Les rencontres ArTeC, 5 et 6 nov.

Centre des arts, Enghien-les-Bains

Les rencontres ArTeC proposent deux journées de conférences, d’expositions et de performances artistiques, l’occasion de découvrir des projets dans le domaine des arts, technologies, numérique, création et médiations.

Ce rendez-vous réunit des étudiant.es, enseignant.es, chercheur.es, artistes et curieux.ses. tou.t.es invité.e.s à imaginer de nouvelles collaborations au-delà des disciplines.

Lieu pluridisciplinaire, à la croisée des arts numériques et des sciences, le Centre des arts d’Enghien-les-Bains accueille la première édition des Rencontres ArTeC. 

Mardi 5 novembre Matin, auditorium

9h30 Café accueil

9h45-10h Présentation

Dominique Roland (directeur du Centre des arts)  Yves Citton et Anne Sedes (direction ArTeC)

 10h-10h30 : Transformation de l’enseignement en art

Clothilde Roullier (Archives nationales) et Jérôme Glicenstein (Université Paris 8)

Ce projet de recherche explore les évolutions de l’enseignement de l’art depuis qu’il a été institué en France, tout en mettant en œuvre une instance de réflexion sur ses évolutions futures et en le comparant avec d’autres systèmes à l’étranger. Mettant à profit les travaux d’enseignants, de chercheurs et d’étudiants, il mobilise également des ressources archivistiques institutionnelles. Cette conférence est l’occasion pour les porteurs du projet de dresser un bilan de leur travail et de s’interroger sur ses évolutions possibles.

10h30 – 12h : Bienvenue à Erewhon

Pierre Cassou-Noguès (Université Paris 8), Stéphane Degoutin (artiste, écrivain, chercheur),  Gwenola Wagon (Université Paris 8)

Bienvenue à Erewhon est une adaptation du roman visionnaire de Samuel Butler, Erewhon, publié en 1872. Il dresse le portrait d’une ville située dans un présent parallèle. Cent cinquante ans après, Erewhon a beaucoup changé. L’automatisation a été poussée jusqu’à ses limites extrêmes. Les habitants sont débarrassés des fonctions pénibles et s’adonnent à des occupations ludiques. Ils ont sélectionné les machines, pour ne conserver près d’eux que celles qui leur procurent un certain bien être.

12h15 – 13h00 : La fluidité du photographique : dialectique entre diversité des formes et multiplicité des usages

Anne Bationo (Université Paris 8), Raphaële Bertho (Université de Tours) et Arno Gisinger (Université Paris 8)  présenteront les premiers résultats de leur projet  de recherche-action et du séminaire intensif ArTeC qui croisent de manière novatrice les usages contemporains de la photographie, ses statuts et rôles dans les champs de l’art contemporain, de l’ergonomie et de l’éducation populaire.

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Après-midi, auditorium et studio 19

14h-15h : Dream Films – The Amateur Coney Island Psychoanalitic Society

Paul Sztulman (ENSAD) et Dork Zabunyan ( Université Paris 8)  

Quelle était cette Société psychanalytique amateur basée dans les parcs d’attraction de Coney Island de 1926 à 1972 et dont l’artiste Zoe Beloff a exhumé les traces et les oeuvres ? Paul Sztulman et Dork Zabunyan projetteront et analyseront certains des films que les membres de cette communauté ont réalisés pour tenter de figurer leurs rêves et, par extension, les théories de Freud.

15h15-16h15 : Temps profonds du cinéma expérimental

Grégoire Quenault (Université Paris 8), Dominique Willoughby (Université Paris 8)

Confrontations et interférences expérimentales des procédés argentique et numérique de projection cinématographique, à partir de leurs constituants perceptifs et technologiques de base : intermittence, grain, clignotement, ombres et lumière, écran, rubans filmiques, fichiers numériques. Une exploration artistique des mouvements structurels et qualités visuelles de deux dispositifs en interaction.

16h15-16h45 pause café

17h-18h15 : Ce dont nous sommes faits

Dominique Malaquais (CNRS), Julie Peghini (Université Paris 8) , et Elise Villatte (scénographe plasticienne).

Le film retrace six performances qui ont eu lieu aux Récréâtrales, espace panafricain d’écriture, de création, de recherche et de diffusion théâtrale au Burkina Faso.

18h30-19h30 : Pas peur de mourir

 Androa Mindre  Kolo (artiste)

Mon corps rend hommage aux milliers de personnes qui ont dû quitter leur pays et leur famille pour aller chercher la vie, la paix, le travail, la sécurité. Certains d’entre eux ont perdu la vie au cours de leur voyage.

« Quelqu’un qui part et envisage l’éventualité d’un échec, celui-là peut trouver le péril absurde et donc l’éviter. Mais celui qui part pour la survie, qui considère que la vie qu’il a à perdre ne vaut rien, celui-là, sa force est inouïe parce qu’il n’a pas peur de la mort. »Fatou Diome

Cette performance traduit certains moments de ce voyage, véritable calvaire entre la vie et la mort, la douleur et l’espoir.

19h30 Cocktail

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Mercredi 6 novembre,Studio danse

9h45 Accueil café

10h-11h : Research Presence, Haptic Creativity and Virtual Togetherness

Joe Dumit (invité dans le cadre, chaire internationale ArTeC)

Conférence en anglais

Qu’est-ce qui rend les données, les objets et les personnes présents dans un environnement virtuel ? S’appuyant sur des recherches anthropologiques menées sur le terrain avec des scientifiques travaillant sur la réalité virtuelle et des collaborations avec des improvisateurs et des programmeurs du CNRS, d’Aarhus U et d’UC Davis, cette présentation examine les moyens de partager la présence, de travailler et de jouer ensemble. Les jeux de théâtre, les partitions d’improvisation et la formation à la recherche sont considérés comme des contributions pour leur engagement pratique avec des objets virtuels. Les théories culturelles, psychologiques, chorégraphiques et dramaturgiques sont utilisées pour aider à identifier les caractéristiques de collaborations interdisciplinaires réussies.

11h15 -11h45 : On dirait que kékchose se passe …

Fardin Mortazavi (artiste, doctorant université Paris 8)

« Ce n’est pas un moulin, mon fils … Qu’est-ce que c’est, alors? … Un géant. … Un géant? » Javier Tomeo

Il mange à ma table, choisit et suggère mes achats, mesure mon pouls, mémorise et fait évoluer mon travail tout en m’évaluant, me transporte partout, trouve et retrouve mes amis, satisfait certains de mes désirs et en suscite des nouveaux. Il s’invite dans mon lit et vibre pour me signifier que je rêve.

CyberOmbre, un théâtre d’ombres où est représenté notre vie, oscillant entre une réalité physique (lente, matérielle, bruyante, incertaine et complexe) et une réalité numérique (rapide, immatérielle, silencieuse, « sûre » et synthétique).

12h-12h30 : « Une photographie parle de choses qui n’existeraient pas sans elle » (Henry Wessel) 

Nathalie Cau (post-doctorante ArTeC)

Comment lier indissociablement une image à son fond dans le contexte numérique ?  Il s’agira de s’interroger sur la nature de ce que nous regardons lorsque nous observons des archives photographiques numérisées et de s’interroger sur les problèmes posés par le web comme médium d’exposition et de conservation, à travers l’exemple des images de Pourim en 1946 dans le camp de Landsberg am Lech.

12h30-13h : Now and Elsewhere

 Laurent Di Biase (doctorant Université Paris 8)

Maintenant et Ailleurs est une performance sonore collaborative géo-distribuée conçue en lien avec le développement technologique d’une application Web, Earthloop, à l’état de prototype. Ce travail s’inscrit au sein du projet de recherche et création, intitulé PIMSE – Plateforme d’Interaction Musique, Son et Environnement et explore les interactions entre des espaces distants grâce au médium du son.

Après-midi, studio danse

14h-15h : Articulations

Asaf Bachrach (ArTeC, CNRS)

Nassim Baddadg(danseur)

Articulations est un projet interdisciplinaire réunissant des concepteurs de la réalité virtuelle, des neuro-scientifiques, des danseurs, des anthropologues et des spécialistes en interaction homme-machine. L’objectif est d’explorer le potentiel de cette installation à des fins artistiques, scientifiques et cliniques. Pendant les Rencontres Artec, le projet Articulations est en résidence avec le danseur Nassim Baddadg afin de développer une forme spectaculaire basée sur l’installation Articulations et la danse Hip Hop.

15h15- 15h45 : La vie sociologique de pièces d’art

Anahi Alviso-Marino (post-doctorante ArTeC) présente son projet de recherche, son travail de terrain et des extraits de film. Dans cette presentation, les images de recherche deviennent progressivement des dispositifs d’exploration des conditions de production de l’art. Entre pièces audiovisuelles et moyens de diffusion et de publication de connaissances sociologiques, les extraits de films interrogent les liens entre la création et l’activité de recherche.

16h-17h : Les gestes de la recherche sur la scène contemporaine

 Chloé Déchery (Université Paris 8)

 Marion Boudier (Université Picardie Jules Verne) 

Entremêlées à la présentation que proposera Chloé Déchery du séminaire (enjeux, bilan, perspectives), des étudiant.es qui auront suivi le séminaire l’année dernière proposeront une restitution de leur travail de recherche performatif conduit au cours de l’année dernière.

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En continu, Hall

Double crossing

Peu après la « libération » de Phnom Penh et la fuite des Khmers rouges, les cinéastes est-allemands Walter Heynowski et Gerhard Scheumann ont parcouru la ville sans rencontrer âme qui vive. Sidérés par ce lieu fantôme, ils improvisent depuis un véhicule lancé à pleine vitesse un long travelling à travers les rues. En 2017, le projet « Mémoire et paysage » produit le remake de cette séquence et crée une installation vidéo qui montre simultanément sur deux écrans deux visions du même itinéraire dans Phnom Penh.

Réels et virtuels 1958-2019

Cette exposition du Centre des Arts d’Enghien-les-Bains rend hommage à l’œuvre de Julio Le Parc, artiste précurseur de l’art cinétique et figure influente de la création contemporaine.

Sliders horizon

Sliders horizon s’inspire du livre de Kepler, le Mysterium Cosmographicum de 1596, dans lequel le célèbre astronome donne un modèle de la construction du cosmos. L’installation vidéo propose une relecture de cette modélisation de l’univers. Sur le mur sont visibles des « planètes » en mouvement que le spectateur est amené à explorer, à mesure qu’il les traverse. Jean-Marie Dallet (université Paris 8) Présentations des publications ArTeC (grandes et petites collections aux presses du réel, epub des étudiant.e.s)

Tailleurs d’images

Raphaële Bertho et Arno Gisinger présenteront deux réflexions photographiques sur la posture spectatorielle en interrogeant la place de l’oeuvre. Inversant les places, les regards des Betrachterbilder (1998) d’Arno Gisinger traversent le cadre et nous mettent à la place de l’oeuvre. C’est encore le regard, mais aussi le corps qui sont à l’oeuvre dans la proposition de Raphaële Bertho (2005) en se substituant au travail dévolu à l’artiste.  

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Mercredi 6 novembre

 12h, 14h, 16h

studio 19

VRAS VR auditory space

Christine Webster (Université Paris 8), Eliott Paris (Université Paris 8)
David Fierro (doctorant Université Paris 8), Sofia Kourkoulakou (EnsadLab Spatial Media)

L’équipe du VRAS présentera au public le prototype de son environnement de spatialisation sonore 3D pour l’immersion en réalité virtuelle. Ils présenteront la bibliothèque logicielle HOA Unity, l’interface VRAS, des exemples de spatialisation et une manipulation de sons dans l’espace virtuel.

Informations pratiques

Centre des arts d’Enghien-les Bains

12-16 rue de la Libération

95880 Enghien-les-bains

Accès

Depuis la Gare du Nord, ligne H direction Pontoise ou Valmondois (15 min)
Situé à 2 min de la gare, prendre la sortie rue de l’arrivée

Agence de notation, 11-15 sept.

« Tous évalués ! », c’est à cette injonction, qui nous vise (presque) tous aujourd’hui, que se propose de répondre Agence de notation, invitée quotidienne d’Extra! Cette agence de notation alternative conçue par l’écrivain Christophe Hanna, se déploie dans le projet de recherche-création « Évaluation générale » dirigé par l’universitaire Nancy Murzilli. Son action consiste à investir des espaces protégés de l’évaluation où n’existe encore aucune forme d’expertise instituée, et de les soumettre à une évaluation d’un autre genre, de façon spectaculaire, sous la forme de performances en public, avec des évaluateurs libres de toute influence et jouant cartes sur table. Ici, au Centre Pompidou, entre autres : le bureau du Président, le vernissage VIP de l’exposition « Bacon en toutes lettres » ou encore l’idée de « littérature vivante », sous-titre du festival Extra!

Les jurys d’Agence de notation sont constitués de volontaires. Pour participer à l’un de ces jurys, il suffit de contacter l’Agence à l’adresse suivante : evaluationgenerale@gmail.com

Le projet de recherche-création Évaluation générale : l’Agence de Notation comme dispositif artistique (evalge.hypotheses.org), soutenu par l’EUR ArTeC, réunit un groupe d’une vingtaine d’artistes, éditeurs, théoriciens des arts, critiques littéraires, philosophes, sociologues, juristes, politologues et spécialistes en sciences de gestion, en vue d’explorer et de comprendre les problèmes publics spécifiques que soulève l’emballement du phénomène de l’évaluation dans nos sociétés néolibérales hyperconnectées.

Informations pratiques

Festival EXTRA, Le festival de la littérature vivante

11 – 15 septembre 2019, à 11h00 (10h00)
Forum -1, Petite salle – Centre Pompidou, Paris
Entrée libre

La fluidité du photographique : dialectique entre diversité des formes et multiplicité des usages, 16-19 sept.

Ce séminaire est lié au projet de recherche « Tailleurs d’images : nouvelles voies d’expériences artistiques, quels espaces, quelles pratiques pour quels territoires » financé par la MSH Paris Nord et l’EUR ArTec.

Il associe le laboratoire InTRu de l’Université de Tours, les laboratoires EPHA (Esthétique, Pratique et Histoire des Arts – Laboratoire Arts des images et art contemporain) et Paragraphe de l’Université Paris 8, en partenariat avec le 6b, Fabrique d’art et de culture (Saint-Denis), le Jeu de Paume (Paris) et la Maison Robert Doisneau (Gentilly).

Dates :

Séminaire intensif : du 16 au 19 septembre 

Expo-action : du 3 au 19 octobre

Lieux : Paris

Image : Les Regardeurs de Raphaele

Présentation du programme de recherche « Tailleurs d’images »

Le projet de recherche–action « Tailleurs d’images : nouvelles voies d’expériences artistiques, quels espaces, quelles pratiques pour quels territoires » est un projet transdisciplinaire arts-sciences humaines et sociales porté par un collectif d’artistes, chercheurs et professionnels du monde de l’art.

Il s’agit d’interroger le rôle social et politique de la création à travers la rencontre entre des habitants d’un territoire, des associations, des institutions artistiques et culturelles par l’entremise de démarches artistiques. De par son ancrage conceptuel dans les domaines de l’art, de l’ergonomie et de l’éducation populaire, cette recherche-action adopte une position originale dans le paysage des recherches dans le champ de la médiation culturelle : elle s’attachera à documenter l’activité réelle du maillage d’acteurs ainsi qu’à identifier les déterminants favorables et défavorables à la mise en espace, à la mise en activité ainsi qu’à la mise en résonance des différentes formes d’expériences artistiques.

Le projet poursuit une triple finalité : d’une part, la conception participative d’une exposition-action « Tailleurs d’images » au 6b et à la MSH Paris Nord (2019) qui se prolongera par l’organisation d’un colloque scientifique international (2020) à la MSH Paris Nord.

Présentation du séminaire « La fluidité du photographique : dialectique entre diversité des formes et multiplicité des usages »

Partant des problématiques travaillées au sein du projet de recherche-action, le séminaire intensif de formation questionnera la fluidité des usages contemporains de la photographie, ses statuts et rôles dans les champs de l’art contemporain, de l’ergonomie et de l’éducation populaire. Notre projet de recherche-action et le séminaire intensif qui y est adossé permettront de croiser de manière novatrice les expertises développées autour du support photographique dans des champs connexes — mais pourtant aujourd’hui encore autonomes — alors même que le développement actuel des « études visuelles » rend nécessaire, voir impératif, le croisement de ces approches.

Nous y considérerons le médium photographique dans ses fonctions d’outil de transformation du réel en distinguant plusieurs modalités : celles de l’oeuvre, de l’administration de la preuve ainsi que celle de l’instrument de travail social. Le séminaire intensif permettra de former les étudiant.e.s aux subtilités que requièrent chacune de ces modalités et aux postures professionnelles correspondantes, afin de rendre sensible ce qui reste souvent aujourd’hui non formulé, soit le déplacement des enjeux de l’image elle-même. L’enjeu de la formation sera de clarifier les distinctions et / ou les recouvrements possibles entre ces pratiques et de développer une analyse critique des modalités de circulation des images fixes.

  • La photographie, du point de vue de la pratique artistique :

Si le statut artistique de la photographie est aujourd’hui bien établi, l’appartenance du médium au champ de création a fait l’objet d’un débat séculaire. De cette histoire complexe reste une pratique artistique qui questionne en permanence son statut (Baqué 2004), jouant de la pluralité des usages des images fixes dans la société moderne et notamment de son rapport ambigu au réel représenté (Gisinger 2018, Gisinger & Didi-Huberman 2017). Adoubée des qualités d’une objectivité supposée (Daston & Galison 2010), elle témoigne pourtant d’un potentiel fictionnel qui permet d’en faire un puissant outil de transformation social (Criqui 2012, Dubois 2016). Il s’agit alors de dépasser la supposée dichotomie entre art et document pour questionner le médium et ses récits, entre l’attestation du paraître et la possibilité de l’être (Bertho 2018).

  • La photographie, du point de vue de l’ergonomie :

L’ergonomie, au même titre que les autres sciences humaines et sociales, administre des « preuves » scientifiques en objectivant des données issues du terrain, recueillies le plus souvent au moyen de prise de notes ou d’enregistrements (photo, vidéo, audio) (Maresca & Meyer 2013). L’objectivation des données nécessite ainsi une « collecte » en situation réelle, de traces de l’activité et de captations (Bationo-Tillon & Rabardel 2015). Ces captations fixent la mémoire des chercheurs, sont le support de leurs analyses et constituent des préalables à d’autres méthodes de recueil par entretien. Enfin, ces « traces » du terrain jouent le rôle de supports de communication et de diffusion des connaissances.

Dans les recherches-actions comme dans les interventions, donner à voir des images du réel sous ses multiples formes constitue un enjeu déterminant. Représenter, illustrer et communiquer sur l’activité est une pratique essentielle des ergonomes (Bationo-Tillon 2017). Dans ce contexte, la photographie est mobilisée tour à tour comme outil de recueil et de transcription du réel au cours de l’enquête, comme outil d’immersion d’une diversité d’acteurs au sein des groupes de travail et / ou de groupes de conception et enfin comme moyen de mise en circulation des résultats de recherches.

  • La photographie, du point de vue de l’éducation populaire :

Se revendiquant de l’éducation non formelle, l’éducation populaire vise le développement de la puissance d’agir et la transformation sociale en se fondant sur une praxis qui engage, entre autres, l’acte artistique (Maurel 2001). L’éducation populaire est une forme d’apprentissage dans laquelle l’individu est sujet, singularité agissante. Loin d’être l’instrument d’une paix sociale, elle a pour objectif de renouveler le partage du sensible (Rancière 2000) en se fondant notamment sur l’expérimentation et une pratique ancrée dans des temporalités et territoires spécifiques (Bertho 2014). Dans ce cadre, la photographie est convoquée comme outil de travail social, en opérant un double déplacement de son usage comme de son statut : la pratique ordinaire de la photographie se voit attribué un rôle spécifique d’émancipation quand l’oeuvre n’est plus une finalité mais un moyen de cette même émancipation.

Déroulé de la formation

  • Enseignants

Anne Bationo-Tillon, PAST HDR en ergonomie, Université Paris 8

Raphaële Bertho, maîtresse de conférences en Arts, Université de Tours

Arno Gisinger, artiste photographe et maître de conférence en Arts, Université Paris 8

  • Séminaire intensif : 16 au 19 septembre 2019

La formation se tiendra en premier lieu sous la forme d’un séminaire intensif en du 16 au 19 septembre 2019. Ce dernier permettra, à travers l’intervention de plusieurs expert.e.s et professionnel.le.s, d’identifier les différents statuts et usages de la photographie comme outil de transformation du réel. Chaque journée articulera la visite d’une exposition, la rencontre avec les artistes, avec des professionnel.le.s de la médiation et des chercheurs.

À l’issu de cette première session de séminaire, les étudiant.e.s devront formuler une question de recherche et d’un projet à mettre en place lors de l’exposition-action en octobre 2019 au 6b à Saint-Denis.

Lundi 16 septembre 2019

Université Paris 8 –salle  A3-317 Bâtiment de la recherche

13 h 30 -14 h : Accueil : présentation du déroulé de la semaine (intervenant.e.s, objectifs, attendus)

14 h – 15 h 30 : Présentation théorique à trois voix sur les différentes « facettes » de la photographie et les notions liées à la rencontre avec l’œuvre : Anne Bationo (ergonomie)/Raphaële Bertho (éducation populaire)/Arno Gisinger (photographie et art)

16 h – 17 h 30 : Discussion sur trois textes théoriques

18 h : Constitution des groupes de travail (mixtes entre les disciplines / formations)

Mardi 17 septembre 2019

Université Paris 8 –salle  A3-317 Bâtiment de la recherche

9 h – 11 h : Raphaële Bertho et Arno Gisinger : introduction au travail de Marc Pataut — « les enjeux d’une exposition photographique dans un espace institutionnel »

Jeu de Paume

13 h – 18 h : Sabine Thiriot et les médiatrices du Jeu de Paume : « l’exposition en espace public, un espace de paroles et de regards »

Visite de l’exposition Marc Pataut de proche en proche et rencontre avec l’artiste

Soirée outils d’éducation populaire en action : 6b/ Introduction par Raphaële, ensuite mise en pratique/ repas commun

Mercredi 18 septembre 2019

Maison Robert Doisneau, Gentilly

9 h – 12 h : Présentation de l’institution et de « Photographie à l’école » par Michaël Houlette et Laurie Chappis Peron

travail en groupe sur les archives de photographie à l’école

Université Paris 8 –salle  A3-317 Bâtiment de la recherche

14 h – 16 h : rencontre avec les deux artistes Gilberto Guiza Rojas et Rafael Serrano impliqués dans le projet Photographie à l’école

16 h – 18 h : Bilan intermédiaire, réflexion questions de recherche

Travail en groupe pour établir un bilan des expériences et déterminer une question de recherche-action à mettre en œuvre lors de l’exposition du 6b

Mercredi soir libre

Jeudi 19 septembre 2019

Université Paris 8 –salle  A3-317 Bâtiment de la recherche

9 h – 10 h : Anne Bationo Tillon: « Quels usages de la photographie en ergonomie ? »

10 h – 12 h : Pierre Rabardel et Alain Bernardini en dialogue :  « Désactiver l’activité »

14 – 17 h : Présentation de chaque groupe de la question de recherche-action et méthodologie envisagée. Attribution de tuteur de suivi du travail de chaque groupe.

18 h : Apéritif de clôture

Appel à candidature, Directeur.trice adjoint.e de l’EUR ArTeC

L’EUR ArTeC lance un appel à candidatures pour la fonction de Directeur.trice adjoint.e, avec entrée en fonction au 1er janvier 2020 .

Pour assurer un équilibre entre les partenaires de l’EUR, le/la candidat.e devra être un.e enseignant.e-chercheur.e en poste à l’Université de Paris Nanterre, venant d’une des équipes de recherche et des Unités de recherche et Formation participant à l’EUR.

Sa mission sera d’opérer en étroite collaboration avec les actuels Directeur, Yves Citton, Directrice adjointe, Anne Sèdes, et Coordinatrice générale, Jeanne-Marie Portevin, au sein d’un comité de pilotage se réunissant régulièrement pour mettre en action les orientations décidées par le Conseil Académique et le Conseil des membres, et discutées au sein de Comité exécutif.

Les candidatures seront examinées par le Conseil Académique du 30 octobre 2019. Le Conseil des membres du mois de novembre procédera à la nomination  du Directeur adjoint ou de la de Directrice adjointe sur avis du conseil académique. La nomination se fera pour un mandat de trois ans renouvelable une fois, et sera accompagnée d’une charge pour fonction de 48 heures par année.

Les candidat.es sont invité.es à envoyer une lettre de candidature et de motivation adressée à la présidence de la ComUE Université Paris Lumières, accompagnée de leur CV , à l’adresse 140 rue du Chevaleret, 75013 Paris, et par courriel à presidence@u-plum.fr  et à Jeanne-Marie Portevin : jeanne-marie.portevin@univ-paris8.fr jusqu’au 30 septembre 2019.

Les Rencontres Edesta , 2019-2020

Séminaire animé par Paul-Louis Rinuy (AIAC) et Christa Blümlinger (ESTCA)

Proposé avec le soutien de l’EUR ArTec et du Collège des Ecoles Doctorales de l’Université de Paris 8

INHA – Institut National de l’Histoire de l’Art, 6, rue des Petits Champs, 75002 Paris.

Thème de l’année 2019-2020 : Synchronisation

Ce séminaire interdisciplinaire de l’Edesta permet aux doctorants  et       aux chercheurs de Paris 8 et plus largement de Paris Lumières de rencontrer des artistes et théoriciens, reconnus dans le monde international de l’art. L’accent est mis, pour cette première année, sur ce qu’on peut appeler les esthétiques de la simultanéité. A partir des gestes artistiques, compris dans leur archéologie et dans leur historicité, il s’agit de problématiser la question d’être contemporain. Cela conduit à examiner des dispositifs de synchronisation (par exemple, des systèmes et des appareils servant à mesurer le temps) tout en impliquant les effets de désynchronisation. On s’intéressera à des opérations de transmission ou de coordination et à la manière dont les arts répondent à l’usage contemporain des média (surveillance, pilotage). La (dé-)synchronisation peut se penser sur un plan esthétique et historique : dans des termes de fréquence, de rythme ou de mesure, ou encore selon une articulation entre passé et temps,  entre passé historique et passé traditionnel. Elle est liée au découpage du temps, à ses ouvertures et fermetures, et peut produire des ruptures qui engendrent de l’hétérochronie. On tentera enfin une articulation entre économie et écologie, en prenant  en considération les débats sur la décroissance, et en envisageant l’histoire (des techniques et des média) à partir de la notion d’entropie par exemple.

Calendrier des 6 séances :

Calendrier, lieu et horaires :

  • vendredi 25 octobre : Jean-Louis Boissier (artiste/ Université Paris 8), « Moments et temps réel », répondant : Gwenola Wagon, 9h00-12h00, en salle Peiresc  
  • jeudi 14 novembre : David Claerbout (artiste, Anvers/Berlin), « De la synchronicité subjective et technique », présentation de l’artiste, suivie d’un débat animé par Christa Blümlinger, 15h00-18h00, en salle Benjamin
  • vendredi 20 décembre : Peter Szendy (Brown University, Providence),  « Les Voiries du visible », répondant : Jean-Philippe Antoine, 11h00-14h00 heures, en salle Vasari 
  • vendredi 24 janvier : Sarkis  (artiste, Paris), présentation de l’artiste, suivie d’un débat animé par Paul-Louis Rinuy, 9h00-12h00, en salle Vasari 
  • vendredi 14 février 2020 : Erika Balsom (King’s College, London), «Wang Bing’s 15 Hours and the Chimera of Endlessness », répondant : Dork Zabunyan, 11h00-14h00, en salle Vasari
  • vendredi 13 mars 2020 : Rémy Héritier (chorégraphe, Paris), présentation de l’artiste, suivie d’un débat animé par Isabelle Launay et Mathieu Bouvier, 11h00-13h00, en salle Vasari

NB :  Les jours, horaires et salles varient légèrement au fil de ce cycle de conférences.

La médiation transartistique au musée par la recherche-création, 27 et 28 nov.

Co-organisation : EA1573/Université Paris 8, EUR ArTeC, MNAAG, BnF Département des arts du spectacle

Ce colloque international propose de restituer des expérimentations muséales focalisées sur des modes sensibles d’être-ensemble entre les visiteurs, les œuvres/objets exposés et des jeunes chercheurs artistes. Le médium est constitué de gestes artistiques et numériques, pour jouer et transmettre des archives liées à des patrimoines immatériels, dont certains sont en résonance avec des questions environnementales actuelles. Il résulte de l’intérêt très récent, porté notamment en Europe et en Amérique Latine – par les institutions partenaires de notre projet « Créons ensemble au musée » – sur ces gestes artistiques. L’attention au corps devient essentielle, elle vise à la fois le bien-être des visiteurs, leur créativité synesthésique liée au toucher (mediums numériques, processus immersifs). En lien systémique avec ces expérimentations artistiques, les chercheurs des disciplines invitées (arts du spectacle vivant, arts numériques, anthropologie, ethnologie, géographie, histoire de l’art, philosophie, sciences du langage – LSF, philosophie, sociologie), proposent de réfléchir ensemble aux enjeux actuels de ces pratiques créatives.

Réformer les écoles d’art, 20 septembre

Le 20 septembre 2019, les Archives nationales et l’Université Paris-8, organisent une journée d’étude en collaboration avec l’ENSBA et l’ENSAD, dans le cadre du programme « Transformations de l’enseignement de l’art », soutenu par l’EUR ArTeC

20 septembre 2019, 9h30-16h30

Archives nationales, Pierrefitte-sur-Seine (métro Saint-Denis Université), auditorium

Les écoles vivent une crise importante en France ces dernières années. Différentes réformes y ont été mises en œuvre, qui visent notamment à accroître leur dimension professionnalisante et à y introduire des équipes et programmes de recherche, éventuellement en partenariat avec les universités. Ces réformes prolongent, réorientent et contredisent parfois d’autres réformes antérieures : elles illustrent les transformations constantes des pratiques artistiques, autant que l’évolution du regard porté par les pouvoirs publics ou les acteurs sociaux sur la création. De nouvelles pratiques apparaissent, d’autres sont délaissées ; des besoins se font sentir dans certains secteurs économiques ; une plus grande autonomie est accordée aux collectivités locales qui s’en emparent pour transformer les écoles…

À quoi sert une école d’art aujourd’hui ? Doit-elle être un lieu qui forme des artistes, des designers, des graphistes, des vidéastes, des créateurs de mode… ? Ou doit-elle au contraire être un refuge, un lieu de rencontres et d’expérimentation, un « lieu de recherche » (y compris de soi) ? Réformer l’enseignement implique-t-il d’être attentif aux évolutions de la création contemporaine ? S’agit-il de favoriser l’introduction de nouvelles pratiques ou de nouveaux médiums ? Ou bien de poser la question de ce que peut être un artiste dans la société d’aujourd’hui, du rôle qu’il peut y jouer ? Que penser de la place accordée aux enseignants dans ces réformes : doivent-ils faire évoluer leur pratique ? Peuvent-ils être acteurs des réformes ? Leur statut fait-il partie de la question de la transformation des écoles d’art ?

Cette journée d’étude souhaite aborder ces questions et d’autres qui touchent à la fonction même de l’enseignement ou des écoles d’art. Les écoles sont-elles le meilleur lieu de formation des artistes ? Doivent-elles nourrir la recherche ou le marché ? Quelle place peuvent-elles occuper au sein de la société ? Ces questions ne se limitent pas à la structuration des institutions ou aux programmes d’enseignement : il s’agit plus généralement de s’interroger sur ce que veut dire aujourd’hui enseigner l’art.

Archives nationales
59, rue Guynemer
93383 Pierrefitte-sur-Seine 
http://www.archives-nationales.culture.gouv.fr/

 Contact : clothilde.roullier@culture.gouv.fr

Ouverture appel à projet ArTeC 2020

Portée par la ComUE Université Paris Lumières, l’École Universitaire de Recherche (EUR) ArTeC a pour fonction de promouvoir et d’articuler des projets de recherche et des dispositifs de formation relatifs aux domaines des arts, des technologies, du numérique, des médiations humaines et de la création.

3 axes scientifiques majeurs :

La création comme activité de recherche
Les nouveaux modes d’écritures et de publication
Les technologies et les médiations humaines

Privilégiant l’interdisciplinarité et la formation par la recherche, ces trois grands axes pourront traverser 12 champs de recherche et d’expérimentation :

  • Expositions et performances comme outils et dispositifs de médiation 
  • Les œuvres comme publication scientifique 
  • Nouvelles formes d’écriture, nouveaux langages et culture du code
  • L’héritage de la cybernétique, l’éthique du futur et l’âge du post-numérique
  • Approches artistiques de la critique sociale, de l’éthique et de l’écologie
  • Préservation et conservation à l’ère numérique
  • Approches créatives de la traduction
  • Activité créative et cognition
  • La médiation par la robotique et l’intelligence artificielle
  • Les nouveaux dispositifs éducatifs et scientifiques
  • Art et genre 
  • Sciences de l’ingénierie et création. Arts, sciences, technologies

La direction d’ArTeC sera à disposition des porteur.e.s des projets pour répondre à leurs questions de tout ordre le jeudi 12 septembre de 14h à 17 h à la MSH Paris Nord, salle 414.

N.B.: Les dossiers sont à déposer avant le 1 octobre à minuit (00:00) heure de Paris sur la plateforme sciences conf : https://artecaap2020.sciencescall.org

MSH Paris Nord – appel à projets 2020

L’appel à projets comprend deux volets :

  1. un appel à projets sur les quatre axes de recherche de la MSH Paris Nord
    Axe 1 : Industries de la culture et arts
    Axe 2 : Corps, santé et société
    Axe 3 : Mondialisation, régulation, innovation
    Axe 4 : Penser la ville contemporaine
  2. un appel à projets commun MSH Paris Nord – Campus Condorcet 
    Campus universitaires et territoires

Les porteurs auront jusqu’au 15 septembre 2019 pour candidater. 

>> présentation de l’appel à projets
https://www.mshparisnord.fr/programmes/appel-a-projet-msh-paris-nord/presentation-aap/

>> page de l’appel à projets 2020 de la MSH Paris Nord 
pour consulter les services offerts et 
télécharger les formulaires de candidature (nouveau projet et demande de renouvellement ) (pdf et doc)
https://www.mshparisnord.fr/programmes/appel-a-projet-msh-paris-nord/appel-a-projets/

L’aséance ou le site du film expérimental, 25 juin

Mardi 25 juin 2019 – 10h-18h
Salle de projection bleue nuit tropicale A1 181

Alternant analyses de spécialistes et projections de quelques perles des avant-gardes et du cinéma expérimental (en 16 mm argentique et en numérique), cette journée d’étude inaugurale du projet de recherche ArTeC « Temps profonds du cinéma expérimental » se propose de reconsidérer les avant-gardes et l’expérimentation cinématographique au prisme de la séance de projection. Cette dernière a en effet constitué un cadre d’expérience singulier de présentation et de réception des films non seulement par ses formes innovantes et décalées, mais aussi par ses lieux, circonstances, dispositifs : aséances, pour le dire selon une formule inspirée par Jean-François Lyotard, « conformes à l’exigence pyrotechnique » et produisant des « intensités jouissives[1] » ; événements dont le site (spécifique) peut demeurer introuvable, imaginaire et tourne souvent le dos aux bienséances de l’exploitation cinématographique standard.

[1] « L’acinéma » [Revue d’esthétique, 1973], in Des dispositifs pulsionnels, Jean-François Lyotard, Paris, éd. Galilée, 1994, p. 60.

Comité d’organisation : Grégoire Quenault, Jennifer Verraes, Dominique Willoughby

Journée d’étude réalisée avec le soutien de l’EUR ArTeC, dans le cadre du programme « Temps profonds du cinéma expérimental » et avec le concours de l’équipe d’accueil ESTCA (Esthétique, Sciences et Technologies du Cinéma et de l’Audiovisuel), du service audiovisuel du département Cinéma de l’Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis, et de Cinédoc.

Informations pratiques :
Salle de projection bleue nuit tropicale A1 181 (Bâtiment A)
Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis
Métro : Saint-Denis Université (ligne 13)