Rythmer le chaos, 6 juin

Rythmer le chaos : Composition, circulation et collecte des chansons et poèmes des ghettos et des camps nazis

Journée d’Études organisée par l’EHESS (CRAL – « Centre de recherches sur les arts et le langage » et PREMEC – « Premiers modes d’écriture de la Shoah ») et le LabEx EHNE (« Écrire une Histoire nouvelle de l’Europe »)

Responsable scientifique : Élise Petit, LabEx EHNE
Comité scientifique : Judith Lyon-Caen, Malena Chinski, Aurélia Kalisky, Esteban Buch

Jeudi 6 Juin 2019 – EHESS, salle Lombard 96 bd Raspail, 75006 Paris 9h30-17h

La création artistique des Juifs persécutés pendant la Shoah et des victimes des camps de concentration et des centres de mise à mort nazis fait depuis plusieurs années l’objet de publications et d’événements réguliers qui interrogent tous, d’une manière ou d’une autre, les enjeux tant esthétiques que culturels, anthropologiques et psychologiques de processus créatifs dans des situations extrêmes. Si les arts graphiques ont donné lieu à de nombreuses publications, notamment à l’occasion d’expositions organisées par des mémoriaux et musées, la musique et la poésie ont été moins étudiées dans la sphère francophone. La parution très récente d’un ouvrage collectif consacré au Verfügbar aux Enfers de Germaine Tillion vient enrichir une bibliographie encore restreinte sur le sujet.

Déjà pendant le génocide, certains chercheurs et intellectuels juifs enfermés dans les ghettos commencèrent à collecter des poèmes et des chansons, en particulier dans le cadre des projets d’archives nés dans les ghettos de Vilnius et de Varsovie. Historiens, chercheurs en littérature, intellectuels et écrivains comprirent qu’il s’agissait là d’une manifestation singulière de la culture et de la vie juives, et qu’il fallait la documenter, notamment dans la tradition ethnographique initiée dans l’entre-deux guerres par le YIVO. Après la guerre, de véritables collectes de partitions ou de poèmes ont été entreprises très tôt par des survivants de camps ou de ghettos, principalement Shmerke Kaczerginski, survivant du ghetto de Vilnius, Aleksander Kulisiewicz, survivant du camp de Sachsenhausen et plus généralement dans le cadre des commissions historiques créées après la guerre en Europe.

L’objet de cette journée d’études est d’éclairer les stratégies de survie intellectuelle et spirituelle que révèle le vaste corpus de poèmes et de chansons produits et souvent mis en circulation dans et à travers les frontières des ghettos et des camps. Au cours de cette journée, c’est le répertoire clandestin qui sera étudié. La forme versifiée semble y avoir été privilégiée par un grand nombre de victimes : obéissant à un besoin vital de saisir l’expérience d’une réalité inouïe, la forme poétique – sous forme de poème ou de chanson – servait à ordonnancer le chaos, à la soumettre à la versification et à un rythme porteur de sens. S’intéressant aux entreprises de collecte effectuées pendant et juste après la guerre, cette journée pluridisciplinaire abordera également la question de la création artistique dans les « camps de déplacés » des années 1945 à 1949.

Elle se clôturera par une table-ronde et une présentation de l’ouvrage Chanter, rire et résister à Ravensbrück : Autour de Germaine Tillion et du Verfügbar aux Enfers, paru récemment au Seuil, en présence d’une partie de l’équipe de direction scientifique, membre du groupe de recherches « Mémoire musicale et résistance dans les camps » de l’Université de Montréal.

Programme

Matin (9h30-12h30)
9h30 Élise Petit, Aurélia Kalisky, Esteban Buch, Accueil des participants et présentation de la journée

10h Aurélia Kalisky, Zentrum für Literatur- und Kulturforschung, Berlin, « “La poésie témoigne de nousˮ. Forme, rythme et figure comme principes de survie »

10h45 Claude Mouchard, « “Si étroite la durée du jourˮ (1941) – en relisant Avrom Sutzkever » 11h30 Élise Petit, « Aleksander Kulisiewicz, troubadour et collecteur »

Après-midi (14h-17h)
14h Malena Chinski, « Corpus de chansons et outils d’analyse de Nachman Blumental dans Conférences sur la littérature yiddish sous l’occupation nazie (1966) »

14h45 Nathalie Cau, « Le répertoire en yiddish dans le théâtre des “camps de déplacésˮ, 1945- 1949 »

15h30 Présentation et discussion autour de l’ouvrage Chanter, rire et résister à Ravensbrück : Autour de Germaine Tillion et du Verfügbar aux Enfers. Avec Philippe Despoix (Montréal), Cécile Quesney, Nelly Forget, Claude Mouchard, Esteban Buch et Élise Petit.

Présentation des auteurs : Les laboratoires de l’horreur et de la mort industrielle que furent les camps nazis ont paradoxalement aussi été des lieux de création. dans des conditions extrêmes, presque toujours clandestine et souvent le fait de simples amateurs pour qui elle constituait une ultime planche de liberté – ou de résistance.

Ce fut le cas dans le camp pour femmes de Ravensbrück avec Le Verfügbar aux Enfers, pièce écrite fin 1944 par l’ethnologue Germaine Tillion (1907-2008) avec l’aide de ses compagnes résistantes déportées.

Œuvre de survie collective, cette « opérette-revue » sans partition qui détourne avec humour un répertoire varié d’airs populaires éclaire de manière exemplaire les relations complexes entre mémoire musicale, création et résistance dans les camps.

Dans sa préface, Esteban Buch écrit qu’« il revenait à une femme, Germaine Tillion, de contribuer au travail de mémoire collectif en faisant entendre aussi la musique du rire, éternellement libre, surgissant du fond sonore des enfers ».

Réformer les écoles d’art

Appel à communication/« Réformer les écoles d’art

Journée d’étude organisée par les Archives nationales et l’Université Paris 8, avec la collaboration de l’ENSBA et de l’ENSAD, dans le cadre du programme « Transformations de l’enseignement dans les écoles d’art », soutenu par l’EUR ArTeC.

Les écoles d’art traversent, en France, depuis quelques années, une crise importante. Différentes réformes y ont été mises en œuvre, qui visent notamment à accroître leur dimension professionnalisante et à y introduire des équipes et programmes de recherche, éventuellement en partenariat avec les universités. Ces réformes prolongent, réorientent et contredisent parfois d’autres réformes antérieures : elles illustrent les transformations constantes des pratiques artistiques, autant que l’évolution du regard porté par les pouvoirs publics ou les acteurs sociaux sur la création. De nouvelles pratiques apparaissent, d’autres sont délaissées ; des besoins se font sentir dans certains secteurs économiques ; une plus grande autonomie est accordée aux collectivités locales qui s’en emparent pour transformer les écoles…

À quoi sert une école d’art aujourd’hui ? Doit-elle être un lieu qui forme des artistes, des designers, des graphistes, des vidéastes, des créateurs de mode… ? Ou doit-elle au contraire être un refuge, un lieu de rencontres et d’expérimentations, un « lieu de recherche » (y compris de soi) ? Réformer l’enseignement implique-t-il d’être attentif aux évolutions de la création contemporaine ? S’agit-il de favoriser l’introduction de nouvelles pratiques ou de nouveaux médiums ? Ou bien de poser la question de ce que peut être un artiste dans la société d’aujourd’hui, du rôle qu’il peut y jouer ? Que penser de la place accordée aux enseignants dans ces réformes : doivent-ils faire évoluer leur pratique ? Peuvent-ils être acteurs des réformes ? Leur statut fait-il partie de la question de la transformation des écoles d’art ?

Cette journée d’étude souhaite aborder ces questions et d’autres qui touchent à la fonction même de l’enseignement ou des écoles d’art. Les écoles sont-elles le meilleur lieu de formation des artistes ? Doivent-elles nourrir la recherche ou le marché ? Quelle place peuvent-elles occuper au sein de la société ? Ces questions ne se limitent pas à la structuration des institutions ou aux programmes d’enseignement : il s’agit plus généralement de s’interroger sur ce que veut dire, aujourd’hui, enseigner l’art.

L’un des objectifs est d’observer les réformes, d’en faire le bilan, de les confronter à la réalité du terrain, d’en tirer des conséquences. Il s’agit de mettre à profit des enquêtes dans différentes archives, ainsi que des témoignages permettant de réunir et faire dialoguer des chercheurs, des artistes, des étudiants de différentes disciplines (arts plastiques, cinéma, design, histoire de l’art, sociologie, esthétique…), qu’ils soient ou non liés aux écoles d’art ou à l’université.

Les propositions devront nous parvenir avant le 1er  juillet 2019, sous la forme d’une problématique résumée (3 000 signes maximum, espaces compris) et d’une courte notice biographique, adressées par courriel à jerome.glicenstein@univ-paris8.fr et clothilde.roullier@culture.gouv.fr

Les propositions sélectionnées seront présentées lors d’une journée d’étude aux Archives nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine, le 20 septembre 2019.

Émergence de l’art vidéo en Europe, 19 juin

À ce jour, une histoire de l’art vidéo à l’échelle de l’Europe reste à faire. C’est la mission à laquelle le présent programme de recherche entend répondre. Un réseau international, regroupant à la fois des historiens de l’art et de l’image en mouvement, des artistes, des protagonistes de cette aventure, des dépositaires de fonds d’archives, des conservateurs et de jeunes chercheurs, s’est constitué. Il a pour objectif de collecter des données sur les artistes, les œuvres et les événements qui ont permis l’avènement de cette pratique, ou qui ont compté dans son développement sur le territoire européen, et de mettre au jour les conditions nationales spécifiques de production et de diffusion permettant d’expliquer la variété des productions comme la disparité des périodes d’émergences (1960-1980).

Mercredi 19 juin 2019
BnF, site François Mitterand, salle 70

10h00
Introduction et présentation du programme « Émergence »
François Bovier, Alain Carou et Grégoire Quenault (Coordinateurs)

10h15
L’historiographie de l’art vidéo en Grèce, un défi entre les mains des artistes, Manthos Santorineos (Artiste – théoricien nouveau media, Professeur à l’École des Beaux-Arts d’Athènes)

11h00
Pause

11h15
Archive ontology – connecting the dots
Per Platou (Directeur, Norwegian Video Art Archive)

12h00
The Beginnings of Video Art in Bulgaria,Iliyana Nedkova (Directrice artistique pour l’art contemporain, Horsecross Arts)

12h45
Pause déjeuner

14h30
REC: Tracking the Emergence of Artist Video in Belgium
Sofie Ruysseveldt (Responsable de collection) et Dagmar Dirkx (Assistante de collection/production, ARGOS vzw Centre for Art and Media)

15h30
Swedish Video Art – the early years
Teresa Wennberg (Artiste vidéaste)

16h15
Table-ronde / Discussions

Ce cinquième séminaire de recherche « Émergence de l’art vidéo en Europe : historiographie, théorie, sources et archives (1960-1980) » du LabEx Arts-H2H réunit les chercheurs du projet et des spécialistes internationaux, en vue d’étudier les premiers temps de l’art vidéo en Grèce, en Norvège, en Bulgarie, en Belgique et en Suède.

Coordinateurs du programme « Émergence de l’art vidéo » : François Bovier (École cantonale d’art de Lausanne / Maître d’enseignement et de recherche, Université de Lausanne) Alain Carou (Conservateur, Département de l’audiovisuel, Service Image, Bibliothèque nationale de France) Grégoire Quenault (Maître de conférences, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis)

Assistés de : Ségolène Liautaud (Ingénieure d’études, ArTeC) et Victor Tsaconas (Stagiaire, ArTeC)

Contact : emergenceartvideo.6080@gmail.com

Crédits iconographiques : Teresa Wennberg, Swimmer, 1978, vidéo, 20′, production Centre Georges Pompidou, Paris, collection Centre Georges Pompidou, Paris et Sädtishes Kunstmuseum, Bonn

Informations pratiques : Les communications le mercredi 19 juin auront lieu dans la salle 70, Bibliothèque nationale de France, Quai François Mauriac, 75706 Paris.
Elles sont libres et ouvertes au public sans réservation, dans la limite des places disponibles.

Pouvoir d’agir citoyen et écologie de l’attention, 17 juin

Le groupe de travail PA&EA est initié par l’association Saisir et soutenu par l’École Universitaire de Recherche ArTeC.

Ses activités sont fondées sur le constat suivant : notre pouvoir d’agir en tant que citoyens est largement conditionné par notre capacité à disposer librement de notre attention individuellement et collectivement.

Le groupe de travail organise un cycle de 4 ateliers prospectifs pour imaginer les modalités concrète d’une écologie de l’attention appliquée à un champ d’action (à titre indicatifs : l’information, la ville, le travail, l’école). Le premier atelier portera sur le champ de l’information (du point de vue du consommateur comme du producteur) et visera à répondre à la question suivante : « Demain, à quoi ressemblerait une information respectueuse de notre attention et de notre pouvoir d’agir citoyen ? »

Modalités pratiques :

Lieu : Superpublic, 4 rue de la Vacquerie – 75011

lundi 17 juin 2019

9h – 13h déjeuner en option pour celles et ceux qui souhaiteraient continuer à échanger

Contact : juliette.rohde@saisir.org 

Festival de la BnF, 24-26 mai 2019

Pour la troisième année consécutive, la Bibliothèque parlante investit le site François-Mitterrand. À l’occasion de son festival annuel, les 25 et 26 mai 2019, la BnF ouvre grand ses portes pour un week-end de lectures, performances et spectacles.
Le week-end sera inauguré, le vendredi 24 mai, par une soirée littéraire consacrée à Notre-Dame de Paris.

FAIRE PARLER LA BIBLIOTHÈQUE

Souvent associée à une ambiance feutrée et silencieuse, la Bibliothèque est pourtant habitée par les voix des œuvres qu’elle abrite. « Faire parler » la Bibliothèque, c’est laisser, le temps d’un week-end, le murmure immémorial qui hante les lieux devenir clameur. Pendant deux jours, La Bibliothèque parlante propose un parcours dans les collections de la BnF et dans ses espaces, pour écouter des paroles ancrées dans le présent ou venues du passé, mais toujours vivantes et vibrantes.
Des comédiens – Sandrine Bonnaire, Julie Depardieu, Denis Lavant, Denis Podalydès – ou des auteurs – Adonis, Anna Gavalda, Marie-Hélène Lafon – incarnent les voix des écrivains. En écho à l’exposition Manuscrits de l’extrême, les textes donnés en lecture rendent compte d’une expérience de l’extrême – prison, passion, péril ou possession. Des mots pour saisir l’existence dans ce qu’elle a de plus fou, comme fou peut être l’amour : c’est la promesse du festival de la BnF, pensé aussi comme une déambulation à travers les espaces du site François-Mitterrand. Une promenade à la rencontre de la lecture et de la création.

Programme complet

Offre de stage, BnF

Contexte

Au sein de la direction des collections de la BnF, le département de l’Audiovisuel a pour mission de collecter, signaler, conserver, valoriser et mettre à disposition du public les documents sonores, vidéo et multimédias entrés par dépôt légal, acquisitions, dons et dépôts volontaires.

Le service Multimédia du département de l’Audiovisuel gère environ 150 000 documents électroniques, en pleine révolution à l’ère du numérique. Son équipe de 21 personnes, répartis en trois sections (entrées, documents électroniques, soutien technique) s’attache à faire connaître ces collections patrimoniales atypiques et uniques en France. Il fait vivre une collection de documents électroniques diversifiée, de la cassette logicielle aux fichiers exécutables, du ludo-éducatif aux dispositifs numériques de médiation culturelle. Cet ensemble remonte à l’extension du dépôt légal aux multimédias, logiciels et bases de données en 1992, et s’enrichit rétrospectivement par acquisitions (jeux vidéo anciens et étrangers) et dons (art numérique…).


Portée par la ComUE Université Paris Lumières, l’École Universitaire de Recherche (EUR) ArTeC a pour fonction de promouvoir et d’articuler des projets de recherche et des dispositifs de formation relatifs aux domaines des arts, des technologies, du numérique, des médiations humaines et de la création.


De son côté, la Bibliothèque nationale de France s’est engagée dans une démarche pluriannuelle de développement de ses collections d’art numérique et de valorisation de son expertise dans la conservation et la communication des objets numériques complexes et innovants. Dans la perspective, entre autres, d’enrichir la médiation autour de ces oeuvres. Ainsi, la BnF avec le service multimédia du département audiovisuel de la direction des collections a été retenu pour un projet de dispositif de médiation de l’art numérique « Machines à lire les arts numériques : interface et médiation ». Ce projet de recherche consiste à réaliser une interface en s’appuyant sur le modèle théorique élaboré au cours de la recherche « Art numérique et postérité » en collaboration avec le Labex Arts-H2H de 2015 à 2017, afin de rendre consultable un corpus d’oeuvres d’art numérique à la Bibliothèque nationale de France en 2021.

Les principaux objectifs du projet sont :

  • mener une recherche théorique permettant de réaliser l’analyse fonctionnelle et technique des outils informatiques
  • étudier la faisabilité de construire une machine virtuelle
  • tester et développer le modèle de description élaboré à partir d’un point de vue pour générer une interface
  • poursuivre la recherche théorique en relation avec les Machines à lire
  • intégrer une ontologie du domaine de la poésie numérique programmée
  • réunir un corpus d’oeuvres
  • élaborer des dispositifs de médiation
  • confronter les outils de mise à disposition à un public UX (expérience utilisateur) à partir d’une étude de cas

Le coeur de la recherche porte sur le développement d’une interface rendant ces documents consultables.
Ce stage s’inscrit pleinement dans ce projet

Description des missions du stage : « Etat des lieux et prospective des dispositifs de consultation de l’art numérique »


A partir d’un corpus d’oeuvres d’art numérique choisi, l’objectif de ce stage est de produire un état de l’art formalisé des dispositifs de machines à lire l’art numérique pouvant répondre aux 3 lieux d’exposition possibles à la BnF:

  1. Espace restreint (place assise) : un simple écran + souris (ex de lieu : salle ovale)
  2. Espace étendu (station debout possible avec une zone de mouvement de l’ordre de 2 à 3 m² : écran tactile ou non + caméra + souris ou pavé tactile ou autre (ex de lieu : musée richelieu ou salle A)
  3. Espace adapté : dispositif réputé optimal pour la consultation des oeuvres (ex de lieu salle P)

Pour ce faire, il devra :

  • Etablir un état des lieux des dispositifs existants de lecture de l’art numérique ;
  • A partir des fiches techniques des oeuvres (dépendances matérielles et logicielles), tester leur rejouabilité dans les différents contextes de consultation sur des dispositifs existants issus de l’état des lieux ;
  • En s’appuyant sur les résultats de ces test, proposer des dispositifs de consultation innovants
  • Prototyper un moyen de présentation des oeuvres mise en consultation (Interface graphique, CMS ou autre) ;
  • Restituer ces travaux dans le cadre des instances de l’Eur-ArTeC.

Ce stage se fera en étroite relation avec le laboratoire InReV de l’université Paris 8.
Profil du stagiaire
Etudiant.e en master humanités numériques ou technologies numériques appliquées à l’histoire.
Durée et rémunération
4 mois, gratifié au minimum légal.

Évaluation générale.Effets de l’évaluation #2, 13 mai

Lundi 13 mai, 9h30-18h

Université Paris 8, Salle des thèses, Espace Deleuze (1er étage Bât. A ) 

Deuxième journée d’études autour du projet « Évaluation générale. L’Agence de notation comme dispositif artistique », où nous réfléchirons aux « Effets de l’évaluation », à partir de 3 axes :
– les effets de la production de l’évaluation (pathologie ou érotique de la notation)
– les effets de la réception de l’évaluation (souffrance, toxicité, émulation)
– les effets du fonctionnement de l’évaluation (modalités de circulation de la note ou des préconisations, performativité de l’évaluation)

Le projet de recherche « Évaluation générale : l’Agence de Notation comme dispositif artistique » réunit un groupe d’artistes, éditeurs, théoriciens des arts, critiques littéraires, philosophes, sociologues, politologues et gestionnaires, en vue d’explorer et de comprendre les problèmes publics spécifiques que soulève la généralisation de l’évaluation. Il se constitue autour de l’Agence de Notation, dispositif artistique et d’enquête appelé à intervenir en situations institutionnelles réelles afin de désinvisibiliser non seulement ce qu’est l’activité d’évaluation-notation mais aussi ses effets concrets immédiats.

PROGRAMME

Matinée

9h30-9h45 :  Accueil des participants
9h45-10h : « Projet » Évaluation générale » : point sur les activités et prochains événements,Nancy Murzilli, Bérengère Voisin (Université Paris 8 et LHE), Christophe Hanna (Ed. Questions Théoriques, LHE)
10h-10h30 : Le SWOT d’ Évaluation générale. L’Agence de Notation comme dispositif artistique #1 »Magali Nachtergael (Littérature et arts contemporains, Université Paris 13, Pléiade)
10h30-11h30 : « Agences de notation : problématiques juridiques »Akram El Mejri (Droit, Université Paris 8, CRDPDS) 
11h30-12h30 : « Statactivisme »Emmanuel Didier (Sociologie, CNRS, Centre Maurice Halbwachs)

Après-midi

14h-15h : « Agent double : du recours au récit dans l’administration de l’anticipation »Frédéric Claisse (Sciences politiques et sociales, IWEPS)
15h-16h : « « J’ai fait fermer U Express ». Réinjecter de l’évaluation dans la manutention ordinaire »Natacha Guiller (Poésie et arts plastiques)
16h-17h :« Testeur : écrire ce que valent les marchandises d’Amazon »Christophe Hanna (Poésie et théorie littéraire, Ed. Questions théoriques, LHE)

17h-18h :Discussion prospective sur les lignes directrices de la suite du projet « Évaluation générale »

Contact : Nancy Murzilli (nancy.murzilli@univ-paris8.fr)
Site : evalge.hypotheses.org

Transformations de l’enseignement de l’art, 17 mai

Workshop consacré au futur de l’enseignement de l’art, 17 mai 2019, 14h-17h

ENSBA, 14 rue Bonaparte, Paris 6e, amphithéâtre des loges

Workshop organisé par les Archives nationales et le laboratoire « Arts des images et art contemporain » de l’Université Paris-8, avec la collaboration de l’ENSBA et de l’ENSAD, dans le cadre du programme « Transformations de l’enseignement de l’art », soutenu par l’EUR Artec. Ce programme de recherche entend poser le problème de l’évolution de l’enseignement de l’art depuis qu’il a été institué en France, tout en mettant en œuvre une instance de réflexion sur ses évolutions futures. Il met à profit les recherches d’enseignants, de chercheurs, étudiants et doctorants, ainsi que les ressources des Archives nationales et d’institutions d’enseignement.

14h Ouverture par Jérôme Glicenstein (Université Paris-8), Clothilde Roullier (Archives nationales) et Claire Garcia (ENSBA)

14h15 Sophie Orlando (Villa Arson) : « Pratiques participatives et pédagogies critiques »

14h45 Marie Preston (Université Paris-8) : « D’une pratique artistique coopérative à la pédagogie institutionnelle ? »

15h15 Vincent Dieutre (cinéaste et enseignant) : « Le cinéma considéré comme un des beaux-arts »

15h45 Jean-Noël Lafargue (Esadhar /Université Paris-8), en dialogue avec Jérôme Glicenstein (Paris-8) : « Où va l’enseignement en art ? »

16h15 Discussion générale

Exposition, Pratiques de la distraction à LiveInYourHead, 3 mai

Exposition 3 au 5 mai
Vernissage 3 mai à 18h

LiveInYourHead
Espace d’exposition | Cinéma Salle Robert Kramer
Bâtiment Général-Dufour
5 Rue de Hesse
1204 Genève

Une proposition de Christophe Kihm, Paul Sztulman, Dork Zabunyan et les étudiants du work.master 
Avec Michelangelo Antonioni, Zoe Beloff, Andrea Cera, The Fantom Man, Harun Farocki, Chloé Galibert-Laîné, Watch Dogs 2, Joanna Grudzinska, Elem Klimov, Kevin B. Lee, Max Neuhaus, Peter Snowdon.

Notion souvent dévalorisée, la distraction renvoie autant à certaines modalités de l’attention (flottante, périphérique, mobile, changeante…) qu’aux productions esthétiques associées à la culture de masse. En relation avec les séminaires de recherche qui ont présidé à son élaboration, cette exposition souhaite mettre en perspective la double acception recouverte par cette notion pour proposer aux visiteurs une expérience d’attention distraite à partir des œuvres et documents qu’elle réunit.  

Une collaboration Université de Paris 8EnsAD, HEAD – Genève (Labex Arts H2H « Politiques de la distraction »). 

Pour plus d’informations : Site HEAD

Site du projet, politiques de la distraction

Présentation master, 6 et 7 mai


En septembre 2019, l’EUR ArTeC lancera sa première promotion du master ArTeC. Les inscriptions sont ouvertes depuis le 8 avril et jusqu’au 23 mai 2019.
Inscription : http://eur-artec.fr/master/

Afin de présenter les enseignements et l’organisation de cette nouvelle formation,  une réunion de présentation du master ArTeC sera proposée sur les deux campus aux dates suivantes :
=> Université Paris 8,  lundi 6 mai de 10h à 12h, Bibliothèque Universitaire, salle de la recherche, 
=>Université Paris Nanterre, mardi 7 mai de 10h à 12h, bâtiment L Paul Ricoeur, salle des conseils.