Irresponsabiliser les traces numériques ?

Irresponsabiliser les traces numériques ?

DURÉE DU PROJET

2026 - 2027


PORTEUR(S) DU PROJET

Fabrizio Defilippi, Dicen, université de Strasbourg // Marta Severo, Dicen, université Paris Nanterre


EN COLLABORATION AVEC
Université Paris Nanterre, Université Paris 8, CNAM, université de Strasbourg

Le projet «  Irresponsabiliser les traces numériques ? Tensions et médiations des traces au prisme de l’expérimentation mémétique » interroge la manière dont les traces numériques produites dans les dispositifs de recherche-création et de recherche-action peuvent être pensées à l’aune de la responsabilité. En croisant enjeux écologiques, sociaux et numériques, il vise à analyser les tensions entre les exigences contemporaines de responsabilisation (juridiques, éthiques, environnementales) et les logiques d’ouverture, de partage et de participation propres à la culture numérique.

Le projet s’appuie sur une méthodologie qualitative et expérimentale articulant plusieurs dimensions. Une première phase est consacrée à un travail théorique et épistémologique visant à redéfinir la notion de responsabilité dans le contexte des traces numériques. Une deuxième phase repose sur une enquête empirique menée auprès d’institutions culturelles et artistiques engagées dans la production et la gestion de collections numériques, afin d’analyser concrètement les pratiques de collecte, d’archivage et de valorisation. Une troisième dimension consiste en la construction d’une collection expérimentale de mèmes numériques, mobilisés comme terrain de recherche-création permettant d’explorer les frontières entre responsabilisation et formes créatives d’« irresponsabilisation ».

Ces différentes actions sont complétées par le développement de dispositifs de médiation et de discussion collective (plateforme participative, ateliers, colloque), conçus comme des espaces réflexifs permettant d’impliquer chercheurs, artistes, étudiants et professionnels dans l’analyse critique des usages du numérique.

Les retombées attendues sont à la fois scientifiques, méthodologiques et politiques. Sur le plan scientifique, le projet contribuera à la production de cadres théoriques renouvelés sur la responsabilité des traces numériques et à leur diffusion à travers des publications et communications. Sur le plan méthodologique, il produira des outils et des bonnes pratiques pour une gestion responsable des traces dans les projets de recherche et de création. Enfin, sur le plan politique et institutionnel, il vise à nourrir une réflexion collective au sein d’ArTeC sur les conditions d’un numérique à la fois critique, inclusif et écologiquement soutenable.

© Julian Mora



ÉQUIPE DU PROJET

Nicolas SAURET, université Paris 8 

Servanne MONJOUR, université Sorbonne 

Eleni MOURATIDOU, université Paris Nanterre

Lucas FRITZ, université Paris Nanterre

Roch DELANNAY, université Paris Nanterre

Romain VINDEVOGHEL, université Paris Nanterre

Claire SCOPSI, CNAM