Festival VIDEOFORMES 2026 – VIDEO ART ACADEMY

Festival VIDEOFORMES 2026 – VIDEO ART ACADEMY

Date

13/03/2026


Lieu

CROUS Clermont Auvergne, 25 Rue Etienne Dolet, Clermont-Ferrand

Deux films de l’atelier “L’expérience cinématographique du visage” et trois films du MIP “Evocations antiques” ont été sélectionnés par l’ESACM de Clermont-Ferrand et seront présentés lors de ce festival le vendredi 13 mars 2026 à 17h.
 
 
Lumen d’Etienne Duplan (ArTeC, M1), Julia Poiriez (ArTeC, M1) et Emmanuel Roch (ArTeC, M1), 2025, photogrammétrie, modélisation et animation 3D, code pour générer une fausse caméra de profondeur. 
 
Quelle est l’image mentale d’un visage qu’on ne reverra plus jamais ? C’est par l’exploration de la mémoire d’un frère ayant perdu sa sœur que le film Lumen tente de recomposer par des souvenirs et des sensations son visage – inatteignable, fantomatique.
 
ChatS/Z de Célia Caroubi (ArTeC, M1), Ambre Guidicelli (ArTeC, M1) et Juliette Parent (ArTeC, M1), 2025, capture d’écran vidéo, création d’un web design narratif.

Juliette erre sur Hotzoocam, un site de discussions aléatoires par webcam. Elle navigue de visage en visage, dans l’espoir de lire son texte à des oreilles attentives. Mais on la zappe, on l’ignore. Elle se confronte aux autres, souvent à des parties de corps morcelés. Pourtant, une unité surgit de ces fragments de conversations numériques – une envie, un désir de se connecter à l’autre, d’échapper à la solitude pour quelques instants.
 
La Fresque de Isis Garrus (ENSP, AN2) et Yuhua Lai (ArTeC, M2), 2025, vidéo HD inversée, photomontage et collage.  

La Fresque est un projet de performance filmée mettant en œuvre une (dé)construction de l’image de Vénus, réalisée par Yuhua LAI et Isis GARRUS dans le Musée Départemental Arles Antique, au bord du Rhône et dans l’ENSP. À travers un photomontage, en liant l’ancien texte chinois La fresque de Pu Songlin au mythe de Vénus, notre geste artistique vise à la fois à (re)présenter et à fragmenter l’image de la Vénus telle qu’elle a pu être interprétée, transformée, consumée, transcendée par des créateurs-trices de différentes époques et cultures. Vénus, à la fois une et multiple, devient ainsi une figure ouverte à une diversité de regards et de lectures.
Tierce d’Alice Milshtein (IMACS, M2), Charlotte Rimbaut (ENSP, AN1), Emmanuel Roch (ArTeC, M1), 2025, vidéo HD, field recording avec transducteur piézoélectrique, photogrammétrie et code pour animation 3D. 

Tierce est une proposition de manifeste proto-mathématique selon les multiples de trois. Pour rendre compte de l’expérience des cryptoportiques, nous avons réalisé une exploration formelle des concepts de construction et de déconstruction, non seulement de la figure de la Vénus d’Arles mais aussi du lieu comme espace superficiel doté d’une matérialité spécifique. L’hétérogénéité d’un sol humide sur lequel les gouttes marquent le temps par un rythme irrégulier. Un temps lointain, temps construit ou déconstruit, mais surtout temps oublié de la lumière. L’absence inonde et la Vénus d’Arles, longtemps enfouie sous les vestiges du théâtre antique, émerge à la surface du sol sous forme de fragments. Voici des images et des sons sculptés selon un protocole scientifique rigoureux et pourtant ouvert à l’aléatoire, qui fait écho aux démarches de restauration de la statue antique.
 

Vos yeux me numérisent de Mina Chesneau (ArTeC, M2), Mathis Podczaski (CHFTI, M2) et Lou Thiebaut (ENSP, AN1), 2025, vidéo HD, capture d’écran vidéo, collage vidéo, compositing, photogrammétrie et 3D. 

Arrachée à sa terre natale, privée de ses membres supérieurs, la Vénus d’Arles a beaucoup perdu. Au cours de ce travail réalisé au cœur du Museon Arlaten, le numérique cohabite avec le lieu pour tenter de redonner ses bras à la déesse. Couleurs, matières et images de différentes sortes s’enchaînent, se mélangent, se dégradent pour rendre à Vénus des membres n’ayant rien d’antique.