Landscapes Afterwar(d)s, 22 avril

Colloque international, Phnom Penh

Le programme Landscapes Afterwar(d)s s’inscrit dans la continuité d’une réflexion sur la mémoire des lieux à l’épreuve des guerres et conflits. Le paysage se distingue de la nature dans la mesure où il n’existe qu’à travers ceux qui le regardent. Notre regard sur lui diffère selon les époques et les cultures. Si la nature est elle-même meurtrie par un passé violent, comment témoigner de l’après coup des paysages ? Comment un paysage qui a connu des crimes d’une grande ampleur peut-il offrir une visibilité de l’Histoire ?
Partout où des conflits ont existé, la question du paysage est essentielle pour déchiffrer les strates mémorielles d’événements enfouis qui manifestent de façon diffuse, malgré le passage du temps, la réalité de ce qui a été. Notre attention portera sur les modes d’appropriation d’un passé qui résiste, à travers des représentations de paysages, telles qu’elles peuvent être travaillées par l’histoire, l’anthropologie, les dispositifs de l’art contemporain, le cinéma, la littérature ou l’architecture.

Nos lunes personnelles, 8 mai

Journée d’études et atelier laboratoire, Grand Palais

À l’occasion des 50 ans des premiers pas de l’Homme sur la Lune, à l’exposition au Grand Palais LA LUNE. DU VOYAGE RÉEL AUX VOYAGES IMAGINAIRES, des jeunes artistes chercheurs de l’université Paris 8 proposent aux visiteurs un parcours poétique avec des performances en lien avec 10 des oeuvres exposées.


Agence de notation, 15 avril

Lundi 15 avril 2019 à l’Université Paris 8, dans le cadre du projet “Évaluation générale”, L’Agence de Notation notera de 13h à 16h30 le dispositif d’évaluation des projets de thèse du DIU d’ArTeC.

Elle performera sa notation de 16h30 à 18h30.

Commission d’évaluation :

–           Président : Christophe Hanna,

–           Secrétaire : Amélie Ferrand 

–           Jury : Mathilde Cassard, Natacha Guiller, Manuel Joseph, Gérard Pantanace

“Agence de Notation” désigne un dispositif de performances destiné à évaluer de façon spectaculaire et critique ce qui dans la réalité sociale ne s’évalue pas (encore). Ce dispositif entre en résonance avec un syndrome contemporain, propre à toute société dont la dynamique repose sur le principe de la mise en concurrence : l’accroissement sensible du marché de l’évaluation, son extension à des zones inattendues, la grande variété des pratiques évaluatives auxquelles n’importe quel citoyen se trouve soumis ou invité à devenir l’acteur et le promoteur. Dans nos démocraties tout le monde n’est pas exposé pareillement à l’évaluation. L’évaluation-notation est donc non seulement un élément du système de valorisation, mais aussi un indicateur de la manière dont peuvent se mettre en place divers régimes d’inégalité. Le protocole d’”Agence de Notation” vise à exploiter des pulsions voire des “compétences” notationnelles et évaluatives devenues monnaie courante afin de traquer et d’investir des espaces protégés de l’évaluation, des zones d’ombres qu’aucune note n’éclaire, des cibles pour lesquelles n’existe encore aucune forme d’expertise instituée, et de les soumettre à une évaluation qui sera donc par nature d’un autre genre.

Événement co-organisé par Christophe Hanna et Nancy Murzilli avec le soutien d’ArTeC.

evalge.hypotheses.org

Transformations de l’enseignement de l’art, 12 avril

Projet « Transformations de l’enseignement de l’art »
Workshop consacré à la recherche en art, vue par le prisme des écoles d’art, 12 avril 2019, de 14h à 17h

ENSAD, 31 rue d’Ulm, Paris 5e, salle 308

Workshop organisé par les Archives nationales et le laboratoire « Arts des images et art contemporain » de l’Université Paris-8, avec la collaboration de l’ENSBA et de l’ENSAD, dans le cadre du programme « Transformations de l’enseignement de l’art », soutenu par l’EUR Artec. Ce programme de recherche entend poser le problème de l’évolution de l’enseignement de l’art depuis qu’il a été institué en France, tout en mettant en œuvre une instance de réflexion sur ses évolutions futures. Il met à profit les recherches d’enseignants, de chercheurs, étudiants et doctorants, ainsi que les ressources des Archives nationales et d’institutions d’enseignement. 

14h : Ouverture par Emmanuel Mahé (ENSAD), Jérôme Glicenstein (Université Paris-8) et Clothilde Roullier (Archives nationales)

14h10 : Pierre-Damien Huyghe (Université Paris 1) : « Fabriquer des objets cruciaux »

14h55 : Manuelle Freire (postdoc ENSAD) : « Enable / Disable »

15h25 : table ronde sur les partenariats écoles d’art-universités : Annick Lantenois (Ecole d’art de Grenoble-Valence) / Tania Vladova (Esadhar) / Jean-Marie Dallet (Paris 8) / Samuel Bianchini (ENSAD)

16h20 : Davide Cascio, artiste-docteur en arts visuels, ENSBA / PSL-SACRe : « Acéphale (écriture et lecture d’une exposition) »

16h40 : Pierre Michelon, artiste-doctorant en arts visuels, ENSBA / PSL-SACRe :  » Stèle de Teima, in loving memory of Charles, Aziz, Félix and Léon »

Trois questions seront abordées principalement : la place de la recherche au sein des écoles d’art (et son articulation avec la question de la formation) ; la définition de la recherche en/ avec/ sur l’art ; et la relation entre universités et écoles d’art. 

Esthétique du déplaisir, 16 avril

Rencontre en librairie avec Laetitia Dumont-Lewi maître de conférences à l’université Lumière Lyon 2 et traductrice de l’ouvrage, L’Esthétique du déplaisir et Cristina De Simone, maîtresse de conférences en études théâtrales à l’Université de Caen-Normandie. La rencontre sera ponctuée de lectures de Pinocchio par l’Atelier des Niguedouilles et suivie d’un pot convivial.

Informations Pratiques

Librairie, la Tour de Babel 10 Rue du Roi de Sicile, 75004 Paris 19h30



Le réalisme socialiste, 17 avril

Colloque, Centre Pompidou
Le réalisme socialiste du pays des Soviets à celui d’Aragon

Inventé en URSS, le réalisme socialiste a connu auprès des artistes étrangers une réception particulière : ceux-ci l’ont interprété de façon singulière, s’écartant du modèle soviétique. Articulées à la perspective historique française, qui s’achève avec l’« affaire » du portrait de Staline par Pablo Picasso (1953), diverses contributions proposent une relecture de cette histoire au filtre de différents contextes internationaux – France, Italie, Grande-Bretagne et Europe de l’Est.

Informations pratiques : Centre Pompidou, Petite salle (Forum, niveau -1)




Conférence Performance, Isidore Isou, 3 avril

Isidore Isou et le spectacle

Marielle Pelissero

3 avril à 19h, Petite salle, centre Pompidou

À l’occasion de l’exposition consacrée à Isidore Isou, Marielle Pelissero, docteur en arts du spectacle à l’université de Nanterre, professeur invitée à l’institut Pratt de New York organise une conférence-performance sur le spectacle lettriste. Reposant sur l’étude de manuscrits inédits conservés dans le fonds Isidore Isou de la Bibliothèque Kandinsky, cet exposé des grands concepts lettristes est simultanément mis en pratique par l’intervention d’acteurs, invités sur scène à démontrer la richesse et la singularité de la gestuelle lettriste.

Traité de bave et d’éternité, 1951 Film cinématographique 35 mm, noir et blanc, sonore, 123’25”. Achat en 1976 Collection Centre Pompidou, Paris Musée national d’art moderne Centre de création industrielle © Adagp, Paris © Centre Pompidou, MNAM-CCI/Service de la documentation photographique du MNAM/Dist. RMN-GP

Kenneth Goldsmith, 16 mai

LA FABRIQUE DES PROJETS 

rez-de jardin, MSH Paris Nord, 9h à 16h30 

ArTeC a pour mission de générer des initiatives interdisciplinaires et des synergies entre les partenaires, les chercheur.e.s et les etudiant.e.s. Nombreux et divers, les membres d’ArTeC forment un territoire propice au développement de projets interdisciplinaires. Les appels à projets annuels sont l’occasion de tisser de tels liens, entre les disciplines, les institutions, les chercheurs, les étudiants…

La Fabrique des projets, conçue comme un espace de rencontres et de discussions, permettra d’ouvrir à de nouvelles collaborations,  de renforcer les liens et les réseaux.

Imaginer et fabriquer ensemble, tel sera l’objectif de cette journée.

Venez avec vos idées, mais venez aussi découvrir de nouveaux projets, partager un déjeuner et rencontrer des partenaires et futurs collaborateurs.

La journée se clôturera par une conférence de Kenneth Goldsmith, accueilli par ArTeC dans le cadre de son programme de Chaires internationales, puis par un cocktail dans la salle panoramique de la MSH.

Important : pour prévoir le déjeuner et le déroulement de la journée, l’inscription est indispensable à : eur-artec@uplum.fr

KENNETH GOLDSMITH

Auditorium, MSH Paris-Nord
# 17h à 19h30 – « Duchamp est mon avocat » : La culture de l’artefact à l’ère du numérique

Kenneth Goldsmith proposera une conférence à propos de l’instabilité et l’incertitude de la culture de l’artefact au sein de l’écosystème d’internet, et ses conséquences sur la production et la distribution.
Cette conférence abordera les enjeux des droits d’auteurs à un moment crucial où l’Union européenne vient d’adopter une directive sur les droits d’auteur. Qu’est ce que cela signifie pour l’avenir des auteurs et de la production artistique en général ?
En utilisant le précédent historique de l’avant garde, cette conférence présentera les systèmes de résistances passés et présents tout en essayant de proposer des pistes de réflexion.

Kenneth Goldsmith, poète américain, premier lauréat de poésie du MoMA, fondateur et éditeur d’UbuWeb, professeur de Uncreative Writing à l’université de Pennsylvanie et animateur à la radio new-yorkaise WFMU pendant 15 ans. Il est une figure majeure de la création contemporaine. Kenneth Goldsmith est un paradoxe :  auteur reçu à la Maison-Blanche en disant qu’il avait volé les mots des autres.

Intervention de Stéphanie Roussel, Do it together, les communautés autopubliées,Université du Québec à Montréal

Le contemporain est marqué par une remise en question des circuits traditionnels de l’art (Ruffel, 2016), qui se traduit par des dispositifs inédits de publication. Parmi ceux-ci se trouvent les micros-libres de poésie (Hassert, 2014; Cabot, 2016), au sein desquels chacune et chacun est invité à performer, et ce, sans égard à la qualité des textes. Cette absence de douane est, structurellement et symboliquement, une contestation des notions de clôture et de distinction associées au champ littéraire, dont le mode de fonctionnement s’appuie sur une séparation entre les agentes et agents inscrits dans le champ, luttant pour le capital symbolique, et celles et ceux qui en sont dépourvus (Bourdieu, 1979 et 1992). Ces espaces visent à défaire la répartition habituelle des rôles dans le monde de l’édition et au sein des instances de légitimation : tout le monde est appelé à être tour à tour auteur, spectateur, critique dans l’espace-temps d’une même soirée. L’examen de ces « autopublications » singulières servira, dans le cadre de cette communication, à réfléchir une autre manière de créer ensemble, qui se développe parallèlement aux institutions officielles et aux côtés des revues, des groupes littéraires et des cénacles. Nous nous pencherons plus spécifiquement sur les modalités qui régissent l’expérience esthétique des micros-libres, notamment la mixité culturelle, la volonté de se rassembler et l’éthique du care (Molinier et al, 2009; Bourgault & Perreault, 2015).

Informations pratiques : 

Maison des Sciences de l’Homme – Paris nord

M12 Front populaire

20 Avenue George Sand

93210 Saint-Denis

Journée laboratoire, 28 mars

« Du document à la scène et retours : usages, processus de recherche et de création »

Jeudi 28 mars 2019 à la Maison de la Culture d’Amiens

Avec : Camille Louis (Nanterre-Amandiers, La Bellone), Romain David (Raoul Collectif, Nimis groupe), Charlotte Bouteille-Meister (MCF Paris 10), Magali Quillico (MIAM), Adeline Rosenstein (Cie Little Big Horn), Guillaume Pinçon (MCF UPJV), Louise Hémon, Emilie Rousset (Cie John Corporation), Aurore Després (MCF Bourgogne Franche-Comté), Julie Salgues, Guillaume Mazeau (MCF Paris 1), Anyssa Kapelusz (MCF Aix-Marseille), des étudiants en arts de l’UPJV et Antoine Defoort (L’Amicale de Production).

Après une première édition consacrée aux « artistes-chercheurs et chercheurs-artistes : étude d’un geste critique », cette journée-laboratoire organisée à Amiens le 28 mars 2019 autour des croisements et de l’hybridation entre protocoles de recherche et processus de création interrogera plus particulièrement le travail avec des documents. Par document (du latin documentum, docere : enseigner, informer), nous entendons, au sens large, tout matériau référentiel et/ou théorique à partir duquel se développent l’écriture : archives historiques, traces matérielles, documents textuels, visuels ou sonores, analyses spécialisées, essais théoriques, critiques, journaux, témoignages ou témoins en scène porteurs de leurs propre histoires.

Informations pratiques : 

Entrée libre et gratuite. Participation aux ateliers sur inscription le jour-même.

10h -20h : Maison de la Culture d’Amiens / Pôle européen de création et de production

2 place Léon Gontier 80006 Amiens

A 1h15 de Paris Gare du Nord en TER (Départ 8h04 arrivée 9h20 à Amiens / Retour 20h38 arrivée 21h56).

Pour en savoir plus : 

Projection, 2 avril

Projection suivie d’une rencontre avec les cinéastes, animée par Marc-Antoine Vaugeois, critique de cinéma (Format Court, À bras le corps)

Mardi 2 avril à 20h au cinéma de l’Archipel (Paris), projection des deux premiers fragments du film d’Émilie Lemoine, catastrophe éclaté Les dévastés, objet artistique du doctorat de recherche création au sein du Laboratoire ESTCA et de l’EDESTA, son prologue Le Rêve de la Grotte pré-historique (soutenu par le Labex Arts-H2H) et sa première partie La Maison dévastée, dans le cadre du cycle « A la rencontre » programmé par Marc-Antoine Vaugeois. Il sera également montré En faire le tour, un court-métrage de Philippe Ulysse (à l’issue de la projection, les cinéastes dialogueront avec Marc-Antoine Vaugeois).

Informations pratiques : 

Mardi 2 avril à 20h

Cinéma L’Archipel

17 boulevard de Strasbourg, 75010