Offre de stage

Assistant de recherche et création à EnsadLab
pour le développement et l’actualisation du MisB KIT : un kit de
robotique modulaire pour prototyper des objets à comportements
L’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris (EnsAD) est un
établissement public d’enseignement supérieur relevant du ministère de la Culture et de la Communication. L’Ensad est membre de l’EUR ArTec.


EnsadLab est le laboratoire de recherche en art et en design de l’École nationale supérieure des
Arts Décoratifs.


Rattaché.e au groupe de recherche Reflective Interaction, vous interviendrez dans le cadre du projet “Behavioral Objects” (soutenu par l’EUR ArTec) notamment sur le développement du MisB KIT, un kit de robotique modulaire développé par le laboratoire. Vous serez accompagné.e par des artistes, designer et ingénieurs du groupe de recherche.
Lien de présentation du Groupe : http://reflectiveinteraction.ensadlab.fr
Lien de la Chaire “arts et sciences” : http://chaire-arts-sciences.org
Lien de présentation du Kit : http://misbkit.ensadlab.fr
Les missions :

  • Participation aux événements liés au projet, en particulier aux workshops
  • Participation à l’aspect théorique et à la conception technique du projet
  • Design & Impression 3D des boîtiers et connecteurs
  • Création de nouveaux éléments structurels (velcro, bambou, carbone)
  • Vérification et inventaire du matériel
  • Équipement des capteurs et des moteurs
  • Création de PCB (soudures des capteurs, des broches et des connecteurs)

Candidatures : Un CV, un portfolio et courte lettre de motivation sont à envoyer à Samuel Bianchini : samuel.bianchini@ensad.fr dès que possible.
Le stage, d’une durée de deux mois minimum pourra débuter dès novembre 2019 et se déroulera au sein du laboratoire, à l’EnsAD, à Paris, rue d’Ulm. Un stage plus long est préférable, de 3 à 6 mois, en fonction des disponibilités des candidats. La rémunération du stage est fixée au
minimum conventionnel dès le premier jour + 50% du pass Navigo.

Sergei Loznitsa, 24-25 oct.

Journées d’études, 24 et 25 octobre, université Paris 8

L’oeuvre engagée et aujourd’hui mondialement reconnue du cinéaste ukrainien Sergei Loznitsa s’offre comme un véritable sismographe de l’Histoire soviétique, russe et ukrainienne, avec des films aussi incontournables que Paysage (2003), qui propose un portrait de la Russie des années 2000, ou Maïdan (2014), qui relate la révolution récente en Ukraine avec un point de vue intransigeant. Cinéaste prolixe – il réalise vingt-cinq films en vingt-trois ans – Sergei Loznitsa expérimente aussi bien le documentaire que la fiction en passant par les films de montage. De film en film, il interroge à chaque fois l’Histoire et sa réactualisation contemporaine (comme dans Austerlitz, 2016, ou Procès, 2018), et saisit une humanité écrasée par le poids du passé soviétique et meurtrie par les transformations sociales et politiques. À l’heure des images mobiles et omniprésentes, il repose à travers sa démarche la question du geste cinématographique comme geste politique, qu’il s’agisse de fiction (Donbass, 2018) ou de documentaire (Jour de victoire, 2018).

À travers son oeuvre s’affirme une esthétique contemporaine, celle de la durée, de la déconstruction narrative et des espaces fragmentés.

Jeudi 24 Octobre 2019

Salle A1-181, Université Paris 8

18h-21h : Rencontre avec Sergei Loznitsa, menée par Céline Gailleurd et Eugénie Zvonkine

Vendredi 25 Octobre 2019

Amphithéâtre de la Maison de la Recherche, Université Paris 8

9h30 : Introduction de la journée (Damien Marguet et Céline Gailleurd)

10h-13h00 : Les spectres de l’Histoire

Sylvie Rollet (Université de Poitiers) : « L’histoire à contretemps dans l’oeuvre documentaire de Sergei Loznitsa »

Stéphane Breton (EHESS) : « Le regard et la trace, le document historique dans les films de Sergei Loznitsa »

Mathieu Lericq (Université Aix-Marseille) : « Généalogie et spectralité chez Loznitsa : uneexpérience « anachronique » de la réalité (post-)soviétique ? » Eugénie Zvonkine (Université Paris 8) : « My Joy. Le cinéma, territoire de fantômes »

Discutante : Jennifer Verraes (Université Paris 8)

14h : Projection d’un montage réalisé par les étudiants du Master Réalisation et Création de l’Université Paris 8.

14h30-16h : Espaces / durée

Camille Bui (Université Paris 1) : « Corps du peuple et territoire : dynamiques socio-spatiales dans Portrait et Maïdan »

Olga Kobryn (Université Paris 3) : « Lumière du Nord (2008) de Sergei Loznitsa : éthique de l’espace et du temps »

Discutant : Nicolas Droin (Université Paris 8)

16h30 : Projection d’extraits de Maïdan (2014) de Sergei Loznitsa et de The Uprising (2013) de Peter Snowdon

17h-18h30 : Rencontre : Filmer l’événement politique

Sergei Loznitsa et Peter Snowdon

Rencontre animée par Damien Marguet (Université Paris 8)

——–

Cinéma L’Ecran de Saint-Denis

19h30 : Signature par Sergei Loznitsa des DVDs de ses films édités chez Potemkine Films

20 :15 : Projection de Dans la brume (2012) en présence du réalisateur

Débat animé par Arnaud Hée (programmateur, Cinémathèque du documentaire)


Les Rencontres ArTeC, 5 et 6 nov.

Centre des arts, Enghien-les-Bains

Les Rencontres ArTeC proposent deux journées de conférences, d’expositions et de performances artistiques, l’occasion de découvrir des projets dans le domaine des arts, technologies, numérique, création et médiations.

Ce rendez-vous réunit des étudiant.es, enseignant.es, chercheur.es, artistes et curieux.ses. tou.t.es invité.e.s à imaginer de nouvelles collaborations au-delà des disciplines.

Lieu pluridisciplinaire, à la croisée des arts numériques et des sciences, le Centre des arts d’Enghien-les-Bains accueille la première édition des Rencontres ArTeC. 

Informations pratiques

Centre des arts d’Enghien-les Bains

12-16 rue de la Libération

95880 Enghien-les-bains

Accès

Depuis la Gare du Nord, ligne H direction Pontoise ou Valmondois (15 min)
Situé à 2 min de la gare, prendre la sortie rue de l’arrivée

Repenser les enjeux culturels et éthiques en matière d’Intelligence Artificielle, 28 Oct.

28 octobre, de 9h00 à 18h00 à l’institut de France (auditorium) , 3 rue Mazarine, 75006 Paris

Entrée libre sur inscription préalable sur https://gfaih.org/ (atelier 1)

L’intelligence artificielle alimente présentement de nombreux débats scientifiques et politiques. Il est cependant étonnant que les questions d’ordre culturel soient exclues de ces débats, et ce, même si la culture représente le cœur battant de toute société. Des autorités politiques et professionnelles ont récemment demandé un cadre éthique en matière de développement de l’IA et des pratiques numériques qui permettraient également d’orienter les initiatives en matière de lois. Ce mouvement vers l’établissement de normes juridiques, techniques et professionnelles pourrait devenir une occasion sociale de créativité à grande échelle – pourvu que les enjeux restent ouverts et que les problèmes soient identifiés et analysés.

Programme complet en français

Architectures de mémoire, 31 oct.

Rencontre avec Jean-Marie Dallet, directeur de l’ouvrage, Architectures de mémoire à la librairie, la Petite Égypte, 35 Rue des Petits Carreaux, 75002 Paris


La situation de transition que nous connaissons et qui fait cohabiter une culture du livre avec une culture de l’écran nous fait peu à peu basculer d’une raison graphique à une raison computationnelle. De la même manière que l’écriture a permis d’engendrer un mode particulier de pensée, où les listes, les tableaux et les formules ont joué un rôle primordial dans la modélisation des connaissances, avec le numérique s’inventent d’autres systèmes de mise en forme de l’information et de sa transmission. En effet, le développement du réseau, d’un vaste cyberespace, induit une rationalité particulière reposant sur le calcul plutôt que sur l’écriture, ce qui est la seule façon de le rendre intelligible.
On comprend dès lors que les architectures de mémoire, dans leur actualisation contemporaine, essentiellement numérique, sont au cœur d’une transformation de l’esprit humain. Il est encore trop tôt pour déterminer exactement ce qu’il en est de cette transformation, mais il importe dès maintenant de tracer les contours de cette situation et d’explorer des pistes qui peuvent en baliser certains des aspects les plus saillants.

Informations pratiques :

18h à la librairie de la petite Égypte

Expériences de désorientations, 10 oct. au 5 dec.

Face à l’effondrement de nos repères et au désarroi que génère la complexité des défis contemporains, comme la crise écologique, comment retrouver ses marques ? Exercices collectifs, pratiques et théoriques, avec Yves Citton et ses invité·e·s.

L’effondrement déjà en cours de la biodiversité et de nos milieux de vie nous laisse dans le désarroi. Les critères et les repères grâce auxquels nous nous situons et nous orientons dans le monde (les prix, les expertises, la croissance de PIB, les nouvelles reçues par les médias) sont soumis à une méfiance justifiée, parce que tout repose sur des principes viciés et des boussoles obsolètes. Nous sommes désorienté·e·s – mais nous ne savons pas comment réagir face à cet effondrement de nos repères.

Ces trois séances proposent des expériences de désorientations, momentanées et circonscrites, collectives et réflexives, pour commencer à nous habituer à cet état déconcertant, pour apprendre à habiter la désorientation, plutôt qu’à la subir. Nous nous plongerons dans des mondes où nos repères se trouvent suspendus. Nous essaierons d’imaginer ce que nous pouvons néanmoins y faire pour retrouver des marques. Et nous tenterons de tirer quelques implications générales de ces expériences singulières.

Ne plus savoir où l’on est, où l’on va, ni ce à quoi on a affaire, peut constituer une prémisse salutaire à la remise en question des fausses évidences (clichés, stéréotypes hérités du passé) qui nous aveuglent souvent à la perception du présent et à la préparation du futur. Avant de transmettre des savoirs, on proposera donc de partager des désarrois et de comprendre comment, à partir d’eux, construire ensemble des pratiques d’orientation.

Programme

Yves Citton

Professeur de littérature et media à l’Université Paris 8, directeur académique de l’École universitaire de recherche ArTeC (Arts, Technologies, numérique, médiations humaines et Création), il co-dirige la revue Multitudes et a publié Contre-courants politiques (2018), Médiarchie (2017), Pour une écologie de l’attention (2014), Zazirocratie (2011). Ses articles sont en accès libre.

Cycle sur une proposition et en présence d’Yves Citton, en partenariat avec l’École universitaire de recherche ArTeC (Arts, Technologies, numérique, médiations humaines et Création).

Informations pratiques :

Gaîté Lyrique

3 bis rue Papin 75003 Paris

Animer la photographie, construire l’histoire, 10 oct.

Projection et rencontre avec Deimantas Narkevicius

Dans son travail de remploi (des archives photographiques et cinématographiques), Deimantas Narkevicius vise à la fois le renouveau d’un moment perdu et la relecture d’un imaginaire existant.

Cette réflexion sur le passé historique, conçue depuis le présent, dépend souvent de la création du mouvement à partir d’images fixes. Ses œuvres les plus récentes enrichissent ce type d’animation grâce à une illusion supplémentaire, la technologie stéréoscopique.

Né en 1964 à Utena, en Lituanie, Deimantas Narkevicius est un des artistes les plus reconnus de la génération post-communiste. Sculpteur de formation, il réalise surtout des films, vidéos et installations. Travaillant avec des techniques de montage, du remake ou encore du documentaire, il propose de reconfigurer le temps dans sa complexité paradoxale. Parmi ses films majeurs figurent des œuvres comme Revisiting Solaris (2007), Once in the XX Century (2004), The Head (2007), Energy Lithuania (2000) ou encore His-story (1998).

Son œuvre a été exposée, entre autres au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia, Madrid, au MoMa, New York et au Van Abbemuseum, Eindhoven.

Le travail de Deimantas Narkevičius sera exposé à la galerie gb agency, Paris, à partir du 12 octobre 2019

Cette soirée est organisée dans le cadre du séminaire Economies de l’image : Animé/inanimé avec Université Paris VIII Vincennes – Saint-Denis et le soutien de EUR Artec. Il vise à revisiter l’archéologie de l’animation des images et réfléchir sur les orientations neuves qu’amènent les mutations technologiques en cours.

Elle sera animée par Christa Blümlinger et Jean-Philippe Antoine :

Christa Blümlinger est professeure en études cinématographiques et audiovisuelles à l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, spécialiste des formes du cinéma documentaire et d’avant-garde. Elle est notamment l’auteure de Cinéma de seconde main. Esthétique du remploi dans l’art du film et des nouveaux médias (Klincksieck, 2013). Elle a dirigé, avec Mathias Lavin, l’ouvrage Gestes filmés, gestes filmiques (ed. Mimesis, 2018).

Jean-Philippe Antoine, professeur d’esthétique et critique d’art, enseigne à l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis. Ses recherches portent sur la question de la mémoire, de l’image et du lieu dans une perspective philosophique et anthropologique. Parmi ses publications récentes figurent Farces et attrapes : inventer les images (ed. MAMCO 2017) et une traduction des écrits de Samuel Morse (Les Presses du Réel, 2018).

INFOS PRATIQUES
Réservation obligatoire : https://bit.ly/2nKph74
Renseignements : contact@le-bal.fr
Tarif unique : 7 euros

Exposition, action du 3 au 19 oct.

QU’EST-CE QU’UNE EXPOSITION ACTION ?
Une installation entièrement organisée autour et pour
les visiteurs venus rencontrer des artistes et leurs oeuvres.
Un projet de territoire où chacun peut venir et trouver une
place légitime. Un espace de vie où arts et cultures riment
avec accueil, partage et rencontre. Un lieu où ce que
chacun apportera sera le bienvenu, sa culture d’ailleurs
et d’ici, ses gestes et ses idées, ses préférences,
ses gourmandises.

La contemplation ne sera pas la seule façon de rencontrer
les oeuvres. Bien d’autres possibilités seront offertes : toutes
les oeuvres pourront, sans exception, être « activées » par
qui le souhaitera. Chaque jour un ou plusieurs artistes
accueilleront et dialogueront avec les visiteurs
face aux oeuvres ou en partageant un thé
ou ce que vous apporterez.

Informations pratiques

Jeudi 3 octobre 18h à 21h ouverture festive (entrée libre)
Lundi au samedi 3 au 19 octobre 13h à 18h
(autres horaires sur rendez-vous)

Lieux
Le 6B, 6-10 Quai de Seine 93200 Saint Denis
Tailleurs d’images, entrée libre
Contact Accueil groupes Hélène LUST, mediation@le6b.fr,
01 42 43 23 34
Contact Avant-Première Art dans la ville
Jéremy Alglave, jeremy@polysemique.fr
Contact Presse
Eric Labé, eric.labbe@maison-message.fr