF), Lucile Coquelin (Doctorante), Sophie Jehel (MCF), Fardin Mortazavi (Artiste-Doctorant), Julie Peghini (MCF), Adrien Pequignot (Doctorant), Alexandra Saemmer (Pr) du laboratoire CEMTI, Univ. Paris 8 Saint-Denis.

Information pratiques :

Amphithéâtre MR002, Maison de la Recherche

Université Paris 8 Vincennes- Saint Denis

Métro : Saint Denis Université (ligne 13)

Inscription : contact@cyberombre.org.

Info : www.cyberombre.org

La médiation transartistique au musée pour la recherche-création, 27-28 nov.

Ce colloque international propose de restituer des expérimentations muséales focalisées sur des modes sensibles d’être-ensemble entre les visiteurs, les oeuvres/objets exposés et des jeunes chercheurs artistes. Le médium est constitué de gestes artistiques et numériques, pour jouer et transmettre des archives liées à des patrimoines immatériels, dont certains sont en résonance avec des questions environnementales actuelles. Il résulte de l’intérêt très récent, porté notamment en Europe et en Amérique Latine – par les institutions partenaires de notre projet « Créons ensemble au musée » – sur ces gestes artistiques. L’attention au corps devient essentielle, elle vise à la fois le bien-être des visiteurs, leur créativité synesthésique liée au toucher (mediums numériques, processus immersifs). En lien systémique avec ces expérimentations artistiques, les chercheurs des disciplines invitées (arts du spectacle vivant, arts numériques, anthropologie, ethnologie, géographie, histoire de l’art, philosophie, sciences du langage – LSF, philosophie, sociologie), proposent de réfléchir ensemble aux enjeux actuels de ces pratiques créatives.

Performer l’archive. Mettre en jeu pour comprendre, 19 déc.

L’enjeu de cette journée d’étude est d’interroger le rôle heuristique et pédagogique de l’expérimentation scénique dans la compréhension et l’appréhension du théâtre “ancien”, et d’envisager à quelles conditions la mise en jeu de ce théâtre peut dépasser la simple illustration et constituer un véritable outil scientifique pour les études théâtrales.

Lieu : Université Paris Nanterre, Bâtiment Max Weber (W), Salle de séminaire 2 (RDC)

9h45 : Accueil des participants

10h : Introduction, Charlotte Bouteille-Meister et Tiphaine Karsenti (Université Paris Nanterre)

10h45-11h45 : Fabien Cavaillé et Anne Surgers (Université de Caen-Basse-Normandie),Réfléchir avec ses mains, ses yeux et son corps : retours sur l’hypothèse de restitution en maquette du Théâtre du Marais par Fabien Cavaillé et Anne Surgers

11h45-12h45 : Michel Cerda, metteur en scène, en dialogue avec Tiphaine Karsenti (Université Paris Nanterre) Faire théâtre de ce qui nous arrête : rejouer La Comédie du Pape malade de Conrad Badius (1561)

13h-14h30 :Déjeuner

14h30-15h30 : Marie Bouhaïk-Girones (CNRS – Centre Roland Mousnier, Sorbonne Université),Rejouer les Passions et mystères, pour quoi faire ?

15h30-16h30 : Mario Longtin (Université Western, Ontario), »Dieu gard, Magister, puis-je entrer ?” Un metteur en scène à l’école des maîtres farceurs

16h30-17h30 : Estelle Doudet (Université de Lausanne),Entre pédagogie innovante et recherche créative : quelle place pour l’interprétation pratique des anciens théâtres à l’université ?

17h30-18h00 : Discussion

Quand l’interface nous échappe, 25, 26, 27 nov.

Quand l’interface nous échappe : lapsus machinae, autonomisation et défaillances

When the Interface Slips Away : Lapsus Machinae, Autonomization and Bugs

25, 26, 27 novembre 2019

Aux Archives Nationales et à l’Université Vincennes-Saint-Denis Paris 8 Métro Saint-Denis Université (Ligne 13)

Pierre Cassou-Noguès, Gabriel Tremblay-Gaudette, Arnaud Regnauld, François Sebbah et Gwenola Wagon.

Dans le cadre du projet « Mondes, interfaces et environnements à l’ère du numérique », projet soutenu par l’Ecole Universitaire de Recherche ArTeC

Interface : une surface commune à deux corps à travers laquelle ils communiquent, échangent des informations. L’interface n’est certes pas transparente : phénomènes de brouillage, traduction, opacification. De l’information s’y perd, mais l’interface est sans épaisseur, par définition pour ainsi dire. Comment alors nos interfaces pourraient-elles nous échapper, s’échapper, prendre une sorte d’autonomie, voire de créativité par glissement ou même dérapage (ou quand le lapsus devient événement) ?

Interface: a common surface for two bodies through which they communicate, exchange information. The interface is not transparent : operations of translation, blurring and opacification. Information is lost, but the interface is not thick, by definition, so to speak. How then could our interfaces escape us, escape itself, acquire a kind of autonomy, even a kind of creativity by sliding or even slipping (or when the slip becomes an event)?

Lundi 25 novembre – Auditorium des Archives nationales

59 Rue Guynemer, 93383 Pierrefitte-sur-Seine, métro Saint-Denis Université

9h30 – accueil des participants

10h00 – Clothilde Rouiller (Archives nationales) L’interface de recherche en archives ou les pièges de l’archiviste

10h30 – Guillaume Giroud (Institut de Recherches Philosophiques de Lyon (IRPHIL) – Lyon 3) – Trouble dans l’interface. Eléments pour une analyse des faces de l’interface

11h00 – Pause

11h30 – Laurence Perron (Université Rennes 2 / UQAM) Albertine disparaissant : interfaces et postfaces dans My Google Search History

12h00 – Anaïs Guilet (Université Savoie Mont Blanc, laboratoire LLSETI) Au bord de l’interface : cadrage sur le desktop movie Unfriended

12h30 – Pause déjeuner

14h00 – Plénière – Natalia Federova et Tatiana Zachepilo (Université de Saint-Pétersbourg/Bard College) The Bee-Human Olfactory Communication Interface 

15h00 –  Kieran Murphy (University of Colorado) Time and the Hydroelectric Dam

15h30 – Pause

16h00 – Kim Sacks (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) Politique des interfaces : surveillance de masse et exploitation inter-applicative.

16h30 – Gabriele Cepulyte (Université Paris-Nanterre) Autour de la détermination technique de l’archive : le bug comme dépense

Mardi 26 novembre – Auditorium des Archives nationales 

9h30 – accueil des participants

10h00 – Alice Lenay (Laboratoire LITT&Arts) Interfaces corporelles : les services de soin en ligne

10h30 – Judith Michalet et Aline Caillet (Université Paris 1) Quand l’interface devient interstice: un espace-temps à interpréter

11h00 – Pause

11h30 – Présentation du film Marlowe Drive, en présence de l’équipe de production Les films invisibles (Ekiem Barbier, Quentin L’helgoualc’h, Guilhem Causse et Boris Garavini)

12h30 – pause déjeuner

14h00 – Plénière – Mark Amerika (University of Colorado) Fatal Error: the writer as artificial creative intelligence 

15h00 – Pause

15h30 – Erika Fülöp (Lancaster University) – Les fautes qui frappent 

16h00 – Nello Barile (IULM University of Milan) Archeology of imperfect media. Interfaces between AI and Skeumorphic design 

Mercredi 27 novembre – Maison de la recherche, Université Paris 8

2 rue de la Liberté, Saint-Denis, métro Saint-Denis Université

10h30 – Sarah Touiza-Ambroggiani (Université Paris 8) « Black Mirror : Bandersnatch » : quand l’interface déborde

11h – J.R. Carpenter (Independent researcher) The Internet is Made of Ships

11h30 – Martine Beugnet (Paris 7 Diderot) Idle Moments

12h – Pause déjeuner

14h00 – Marie Goehner-David (Université de Strasbourg) Le travail du glitch chez Rosa Menkman : révéler le processus photographique par le bug 

14h30 – Satomi Sugiyama (Franklin University) The interface, human senses, and emerging technologies

15h30 – Benjamin Norguet (Université Paris 8) Glitch et interface : la communication comme principe désincarnant

Créativité virtuelle, réalités collectives, 12-15 nov.

4 jours d’évènements « art & science  » composés de deux jours de symposium et deux jours de résidence collaborative

Mardi 12 Novembre 2019, ENSAD

Mercredi 13 Novembre, ENSAD

Jeudi 14 Novembre, Centre CNRS Pouchet

Vendredi 15 Novembre, Centre CNRS Pouchet

La SHIVR ( – “Shared immersive virtual reality” – Réalité virtuelle immersive partagée), comprise au sens large comme étant un dispositif de médiation technologique permettant à de multiples individus de co-habiter des espaces d’actions réactifs et transformés, nous renvoie au moins jusqu’à la caverne de Platon et s’est avérée être une dimension omniprésente dans la culture humaine. La SHIVR constitue donc un terrain naturel pour l’expression et l’expérience créative, plus particulièrement l’émergence de dynamique créatives collectives. Les récents développements technologiques en termes de senseurs portatifs (capteurs de mouvements, physiologiques, etc..) et de media immersifs (e.g. caves et casques de réalité virtuelle, sons spatialisés, interfaces haptiques) ont augmenté le potentiel et la portée de la SHIVR, avec notamment la possibilité pour les individus d’interagir en temps-réel l’un avec l’autre (localement ou distalement) et avec l’environnement virtuel lui-même.

Au cours de cette rencontre, nous proposons de réfléchir collectivement à l’impact, au potentiel et aux limites de l’état de l’art de la recherche scientifique, artistique et appliquée sur l’action conjointe, avec un accent sur la créativité collective ou collaborative. Comment la SHIVR offre-t-elle ou peut-elle offrir les conditions pour qu’émèrgent des interactions créatives ? Dans quelle mesure les technologies peuvent-elles augmenter ou au contraire sont-elles susceptibles de limiter les dynamiques créatives interactionnelles ? Comment capturer, analyser et modéliser ces dynamiques et dans quelle mesure la SHIVR peut fournir un contexte pertinent pour des interactions créatives pleines de sens entre individus et agents virtuels ? Comment les artistes peuvent-t-ils s’approprier les technologies et en faire des outils créatifs ? Les deux premiers jours (ENSAD Paris) incluront communications orales, tables rondes, démonstrations en live et une performance publique. Les deux derniers jours (centre CNRS Pouchet, Paris) prendront la forme de résidences collectives où différents projets de recherche, de développement et artistiques co-habiteront un espace commun afin d’engendrer des échanges formels et informels fructueux et un enrichissement mutuel.

Inscriptions : https://forms.gle/THyRaw41MvUzmErB7

Mercredi 13 nov.   ENSAD
9:30-12:45cognition en mouvement  
9:30-9:50 Francois Garnier ENSAD
9:50-10:10 Daniel Bennequin Paris 7
10:10-10:30 Arianna Curion CEU
10:45-11:30 Alain Berthoz (keynote) College de France
11:45-12:45Table ronde modérée par Julien Laroche  
Pause déjeuner    
13:45-15:00 SHIVR Demos  
15:00-18:15Collaborations créatives  
15:00-15:45 Mikko Sams (keynote) Aalto University
16:00-16:20 Margherita Bergamo  
16:20-16:40 Michael Baker (TBC)  Télécom ParisTech
16:40-17:00 Maya Gratier Paris 10
17:15-18:15Table ronde modérée par Anne sedes  
18:45-20:00performances à l’ ENSAD : Articulations, Sarah Fdili Alaoui, TBA  

Appel à projets collaboratifs entre doctorant.es, 2020

L’EUR ArTeC met au concours des financements destinés à aider les doctorant.es des campus de l’Université Paris 8 et de l’Université Paris Nanterre à monter des projets collaboratifs portant sur des thématiques qui croisent les Arts, les Technologies, le numérique, les médiations humaines et la Création et s’inscrivant dans au moins l’un des trois axes de recherche.

  • La création comme activité de recherche
  • Les nouveaux modes d’écritures et de publications
  • Technologies et médiations humaines

Conditions d’éligibilité :

Les projets proposés devront réunir au moins trois collaborateur.rice.s, dont au minimum deux seront des doctorant.es issu.es de deux équipes de recherche différentes affiliées à l’EUR ArTeC  et inscrit.es dans une École doctorale également membre de l’EUR (voir les listes ci-dessous). Un plus grand nombre de participant.es augmentera les chances qu’aura le projet d’être financé. Les sommes demandées doivent servir à financer des événements ou des publications scientifiques accessibles au public.

Montants :

les financements demandés pour chaque projet collaboratif ne peuvent pas excéder 2000 €.

Dates :

le formulaire ci-dessous doit être renvoyé dûment rempli à eur-artec@u-plum.fr avant le lundi 6 janvier 2020.

Chaires internationales, 2020

Dans le cadre de son programme de Chaires Internationales,  l’EUR ArTeC invite chaque année trois artistes ou universitaires étrangers de large renommée, susceptibles de susciter un intérêt transdisciplinaire.

L’invité.e recevra une rémunération totale de 4 700 euros pour un séjour d’un mois à Paris afin de couvrir ses frais de voyage et de logement.

L’équipe proposant son invitation se chargera de l’accueillir et de l’intégrer dans ses activités. ArTeC lui demandera de donner une grande conférence suivie d’un séminaire (4 heures de contact en tout), d’être à la disposition des chercheur.e.s et doctorant.e.s une demi-journée par semaine, et de participer aux événements ArTeC organisés durant son séjour.

Les invitations auront lieu en général entre novembre et avril.

Les propositions d’invitation devront comprendre le nom, l’adresse de courriel, l’affiliation, un bref CV de la personne concernée, la période envisagée pour sa venue, ainsi qu’un bref paragraphe justifiant l’intérêt du travail de cette personne pour le périmètre de recherches menées au sein d’ArTeC.

Ces propositions seront à envoyer à eur-artec@u-plum.fr avant le lundi 6 janvier 2020.

Découvertes du cinéma muet italien dans les collections du CNC, 19, 20, 21 nov.

La collection films du CNC présente un grand nombre de copies italiennes uniques, de genres cinématographiques variés. Elle est encore riche d’énigmes et de véritables curiosités qu’il conviendra d’examiner sous un jour nouveau. Les non fictions consacrées à la Première Guerre Mondiale en Italie, dont celles du célèbre réalisateur Luca Comerio, croisent des films de voyage allant de la Sicile au Pôle Nord, ou encore les longs métrages mythiques, aujourd’hui encore totalement méconnus, interprétés par la sulfureuse Italia Almirante : Femmina (Augusto Genina, 1918), L’ombra (Mario Almirante, 1923). Avec émotion, on y découvre les premières bandes italiennes, tournées entre 1897 et 1899, mettant en scène le transformiste Leopoldo Fregoli. Celui-ci ouvre la voie aux champions du burlesque cisalpin : Cretinetti (André Deed, d’origine française) et Polidor (Ferdinand Guillaume), flirtant avec un surréalisme délirant. La comédie tardive que Polidor interprète en 1921 aux côtés de l’aventurière Astrea, véritable maciste au féminin, offre un bel exemple de transformation des rôles habituellement assignés aux actrices (L’ultima fiaba / L’ultima avventura di Astrea e Polidor, 1921). Les films d’aventure avec le sensationnel Emilio Ghione (Il circolo nero, 1913) prennent place aux côtés des films prestigieux de la Film d’Arte Italiana tels que Phèdre (1910) ou Una tragedia alla corte di Milano (1912). Ce dernier met en scène l’un des plus fameux tandems d’acteurs-réalisateurs de l’histoire du cinéma italien, les divi Francesca Bertini et Gustavo Serena, dans une histoire d’adultère et de rivalité amoureuse. On trouve aussi dans cette collection des films inclassables où le théâtre occupe une place centrale, comme dans Cuor di poeta (Edoardo Bencivenga, 1913), qui raconte les vicissitudes d’une petite troupe itinérante qui tente de monter sur scène Tosca de Victorien Sardou et voit, par surprise, l’auteur venir assister à la représentation de son œuvre.

Dans le cadre du colloque international, Découvertes du cinéma muet italien dans les collections du CNC, il s’agira de réunir plusieurs chercheurs de différentes nationalités et conservateurs d’institutions patrimoniales, spécialisés dans les fonds liés au cinéma muet italien et français. Ensemble nous consulterons, analyserons et commenterons les fonds films et non-film conservés à la direction du patrimoine du CNC. L’objectif est d’opérer une redécouverte de ce cinéma, en soulignant sa richesse par une confrontation entre plusieurs champs disciplinaires avec lesquels il dialogue : peinture, sculpture, musique, théâtre, danse, photographie, littérature… Nous travaillerons sur un corpus de plusieurs films muets italiens sélectionnés en amont avec le CNC ainsi que sur soixante scénarios de production de la Film d’Arte Italiana conservés à la Bibliothèque de la direction du patrimoine et numérisés à l’occasion de ce colloque. Les échanges seront animés par une véritable volonté de décloisonnement et mettront l’accent tant sur des problématiques historiques et esthétiques que sur des questions de conservation, de méthodologie de la recherche, et d’archéologie des médias, offrant un renouvellement sur l’ensemble de la période étudiée. Ce travail collaboratif, aux croisements de plusieurs approches, à partir de films et documents encore très peu connus, voir pour certains inédits, permettra de mettre en évidence la richesse et l’inventivité du cinéma muet italien, mais aussi son rayonnement international.