2026 - 2027
Patrice Maniglier (université Paris Nanterre)
Le thème de l’engagement est apparu à la fin du XIXe siècle à propos de la littérature et des arts. Il revient aujourd’hui par les « sciences de la nature », dont les résultats sont ignorés par les décideurs publics (en matière climatique, toxicologique, etc.) et dont les institutions sont désormais attaquées. Ce projet de recherche a pour objectif de mettre au point un dispositif collectif pour réfléchir expérimentalement à cette nouvelle figure de l’engagement.
Il s’appuie sur le collectif et la revue Les Temps qui restent créés à l’initiative de l’ancien comité de rédaction des Temps Modernes pour rejouer au XXIe siècle le geste de fondation de la revue fondée par Sartre et Beauvoir, qui comptait précisément déployer la question de l’engagement. Ce collectif veut reposer la question « sartrienne » de l’engagement, mais à partir d’un diagnostic « latourien », c’est-à-dire : 1 – dans le contexte de « l’intrusion de Gaia » et 2 – en ne se contentant plus de l’entendre uniquement du côté de la littérature et des arts, mais aussi à propos des sciences et des techniques.
Il s’agit de fabriquer pour la première fois une « revue généraliste » qui associe chercheurs·es en sciences de la nature et en humanités, arts et sciences sociales, mêlant atterrissage des sciences et sciences de l’atterrissage. Afin de permettre la co-construction d’un ensemble de contenus caractéristiques des formats d’une revue généraliste avec des acteurices issu.es des STIM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques) en partenariat avec des acteurices issues de l’ensemble SHS-arts-humanités ainsi que des usagers-experts de la revue, le projet mettra en place plusieurs initiatives coordonnées dont : un groupe de recherche interdisciplinaire, l’organisation d’atelier d’écriture explorant de nouveaux formats d’expression publique avec les sciences, la production de reportages réguliers avec une chronique dédiée dans la revue, un travail de terrain collectif (la tourbière de la Guette), un numéro spécial consacré aux indicateurs environnementaux et une série de conférences publiques.
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Jeanne Etelain |
ECOLE SUPÉRIEURE DES BEAUX-ARTS DE MONTPELLIER |
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Mathieu Potte-Bonneville |
CENTRE GEORGES POMPIDOU |
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Frédérique Aït-Touati |
HISTOIRE DES SCIENCES, LITTÉRATURE, THÉÂTRE, CNRS |
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David Rabouin |
PHILOSOPHIE, HISTOIRE DES SCIENCES, CNRS |
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Déborah Bucchi |
MAÎTRESSE DE CONFÉRENCES EN HISTOIRE ET ESTHÉTIQUE DU THÉÂTRE – UNIVERSITÉ DE LORRAINE |
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Esther Demoulin |
MAÎTRESSE DE CONFÉRENCES EN LITTÉRATURE – UNIVERSITÉ PARIS CITÉ |
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Eduardo Viveiros de Castro |
PROFESSEUR AU MUSEU NACIONAL DA UNIVERSIDADE FEDERAL DO RIO DE JANEIRO |
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Giovanni Aloisi |
GÉOCHIMIE, INSTITUT DE PHYSIQUE DU GLOBE |
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Olivier Ragueneau |
BIOGÉOCHIMIE MARINE, SCIENCES DE LA SOUTENABILITÉ, CNRS |
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Alexandra Arènes |
ARCHITECTE |
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Matteo Barsuglia |
PHYSICIEN (ONDES GRAVITATIONNELLES), DIRECTEUR DE RECHERCHE CNRS |
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Gaëlle Charron |
CHIMIE, UNIVERSITÉ PARIS CITÉ |
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Francis Haselden |
ATER PHILOSOPHIE DE L’ART – SORBONNE UNIVERSITÉ |
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Jérôme Gaillardet |
PR. IPGP, UNIVERSITÉ DE PARIS, GÉOCHIMIE, INSTITUT DE PHYSIQUE DU GLOBE |
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Eric Gayer |
UNIVERSITÉ DE PARIS, GÉOLOGIE, INSTITUT DE PHYSIQUE DU GLOBE |
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Daniel Gilbert |
UNIVERSITÉ FRANCHE-COMTÉ – ÉCOLOGIE MICROBIENNE |
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Braud Isabelle |
DIRECTRICE DE RECHERCHE | HYDROLOGIE INSTITUT NATIONAL DE RECHERCHE POUR L’AGRICULTURE |
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Dominiq Jenvrey |
BIBLIOTHÉCAIRE-DOCUMENTALISTE DU MOBE, MUSÉUM D’ORLÉANS POUR LA BIODIVERSITÉ |