Après plus d’un mois de mouvement social et plus de 1 300 000 personnes rassemblées dans la rue les samedis 17, 24 et 31 octobre, le gouvernement a proposé de donner des miettes au plus gros mouvement social étudiant depuis les CPE en 2006. Ces mesures ne sont pas suffisantes et nous demandons une hausse significative du budget de l’éducation, car les coupes budgétaires des dernières décennies compromettent aujourd’hui la réussite scolaire et la dignité des élèves et étudiant·es.
Nous demandons l’embauche de plus de personnel enseignant, administratif et médico-social ; des locaux qui respectent les normes climatiques ainsi qu’une amélioration globale des conditions matérielles des étudiant·es et du personnel de l’éducation. Nous demandons l’abolition de Parcoursup, ainsi qu’une affectation pour chaque élève sans fac ; la non-application de la réforme “Bienvenue en France” et une suppression des frais d’inscriptions différenciés pour les étudiant·es étranger·es, Nous demandons aussi une meilleure reconnaissance des étudiant·es vacataires embauché·es au sein de l’université, qui ne sont pour la plupart pas
rémunérés à l’heure actuelle en cas de fermeture de l’université, de grève ou d’occupation.
Nous condamnons par ailleurs fermement la répression policière à l’égard du mouvement, incluant les interpellations massives et les violences à l’égard des manifestant·es (mutilation, profilage, condamnations à la pelle), ainsi que l’intrusion de la police au sein de différentes universités, qui doivent rester des lieux d’échange, d’éducation et de débat politique. Face à cette répression policière sans précédent, témoignant du tournant autoritaire emprunté par le gouvernement, nous demandons l’amnistie de tous·tes les personnes arrêté·es en lien avec les mobilisations étudiantes.
Afin de respecter la mobilisation en cours et de permettre aux étudiant·es de s’y impliquer pleinement, nous défendons :
– La banalisation des cours jusqu’à la fin de la mobilisation ;
– La suppression du contrôle d’assiduité ;
– L’attribution d’un semestre blanc pour tous·tes.
Nous défendons une université ouverte, lieu de débat, de partage et d’émancipation pour toutes et tous. C’est pourquoi nous appelons étudiant·tes et enseignant·tes volontaires du master à proposer des ateliers alternatifs dans le cadre de l’université populaire et de Paris 8 et/ou de Nanterre, accessibles à tous·tes (avec ou sans carte étudiant), de préférence sur les créneaux horaires habituels de la formation.
Les étudiant·tes et l’équipe pédagogique du master ArTeC
