La Petite Collection ArTeC a pour vocation de publier des traductions de textes brefs, qui contribuent à renouveler les débats culturels francophones, sur les thématiques relevant du périmètre d’ArTeC, en y important des initiatives ou des visions à fort potentiel programmatique. Les textes traduits sont généralement accompagnés par une préface et une postface qui discutent le texte et le mettent en perspective.
En 2011, la chercheuse australienne Erin Brannigan proposait un texte fondateur sur le sujet, dont voici une édition française réduite et révisée.
Ce livre retrace les grandes lignes d’une généalogie de la cinédanse, des avant-gardes du début du XXe siècle à l’essai vidéo contemporain, en s’arrêtant sur les inventions techniques et esthétiques de quelques pionnières de l’histoire de la danse et du cinéma. L’ouvrage présente la cinédanse comme une modalité qui défie les modèles familiers du mouvement cinématographique à travers sa relation au corps, au mouvement et au temps, générant de nouvelles catégories de performance filmique et créant des expériences somatiques chez les spectateurices. S’appuyant sur la théorie cinématographique, celle des arts visuels et l’étude de la danse, tout en convoquant la philosophie et la littérature, l’ouvrage défend l’idée que cette hybridation produit des pratiques ciné-chorégraphiques singulières, méritant d’être historicisées. Cette approche transdisciplinaire innovante permet d’aborder la cinédanse non pas comme un sous-champ de la création cinématographique, mais comme une forme de danse élargie.
D’après un texte d’Erin Brannigan
Sous la direction de Chloé Déchery
Préface de Marion Carrot
Postface de Barbara Formis
Traduction d’Anne-Gaëlle Argy
ISBN : 978-2-37896-549-5
Les textes réunis dans cet ouvrage permettent de reconsidérer la recherche-création depuis son amont historique (avant, au temps où l’on parlait d’Arts-Sciences), mais aussi depuis ses avals possibles (après, de point de vue d’autres conceptions et d’autres pratiques de recherche-création, décalées par rapport aux cadrages actuels et encore à inventer, peut-être au-delà même du terme de « recherche-création »).
Première traduction en français des travaux de Vivian Sobchack, Le corps du film – Une phénoménologie de l’expérience filmique, ouvrage fondateur de sa pensée, offre une perspective inédite à la tradition phénoménologique par le biais d’une interrogation de notre expérience cinématographique, et plus généralement de notre rapport aux écrans.
Comment décrire la rencontre qui s’opère avec un film ? En s’appuyant sur la phénoménologie de Maurice Merleau-Ponty, Vivian Sobchack repart de notre expérience de la rencontre avec autrui : lorsque je rencontre un autre humain, je vois bien son corps visible mais je ne peux que déduire, deviner, imaginer, supposer ce que celui-ci voit et ressent. Cet autre sujet qu’est le film inaugure un geste différent et inédit : il se présente à moi en me montrant ce qu’il voit, il me montre l’activité perceptive de son corps voyant. Comment qualifier un tel corps ? Et quelle relation s’offre alors à nous ?
Ce parcours dans l’essai fondateur de la philosophe des médias Vivian Sobchack nous permet de saisir son approche radicale du cinéma et renouvelle notre regard sur les flux d’images qui nous entourent.
Ouvrage dirigé par Anna Caterina Dalmasso et Alice Lenay.
Art & médias / information / communication / media studies, cinéma, culture visuelle / Visual Studies, essais, philosophie
ISBN : 978-2-37896-414-6