Programme des registres de la Comédie Française (1680-1793) – 10 fév.

Dans le cadre des « lundis numériques  » de l’Institut National d’Histoire de l’Art (INHA) et la chaire internationale d’ArTeC, Sara Harvey et Christian Biet présenteront les défis que représente la médiation du programme des registres de la Comédie Française tant sur le plan culturel, pédagogique qu’académique.

Le programme des registres de la Comédie-Française (cfregisters.org) s’inscrit dans la nébuleuse des projets en humanités numériques : il repose sur la transformation des registres journaliers de la Comédie-Française (1680-1793) en plusieurs jeux de données et outils d’explorations technologiques.

Puisqu’il s’appuie sur un outillage technologique dans le but d’explorer, de valoriser, de réactualiser un corpus d’archives massif et sériel, ce programme est de toute évidence de nature transdisciplinaire, fondé sur la rencontre entre science de l’informatique, science de l’information et sciences humaines et sociales. Ce faisant, nous sommes amenés à réfléchir aux problèmes de la pérennité à la fois de nos données, mais aussi de l’aspect visuel et graphique qui est au cœur de la visibilité et de la lisibilité de ce type de projet à long terme. Enfin, puisqu’elle porte sur l’histoire du théâtre, sur celle des œuvres et de leur représentation, et sur celle des séances théâtrales elles-mêmes dans leur matérialité technique et économique, cette recherche permet à la fois de rendre compte avec précision du passé de la Comédie-Française et de redécouvrir ces œuvres afin de les re-jouer de différentes manières dans une entreprise de recherche-création. 

Informations pratiques

Lundi 10 fév. à 18h

INHA, 2 rue Vivienne, 75002 Paris

salle Vasari

Le Scénario animé : écrire pour le cinéma d’animation (MIP), 31 janv.

Les étudiants du Master ArTeC, du Master « Scénario et écritures audiovisuelles » (Paris Nanterre) et les élèves de l’atelier « Cinéma d’animation » de La Cambre (Bruxelles) ayant participé à l’atelier d’expérimentation « Le Scénario animé : écrire pour le cinéma d’animation » présenteront les projets et les prototypes de films d’animation (scénarios, visuels et éléments graphiques, extraits d’animatiques sonorisés, dossiers de production) réalisés dans le cadre de ce MIP (Module d’Innovation Pédagogique) le vendredi 31 janvier à partir de 10h au Poste Source.

Le cinéma d’animation est envisagé ici comme un médium qui permet de penser, de concevoir et de rendre visibles des transformations, des bouleversements et des perspectives à venir. La collapsologie et le possible effondrement des sociétés thermo-industrielles sont des questions majeures de notre époque. Ainsi, tout en tentant de prendre un peu de distance avec « l’imaginaire réflexe » attaché à l’effondrement (la dévastation, le survivalisme, etc.), c’est la rencontre entre cinéma d’animation et collapsologie qu’étudiants et élèves ont cherché à réaliser. 

La restitution, qui se fera devant des professionnels du cinéma d’animation, est publique et libre, dans la limite des places disponibles.

Poste Source :

14, rue Waldeck-Rochet

93300 Aubervilliers

Métro : Front Populaire (terminus ligne 12)

Tel : 01 49 40 70 66

Responsable de l’atelier : Fabien Boully, MCF Cinéma Paris Nanterre

La voix chantée et son traitement électronique, 28 jan

Les étudiants du Module d’Innovation Pédagogique (MIP) « La voix chantée et son traitement électronique » présenteront leurs créations / maquettes pour voix et électronique mardi 28 janvier 2020 à 17h à l’Auditorium de la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord.

Soprano : Hélène Fauchère, Saxo : Sebastian Sarasa, à l’ordinateur João Svidzinski

Au cours des séances de ce MIP ArTeC proposé par Alain Bonardi, les étudiants de Master ont développé diverses formes d’exploration, d’appropriation et de création – pièces pour voix et électronique temps réel ou fixée, pièces acousmatiques, improvisations, avec les sopranos Hélène Fauchère et Pauline Feracci, interprètes familières du répertoire vocal contemporain.

Douze créations seront proposées, que l’on doit aux étudiants Amélie Bouillon, Flavio Carlotti, Océane Dos Santos, Amine Fadal, Aline Gorisse, Misaki Goto, Paul Goutmann, Yoko Konishi, Nicolas Rivière, Sebastian Sarasa, Meera Shenoy, Robin Sournac.

Certaines des pièces ont également été travaillées dans le cadre du séminaire de Master « Musique et outils informatiques 1 » donné par João Svidzinski.

La restitution est publique, et l’entrée libre.

Maison des Sciences de l’Homme Paris-Nord
20, avenue George Sand
93210 La Plaine Saint-Denis
Métro : Front Populaire (terminus de la ligne 12).
RER B La Plaine Stade de France
Bus 139, 239, 512, arrêt Front Populaire

Performer l’archive, 5 mars

L’enjeu de cette journée d’étude est d’interroger le rôle heuristique et pédagogique de l’expérimentation scénique dans la compréhension et l’appréhension du théâtre « ancien », et d’envisager à quelles conditions la mise en jeu de ce théâtre peut dépasser la simple illustration et constituer un véritable outil scientifique pour les études théâtrales.

Erika Balsom, 14 fév.

Erika Balsom (King’s College, London)

 «Wang Bing’s 15 Hours and the Chimera of Endlessness »

Répondant : Dork Zabunyan (ESTCA)

Longtemps, le documentaire d’observation a souffert, auprès des commissaires d’exposition de l’art contemporain, d’un statut de mauvais objet, trop éloigné d’une certaine artificialité requise. Cette conférence s’intéressera à sa revalorisation récente, notamment dans le cadre de la Documenta 11 de 2002, dirigée par Okwui Enwezor. Reconnaissant qu’il ne s’agit pas d’une simple « copie » du monde, plusieurs artistes ont désormais choisi cette stratégie. La conférence explorera ce paradoxe apparent à partir d’une discussion portant sur l’œuvre du cinéaste et artiste chinois Wang Bing, 15 Hours (2017), qui documente une journée de travail dans un atelier textile chinois. L’installation se situe à l’intersection entre des discours sur le cinéma numérique et le tournant documentaire dans l’art, dans la mesure où l’œuvre réaffirme la primauté de la saisie optique en même temps que les possibilités singulières d’un mode d’enregistrement de longue durée, propre à la vidéo numérique. (Conférence en anglais)

Erika Balsom est professeure (Senior Lecturer) en études de cinéma au King’s College à Londres. Elle est l’auteur de After Uniqueness: A History of Film and Video Art in Circulation (2017) et de Exhibiting Cinema in Contemporary Art (2013), et a co-dirigé, entre autres, Artists’ Moving Image in Britain since 1989 (2019) et Documentary Across Disciplines (2016). Elle a publié dans des revues académiques comme Grey Room et Cinema Journalcontribue régulièrement à des magazines critiques comme Artforumfrieze, et Sight & Sound.

Vendredi 14 février 2020

Galeries Colbert, Institut Nationale d’Histoire de l’Art (INHA)

11h00-14h00, salle Vasari 

Citizen games cross-mapping the picturesque now ! – 25 janv.

Dans le cadre du MIP « Représentations urbaines : Citizen games », module délocalisé dont le terrain d’études est Paris et Bogota.

Invité : Alvaro Moreno Hoffmann, artiste transmedia, enseignant de l’université de Los Andes à Bogota en Colombie, traducteur en espagnol de Archäologie des medien (2002) – Siegfried Zielinski.

VOYAGE DANS LE TEMPS PROFOND DES MEDIA ET TISSAGE DES LIEUX

MATIN

09h45 ACCUEIL
10h00 Claire FAGNART, Laura GUZMÁN, Présentation de la journée
10h15 Philippe NYS, Mise en situation de l’archéologie Media
11h00- 13h00 Alvaro MORENO-HOFFMANN, S. Zielinski et au-delà

APRES-MIDI

13h00 – 14h00 PAUSE
14h00 – 16h00 Alvaro MORENO-HOFFMANN, media et tissage des lieux
17h00 – 18h00 DÉBAT

Evénement organisé par Claire Fagnart, Laura Guzman et Philippe Nys
Date : samedi 25 janvier 2020 de 10h à 18h
Lieu : Bâtiment A salle 172 – Université Paris 8

Affiche de l’événement

Ecocritique 1, Les cahiers verts des Cahiers du Cinéma – 29 janv.

La proposition faite par Nathalie Blanc, Denis Chartier et Thomas Pughe[1] de rebaptiser le texte de Lawrence Buell Writing for an endangered world en « reading for an endangered world », portait sur la nécessité de relire les textes littéraires d’un point de vue particulier, celui de l’environnement, et d’en bousculer ainsi la réception.  Il s’agit bien ici d’ouvrir l’intimité de l’œuvre à un dehors, à un monde menacé, mission dont on pourrait penser qu’elle relève en grande partie de celles dévolues à la critique.

Ces deux séances du séminaire consacrées à l’écocritique proposent donc de partir à la recherche de gestes critiques cherchant à éveiller le regard du spectateur. Nous aurons le plaisir de recevoir, pour ce premier séminaire, Stéphane Delorme, critique et rédacteur en chef des Cahiers du Cinéma. Il viendra nous présenter la démarche des « cahiers verts », qui, avec son herbier, nous ont, non sans audace, proposé, en avril 2019 de « voir autrement le monde et les films »[2].

La séance sera animée par Cécile Sorin, professeure à l’Université Paris 8.

Informations pratiques

De 18h à 20h

INHA, Institut National de l’Histoire de l’Art, 2 Rue Vivienne, 75002 Paris

(salle Fabri de Peiresc)

Contemporary american fiction in the face of technical innovation, 23-25 janv.

Conférence internationale, Sorbonne Nouvelle & Paris 8 Vincennes Saint-Denis Université

Cette conférence interrogera les relations de la fiction américaine aux innovations qui ont marqué les premières décennies du 21e siècle : Internet, médias sociaux, objets et environnements intelligents, intelligence artificielle, nanotechnologies, ingénierie génétique et autres biotechnologies, transhumanisme. Ces innovations techniques redéfinissent la manière dont nous habitons notre monde, interagissons les uns avec les autres et appréhendons l’humain dans son rapport de plus en plus étroit à la machine, non plus, comme autrefois, soigné ou réparé, mais désormais augmenté ou remplacé. Qu’en est-il alors de nos pratiques artistiques et culturelles ? Ces avancées récentes modifient-ils la langue et la littérature ? C’est afin d’explorer ces questions que nous aborderons le lien réciproque du progrès technique et de la fiction : comment la fiction est-elle transformée par les progrès techniques (dans ses sujets, dans ses structures, dans son style, dans son rapport aux lecteurs) et inversement quelles représentations du progrès peut-elle leur opposer ?

En d’autres termes, dans quelle mesure l’innovation technologique renouvelle-t-elle ce qui relève du littéraire, et auquel cas, par rapport à quelles normes d’écriture, voire par rapport à quels protocoles (Alexander Galloway)? La littérature est-elle condamnée à la paradoxale mimesis d’une « société de transparence » telle que la définit le philosophe allemand Byung-Chul Han (société « positive, d’exposition, d’évidence, pornographique, d’accélération, de l’intime, de l’information, du dévoilement et du contrôle ») ? En explorant ces questions, cette conférence sera l’occasion de réfléchir, avec les écrivains américains contemporains, à la régulation de nos existences par les systèmes techniques.

Thursday January 23

Cinémathèque (room 49)- Sorbonne Nouvelle University – Censier Campus, 13 rue Santeuil, Paris

19.00 – Projection of art film Welcome to Erewhon

Gwenola Wagon Stéphane Degoutin, Pierre Cassou-Noguès

Friday January 24

Institut du monde anglophone (Grand amphithéâtre), 5 rue de l’École de médecine, Paris – Metro: Odéon

10.45 : Opening Session

11.00 – 12.30 : Panel 1 // Twitter Fiction

Sophie Chapuis (Saint-Etienne University) Taipei (2013), a Pseudo-Autobiography: Tao Lin’s Digital Inquiry into the Self

Daniella Gati (Brandeis University)The novel in the Age of Twitter

Virginia Pignagnoli (University of Zaragoza)Audiences’ Extensions of Storyworlds on Instagram: Hanya Yanagihara’s A Little Life, #alittlelife and @alittlelife

12.30 – 14.00 : Lunch

14.00 – 15.00 : Panel 2 // Postmodernism in the 21st Century

Jason Shrontz (Gogebic Community College, Michigan) –Losing Touch: The Coupling of Media Forms in Contemporary American Fiction

Saloua Karoui-Elounelli (Ecole Normale Supérieure / University of Tunis) –Poetics of representation and the artifact of the Postmodern Sublime in the American Experimental novel

15.00 – 15.15 : Coffee break

15.15 – 16.45 : Panel 3 // Wallace & DeLillo

Aliette Ventejoux (University Paris II Panthéon – Assas) –Techne and logos: a study of the American Zeitgeist in “Hammer and Sickle” by Don DeLillo

Gabriel Smith (University of Edinburgh)-‘Imagining an Imprint’: Embodied Language and Posthumanist Gender in Don DeLillo’s Zero K and David Foster Wallace’s The Pale King

Jessica Allen Hanssen (Nord University, Bodø, Norway)-David Foster Wallace’s Oblivion and the Limits of Technology

16.45 – 17.00 : Coffee break

17.00 – 18.00 : Keynote

Stephen Burn (University of Glasgow)

The American Novel in the Age of Neuroscience

18.00 – 19.00 : Cocktail

Saturday January 25

École normale supérieure (salle des Actes)

45, rue d’Ulm, Paris

11.00 – 12.30 : Panel 4 // Data Worlds and the Return of Cyberpunk

Olga Thierbach McLean (independent researcher, author, and literary translator) –Updating the Future to the Present: The Reboot of Cyberpunk as Social Criticism

Curtis Carbonell (Khalifa University) – Theorizing Fiction within a Virtualized Gameist Mode: the Promise of VR and its Imaginary Worlds

Naomi Mandel (Hebrew University of Jerusalem)-Anatomy of a Hacker: Deciphering The Circle

12.30 – 14.00 : Lunch

14.00 – 15.30 : Panel 5 // Pornography, Anxiety, Touch

Camélia Raghinaru (Concordia University, Irvine) –Technological Anxiety in Jonathan Lethem’s Chronic City

David Buehrer (Valdosta State University, Georgia, USA) – A Pilgrim’s Progress for the Digital, Post-Human(ist) Age? : Computer Technology, Pornography, and Allegorical Representation in Russell Banks’s Lost Memory of Skin

Rebecca Mazumdar (City University of New York)-“Immediately dismissed as fiction”: Technology Mediates the Graphic in Sabrina

15.30 – 16.00 : Coffee break

16.00 – 17.00 : Panel 6 // Biotech and Bioart: Affective Futurity

Lejla Kucukalic (Khalifa University) – American Fiction, Hybridity and Biotechnology

Miriam Fernandez-Santiago (University of Granada) – Random Design: Aesthetic and Ethical Implications of Bioart in Richard Powers’ Orfeo

17.00 – 17.15 : Coffee break

17.15 – 18.15 : Panel 7 // New Epistemologies

Héloïse Thomas (Bordeaux Montaigne University) – Schrödinger’s Hello Kitty Lunchbox: Time, Technology, and the Future of Humanity in

Contemporary American Literature – Stefania Iliescu (Rennes 2 University)

« Do the math on that » – The Undermining of the Scientificity Criteria in The Echo Maker (2006) and The Flame Alphabet (2012)

20.00 : Conference dinner (optional)

Tailleurs d’images, exposition-actions – 20 janv.

La MSH Paris Nord a le plaisir de vous inviter au vernissage de l’exposition, Tailleurs d’images, exposition-actions #3, lundi 20 janvier à 17h.

Qu’est-ce qu’une exposition-actions ?
Une installation entièrement organisée autour et pour les visiteurs / expérienceurs venus rencontrer des œuvres. L’exposition-action offre la possibilité d’explorer des alternatives aux formes traditionnelles de présentation des œuvres et de façons de les rencontrer. Tailleurs d’images propose, au-delà du regard contemplatif habituellement sollicité, d’autres opportunités, formes d’activités pour entrer en relation avec les œuvres. Les œuvres pourront être activées de multiples façons par les visiteurs. L’important est le couple œuvre activations.

Le collectif tailleurs d’images
Tailleurs d’images est un collectif fondé en 2017.
Il réunit des artistes, des chercheurs et des spécialistes des expositions qui réfléchissent ensemble à de nouvelles opportunités pour permettre au public de rencontrer l’art, les artistes et les oeuvres. Des formes accessibles à chacun, quelles que soient sa culture d’origine, ses références et préférences. C’est ainsi qu’au long des journées de travail collectif nous avons conçu une forme nouvelle : l’exposition-action.

Les artistes

Raphaële Bertho
Julia Lopez & Pierre Rabardel
William Gaye
Arno Gisinger
Serge Lhermitte
Laura Ben Hayou

Informations pratiques
Exposition du 17 décembre 2019 au 28 février 2020
lun > vend / 8h30 – 18h30
hall d’accueil et salle panoramique au 4e étage

Vernissage lundi 20 janvier 2020 à 17h
gratuit, entrée libre
à la MSH Paris Nord