Rencontres edesta, 20 déc.

Rencontres edesta/ Synchronisation

20 décembre 2019

Les prochaines Rencontres de l’Edesta auront lieu vendredi 20 décembre, de 11h00 à 14h00, à l’INHA, en salle Vasari.

Peter Szendy (Brown University, Providence) interviendra sur « Les Voiries du visible », et son répondant sera Jean-Philippe Antoine (Edesta).

Peter Szendy, philosophe et musicologue, tentera de tracer une généalogie des voies par lesquelles passe la circulation des images — depuis les Wanderstrassen chères à Warburg jusqu’aux câbles sous-marins ou souterrains d’Internet, comme ceux que filme Rithy Panh dans La Terre des âmes errantes. Penser la synchronisation des images implique en effet, paradoxalement, de tenir compte de leurs trajectoires, c’est-à-dire de leurs détours.

Journées Stanislavski, 19-21 déc.

La pédagogie au plateau, Ateliers – master classes

19-20-21 décembre 2019

Constantin Stanislavski (1863-1938) a commencé à concevoir son « système » à partir des années 1906-1908 au Théâtre d’Art de Moscou. Il a poursuivi cette entreprise à travers ses spectacles, dans les Studios, ses carnets, ses écrits. Ceux-ci ont été rassemblés et ont partiellement paru l’année de sa mort (Le Travail de l’acteur sur lui-même I, antérieurement publié, dans une version américaine assez différente, en 1936 sous le titre An Actor prepares traduit en français par La Formation de l’acteur) puis à titre posthume (Le Travail de l’acteur II et Le Travail sur le rôle, respectivement en anglais Building a Character et Creating a Role) donnant une impression, parfois trompeuse, d’achèvement. Stanislavski a élaboré une terminologie unique sur l’art de l’acteur et du metteur en scène qui, sous des formats différents, s’est aussi transmise oralement par la pratique en URSS, dans les pays de l’Est européen, en Allemagne et dans le monde anglophone (et bien plus largement au Brésil, au Proche-Orient, au Maghreb, en Chine, au Japon). Le « système » y reste central dans la formation de l’acteur, ce qui n’est pas le cas de la France.

Le but de ces journées est de confronter ces écrits, aujourd’hui en cours de traduction en français depuis le russe, à la pratique pédagogique. Durant trois journées celle-ci est mise en avant par des ateliers / master classes, des exercices pratiques, des trainings, des « études », l’abord de textes dramatiques depuis toujours liés au « système » (Tchekhov, T. Williams…). Chaque session sera conduite par un pédagogue familier de ces approches qui les confrontera à ses propres pratiques. Comment travailler avec les circonstances proposées ? Comment trouver la spontanéité expressive à travers l’approche de l’étude ? Que sont l’attention scénique, la mémoire affective, la relation d’échange, la perspective, le monologue intérieur, la composition des morceaux et des tâches à accomplir ? Ces sessions de travail seront aussi l’occasion de lire ensemble, évoquer, faire circuler quelques textes traduits de l’école russe.

La participation (ou l’observation) des ateliers / master classes / discussions et lectures est libre sur inscription (stephane.poliakov@univ-paris8.fr 

Merci de préciser brièvement dans le mail qui vous êtes, quel(s) atelier(s) vous intéresse et si c’est en tant que participant ou observateur). Chaque session pratique dure 3h-4h. Elle ne comporte aucun enjeu de présentation ni de résultats. A destination prioritaire des étudiants et élèves des institutions partenaires (Université Paris 8 – département Théâtre et master ArTeC en particulier, Université Paris 10, CNSAD), ces journées sont ouvertes à tous – apprentis comédiens, comédiens professionnels, pédagogues, metteurs en scène, simples curieux. Chaque session inclura ou sera suivie d’une discussion autour du « système » et de son approche concrète.

Jeudi 19 Décembre  / CNSAD  – Salle Jouvet

9h30

Accueil des participants

10h – 13h

Atelier Stéphane Poliakov

Les circonstances proposées dans le premier acte de de Tchekhov La Mouette, Les Trois sœurs, La Cerisaie.

Comment choisir des circonstances actives et en conflit dans une scène de situation ?

Les textes traduits (trad. S. Poliakov) seront fournis.

Il est préférable d’avoir lu le premier acte de ces pièces.

Stéphane Poliakov est maître de conférences à l’Université Paris 8. Formé en Russie et en France au jeu et à la mise en scène, il est pédagogue et metteur en scène-acteur. Il a mis en scène, participé, animé de nombreux laboratoires sur Tchekhov, G. Orwell, Diderot, Piranèse, Platon, Ibsen, Beckett. Il traduit les Ecrits de Stanislavski et a participé à la traduction et l’édition de L’analyse-action de Maria Knebel et d’un Constantin Stanislavski parus chez Actes sud-Papier. 

14h – 18h

Atelier Valérie Dréville avec les élèves de 2e année du CNSAD

Travail du monologue intérieur et approches psychologiques de l’étude dans Platonov de Tchekhov avec discussion et lectures de textes de Stanislavski, M. Knebel.

Cet atelier est ouvert à un public d’observateurs (pas de participation) avec un moment d’échange autour de la pédagogie et des textes lus.

Valérie Dréville est comédienne. Elle a travaillé avec de très grands metteurs en scène parmi lesquels Antoine Vitez, Claude Régy, Alain Françon, Krystian Lupa, Thomas Ostermeier, Romeo Castellucci, Anatoli Vassiliev. Elle a été artiste associée au Festival d’Avignon et au Théâtre National de Strasbourg. Elle a dirigé plusieurs master classes au CNSAD. Ses liens avec l’école russe se suivent dans tout son parcours en particulier dans son travail avec Antoine Vitez, Anatoli Vassiliev, Krystian Lupa et Thomas Ostermeier.

18h – 19h

Discussion à deux voix autour de Maria Knebel (Marie Knöbel) avec Gérard Abensour et Stéphane Poliakov

Gérard Abensour est professeur émérite de langue et littérature russe à l’INALCO, traducteur (notamment les Œuvres dramatiques d’Alexandre Blok), spécialiste du théâtre russe. Il a publié de nombreux articles ainsi que Vsévolod Meyerhold ou l’invention de la mise en scène, Paris, Fayard, 1998. Il vient de publier Une vie pour le théâtre. Maria Knöbel et la formation du metteur en scène au XXe siècle en Russie, Paris, Les éditions du Panthéon, 2019.

Vendredi 20 Décembre / CNSAD – Salle Jouvet

9h30

Accueil des participants

10h – 13h30

Atelier Hugues Badet

La composition : un outil pour l’acteur entre l’évaluation des circonstances proposées et sa perception de la ligne transversale à partir de l’acte I de La Chatte sur un toit brûlant de Tennessee Williams avec lecture de textes de Stanislavski (« morceaux et tâches à résoudre », « surobjectif et action transversale »)

La séance débutera par un training. Il est demandé aux participants d’avoir lu la pièce. Edition suivie : Tennessee Williams, La Chatte sur un toit brûlant, trad. P. Laville, Robert Laffont, coll. Pavillon poche.

Hugues Badet commence ses études théâtrales au CNR de Montpellier dans la classe professionnelle de M. Touraille. A la sortie de cette école, il joue et crée avec des anciens élèves un collectif d’acteurs. Il rencontre Anatoli Vassiliev lors d’un stage à Bagnolet. Il suit alors sa formation à la mise en scène à l’ENSATT. Il aborde dans le cadre de ses études plusieurs auteurs dont Platon, Molière, Tchekhov, Koltès et Dostoïevski. A la fin des études, il met en scène avec S. Poliakov plusieurs dialogues de Platon (Ion, Euthyphron, Gorgias…). Il participe en tant qu’acteur au projet La Musica m.e.s d’A.Vassiliev. Il enseigne actuellement au CMA du Centre à Paris.

14h30 –  18h 

Atelier Agnès Adam 

La ligne monologique, perspective et situation dans Les Trois sœurs de Tchekhov suivi d’une discussion et de lectures de texte sur la perspective et la perspective inversée

Il est demandé aux participants d’avoir relu la pièce dans la traduction d’André Markowicz (éditions Actes sud).

Agnès Adam est diplômée en jeu et mise en scène (classe d’Anatoli Vassiliev) de l’ENSATT (Paris et Lyon). Membre du collectif de metteurs en scène Spectacle-Laboratoire depuis 2008, ellejoue dans Phèdre, Hippias Mineur, Protagoras de Platon,des Nouvelles de Tchekhov. Actuellement en répétition sur une adaptation de Vernon Subutex de V. Despentes et sur une création à trois mains sur le Japon : What’s remain ? Fantaisies japonaises. Elle a joué dernièrement dans les Joueurs d’amour d’après A. Cohen, m.e.s. C. Jonchière et dans La Musica, La Musica deuxième de M. Duras, m.e.s Anatoli Vassiliev à la Comédie-Française (Vieux-Colombier). Elle a travaillé au Japon Kazuyoshi kuschida et avec plusieurs pédagogues russes dont Natalia Zvereva. Elle enseigne au Conservatoire du 8ème de Paris et à l’Université Paris 8 à Saint-Denis.

18h30 – 21h30 

Atelier Lionel Gonzalez 

Explorer les circonstances proposées dans Oncle Vania de Tchekhov

L’atelier se propose d’analyser le rôle des circonstances proposées dans la pièce de Tchekhov. Il est indispensable d’avoir un exemplaire de la pièce et de l’avoir lue ou relue quelle que soit la traduction utilisée.

Lionel Gonzalez s’est formé au Studio-Théâtre d’Asnières et à l’Ecole Jacques Lecoq (1998-2000). A partir de 2003, il enseigne au Studio-Théâtre d’Asnières et rencontre Sylvain Creuzevault, avec qui commence une étroite complicité artistique. A partir de 2011, il participe à un laboratoire de deux ans autour de Pirandello avec Anatoli Vassiliev. En 2016, il fonde avec Gina Calinoiu la compagnie Le Balagan’ retrouvé. Ils créent trois spectacles Demain, tout sera fini (d’après Le Joueur de Dostoïevski), Les Analphabètes (d’après Bergman)et La Nuit sera blanche (d’après La Douce de Dostoïevski). Parallèlement à son activité d’acteur et de metteur en scène, il développe une activité de transmission : en solo (Studio-Théâtre d’Asnières, Chantiers Nomades), ou avec Jeanne Candel (CDC Toulouse, ESAD, Chantiers Nomades).

Samedi 21 Décembre  / CNSAD – Salle Jouvet

14h – 15h

Lecture de passages de la Correspondance de Konstantin Stanislavski, textes réunis, traduits, présentés et annotés par Marie-Christine Autant-Mathieu, Editions Eur’ORBEM,  2018.

Marie-Christine Autant-Mathieu est directrice de recherche au CNRS rattachée à l’unité Eur’ORBEM. Historienne du théâtre et spécialiste du théâtre russe et soviétique, elle a consacré plusieurs ouvrages à Stanislavski, à ses disciples ainsi qu’au Théâtre d’art de Moscou, parmi lesquels : Le Théâtre d’Art de Moscou. Ramifications, voyages (dir.), Paris, CNRS Editions, 2005 ; Stanislavski. La Ligne des actions physiques, Montpellier, L’Entretemps, 2007 ; Mikhail Tchekhov/Michael Chekhov. De Moscou à Hollywood. Du Théâtre au cinéma (dir.), Montpellier, L’Entretemps, 2009.

15h – 19h

Atelier Sergeï Tcherkasski

Les Trois soeurs au miroir du système de Stanislavski : exercices et études sur l’événement, les circonstances proposées, l’atmosphère. La master classe commencera par un training sur la mémoire des sensations, comportera une introduction à la pratique de l’étude et des études sur Les Trois sœurs suivies d’une discussion sur le choix d’une technique par l’acteur et de lecture-discussion des approches de Stanislavski, Lee Strasberg, Stella Adler, M. Tchekhov avec Sergei Tcherkasski, Marie-Christine Autant-Mathieu, Stéphane Poliakov.

N.B. La master classe aura lieu en anglais (possibilités de traduction ponctuelle russe-anglais-français). Il est demandé aux participants de relire Les Trois sœurs de Tchekhov et de disposer d’un exemplaire avec eux (en français ou anglais).

Sergeï Tcherkasski est metteur en scène et Professeur à l’Institut d’Etat des arts de la scène de Saint-Pétersbourg où il dirige une classe d’acteurs. Il a mis en scène plus de trente spectacles, dirigé des master classes dans de nombreuses écoles de théâtre dans plus de 17 pays. Il a ainsi monté des spectacles à la RADA (Londres), au NIDA (Sydney), au NTI (USA)… Il est l’auteur de Stanislavski et le yoga publié en 2013 en Russie et en anglais en 2016 chez Routledge ainsi que de L’art de l’acteur : Stanislavski, Boleslavski, Strasberg. Histoire. Théorie. Pratique paru en russe en 2016 et qui a reçu le Prix du meilleur livre sur le théâtre en 2016 et le Prix Stanislavski en 2017.

ADRESSE

Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique

2 bis rue du Conservatoire 75009 Paris

INSCRIPTION

Entrée gratuite.

Participation aux ateliers / masters classes sur inscription préalable : stephane.poliakov@univ-paris8.fr

INFORMATIONS

Un événement co-organisé par ArTeC, le CNSAD, l’Université Paris 8 (EA 1573) avec la participation de l’Université Paris Ouest Nanterre, de l’unité Eur’ORBEM du CNRS et la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord.

Sous la direction de Stéphane Poliakov

Collaboration scientifique : Marie-Christine Autant-Mathieu

Cet événement s’inscrit dans le cadre du projet de recherche et de création « Traduire, transmettre, mettre en jeu le « système » de Stanislavski » développé par Stéphane Poliakov au sein de l’EUR ArTeC, de l’EA 1573 (Université Paris 8), du CNSAD et de la MSH Paris Nord.

Performer l’archive. Mettre en jeu pour comprendre, 19 déc.

L’enjeu de cette journée d’étude est d’interroger le rôle heuristique et pédagogique de l’expérimentation scénique dans la compréhension et l’appréhension du théâtre “ancien”, et d’envisager à quelles conditions la mise en jeu de ce théâtre peut dépasser la simple illustration et constituer un véritable outil scientifique pour les études théâtrales.

Lieu : Université Paris Nanterre, Bâtiment Max Weber (W), Salle de séminaire 2 (RDC)

9h45 : Accueil des participants

10h : Introduction, Charlotte Bouteille-Meister et Tiphaine Karsenti (Université Paris Nanterre)

10h45-11h45 : Fabien Cavaillé et Anne Surgers (Université de Caen-Basse-Normandie),Réfléchir avec ses mains, ses yeux et son corps : retours sur l’hypothèse de restitution en maquette du Théâtre du Marais par Fabien Cavaillé et Anne Surgers

11h45-12h45 : Michel Cerda, metteur en scène, en dialogue avec Tiphaine Karsenti (Université Paris Nanterre) Faire théâtre de ce qui nous arrête : rejouer La Comédie du Pape malade de Conrad Badius (1561)

13h-14h30 :Déjeuner

14h30-15h30 : Marie Bouhaïk-Girones (CNRS – Centre Roland Mousnier, Sorbonne Université),Rejouer les Passions et mystères, pour quoi faire ?

15h30-16h30 : Mario Longtin (Université Western, Ontario), »Dieu gard, Magister, puis-je entrer ?” Un metteur en scène à l’école des maîtres farceurs

16h30-17h30 : Estelle Doudet (Université de Lausanne),Entre pédagogie innovante et recherche créative : quelle place pour l’interprétation pratique des anciens théâtres à l’université ?

17h30-18h00 : Discussion

Traduire la performance / performer la traduction, 12-14 déc.

12, 13, 14 décembre 2019

Laboratoires d’Aubervilliers, 41, rue Lécuyer 93300 Aubervilliers

Inscription obligatoire (colloque gratuit) via le site du colloque : https://translatingperformance.blogspot.com/

Jeudi  12 décembre 2019

Interprétation assurée

10h-10h30 : Ouverture du colloque

10h30-11h05 : Jessica Stephens, « NE PAS TRADUIRE – ? Sens et sons en mouvement »

11h05-11h40 : Jennifer K. Dick, « The Echo of the Other: Trans-Relating/Re-Presenting Sound Poetry from afar »

11h40-11h50 : pause

11h50-12h25 : Erika Raniolo, « Traduire un poème en langue des signes, performer l’oralité »

12h25-13h : Vincent Barras, « Traduire, concret »

13h-14h30 : déjeuner / lunch

Interprétation assurée

14h30-15h05 : Marie Regan, « The body performing witness: a discussion of my ongoing film project, LISTEN: SPEAK, exploring the embodied experience of simultaneous interpreters at genocide tribunals »

15h05-15h40 : Virginie Bobin, « Fabriquer des intraduisibles »

15h40-16h00 : pause

16h00-16h35 : Andrea Pelegrí-Kristić, « L’invisibilité de la traduction dans la scène chilienne : les relations entre le texte théâtral traduit et les pratiques scéniques des acteurs et metteurs en scène au Chili »

16h35-17h10 : Elena Gordienko, « Spectateurs interprètes : la traduction comme acte de mémoire »

17h10-17h40 : Célia Bense, Vincent Broqua, Jimme Cloo, Marion Flament, Marie Nadia Karsky, Dario Rudy : « Présentation du projet »

Interprétation assurée

18h00-19h30 : Performances, étudiants Master création littéraire,

Pascal Poyet , Olivier Schetrit, Ghazal Mosadeq (et Saafa Fati in absentia)

Collectif 2 poings.

Vendredi 13 décembre 2019

Interprétation assurée

10h-10h35 : Samuel Trainor, « Comic counterpoints in metaperformative retranslation: illocutionary violence, ‘bad’ poetry and the Rausch of Gottfried Benn »

10h35-11h10 : Maureen McDonnell, « Sinister Sign Language in Macbeth: Staging Violence through Visual Language »

11h10-11h20 : pause

11h20-11h55 : Myriam Suchet, « Performer le soi comme autre : la traduction comme mise en scène hétérolingue »

11h 55-12h30 : Nisha Ramayya, « ‘The discharge of something long held – in the body’: Translation, Performance, and Sacrifice »

12h30-14h : déjeuner / lunch

Interprétation assurée

14h-14h35 : Daniel Lühmann, « Des syndromes, des traductions et des figues: un corps de textes en mouvement »

14h35-15h10 : Olivier Schetrit, « Qu’apporte la culture sourde à la culture graphique ? Les « chorésignes ou chansignes ou poésignes » les « écritures » et supports transposés des artistes. Les performeurs Sourds « écrivent » leurs quatre dimensions… »

15h10-15h30 : Pause

15h30-16h05 : Marie Lamothe, « Traduire la langue orale de Flora Aurima Devatine en trois dimensions »

16h05-16h40 : Julie Chateauvert, Jean-François Jégo, Yorgos Tsampounaris, « Traduire l’intermédial, recréer la synesthésie »

16h40-17h15 : Zoë Skoulding, « Aspiring to Birdsong: Posthuman translations »

19h30-21h00 : Performances [pas d’interprétation]

Etudiants du master de création littéraire, Madeleine Aktypi, Vincent Barras et Cléa Chopard

Film d’Erik Bullot

Bénédicte Vilgrain, Lisa Robertson & sabrina soyer

Samedi 14 décembre 2019

Interprétation assurée

10h-10h35 : Delphine Grass, « I/Archive »

10h35-11h10 : Nicole Nolette, « Jouabilité, plurilinguisme et littérarité : deux parcours de traducteurs dans les archives du Théâtre français de Toronto »

11h10-11h20 : pause

11h20-11h55 : Clothilde Roullier, « Barbara Wright traductrice de Robert Pinget, ou la co-performance révélée par les archives »

11h 55-12h30 : Giuseppe Sofo, « Lire la traduction au prisme du Jahn-Archiv »

12h30-14h : déjeuner / lunch

Interprétation assurée

14h00-14h35 : Arno Renken, « Traduction blanche : ce que la traduction fait de ce qui ne se dit pas »

14h35-15h10 : Pascal Poyet, « Traduire, mais »

15h10-15h30 : pause

15h30-16h30 : Conférence d’Erik Bullot, « À voix haute »

17h30-19h30 : Performances  [pas d’interprétation]

Etudiants du master de création littéraire

Daniel Lühmann

Nisha Ramayya

Film d’Erik Bullot

Celia Bense, Vincent Broqua, Jimme Cloo, Marion Flament,  Marie Nadia Karsky, Dario Rudy : « Jouer-traduire »

Colloque organisé par l’Ecole Universitaire de Recherche ArTeC en partenariat avec les Laboratoires d’Aubervilliers, les Archives nationales, l’UMR Structures Formelles du Langage (CNRS-UP8), l’Unité de Recherche Transfert Critiques Anglophones (UP8), et le collectif Double Change

Principaux organisateurs scientifiques : Célia Bense (UP8 / UMR Cresppa), Marion Blondel(UP8-CNRS /UMR SFL), Vincent Broqua (UP8 / TransCrit), Fanny Catteau (UP8-CNRS /UMR SFL), Marie Nadia Karsky (UP8 / TransCrit), Clothilde Roullier (Archives nationales)

Remerciements aux étudiants du M2 du master MC2L (Université de Paris 8 Vincennes Saint-Denis) pour la communication et aux équipes des Laboratoires d’Aubervilliers

Contact : performingtranslation2019 [at] gmail [dot] com

Émergence de l’art vidéo en Europe, 4-5 dec.

Historiographie, théorie, sources et archives (1960-1980)

Séminaire de recherche 6

4 et 5 décembre 2019

À ce jour, une histoire de l’art vidéo à l’échelle de l’Europe reste à faire. C’est la mission à laquelle le présent programme de recherche entend répondre. Un réseau international, regroupant à la fois des historiens de l’art et de l’image en mouvement, des artistes, des protagonistes de cette aventure, des dépositaires de fonds d’archives, des conservateurs et de jeunes chercheurs, s’est constitué. Il a pour objectif de collecter des données sur les artistes, les œuvres et les événements qui ont permis l’avènement de cette pratique, ou qui ont compté dans son développement sur le territoire européen, et de mettre au jour les conditions nationales spécifiques de production et de diffusion permettant d’expliquer la variété des productions comme la disparité des périodes d’émergences (1960-1980).

Le tuning score – 6 et 7 décembre

Une partition chorégraphique pour la recherche en sciences humaines : le tuning score

Journées organisées par Anne Lenglet, Julie Perrin et Pascal Quéneau

6 et 7 décembre 2019

Centre national de la danse, 1 rue Victor Hugo, Pantin, studio 14

Le Tuning score (partition d’accordage) créé dans les années 1970 par la chorégraphe nord-américaine Lisa Nelson est un outil de composition chorégraphique qui repose sur des appels vocaux (start, pause, reverse, repeat…) pris en charge par chacun·e des membres d’un groupe. Il permet une réflexion sur l’articulation entre la perception, l’imagination, la pensée et l’attention humaine et donne des outils pour penser la configuration collective d’une activité. Ces journées d’études viennent ponctuer une recherche conduite par Anne Lenglet et Pascal Quéneau depuis 2016, visant à tester la partition dans d’autres domaines d’activité, notamment théoriques. En 2019, des étudiant·e·s de l’université Paris 8 y ont été associés, à travers un atelier qui vient juste d’avoir lieu, et pendant lequel Lisa Nelson a pris plus concrètement connaissance de cette recherche.

Ces journées accueillent des artistes et chercheur·euse·s pour qui le travail de Lisa Nelson a joué un rôle essentiel.

6 décembre 2019

14h Rewind

Anne Lenglet, artiste chorégraphique.

Pascal Quéneau, artiste chorégraphique.

14h30 Report

Lisa Nelson, chorégraphe. Sa pratique se caractérise par un aller et retour entre la danse et la vidéo, l’amenant à développer une approche spécifique de la composition instantanée et de la performance appelée le Tuning Score : a communication format for ensemble performance. Elle coédite Contact Quarterly depuis 1977.

Julie Perrin, enseignante-chercheuse à l’université Paris 8 (EA 1572 Musidanse) et membre de l’I.U.F. ; Anne Lenglet ; Pascal Quéneau et les danseurs de l’atelier.

15h15 Pause

15h30 Play

Baptiste Andrien, engagé dans la danse et le Tuning Score de Lisa Nelson depuis 2001,et Florence Corin, artiste numérique et chorégraphique, sont responsables des Éditions Contredanse. En collaboration avec Lisa Nelson, ils développent depuis 2014 un projet éditorial multiforme, deux jeux vidéos et une publication papier.

17h : Store

Pascale Gille (sous réserve) et Caroline Boillet sont artistes chorégraphiques, improvisatrices. Elles amorcent en 2010 un projet de recherche autofinancé intitulé « STORE, une interface numérique autour des Tuning scores ».

18h End

7 décembre 2019

9h30 Report

Anne Lenglet, Julie Perrin et Pascal Quéneau

10h Shift

Pauline Lefebvre, architecte et docteure en art de bâtir et urbanisme, chargée de recherches F.N.R.S. à la Faculté d’architecture de l’université libre de Bruxelles. Elle a co-fondé en 2014 la coopérative de recherches Æ, à la croisée entre arts et sciences humaines.

Myriam Lefkowitz, artiste chorégraphique, elle a invitée Lisa Nelson à intervenir au master d’expérimentation en art et politique (SPEAP, Science Po Paris) en 2013.

11h30 Pause

11h45 Digress

Myriam Van Imschoot, artiste du son et de la performance. Elle a fondé le site sarma.be et a co-édité en 2017 avec Tim Engels, Lisa Nelson et Steve Paxton les Conversations in Vermont (http://oralsite.be/pages/ Conversations_in_Vermont).

Avec Lisa Nelson.

13h Pause

14h30 Extend

Carla Bottiglieri, chercheuse indépendante au sein de minima somatica, praticienne certifiée en Body-Mind Centering et Rolfing, s’intéresse aux dimensions esthétiques et politiques du geste. 

15h30 Pause

15h45 Collect

 with Lisa Nelson.

17h End

Anne Lenglet et Pascal Quéneau ont été accueillis par l’université Paris 7 Denis Diderot pour le projet de recherche « Accords et désaccords : disséminer le Tuning Score ». Le projet a également bénéficié du soutien d’Arcadi Île-de-France / Fonds de soutien à l’initiative et à la recherche, et du programme d’aide à la recherche et au patrimoine en danse du Centre national de la danse.

L’atelier avec Lisa Nelson et ces journées ont bénéficié d’une aide de l’État gérée par l’Agence Nationale de la Recherche au titre du programme d’Investissements d’avenir portant la référence ANR-17-EURE-0008.

Programme de Tuning score

Art without property,(un)valued art? 19 nov.

Atelier ouvert aux étudiant.e.s du master ArTeC et ouvert au public

Intervenante : Eva Barto 

« (…) avoiding description, our character deals with ambivalences stemming from property issues, such as broad definitions of what owning could mean (a legal loophole mastery, a misleading language apparatus, an ambiguous philanthropist posture), on what authorship could reclaim (see plagiarism studies), on how power can leak and decrease (unmanaged time, undisplayed images, unexpected downturns) (…) » 

Eva Barto remet en cause les enjeux qu’impliquent la propriété en déstabilisant le statut de l’auteur ainsi que l’économie de production et de diffusion des oeuvres. Elle constitue des environnements ambigus, des contextes de négociations apparemment dénués de particularités dans lesquels il est difficile de saisir ce qu’il faut considérer ou laisser pour compte. Les objets qu’elle conçoit sont des emprunts au réel qu’elle copie ou modifie pour leur donner une valeur d’imposture. Le pouvoir revient ici aux parieurs, aux falsificateurs et aux coupables de plagiat. Son travail à fait l’objet de plusieurs expositions personnelles à l’IFAL (Mexico,2013), à La BF15 (Lyon,2014), à Primo Piano (Paris, 2015) et plus récemment à la galerie gb agency (Paris, 2016), au Centre d’Art de la Villa Arson (Nice 2016), au Kunstverein Freiburg (2019) et prochainement au Kunstverein Nuremberg, au LVH Pavillion (Berlin) ainsi qu’à la Galerie Max Mayer (Düsseldorf). Depuis 2018 elle mène une série de réflexions et actions sur le milieu de l’art en tant que monde du travail au sein du groupe La Buse ainsi qu’avec Estelle Nabeyrat sous le format de l’émission ForTune, diffusée par la radio Duuu*. h

Lieu : au DOC !, dans l’atelier d’Eva Barto

26/26bis rue du docteur Potain 75019 Paris

Horaire : 14h-18h

http://eur-artec.fr/wp-content/uploads/2019/11/Programme-seminaire-ARTEC-NancyMurzilli-com-1.pdf

Figurer nos liaisons numériques par les arts, 3-4 déc.

Comment les artistes figurent-ils nos liaisons avec les technologies ou les plateformes numériques et les fictions qui nous envoûtent ? Des dispositifs issus du théâtre peuvent-ils permettre de créer un espace de réflexivité partagé sur nos liaisons numériques avec les adolescents ? Dans le contexte de la numérimorphose, la médiation par le numérique a-t-elle transformé les manières de concevoir et construire les publics de théâtre ? Ces journées d’étude s’inscrivent dans le cadre du projet « Le théâtre dans les cavernes du numérique » dirigé par Sophie Jehel, soutenu par l’EUR ArTeC en 2018-2019 et le laboratoire Cémti (Paris 8).

La médiation transartistique au musée pour la recherche-création, 27-28 nov.

Ce colloque international propose de restituer des expérimentations muséales focalisées sur des modes sensibles d’être-ensemble entre les visiteurs, les oeuvres/objets exposés et des jeunes chercheurs artistes. Le médium est constitué de gestes artistiques et numériques, pour jouer et transmettre des archives liées à des patrimoines immatériels, dont certains sont en résonance avec des questions environnementales actuelles. Il résulte de l’intérêt très récent, porté notamment en Europe et en Amérique Latine – par les institutions partenaires de notre projet « Créons ensemble au musée » – sur ces gestes artistiques. L’attention au corps devient essentielle, elle vise à la fois le bien-être des visiteurs, leur créativité synesthésique liée au toucher (mediums numériques, processus immersifs). En lien systémique avec ces expérimentations artistiques, les chercheurs des disciplines invitées (arts du spectacle vivant, arts numériques, anthropologie, ethnologie, géographie, histoire de l’art, philosophie, sciences du langage – LSF, philosophie, sociologie), proposent de réfléchir ensemble aux enjeux actuels de ces pratiques créatives.

Quand l’interface nous échappe, 25, 26, 27 nov.

Quand l’interface nous échappe : lapsus machinae, autonomisation et défaillances

When the Interface Slips Away : Lapsus Machinae, Autonomization and Bugs

25, 26, 27 novembre 2019

Aux Archives Nationales et à l’Université Vincennes-Saint-Denis Paris 8 Métro Saint-Denis Université (Ligne 13)

Pierre Cassou-Noguès, Gabriel Tremblay-Gaudette, Arnaud Regnauld, François Sebbah et Gwenola Wagon.

Dans le cadre du projet « Mondes, interfaces et environnements à l’ère du numérique », projet soutenu par l’Ecole Universitaire de Recherche ArTeC

Interface : une surface commune à deux corps à travers laquelle ils communiquent, échangent des informations. L’interface n’est certes pas transparente : phénomènes de brouillage, traduction, opacification. De l’information s’y perd, mais l’interface est sans épaisseur, par définition pour ainsi dire. Comment alors nos interfaces pourraient-elles nous échapper, s’échapper, prendre une sorte d’autonomie, voire de créativité par glissement ou même dérapage (ou quand le lapsus devient événement) ?

Interface: a common surface for two bodies through which they communicate, exchange information. The interface is not transparent : operations of translation, blurring and opacification. Information is lost, but the interface is not thick, by definition, so to speak. How then could our interfaces escape us, escape itself, acquire a kind of autonomy, even a kind of creativity by sliding or even slipping (or when the slip becomes an event)?

Archives nationales, 59 Rue Guynemer, 93383 Pierrefitte -sur-Seine, métro Saint-Denis Université