Egúngún

Egúngún

DURÉE DU PROJET

2026


PORTEUR(S) DU PROJET

Saskia Cousin Kouton, université Paris Nanterre (Sophiapol), Julie Peghini, université de Paris 8 (CEMTI)


EN COLLABORATION AVEC
EA 3388 Centre d'études sur les Médias, les Technologies et l'Internationalisation (CEMTI), Université Paris Nanterre

Le projet Ègúngún propose d’appréhender la question des restitutions et retours des biens culturels africains depuis les arts performatifs, leurs capacités à raconter les réagencements postcoloniaux et revitaliser les biens spoliés. Fort d’une équipe internationale d’artistes et d’universitaires, soutenue par deux musées, il croise recherche théorique, enquêtes de terrain et de provenance, créations artistiques articulés autour d’ateliers de recherche-création au Bénin et au Nigéria. Outre leur frontière commune et leur position centrale sur la scène géopolitique des restitutions, l’intérêt d’un projet articulant la question de la performance et de la restitution au Bénin et au Nigéria repose sur trois points : une communauté cultuelle, linguistique et culturelle; une diaspora ancienne commune, liée à la traite esclavagiste ; une histoire coloniale marquée par la spoliation brutale de biens culturels (le sac d’Abomey par les Français en 1892, celui de Benin-City par les Anglais en 1897); des scènes artistiques d’une grande vitalité, nourries par les diasporas anciennes des Amériques comme par les exils plus récents. Les artistes et communautés de ces deux pays et leurs diasporas sont ici replacés au cœur du récit : comme auteurs et autrices d’histoire, performeurs et performeuses de mémoire, architectes du futur.

Situé depuis les mondes yoruba, le projet Ègúngún propose un point de vue sur la circulation des hommes et des biens, sur les collections détenues en occident, les manières de laisser les “revenants” (Ègúngún) enrichir les imaginaires et pratiques de la création.



ÉQUIPE DU PROJET

Universitaires et doctorants

Daniel Abidjo (Bénin & France), CY Cergy Paris Université.

Gildas Adannou (Bénin, France), ENSAV (Toulouse) et JOINDO FILMS.

Blandine Agbaka (Bénin, Université d’Abomey-Calavi.

Félix Ayoh`Omidiré (Nigéria & Brésil), Obafemi Awolowo University (Nigéria), UFBA et UNEB  (Salvador de Bahia).

Saskia Cousin Kouton (France), Université Paris Nanterre, Sophiapol.

Ossainor Godfrey Ekhator (Nigéria), Institute for Benin Studies, programme CoMuse

David Gnonhouévi (Bénin), Association des Critiques d’art du Bénin (ACAB)

Dognon Dorothée (Bénin), Université d’Abomey-Calavi.

Marion Hamard (Bénin), Université d’Abomey-Calavi et Africa Design School de Cotonou.

Didier Houénoudé (Bénin), Université d’Abomey-Calavi.

Peju Layiwola (Nigéria & Bénin), Université de Lagos.

Barbara Morovich (Ibadan), IFRA-Nigeria et Université de Strasbourg (France)

Bernard Muller (Allemagne et France), Laboratoire d’Anthropologie Politique (Paris).

Julie Peghini (France), Université Paris 8, CEMTI.

Emmanuelle Spiesse (France), LAM (Bordeaux).

Artistes :

Ishola Akpo (Bénin)

Edwige Aplogan (Bénin & France)

Jelili Atiku (Nigéria)

Lionel Attere (Bénin)

Sybil Coovi (France)

Peju Layiwola (Nigéria)

Eric Mededa (Bénin)

Rafiy Okéfolahan (Bénin).

Tobi Onabolu (Bénin et Nigéria)

Acteurs institutionnels 

Sylviane Bonvin Pochstein (France) Muséum de Toulouse

Abdoulaye Imorou (Bénin), Musée des Rois et Amazones du Danxomé, Aire culturelle du Grand Borgou

Hounkpè Léwis (Bénin), CeGPA.

Nanette Snoep (Allemagne) musée d’ethnographie de Cologne.

Acteurs des cultes et des traditions

Alakétu Adedun Loyé (Bénin), roi de Kétou.

Iya Lodé (Bénin), cheffe de culte et responsable des femmes à la cour royale de Kétou.

Gualbert Lalèyè,  conseiller affaires culturelles à la cour de Kétou.

Daagbo Hounon, chef des cultes Vodun

Alapini, chef des cultes Egúngún

Babalowo Ifamuyiwa Akinwunmi Awoniran,prêtre d’Ifa (Nigéria)