Gabrielle Godin, Collectif de production et de diffusion entre innovation numérique et transition écologique : vers une écologie de l’attention

Gabrielle Godin, Collectif de production et de diffusion entre innovation numérique et transition écologique : vers une écologie de l’attention

DURÉE DU PROJET

2026


PORTEUR(S) DU PROJET

Gabrielle Godin


Cette recherche-action est menée conjointement par l’EUR ArTeC, Le Cube-Garges, dans le cadre du Lab d’Impact soutenu par la Fondation Daniel et Nina Carasso, sous la cotutelle de Nicolas Sauret (Laboratoire Paragraphe, Université Paris 8) et Marta Severo (Laboratoire DICEN, Université Nanterre). Intitulé Collectif de production et de diffusion entre innovation numérique et transition écologique : vers une écologie de l’attention, le projet accompagne la relance du cycle des émissions du Rendez-vous des Futurs (RDVF). Déployé sur la programmation 2025-2026, le RDVF réunit artistes, scientifiques, journalistes et 209 élèves des collèges et lycées de Garges engagés dans un parcours d’éducation artistique et aux médias.

Le choix du RDVF comme terrain central s’impose par sa faculté à fédérer dans un projet commun le plus grand nombre de pôles disciplinaires du Cube-Garges, habituellement distincts. De par sa dimension transversale, il constitue un observatoire complexe expérimental singulier en construction pour étudier les dynamiques de production, de médiation et de diffusion, ainsi que de coopération des nombreuses parties prenantes.

La Fondation Carasso confie au Lab d’Impact la réalisation d’un rapport sur Le Cube-Garges pour une évaluation socio-environnementale territoriale et d’un livret blanc dont l’originalité est d’inventer des indicateurs hybrides pour solidariser RSE et RSO. L’accent est mis sur l’éthique du numérique et l’éco-responsabilité. À travers le RDVF, il s’agit d’évaluer qualitativement et quantitativement des enjeux d’inclusion de participation, de diffusion des savoirs, d’inter-créativité et d’IA, tout en mesurant l’empreinte carbone, l’engagement vers une sobriété numérique et la durabilité des ressources. L’objectif est de documenter les tensions entre innovation numérique et transition écologique, et de développer une matrice d’évaluation utile aux Industries Créatives et Culturelles (ICC).

La recherche s’appuie sur un cahier des charges rédigé par Valérie Pihet sur l’état des lieux du Cube-Garges et mobilise la chaîne d’action de John Dewey (valuer, valoriser, évaluer) que ce post doctorat enrichie de l’écologie de l’attention d’Yves Citton. Elle intègre aux dimensions socio-environnementales une dimension cognitive explicite pour analyser les écarts entre discours et pratiques dans la chaîne de production et de diffusion.

Le travail collectif de l’ensemble des pôles du Cube-Garges est essentiel pour co-construire des indicateurs d’impacts pertinents de sens en adéquation aux réalités du lieu dont l’ambition est de se démarquer avec l’apport d’un modèle transférable acteurs culturels à l’échelle nationale.

Biographie 

Gabrielle Godin est docteure en Sciences de l’Information et de la Communication (Université Paris 8) et en Communication, Médiation Culturelle et Humanités Numériques (Université Laval). Réalisée en cotutelle sous les directions d’Imad Saleh, assisté de Samuel Szoniecky, et de Renée Bourassa, sa thèse s’inscrit dans le champ théâtral et l’analyse les dynamiques d’éditorialisation visant à renforcer le pouvoir d’agir des médiateurs culturels à travers la conception d’un dispositif intitulé le feuillet numérique.

Face à l’hétérogénéité des besoins observés, le modèle exposé s’appuie sur les standards du Web sémantique (W3C) pour créer un écosystème de connaissances construit sur l’agrégation et l’interconnexion des contenus informationnels en ligne.  Modulable selon les usages des pratiques de la médiation, le dispositif propose aux institutions théâtrales de renouveler la valorisation et la diffusion des corpus documentaires des œuvres scéniques qu’elles programment.

Titulaire d’un Master en Humanités Numériques (Université Paris 8), puis d’un Master en Études théâtrales et d’une Licence en Médiation culturelle (Université Paris 3), elle enseigne en Licence et en Master le management de l’information, les environnements numériques et les enjeux sociologiques contemporains des médias. Elle conçoit l’enseignement comme un espace de médiation et instaure dans ses classes une transmission réciproque des savoirs.

Formée à la production au sein d’institutions culturelles majeures et installée en France depuis 2011, cette québécoise mobilise son double ancrage culturel pour renforcer les coopérations entre les réseaux académiques et culturels transatlantiques.



ÉQUIPE DU PROJET

Nicolas SAURET (Laboratoire Paragraphe, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis) et Marta SEVERO (Laboratoire DICEN, Université Nanterre)