Le jeudi 2 juillet dernier a eu lieu le concert Pour une musique incarnée à La Générale. Gwennaëlle Roulleau et Atau Tanaka y ont envisagé un dialogue musical autour du corps, comme source de production sonore, des technologies biomédicales interactives d’Atau et l’approche organique du son par Gwennaëll.
La première partie était Troisième Nature, une représentation de Diane Schuh, Sebastian Sarasa et Julien Jugand. Quels sont les temps des plantes, et comment composer avec eux ? Troisième Nature propose une situation d’improvisation où les variations électriques de plantes, captées par électrodes, sont transformées en matière sonore en temps réel. Le dispositif de sonification ne cherche pas à donner une voix aux plantes, il traite leurs signaux comme les indices fragiles d’une activité vivante : indices d’une agentivité et de temporalités végétales avec lesquelles l’instrumentiste tente de construire une relation sonore.