Son of Ad@m est une pièce chorégraphique de 45 minutes, un duo viscéral et hypnotique entre une danseuse et un robot humanoïde, qui cherche à redéfinir notre perception de l’organicité, questionner les limites de l’humain à imiter la nature et son désir ultime de créer un artifice de soi-même. Pensé comme une fable techno-dystopique, ce projet mettra en scène une tête robotique recouverte d’une peau en silicone et dotée de dizaines d’actionneurs chargés de contrôler ses expressions faciales, qui sera attachée au corps de la danseuse. Le point de départ de la narration sera construit autour de cette confusion qui s’opère lorsque l’on pose son regard sur cet objet hybride. Le récit sera imaginé comme une forme qui joue avec notre perception du vivant et questionne notre autoidentification en tant qu’espèce et notre rapport à l’altérité. Des passages abstraits faits de mouvements qui entremêlent les deux corps, à la recherche de nouvelles formes de symbiose, se mettront au service de la narration conduite à l’aide d’images évocatrices, explicites, mélangées à la parole. À travers la danse, il s’agit d’explorer la tension entre le mouvement corporel organique et le mouvement robotique, qui donne à voir un corps « configurable », animé par des inputs et outputs imaginaires. Dans une écriture chorégraphique oscillant entre les deux, cette pièce montre un corps comme variable expérimentale, qui se réinvente à la recherche de sa forme et de sa survie.
Véronika Akopova est une danseuse et chorégraphe, cofondatrice de la compagnie bok o bok, dont le travail est une rencontre poétique entre danse, nature et technologie.
Ses deux premières créations portent sur le déclin des espèces vivantes et les palliatifs robotiques imaginés pour compenser cette perte. Sa recherche chorégraphique explore le corps comme une représentation du vivant, faisant preuve d’une forme d’intelligence sensible, comme une entité en constante évolution, qui essaye de s’adapter aux artifices technologiques de la nature, trouver sa nouvelle forme et sa survie.
Veronika est lauréate 2020 du Fonds Régional pour les Talents Émergents (FoRTE Île-de- France) avec Flying bodies across the fields, sa première création, présentée notamment au Centre Pompidou, à la Biennale EXPERIMENTA, à l’Institut Français de Côte d’Ivoire et au Cube Garges.
Elle est lauréate du programme « Mondes nouveaux », mis en œuvre par le Ministère de la Culture en collaboration avec le Centre des monuments nationaux, avec sa deuxième pièce, Murmurations, créée in situ pour le Château d’Azay-le-Rideau.