Projection, 2 avril

Projection suivie d’une rencontre avec les cinéastes, animée par Marc-Antoine Vaugeois, critique de cinéma (Format Court, À bras le corps)

Mardi 2 avril à 20h au cinéma de l’Archipel (Paris), projection des deux premiers fragments du film d’Émilie Lemoine, catastrophe éclaté Les dévastés, objet artistique du doctorat de recherche création au sein du Laboratoire ESTCA et de l’EDESTA, son prologue Le Rêve de la Grotte pré-historique (soutenu par le Labex Arts-H2H) et sa première partie La Maison dévastée, dans le cadre du cycle « A la rencontre » programmé par Marc-Antoine Vaugeois. Il sera également montré En faire le tour, un court-métrage de Philippe Ulysse (à l’issue de la projection, les cinéastes dialogueront avec Marc-Antoine Vaugeois).

Informations pratiques : 

Mardi 2 avril à 20h

Cinéma L’Archipel

17 boulevard de Strasbourg, 75010

Sublime Palmyra: Violence, Perspective, Mediation, Jonah Siegel, 16 mai

The destruction of the Temple of Bel in Palmyra in August 2015 was relayed to the world with astonishing speed and effect, as ISIS (with its sophisticated sense of how to manipulate modern media) had clearly intended. And yet this ready visual access to the moment of violence has not resulted in culture being able to process the act or even to put it into relation either to other instances of damage that have characterized world affairs in recent decades or to the long-standing traditions balancing injury and preservation that make a distant ruin such as this city in the Syrian desert matter. The challenges presented by the act are indications of the unresolved nature of the modern relationship to antiquities and to damage itself. As I will be suggesting in this talk, the unstable blend of destruction and loss on the one hand, and displaced survival on the other puts an old topic—the sublime—along side some of the newest kinds of technology.

The question of the relationship between the experience of the sublime and the possibility of arriving at ethical or political judgements that do justice to the intersection of social complicity and estrangement arises with special force at a juncture of history and violence that forces us to attend to antique ruins with sudden and renewed urgency. My presentation traces the methodological and conceptual challenge of achieving a perspective on damaged objects to some important historical antecedents even as it illuminates recent accounts of the ethical claims at stake when the sublime is evoked. The Comte de Volney’s use of Palmyra in his seminal Reflections on the Revolutions of Empires (Les Ruines, ou méditations sur lesrévolutions des empires,1791) offers an opportunity to explore the implications of a question that has never been more pressing: is the surveying of damage always only synonymous with losing sight of what matters about it? Responding to the acute pressures of contemporary violence, Volney enjoined his readers to consider how looking over ruins might become a new mode of seeing. The much publicized situation of antiquities at risk in zones of conflict today, and the challenges posed by the movements of displaced peoples in (and out of) those same regions have made the ethics of over-looking suggested in his work a topic of only more pressing interest.

My talk will move between the sublime ruins represented in Volney’s work and the overwhelmed distanced view of the world afforded us by modern technology in order to raise a pressing modern question that I frame by juxtaposing controversies about the ethical force of the sublime in critical work by Jacques Rancièreand Jean-François Lyotardwith reflection on the visual mediation of moments of violence (through satellite imagery, virtual reality, etc.). In my analysis, the aspiration to see the world from above becomes as much a symptom of the urge to escape as a practical or structural necessity. The sublime nature of Palmyra can be an occasion to rediscover the ethical limits of the contemporary sublime, and to reflect on the ways in which media has not so much moved beyond those limits as reinstated them as inevitable.

Biographie

Jonah Siegel est professeur de littérature anglaise du XIXème siècle à Rutgers University, New Jersey, USA. Né le 14 avril 1963, il a également enseigné à Columbia University et à Harvard.

Ses recherches portent sur la naissance du domaine de l’histoire de l’art, de l’institution des musées et des concepts modernes de l’art dans la période allant du néoclassicisme jusqu’au modernisme.

Il a publié deux livres d’histoire et d’esthétique littéraire : Haunted Museum: Longing, Travel, and the Art-Romance Tradition (2005) et Desire and Excess: The Nineteenth-Century Culture of Art (2000). Il a coordonné un volume collectif intitulé Emergence of the Modern Museum: An Anthology of Sources (2007) et il est l’auteur de chapitres concernant des ouvrages sur l’art, l’esthétique et la poétique archéologique pour le volume Oxford History of Classical Reception in English Literature, Vol. 4 (2014) et sur l’esthétique victorienne dans Oxford Handbook of Victorian Literary Culture (2016), ainsi que de nombreux articles sur des personnages et figures majeures au XIXe siècle et après.

Sa recherche se concentre maintenant sur deux projets différents : une étude sur le matérialisme dans l’art et la littérature du XIXe siècle, et une étude sur l’histoire des collections d’art à l’époque napoléonienne.

Le professeur Siegel a remporté le prix Sonya Rudikoff pour le meilleur premier livre d’études victoriennes. Il a également reçu une bourse du Centre national des sciences humaines (1999-2000), une bourse ACLS / Burkhardt et une bourse du prix Rome Prize Fellowship (2003-2004).

Il a été président de la Northeast Victorian Studies Association et directeur du département d’anglais de Rutgers. Il est actuellement le représentant de l’histoire de l’art du Conseil consultatif de l’American Victorian Studies Association et co-directeur du Rutgers British Studies Centre.

Informations pratiques :

Msh-Paris Nord (auditorium)

14h30-16h30

Workshop, état des sources archivistiques et historiographiques, 15 mars

Projet « Transformations de l’enseignement de l’art »
Workshop consacré à l’état des sources archivistiques et historiographiques
15 mars 2019
Ce programme de recherche entend poser le problème de l’évolution de l’enseignement de l’art depuis qu’il a été institué en France, tout en mettant en œuvre une instance de réflexion sur ses évolutions futures. Il met à profit les recherches d’enseignants, de chercheurs, étudiants et doctorants, ainsi que les ressources des Archives nationales et d’institutions d’enseignement. Ce workshop est organisé avec la collaboration scientifique de l’École nationale des chartes.

Workshop organisé par les Archives nationales et le laboratoire « Arts des images et art contemporain » de l’Université Paris-8, avec la collaboration de l’ENSBA et de l’ENSAD, dans le cadre du programme « Transformations de l’enseignement de l’art », soutenu par l’EUR Artec http://eur-artec.fr/2019/01/29/transformations-de-lenseignement-de-lart/.

14h Ouverture par Jérôme Glicenstein (Université Paris-8) et Clothilde Roullier (Archives nationales)
14h30 Table ronde sur les sources audiovisuelles relatives à l’ENSBA et à l’ENSAD : Alain Carou (Bibliothèque nationale de France), Anaïs Ducardonnet (Université Paris-1), Stéphanie Louis (École nationale des chartes)
15h30 Louis Paris (École nationale des chartes), « Les transformations pédagogiques des années 68, regards sur les archives de l’ENSBA et de l’ENSAD »
16h Émilie Verger (Université Paris-8), « L’enseignement aux Beaux-Arts de Paris de 1960 à 2000 : une histoire vivante des artistes »
16h30 Discussion
          Informations pratiques
15 mars 2019
14h à 17h
Université Paris-8, amphithéâtre B106

Les gestes de la recherche sur la scène contemporaine

Incidence 1327
Gwendoline Robin et Gaëlle Bourges

Le séminaire innovant, les gestes de la recherche sur la scène contemporaine (deuxième édition de Performer les savoirs), propose une série de séances-ateliers, chacune animée par un.e nouvel.le artiste, artiste-chercheur.e ou chercheur.e invité.e, et émane du projet de recherche «Performer les savoirs/Performing Knowledge» porté par Chloé Déchery et Marion Boudier. Ce séminaire combinera deux approches ; une approche esthétique et épistémologique qui reposera sur des analyses d’œuvres très contemporaines (spectacles, pièces, performances, processus) qui activent, mettent en scène, détournent, voire défont et déconstruisent les gestes de la recherche et les modalités de transmission du savoir (lire, écrire, communiquer, ou bien encore : écrire au tableau, faire une présentation Powerpoint ou parler dans un microphone)et une approche expérimentale et pratique qui permettra aux étudiant.e.s d’explorer, à partir d’outils, de techniques et de protocoles issus de diverses pratiques somatiques, performatives et théâtrales, de traverser, appuyer, étayer et nourrir une pratique de recherche personnelle.

Ce faisant, on pourra mettre à l’épreuve du plateau et de pratiques théâtrales ou performatives ce que déterminer un objet de recherche, collecter des données, entreprendre un travail d’archive, enquêter, mener un entretien, constituer un corpus peuvent vouloir dire et engendrer.

Des éléments de mise en pratique et d’expérimentation seront systématiquement proposés et les étudiant.e.s seront amené.e.s à préparer des lectures et exercices (écriture, tâche, partition, protocole) en amont de chaque nouvelle séance.

IMPORTANT : Veuillez vous inscrire au préalable en contactant Chloé Déchery à chloe.dechery@univ-paris8.fr. Dans la limite des places disponibles.

Prochaines séances

Jeudi 7 mars

“Tangle and Weave: Collaborative Performance Composition”, a lecture/workshop by Karen Christopher (E-U/G-B), session menée en anglais

Jeudi 14 mars

« Voyons voir » Mathieu Bouvier (Paris8)

Jeudi 21 mars

« L’Encyclopédie de la parole : recherche et création » Joris Lacoste

Jeudi 28 mars, toute la journée – ATTENTION, SÉANCE TRIPLE (8h-20h)

Journée-laboratoire « « Protocoles de recherche et processus de création : travailler à partir de documents et d’archives », Maison de la Culture Amiens Co-organisée par Chloé Déchery et Marion Boudier

Jeudi 4 avril

« (S’)observer observant » Asaf Bachrach (CNRS) et Romain Bigé

Jeudi 11 avril

« Genrer, déranger, dégenrer nos actions» Raphaëlle Doyon (Paris8)

Jeudi 18 avril  Séance de conclusion

Présentation performative d’un objet de recherche par les étudiant.e.s (rendu individuel)

POUR EN SAVOIR PLUSProgramme complet

Évaluation générale. L’Agence de Notation comme dispositif artistique # 1, 25 mars


Le projet de recherche « Evaluation générale : l’Agence de Notation comme dispositif artistique » réunit un groupe d’artistes, éditeurs, théoriciens des arts, critiques littéraires, philosophes, sociologues, politologues et gestionnaires, en vue d’explorer et de comprendre les problèmes publics spécifiques que soulève la généralisation de l’évaluation. Il se constitue autour de l’« Agence de Notation », dispositif artistique et d’enquête appelé à intervenir en situations institutionnelles réelles afin de désinvisibiliser non seulement ce qu’est l’activité d’évaluation-notation mais aussi ses effets concrets immédiats.

PROGRAMME, Lundi 25 mars

Matin

Salle des thèses, Espace Deleuze, 1er étage du bâtiment A

9h30 : Présentation du Projet Évaluation générale et de l’Agence de Notation, Nancy Murzilli et Christophe Hanna

10h : Tous notables ! De la recherche du profit à la quête du crédit, Michel Feher, discutant Yves Citton

11h30 : Valuations Studies : état de l’art, Valérie Pihet, discutant Olivier Quintyn

12h15 : Le rôle des agences de notation du point de vue des gestionnaires, Sabrina Alioui, discutante Bérengère Voisin

Après-midi

Salle G-1 bâtiment G

Atelier de travail

14h -17h : Construction d’une boîte à outils en vue d’explorer et de comprendre les problèmes publics spécifiques que soulève l’accroissement sensible du marché de l’évaluation, à travers des lectures, dont on extraira des thèses, hypothèses ou propositions.

17h-18h : Recherche de terrains et réflexion sur les dispositifs à mettre en œuvre pour mener une recherche-création sur l’évaluation générale.

Informations pratiques

Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis

Programme complet

 

Isidore Isou, 6 mars au 20 mai 2019

Du 6 mars au 20 mai 2019, le Centre Pompidou présente une exposition consacrée à Isidore Isou (1925-2007). Artiste et théoricien, tout à la fois poète, peintre, cinéaste et dramaturge, Isidore Isou déclarait, en 1950, avoir « un monde entier à conquérir ». Dès ses débuts fracassants sur la scène artistique parisienne en 1945 aux côtés de Gabriel Pomerand, Isou déploie une pensée systémique dont son premier essai Introduction à une nouvelle poésie et à une nouvelle musique(Gallimard, 1947), jette les bases. Isou déclare l’avènement de la lettre, seule solution plastique à la crise de la représentation qui touche selon lui l’ensemble des arts. Sa réflexion s’étend plus tard à d’autres disciplines : arts plastiques, architecture, politique, économie, mathématiques, médecine, psychologie ou érotologie seront étudiées à l’aune de la  « kladologie », méthode d’invention applicable à la totalité des branches de la culture. Entouré de compagnons de route tels Maurice Lemaître, Roland Sabatier ou encore le jeune Guy Debord, qui traversera le mouvement de manière plus fulgurante, Isou produira une œuvre plastique conséquente et mettra ses idées à l’épreuve. Car les concepts qu’il invente sont nombreux et souvent précurseurs : « l’hypergraphie », la  « mécaesthétique », « l’art infinitésimal » ou le « cadre supertemporel » correspondent ainsi à des inflexions essentielles de l’art de la seconde moitié du 20e siècle. Associant la diversité des réalisations plastiques d’Isou à de nombreux documents d’archives, cette exposition entend souligner la cohérence et la modernité d’une œuvre qui n’aura en fin de compte cessé de donner forme au principe d’excès.

Autour de l’exposition : 

Isidore Isou et le spectacle

Marielle Pelissero

3 avril à 19h, Petite salle

À l’occasion de l’exposition consacrée à Isidore Isou, Marielle Pelissero, docteur en arts du spectacle à l’université de Nanterre, professeur invitée à l’institut Pratt de New York organise une conférence-performance sur le spectacle lettriste. Reposant sur l’étude de manuscrits inédits conservés dans le fonds Isidore Isou de la Bibliothèque Kandinsky, cet exposé des grands concepts lettristes est simultanément mis en pratique par l’intervention d’acteurs, invités sur scène à démontrer la richesse et la singularité de la gestuelle lettriste.

Quelques désordres

Roland Sabatier

17 avril, 19h, Cinéma 2

Isidore Isou. Cinéma

Kaira Cabañas

8 mai, 19h, Cinéma 2

En écho à l’exposition Isidore Isou, le service de collection des films du Centre Pompidou propose deux rendez-vous autour du cinéma lettriste mettant à l’honneur l’œuvre cinématographique radicale de l’artiste Roland Sabatier (Quelques désordres, le 17 avril 2019 à 19h en cinéma 2) et le film séminal d’Isidore Isou, Traité de bave et d’éternité(1951) au cours d’une séance spécialement introduite par Kaira Cabanas (Isidore Isou. Cinéma, le 8 mai 2019 à 19h en cinéma 2). Pour plus d’information contactez film@centrepompidou.fr.

Isidore Isou, initiation à la société des créateurs

Journée d’étude conçue par Mica Gherghescu et Diane Toubert

9 mai de 14h à 19h, Petite salle

S’ouvrant sur une table-ronde autour de laquelle les membres du groupe lettriste évoqueront leur expérience aux côtés d’Isidore Isou, cette après-midi d’étude se prolongera par une série de communications interrogeant la place de l’œuvre d’Isou dans une histoire récente, sociale et culturelle, de l’art. Une discussion portant sur le vaste corpus archivistique d’Isou, véritable laboratoire de création, clôturera cette après-midi lettriste.

Avec notamment Cristina De Simone (Université de Caen-Normandie, auteur de Proréfactions ! Poésie en action à Paris (1946-1969), Dijon, Presses du réel, 2018), Fabrice Flahutez (Université Paris Ouest-Nanterre, auteur de Le lettrisme historique était une avant-garde 1945-1953, Dijon, Les presses du réel, 2011), Kaira M. Cabañas (University of Florida, auteure de Off-Screen Cinema: Isidore Isou and the Lettrist Avant- Garde, University of Chicago Press, 2015).

« Hakonjarrl barrll garrll », récital de poésie lettriste

Gérard-Philippe Broutin, Jean-Paul Curtay, François Poyet.

9 mai à 19h, Petite salle

Trois membres du groupe lettriste interprèteront des poèmes  lors d’un récital s’inscrivant dans le prolongement des lectures proposées par Isidore Isou dès les débuts du mouvement. Gérard-Philippe Broutin et Jean-Paul Curtay rejoignent respectivement le lettrisme en 1968et 1967, et concentrent leurs activités initiales autour de la publication de nombreux tracts et essais politiques d’Isou à travers les structures de la Nouvelle Génération lettriste (NGL) et le Centre international de création kladologique (Cick). François Poyet adhère au lettrisme en 1966 et commence par réaliser des interventions dans le domaine public (tractage, bombage, collage).

Isidore Isou, Symphonie n°4 : Juvénal

Frédéric Acquaviva

9 mai à 20h30. Grande salle

Artiste sonore et compositeur de musique expérimentale, proche d’Isidore Isou, Frédéric Acquaviva prépare avec lui à partir de 2000 la sortie de plusieurs disques compilant les symphonies créées par Isou depuis 1947. Edité par Al Dante en 2004, la Symphonie Juvénal n°4 a été composée entre 2001 et orchestrée par Frédéric Acquaviva en 2003. Dans la Grande salle du Centre Pompidou, l’œuvre se présente comme une exploration spatiale et sonore des qualités sensibles de la lettre, portées par la voix d’Isou et le chœur des lettristes.

Voix d’Isidore Isou

Soliste : Maria Faustino

Chœurs : J.-B. Beck, S.-G.Béju, A. Bertaud, N. Brenez, Broutin, J. Chaumeix, C. Cholain, C. Cousin, L. Deschamps, S. Monségu, E. Monsinjon, F. Poyet, H. Richol, M.-T. Richol-Müller, W. Roehmer, R. Sabatier, J.-L. Sarthou, F. Studeny et D.Tayarda. 

Isidore Isou, je n’aurais pu être que Léonard de Vinci

Frédéric Acquaviva

11 mai à 19h. Petite salle

Protagoniste de la redécouverte du lettrisme, Frédéric Acquaviva présentera le 11 mai une conférence à l’occasion de la sortie de sa monographie consacrée à Isidore Isou (Isidore Isou, Neuchâtel, Editions du Griffon, 2019).

 

Traité de bave et d’éternité, 1951
Film cinématographique 35 mm, noir et blanc, sonore, 123’25”. Achat en 1976
Collection Centre Pompidou, Paris
Musée national d’art moderne Centre de création industrielle © Adagp, Paris © Centre Pompidou, MNAM-CCI/Service de la documentation photographique du MNAM/Dist. RMN-GP

 

 

Le Centre des arts d’Enghien-les-Bains

Désormais membre de la ComUE UPL, le Centre des arts d’Enghien-les-Bains rejoint la communauté de l’École Universitaire de Recherche ArTeC pour développer des projets de recherche création dans le domaine des arts numériques.

Le Centre des arts d’Enghien-les-Bains est un centre de création et de diffusion transdisciplinaire international, et la première scène conventionnée « écritures numériques » par le Ministère de la Culture et de la Communication. Pôle de recherche et d’expérimentations artistiques, il a pour objectif de renouveler les formats de création (écritures et langages numériques, arts visuels, écritures scéniques hybrides) et les formes d’adresses au public (interaction, immersion, participation). En raison de son positionnement en tant que pôle de ressources, le Centre des arts souhaite développer des liens particuliers avec le monde universitaire et scientifique et impulser de nombreux projets à l’international.

Pour plus d’informations : 

Site internet du Centre des arts d'Enghein-les-bains

 

Le travail doctoral en recherche création, 5 mars

Journée d’études, mardi 5 mars

Le travail doctoral en recherche création : théories, méthodes, projets

09h15 Introduction et mot de la direction de l’ED PTS

09h30 Yves Citton (Université Paris 8) La recherche-création entre injonction économique et nécessité artistique

10h00 Jean-François Jégo (Université Paris 8) 35 years of research-creation at the ATI department : retrospective & perspective

Pause

10h45-11h15 Anne Sédès (Université Paris 8) : « La création comme activité de recherche, en musique et en arts, à l’université »

11h15-11h45 Emmanuelle Pireyre (Université Paris 8) : « Recherche création, ou Comment allier le plein emploi de l’objectivité au plein emploi de la subjectivité ? »

11h45-12h30 Redell Olsen, (Royal Holloway, University of London) : « Reflections on Poetic Practice: research-led practice and practice-led research »

Déjeuner

14h00-14h30 Sylvain Pattieu (Université Paris 8) : « ‘Là où il flaire la chair humaine, […] là est son gibier’. Croisements et achoppements pratiques d’un historien écrivain »

14h30-15h00 La fabrique de la traduction ? dialogue entre Celia Bense (Université Paris 8) et Vincent Broqua (Université Paris 8) à propos du projet ArTeC « Traduire la performance / Performer la traduction »

Pause

15h30-16h00 Benoît Cottet, (Université Paris 8) : « Un projet par le doctorat »

16h00-16h30 Karen Sandhu, (Royal Holloway, University of London) : « Poetic Fragments of the Itchy Archive »

16h30-17h00 JR Carpenter, « Performance Writing: A Methodology for Practice-led Research »

Informations pratiques

Université de Paris 8 Vincennes Saint-Denis

(Métro 13 Station Saint-Denis Université)

Bâtiment B, salle B106

Programme complet

Computer GRRRLS, du 14 mars au 14 juillet

Vingt-trois artistes et collectifs internationaux livrent un regard critique et incisif sur les technologies numériques. Elles revisitent l’histoire des femmes et des machines et esquissent des scénarios pour un futur plus inclusif.

Et si les ordinateurs étaient des ordinatrices ? Computer Grrrls donne la parole à vingt-trois artistes et collectifs internationaux qui remettent en cause les récits dominants sur les technologies. Elles exhument le rôle méconnu des femmes dès les origines de l’informatique. Elles décodent et recodent les 0 et les 1 et tracent des lignes de fuite vers des imaginaires moins stéréotypés.

Impression 3D, tutoriels Youtube, installations vidéo ou réalité virtuelle… Les oeuvres réalisées par ces artistes chercheuses, hackeuses ou makeuses questionnent la place des minorités sur Internet, les biais de genre, la surveillance numérique et le colonialisme électronique.

Computer Grrrls propose, en marge des oeuvres exposées, une série de rencontres, concerts et DJ sets. Des rendez-vous indispensables pour faire bouger les lignes, et pas seulement les lignes de codes, et proposer un avenir numérique alternatif, plus diversifié et égalitaire.

Avec Morehshin Allahyari, Manetta Berends, Nadja Buttendorf, Elisabeth Caravella, Jennifer Chan, Aleksandra Domanović, Louise Drulhe, Elisa Giardina Papa, Darsha Hewitt, Lauren Huret, Hyphen-Labs, Dasha Ilina, Mary Maggic, Caroline Martel, Simone C. Niquille, Jenny Odell, Tabita Rezaire, Roberte la Rousse, Erica Scourti, Suzanne Treister, Lu Yang, Zach Blas & Jemima Wyman.

Commissariat d’exposition : Inke Arns (Hartware MedienKunstVerein) et Marie Lechner (La Gaîté Lyrique)

En coproduction avec le Hartware MedienKunstVerein (Dortmund, Allemagne).

Exposition dédiée à Nathalie Magnan (1956-2016).

PROMGRAMME COMPLET : Site internet Gaité Lyrique 

Penser l’effondrement à partir de l’Afrique-Monde, 19 mars

Légende : Core Dump, Francois Knoetze, installation, 2018
© ZKM | Karlsruhe, photo: Tobias Wootton.

Il devient de plus en plus clair que nous ne pouvons penser les interactions entre technologies, numérique, médiations humaines et création artistique sans tenir compte de la perspective d’effondrement social et écologique dont les études scientifiques dessinent la probabilité grandissante à l’horizon de notre futur proche.

Or, l’imaginaire de l’effondrement peut légitimement être suspecté d’occidentalo-centrisme dans ses prémisses mêmes, dans sa conception du temps comme de l’histoire et de l’agir humain. D’où la nécessité de reconsidérer cet imaginaire de l’effondrement – et ce qu’il implique en termes des rapports entre sciences, techniques et création artistique – du point de vue de l’Afrique-Monde, dont Achille Mbembe et Felwine Sarr ont agencé Les Ateliers de la pensée à Dakar en 2016, ainsi que dans leurs livres récents.

Comment décoloniser notre imaginaire de l’effondrement ? Tel pourrait être le titre alternatif de ce séminaire qui s’organisera autour de quelques propositions philosophiques, politiques et esthétiques venant des pensées africaines, à l’écoute desquelles se mettront quelques participant.es aux activités de l’EUR ArTeC et quelques animateur.trices de la revue Multitudes.

Programme, 19 mars, Gaité Lyrique

16h30 – Présentation générale (Abdul-Karim Mustapha, Yves Citton)

17h – Intervention, Oulimata Gueye

17h30 – discussion

19h – pause

19h30 – Intervention, Achille Mbembe

20h15-21h15 – discussion

Biographies

Abdul-Karim Mustapha est membre du collectif de rédaction de la revue Multitudes. Il a, entre autres, publié des articles dans les domaines des subaltern studies, de l’esclavagisme, de la psychoanalyse. Il a également le co-édité The philosophy of Antonio Negri (volume 1/2005 et volume 2/2007).

Oulimata Gueye curatrice et critique indépendante dans le domaine de l’art numérique et de l’innovation technologique du continent africain et de ses diasporas.

Achille Mbembe est docteur d’histoire, grand théoricien du post-colonialisme. Il est actuellement membre de l’équipe du Wits Institute for Social & Economic Research (WISER) de l’Université du Witwatersrand de Johannesburg en Afrique du Sud. Ses principaux centres d’intérêts sont l’histoire de l’Afrique, la politique africaine et les sciences sociales.

Il a écrit entre autres :

– Afriques indociles: christianisme et pouvoir d’Etat en société postcoloniale , Paris, Karthala, 1988

Politiques de l’inimitié, Paris, Editions La Découverte, 2016

Critique de la raison nègre, Paris, Éditions La Découverte, 2013c

La discussion réunira notamment Laurence Allard, Elara Bertho, Aliocha Imhoff, Yala  Kisukidi, Dominique Malaquais, Alexandre Monnin, Julie Peghini, Anne Querrien, Kantuta Quiros, Cyprien Tasset.

Informations pratiques

Mardi 19 mars

16h à 21h

Gaité Lyrique

3bis Rue Papin, 75003 Paris

Pour en savoir plus : 

Pour télécharger le dossier « Externalités africaines » 
de la Revue multitudes n°69
Cairn info, revue multitudes
revue multitudes