Impressions libertaires

En lien avec le master « Médias, design et art contemporain » (MDAC) et son axe « Sphère publique », le projet est à la jonction de deux recherches — l’une sur des pédagogies expérimentales, l’autre sur des imprimeries anarchistes — où occupe une place centrale la question de l’impression, organisée et pratiquée de manières alternative, collaborative et engagée.
L’objectif de ce projet commun est de partager la réflexion sur la fabrique imprimée,
les modes d’organisation du travail qui l’accompagnent, l’exploitation expérimentale de l’outil de reproduction, les dispositifs de diffusion auxquelles elle est associée et les formes qui en découlent.
Il comprend un volet en relation avec la bibliothèque Kandinsky, visant à situer les imprimés étudiés dans le contexte plus large de la production graphique et éditoriale des avant-gardes au XXe siècle.

Cinéma muet italien

Le projet entend impulser un travail collectif entre des équipes de chercheurs, des institutions patrimoniales et une école d’art, afin d’ouvrir un champ d’études encore largement méconnu dans l’histoire du cinéma et de l’esthétique, celui du cinéma muet italien, à travers un corpus de films tournés entre 1896 et 1930.

L’interdisciplinarité est au centre de ce projet : il s’agit de replacer les films italiens muets dans le contexte artistique, médiatique et culturel, européen de la fin du XIXe siècle jusqu’à la fin de la période muette. L’objectif est d’opérer une redécouverte de ce cinéma, en soulignant sa richesse par une confrontation avec plusieurs champs disciplinaires avec lesquels il dialogue : peinture, sculpture, musique, théâtre, danse, photographie, littérature…

Il s’agira de redécouvrir, depuis une exploration des fonds français et italiens et un travail de numérisation, cette période de l’histoire du cinéma en mettant l’accent sur l’analyse esthétique et la poétique de ces films et en faisant apparaître les nouveaux enjeux que posent leur numérisation.

Le théâtre dans les cavernes du numérique

Stimuler la réflexivité des adolescents sur leurs usages des plateformes numériques.

Les opportunités offertes par les outils numériques recèlent certaines difficultés face auxquelles les adolescents sont équipés inégalement, selon leurs ressources sociales, culturelles et psychiques. La fracture cognitive ne peut se combler par le seul équipement matériel ni le seul apprentissage des fonctionnalités (Hargittai 2002, Plantard 2011). Des médiations doivent être construites pour apporter les connaissances, les savoir-faire mais aussi les questions qui ne s’acquièrent pas spontanément (Octobre 2015). Cette transmission est d’autant plus cruciale que l’usage des outils numériques promeut des modalités de connaissances informelles qui entrent en concurrence avec les instances de socialisation traditionnelles (Bourdeloie 2012, Sadin 2015, Jehel et Saemmer 2017). Elle requiert également plasticité et modestie des adultes pour accepter d’apprendre des jeunes ce qu’eux-mêmes parfois ignorent.

Les recherches menées depuis 2011 par Fardin Mortazavi (avec le dispositif CyberOmbre) montrent que la scène du théâtre peut s’avérer une « brèche » idéale pour que les jeunes mettent en abyme leurs propres usages numériques et construisent un regard critique, dans un rapport distancié mais respectueux de leur sphère intime. Le recours aux techniques théâtrales est d’autant plus pertinent que des nouveaux acteurs culturels et commerciaux s’inscrivent dans une tradition d’instrumentalisation des techniques du « jeu profond » (Stanislavski 1963) par les activités de service (voir l’étude fondatrice de Hochschild 1983 sur le travail émotionnel). Nous nous intéressons dans ce contexte au travail émotionnel sollicité par les plateformes numériques (Jehel 2018). Nous associerons des chercheurs et des professionnels du théâtre (CNSAD, MGI et artiste associé) pour explorer la façon dont les outils dramaturgiques peuvent mettre en lumière un travail émotionnel des plateformes souvent invisible. Nous constituerons à cette fin une scène-laboratoire-observatoire.

Créons au musée

 

L’ouvrage, Créons au musée, performance des arts vivants, sous la direction de Katia Légeret vient de paraître aux éditions Geuthner.

Comment les jeunes générations rêvent-elles de visiter, au XXIe siècle, les lieux d’expositions ? Avec quels genres de relations à leur corps, aux déplacements dans l’espace, aux démarches, aux postures devant les œuvres et avec les autres visiteurs ? Depuis 2015, tissant un réseau international, des centaines d’étudiants, artistes et chercheurs, fabriquent in situ toutes sortes de dispositifs artistiques et poétiques pour exprimer leur parcours muséal idéal, souvent inséparable d’un engagement politique hors les murs sur des questions d’actualité brûlante, de crises sociétales, de patrimoines oubliés, déplacés ou disparus. Mais à quel prix et à partir de quelles contraintes institutionnelles ? Que ce soit en Europe, en Amérique latine, ou en Asie, ils bouleversent certains codes entre les visiteurs pour créer un être-ensemble capable d’ouvrir l’éventail de nouvelles approches sensibles et transculturelles sur une même œuvre.

Hypothèserie, 4 juin

ArTeC propose un dispositif de collaboration prendra la forme encore inédite d’une « hypothèserie », à entendre (par analogie aux tanneries, boulangeries et imprimeries) comme un lieu où l’on fabrique des hypothèses, ensemble. Un atelier d’écriture est proposé une fois par mois invitant les participant.e.s à formuler des hypothèses programmatiques communes, nourries des recherches personnelles des thésard.e.s ainsi que des enquêtes collectives menées au sein d’ArTeC. Le défi de ces exercices d’écriture collective multimédiale sera de traduire ces travaux universitaires en propositions socio-poético-politiques susceptibles d’intéresser un plus large public. À la fois think tank non-partisan, remue-méninge indisciplinaire et atelier de création collective, cette hpothèserie se donnera pour objectif d’expérimenter de nouveaux modes d’écriture générant des documents brefs (une page, une minute maximum) susceptibles de donner lieu à des modes de publication inédits, aux confins de l’université, des expérimentations artistiques et des pratiques activistes. Une telle hypothèserie invitera les doctorant.e.s à réfléchir activement, ensemble, aux enjeux sociaux de leur travail universitaire et artistique, avec pour première orientation générale un slogan du genre « une autre fin du monde est possible ».

mardi 4 Juin : salle 255

 

Informations Pratiques 

CNRS Pouchet

59-61 Rue Pouchet, 75017 Paris

Aide à la publication et à la réalisation

L’École Universitaire de Recherche ArTeC soutient la recherche la plus actuelle dans le domaines des arts, technologies, du numérique, des médiations humaines et créations, en proposant des aides à la publication et à la réalisation.

Les propositions devront s’inscrire dans l’un des trois axes scientifiques d’ArTeC :

  • La création comme activité de recherche
  • Les nouveaux modes d’écritures et de publications
  • Les technologies et les médiations humaines

Et pourront explorer un ou plusieurs des douze champs de recherche et d’expérimentation :

– Expositions et performances comme outils et dispositifs de médiation
– Les œuvres comme publication scientifique
– Nouvelles formes d’écriture, nouveaux langages et culture du code
– L’héritage de la cybernétique, l’éthique du futur et l’âge du post-numérique
– Approches artistiques de la critique sociale, de l’éthique et de l’écologie
– Préservation et conservation de l’histoire à l’ère numérique
– Approches créatives de la traduction – Activité créative et cognition
– La médiation par la robotique et l’intelligence
– Les nouveaux dispositifs éducatifs et scientifiques
– Art et genre
– Sciences de l’ingénierie et création
– Arts, sciences, technologies

Trois formats d’aide :

  • Aide à la publication inférieure à 3 000 €
  • Aide à la publication supérieure à 3 000 €
  • Aide la réalisation (film, webdocumentaire, game doc, enregistrement…

Délais 

30 Janvier 2019

Montant

L’aide accordée ne pourra excéder 6 000 €.

Bénéficiaires

L’auteur ou le directeur d’ouvrage devra être affilié à un laboratoire ou une institution membre du consortium d’ArTeC ou de la ComUE Université Paris Lumières.

Conditions

  • ArTeC (et au-delà l’université Paris 8 ou l’université Paris Nanterre) ne peut pas prendre en charge plus de 80% du coût total de production de l’ouvrage. Ainsi si vous recevez une aide de la part d’ArTeC et un financement de votre laboratoire ou institution de rattachement, l’addition de ces deux aides ne doit pas être égale à plus de 80% du montant total de l’ouvrage.
  • ArTeC n’accorde pas de financement pour la publication de thèses.
  • Un exemplaire de l’ouvrage publié devra être donné aux bibliothèques universitaires de Paris 8 Vincennes-Saint Denis et Paris Nanterre.

Liste des documents à fournir :

  • Le formulaire rempli
  • Un CV de l’auteur ou du directeur de l’ouvrage
  • Un devis de l’éditeur
  • Un chapitre ou l’introduction de l’ouvrage
Formulaire aide à la publication inférieure à 3000

Formulaire aide à la publication supérieure à 3000 euros

Formulaire aide à la réalisation

 

Appel à projets collaboratifs entre doctorant.es 2019

L’École Universitaire de Recherche ArTeC met au concours des financements destinés à aider les doctorant.es des campus de l’Université Paris 8 et de l’Université Paris Nanterre à monter des projets collaboratifs portant sur des thématiques qui croisent les Arts, les Technologies, le numérique, les médiations humaines et la Création et s’inscrivant dans au moins l’un des trois axes de recherche :

  • La création comme activité de recherche
  • Les nouveaux modes d’écritures et de publications
  • Technologies et médiations humaines

Conditions d’éligibilité :

Les projets proposés devront réunir au moins trois collaborateurs, dont au minimum deux seront des doctorants issus de deux équipes de recherche différentes affiliées à l’EUR ArTeC (voir la liste ci-dessous). Un plus grand nombre de participant.es augmentera les chances qu’aura le projet d’être financé. Les sommes demandées doivent servir à financer des événements ou des publications scientifiques accessibles au public.

Montants :

Les financements demandés pour chaque projet collaboratif ne peuvent pas excéder 2000 €.

Dates :

Le formulaire (à télécharger) doit être renvoyé dûment rempli à eur-artec@u-plum.fr avant le 31 janvier 2019.

Formulaire à télécharger 

Contrats doctoraux

Le 11 septembre 2018 ont été attribuées par ArTeC  trois bourses doctorales à des chercheurs dont les projets s’inscrivent dans  les trois axes majeurs d’ArTeC :

  • Les technologies et les médiations humaines
  • La création comme activité de recherche
  • Les nouveaux mode d’écritures et de publications

Julie Blanc, abordera la création comme activité de recherche avec son projet Design et écritures numériques. Programmation et technologies du web dans le design des chaînes éditoriales pour les éditions multisupports et/ou multimodales.

Allan Deneuville questionnera les nouvelles formes d’écritures et de publication avec son projet de thèse, CTRL +C / CTRL + V Écrire à partir des réseaux sociaux.

La recherche de Valérie Pihet s’attachera à étudier les modes d’enquête et de production de connaissance propres à un certain nombre de pratiques artistiques et des rapports qu’ils entretiennent avec la recherche académique. Son projet de thèse s’intitule  : L’évaluation à l’épreuve de la pluralité des savoirs. Enquête sur les interactions entre arts et sciences humaines et sociales à travers des dispositifs expérimentaux de recherche et de formation.

Appel à projets 2019

Portée par la ComUE Université Paris Lumières, l’École Universitaire de Recherche (EUR) ArTeC a pour fonction de promouvoir et d’articuler des projets de recherche et des dispositifs de formation relatifs aux domaines des arts, des technologies, du numérique, des médiations humaines et de la création.

3 axes scientifiques majeurs :

La création comme activité de recherche 
Les nouveaux modes d’écritures et de publication
Les technologies et les médiations humaines

Privilégiant l’interdisciplinarité et la formation par la recherche,  ces trois grands axes pourront être traversés par 12 champs de recherche et d’expérimentation :

  • Expositions et performances comme outils et dispositifs de médiation
  • Les œuvres comme publication scientifique
  • Nouvelles formes d’écriture, nouveaux langages et culture du code
  • L’héritage de la cybernétique, l’éthique du futur et l’âge du post-numérique
  • Approches artistiques de la critique sociale, de l’éthique et de l’écologie
  • Préservation et conservation de l’histoire à l’ère numérique
  • Approches créatives de la traduction
  • Activité́ créative et cognition
  • La médiation par la robotique et l’intelligence
  • Les nouveaux dispositifs éducatifs et scientifiques
  • Art et genre
  • Sciences de l’ingénierie et création. Arts, sciences, technologies                                                                                                                                                                                                                                                                                              

L’appel à projets ArTeC est ouvert à l’ensemble des partenaires associés de la ComUE Paris Lumières.

Les réponses à cet appel à projets doivent répondre aux conditions cumulatives suivantes :

  • s’insérer dans au moins un des trois axes scientifiques majeurs. Ces trois axes pourront interagir avec les 12 champs de recherche et d’expérimentation.
  • engager au moins deux partenaires d’ArTeC.
  • développer un volet de formation par la recherche en relation avec le sujet du projet (sous la forme d’un atelier-laboratoire, d’un séminaire de master et/ou doctorat)

Ces ateliers et séminaires pourront s’intégrer dans l’offre des cursus de l’EUR d’une part, et des master et doctorats des institutions du consortium d’autre part. Ce module aura une équivalence exprimée en ECTS, intégrable dans un dispositif de type APOGEE.
Méthodologie en oeuvre : recherche-action, recherche-création, recherche-développement.

N.B.: Le forfait maximal est de 25 000 €. Les projets financés cette année seront des projets d’un an. Néanmoins, une procédure de renouvellement simplifiée sera mise en œuvre lors du prochain appel à projets.

Les dossiers sont à déposer avant le 14 octobre à minuit (00:00) heure de Paris sur la plateforme 

Accéder à la plateforme de dépôt de projet

Contacts:

eur-artec@u-plum.fr

Jeanne-Marie Portevin (jeanne-marie.portevin@univ-paris8.fr / 01.49.40.73.30)

Pour vous aider dans la préparation de votre réponse à l’appel à projet vous pouvez télécharger le formulaire