Évaluation générale.Effets de l’évaluation #2, 13 mai

Lundi 13 mai, 9h30-18h

Université Paris 8, Salle des thèses, Espace Deleuze (1er étage Bât. A ) 

Deuxième journée d’études autour du projet « Évaluation générale. L’Agence de notation comme dispositif artistique », où nous réfléchirons aux « Effets de l’évaluation », à partir de 3 axes :
– les effets de la production de l’évaluation (pathologie ou érotique de la notation)
– les effets de la réception de l’évaluation (souffrance, toxicité, émulation)
– les effets du fonctionnement de l’évaluation (modalités de circulation de la note ou des préconisations, performativité de l’évaluation)

Le projet de recherche « Évaluation générale : l’Agence de Notation comme dispositif artistique » réunit un groupe d’artistes, éditeurs, théoriciens des arts, critiques littéraires, philosophes, sociologues, politologues et gestionnaires, en vue d’explorer et de comprendre les problèmes publics spécifiques que soulève la généralisation de l’évaluation. Il se constitue autour de l’Agence de Notation, dispositif artistique et d’enquête appelé à intervenir en situations institutionnelles réelles afin de désinvisibiliser non seulement ce qu’est l’activité d’évaluation-notation mais aussi ses effets concrets immédiats.

PROGRAMME

Matinée

9h30-9h45 :  Accueil des participants
9h45-10h : « Projet » Évaluation générale » : point sur les activités et prochains événements,Nancy Murzilli, Bérengère Voisin (Université Paris 8 et LHE), Christophe Hanna (Ed. Questions Théoriques, LHE)
10h-10h30 : Le SWOT d’ Évaluation générale. L’Agence de Notation comme dispositif artistique #1 »Magali Nachtergael (Littérature et arts contemporains, Université Paris 13, Pléiade)
10h30-11h30 : « Agences de notation : problématiques juridiques »Akram El Mejri (Droit, Université Paris 8, CRDPDS) 
11h30-12h30 : « Statactivisme »Emmanuel Didier (Sociologie, CNRS, Centre Maurice Halbwachs)

Après-midi

14h-15h : « Agent double : du recours au récit dans l’administration de l’anticipation »Frédéric Claisse (Sciences politiques et sociales, IWEPS)
15h-16h : « « J’ai fait fermer U Express ». Réinjecter de l’évaluation dans la manutention ordinaire »Natacha Guiller (Poésie et arts plastiques)
16h-17h :« Testeur : écrire ce que valent les marchandises d’Amazon »Christophe Hanna (Poésie et théorie littéraire, Ed. Questions théoriques, LHE)

17h-18h :Discussion prospective sur les lignes directrices de la suite du projet « Évaluation générale »

Contact : Nancy Murzilli (nancy.murzilli@univ-paris8.fr)
Site : evalge.hypotheses.org

Transformations de l’enseignement de l’art, 17 mai

Workshop consacré au futur de l’enseignement de l’art, 17 mai 2019, 14h-17h

ENSBA, 14 rue Bonaparte, Paris 6e, amphithéâtre des loges

Workshop organisé par les Archives nationales et le laboratoire « Arts des images et art contemporain » de l’Université Paris-8, avec la collaboration de l’ENSBA et de l’ENSAD, dans le cadre du programme « Transformations de l’enseignement de l’art », soutenu par l’EUR Artec. Ce programme de recherche entend poser le problème de l’évolution de l’enseignement de l’art depuis qu’il a été institué en France, tout en mettant en œuvre une instance de réflexion sur ses évolutions futures. Il met à profit les recherches d’enseignants, de chercheurs, étudiants et doctorants, ainsi que les ressources des Archives nationales et d’institutions d’enseignement.

14h Ouverture par Jérôme Glicenstein (Université Paris-8), Clothilde Roullier (Archives nationales) et Claire Garcia (ENSBA)

14h15 Sophie Orlando (Villa Arson) : « Pratiques participatives et pédagogies critiques »

14h45 Marie Preston (Université Paris-8) : « D’une pratique artistique coopérative à la pédagogie institutionnelle ? »

15h15 Vincent Dieutre (cinéaste et enseignant) : « Le cinéma considéré comme un des beaux-arts »

15h45 Jean-Noël Lafargue (Esadhar /Université Paris-8), en dialogue avec Jérôme Glicenstein (Paris-8) : « Où va l’enseignement en art ? »

16h15 Discussion générale

Exposition, Pratiques de la distraction à LiveInYourHead, 3 mai

Exposition 3 au 5 mai
Vernissage 3 mai à 18h

LiveInYourHead
Espace d’exposition | Cinéma Salle Robert Kramer
Bâtiment Général-Dufour
5 Rue de Hesse
1204 Genève

Une proposition de Christophe Kihm, Paul Sztulman, Dork Zabunyan et les étudiants du work.master 
Avec Michelangelo Antonioni, Zoe Beloff, Andrea Cera, The Fantom Man, Harun Farocki, Chloé Galibert-Laîné, Watch Dogs 2, Joanna Grudzinska, Elem Klimov, Kevin B. Lee, Max Neuhaus, Peter Snowdon.

Notion souvent dévalorisée, la distraction renvoie autant à certaines modalités de l’attention (flottante, périphérique, mobile, changeante…) qu’aux productions esthétiques associées à la culture de masse. En relation avec les séminaires de recherche qui ont présidé à son élaboration, cette exposition souhaite mettre en perspective la double acception recouverte par cette notion pour proposer aux visiteurs une expérience d’attention distraite à partir des œuvres et documents qu’elle réunit.  

Une collaboration Université de Paris 8EnsAD, HEAD – Genève (Labex Arts H2H « Politiques de la distraction »). 

Pour plus d’informations : Site HEAD

Site du projet, politiques de la distraction

Présentation master, 6 et 7 mai


En septembre 2019, l’EUR ArTeC lancera sa première promotion du master ArTeC. Les inscriptions sont ouvertes depuis le 8 avril et jusqu’au 23 mai 2019.
Inscription : http://eur-artec.fr/master/

Afin de présenter les enseignements et l’organisation de cette nouvelle formation,  une réunion de présentation du master ArTeC sera proposée sur les deux campus aux dates suivantes :
=> Université Paris 8,  lundi 6 mai de 10h à 12h, Bibliothèque Universitaire, salle de la recherche, 
=>Université Paris Nanterre, mardi 7 mai de 10h à 12h, bâtiment L Paul Ricoeur, salle des conseils.

 Bienvenue à Erewhon, 7 mai

Bienvenue à Erewhon : nouveaux épisodes, projection au Jeu de Paume

Pierre Cassous-Noguès, Stéphane Degoutin, Gwenola Wagon

L’exploration de la ville d’Erewhon se poursuit avec une série de six nouveaux épisodes. Erewhon, la ville dans laquelle les machines ont évolué pour se rendre autonomes. Elles ont libéré les habitants du travail comme de tout autre souci. Les Erewhoniens sont donc parfaitement libres. Ils sont bienheureux … et quelque peu étranges. Leurs gestes ne sont pas les nôtres. Ils écoutent les plantes penser. Ou chantent des chansons d’amour à des robots. Ils caressent les animaux qu’ils vont manger. Les familles vivent en parfaite harmonie dans des maisons entièrement connectées sans qu’aucun dysfonctionnement jamais ne viennent troubler ce bonheur domotique. Revenu d’entre les morts, l’écrivain britanique Samuel Butler circule parmi des images trouvées sur Internet, observant les mœurs des Erewhoniens. 
Uncanny comique, quand l’inquiétante étrangeté bascule dans le comique. Ou l’inverse. Cette ville, qui n’est pas peut-être pas celle du futur mais qui, du moins, se dessine derrière nos écrans, est-elle comique ou est-elle étrange ? Faut-il en rire ou s’en inquiéter ?    

 Film-annonce

www.welcometoerewhon.com

Erewhyna – 3 morts brutales

Performance – Olivier Bosson
Pas la peine de vous présenter en détail Erewhyna, tant ce monde s’apparente à celui d’Erewhon. Là aussi, c’est à des équipes d’ingénieurs qu’on a confié la mission de faire fonctionner la société. C’est eux qui ont dessiné ces scénarios à la gloire des flux, tablant sur les bienfaits qu’apporteront une abondance de circulations, de circuits, de canalisations, ils ont programmé le déploiement autonome et infini des machines et des réseaux. 

Dans notre monde, j’ai été marqué par 3 morts brutales survenues au cours de ces dernières années : celle de Nodar Kumaritashvili, celle d’Elaine Herzberg, celle de Jérôme Laronze. Chacun de ces drames nous confronte aux limites des fictions type Erewhyna et de leurs promesses.

Site Olivier Bosson

Informations pratiques :

 Jeu de Paume, 1 Place de la Concorde , 75008 Paris

7 mai prochain à 19h

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Isidore Isou, initiation à la société des créateurs, 9 mai

Centre Pompidou, Petite salle (Forum, niveau -1)

S’ouvrant sur une table-ronde autour de laquelle les membres du groupe lettriste évoqueront leur expérience aux côtés d’Isidore Isou, cette après-midi d’étude se prolongera par une série de communications interrogeant la place de l’œuvre d’Isou dans une histoire récente, sociale et culturelle de l’art. Après une discussion portant sur le vaste corpus archivistique d’Isou, véritable laboratoire de création, un récital poétique clôturera cet après-midi lettriste.

A 20h30, en Grande salle du Centre Pompidou, une représentation de la Symphonie Juvénal n°4 d’Isidore Isou sera orchestrée par Frédéric Acquaviva.

Kenneth Goldsmith, 16 mai

LA FABRIQUE DES PROJETS 

rez-de jardin, MSH Paris Nord, 9h à 16h30 

ArTeC a pour mission de générer des initiatives interdisciplinaires et des synergies entre les partenaires, les chercheur.e.s et les etudiant.e.s. Nombreux et divers, les membres d’ArTeC forment un territoire propice au développement de projets interdisciplinaires. Les appels à projets annuels sont l’occasion de tisser de tels liens, entre les disciplines, les institutions, les chercheurs, les étudiants…

La Fabrique des projets, conçue comme un espace de rencontres et de discussions, permettra d’ouvrir à de nouvelles collaborations,  de renforcer les liens et les réseaux.

Imaginer et fabriquer ensemble, tel sera l’objectif de cette journée.

Venez avec vos idées, mais venez aussi découvrir de nouveaux projets, partager un déjeuner et rencontrer des partenaires et futurs collaborateurs.

La journée se clôturera par une conférence de Kenneth Goldsmith, accueilli par ArTeC dans le cadre de son programme de Chaires internationales, puis par un cocktail dans la salle panoramique de la MSH.

Important : pour prévoir le déjeuner et le déroulement de la journée, l’inscription est indispensable à : eur-artec@u-plum.fr

KENNETH GOLDSMITH

Auditorium, MSH Paris-Nord
# 17h à 19h30 – « Duchamp est mon avocat » : La culture de l’artefact à l’ère du numérique

Kenneth Goldsmith proposera une conférence à propos de l’instabilité et l’incertitude de la culture de l’artefact au sein de l’écosystème d’internet, et ses conséquences sur la production et la distribution.
Cette conférence abordera les enjeux des droits d’auteurs à un moment crucial où l’Union européenne vient d’adopter une directive sur les droits d’auteur. Qu’est ce que cela signifie pour l’avenir des auteurs et de la production artistique en général ?
En utilisant le précédent historique de l’avant garde, cette conférence présentera les systèmes de résistances passés et présents tout en essayant de proposer des pistes de réflexion.

Kenneth Goldsmith, poète américain, premier lauréat de poésie du MoMA, fondateur et éditeur d’UbuWeb, professeur de Uncreative Writing à l’université de Pennsylvanie et animateur à la radio new-yorkaise WFMU pendant 15 ans. Il est une figure majeure de la création contemporaine. Kenneth Goldsmith est un paradoxe :  auteur reçu à la Maison-Blanche en disant qu’il avait volé les mots des autres.

Intervention de Stéphanie Roussel, Do it together, les communautés autopubliées,Université du Québec à Montréal

Le contemporain est marqué par une remise en question des circuits traditionnels de l’art (Ruffel, 2016), qui se traduit par des dispositifs inédits de publication. Parmi ceux-ci se trouvent les micros-libres de poésie (Hassert, 2014; Cabot, 2016), au sein desquels chacune et chacun est invité à performer, et ce, sans égard à la qualité des textes. Cette absence de douane est, structurellement et symboliquement, une contestation des notions de clôture et de distinction associées au champ littéraire, dont le mode de fonctionnement s’appuie sur une séparation entre les agentes et agents inscrits dans le champ, luttant pour le capital symbolique, et celles et ceux qui en sont dépourvus (Bourdieu, 1979 et 1992). Ces espaces visent à défaire la répartition habituelle des rôles dans le monde de l’édition et au sein des instances de légitimation : tout le monde est appelé à être tour à tour auteur, spectateur, critique dans l’espace-temps d’une même soirée. L’examen de ces « autopublications » singulières servira, dans le cadre de cette communication, à réfléchir une autre manière de créer ensemble, qui se développe parallèlement aux institutions officielles et aux côtés des revues, des groupes littéraires et des cénacles. Nous nous pencherons plus spécifiquement sur les modalités qui régissent l’expérience esthétique des micros-libres, notamment la mixité culturelle, la volonté de se rassembler et l’éthique du care (Molinier et al, 2009; Bourgault & Perreault, 2015).

Informations pratiques : 

Maison des Sciences de l’Homme – Paris nord

M12 Front populaire

20 Avenue George Sand

93210 Saint-Denis

Landscapes Afterwar(d)s, 22 avril

Colloque international, Phnom Penh

Le programme Landscapes Afterwar(d)s s’inscrit dans la continuité d’une réflexion sur la mémoire des lieux à l’épreuve des guerres et conflits. Le paysage se distingue de la nature dans la mesure où il n’existe qu’à travers ceux qui le regardent. Notre regard sur lui diffère selon les époques et les cultures. Si la nature est elle-même meurtrie par un passé violent, comment témoigner de l’après coup des paysages ? Comment un paysage qui a connu des crimes d’une grande ampleur peut-il offrir une visibilité de l’Histoire ?
Partout où des conflits ont existé, la question du paysage est essentielle pour déchiffrer les strates mémorielles d’événements enfouis qui manifestent de façon diffuse, malgré le passage du temps, la réalité de ce qui a été. Notre attention portera sur les modes d’appropriation d’un passé qui résiste, à travers des représentations de paysages, telles qu’elles peuvent être travaillées par l’histoire, l’anthropologie, les dispositifs de l’art contemporain, le cinéma, la littérature ou l’architecture.

Nos lunes personnelles, 8 mai

Journée d’études et atelier laboratoire, Grand Palais

À l’occasion des 50 ans des premiers pas de l’Homme sur la Lune, à l’exposition au Grand Palais LA LUNE. DU VOYAGE RÉEL AUX VOYAGES IMAGINAIRES, des jeunes artistes chercheurs de l’université Paris 8 proposent aux visiteurs un parcours poétique avec des performances en lien avec 10 des oeuvres exposées.


Agence de notation, 15 avril

Lundi 15 avril 2019 à l’Université Paris 8, dans le cadre du projet “Évaluation générale”, L’Agence de Notation notera de 13h à 16h30 le dispositif d’évaluation des projets de thèse du DIU d’ArTeC.

Elle performera sa notation de 16h30 à 18h30.

Commission d’évaluation :

–           Président : Christophe Hanna,

–           Secrétaire : Amélie Ferrand 

–           Jury : Mathilde Cassard, Natacha Guiller, Manuel Joseph, Gérard Pantanace

“Agence de Notation” désigne un dispositif de performances destiné à évaluer de façon spectaculaire et critique ce qui dans la réalité sociale ne s’évalue pas (encore). Ce dispositif entre en résonance avec un syndrome contemporain, propre à toute société dont la dynamique repose sur le principe de la mise en concurrence : l’accroissement sensible du marché de l’évaluation, son extension à des zones inattendues, la grande variété des pratiques évaluatives auxquelles n’importe quel citoyen se trouve soumis ou invité à devenir l’acteur et le promoteur. Dans nos démocraties tout le monde n’est pas exposé pareillement à l’évaluation. L’évaluation-notation est donc non seulement un élément du système de valorisation, mais aussi un indicateur de la manière dont peuvent se mettre en place divers régimes d’inégalité. Le protocole d’”Agence de Notation” vise à exploiter des pulsions voire des “compétences” notationnelles et évaluatives devenues monnaie courante afin de traquer et d’investir des espaces protégés de l’évaluation, des zones d’ombres qu’aucune note n’éclaire, des cibles pour lesquelles n’existe encore aucune forme d’expertise instituée, et de les soumettre à une évaluation qui sera donc par nature d’un autre genre.

Événement co-organisé par Christophe Hanna et Nancy Murzilli avec le soutien d’ArTeC.

evalge.hypotheses.org