Réformer les écoles d’art

Appel à communication/« Réformer les écoles d’art

Journée d’étude organisée par les Archives nationales et l’Université Paris 8, avec la collaboration de l’ENSBA et de l’ENSAD, dans le cadre du programme « Transformations de l’enseignement dans les écoles d’art », soutenu par l’EUR ArTeC.

Les écoles d’art traversent, en France, depuis quelques années, une crise importante. Différentes réformes y ont été mises en œuvre, qui visent notamment à accroître leur dimension professionnalisante et à y introduire des équipes et programmes de recherche, éventuellement en partenariat avec les universités. Ces réformes prolongent, réorientent et contredisent parfois d’autres réformes antérieures : elles illustrent les transformations constantes des pratiques artistiques, autant que l’évolution du regard porté par les pouvoirs publics ou les acteurs sociaux sur la création. De nouvelles pratiques apparaissent, d’autres sont délaissées ; des besoins se font sentir dans certains secteurs économiques ; une plus grande autonomie est accordée aux collectivités locales qui s’en emparent pour transformer les écoles…

À quoi sert une école d’art aujourd’hui ? Doit-elle être un lieu qui forme des artistes, des designers, des graphistes, des vidéastes, des créateurs de mode… ? Ou doit-elle au contraire être un refuge, un lieu de rencontres et d’expérimentations, un « lieu de recherche » (y compris de soi) ? Réformer l’enseignement implique-t-il d’être attentif aux évolutions de la création contemporaine ? S’agit-il de favoriser l’introduction de nouvelles pratiques ou de nouveaux médiums ? Ou bien de poser la question de ce que peut être un artiste dans la société d’aujourd’hui, du rôle qu’il peut y jouer ? Que penser de la place accordée aux enseignants dans ces réformes : doivent-ils faire évoluer leur pratique ? Peuvent-ils être acteurs des réformes ? Leur statut fait-il partie de la question de la transformation des écoles d’art ?

Cette journée d’étude souhaite aborder ces questions et d’autres qui touchent à la fonction même de l’enseignement ou des écoles d’art. Les écoles sont-elles le meilleur lieu de formation des artistes ? Doivent-elles nourrir la recherche ou le marché ? Quelle place peuvent-elles occuper au sein de la société ? Ces questions ne se limitent pas à la structuration des institutions ou aux programmes d’enseignement : il s’agit plus généralement de s’interroger sur ce que veut dire, aujourd’hui, enseigner l’art.

L’un des objectifs est d’observer les réformes, d’en faire le bilan, de les confronter à la réalité du terrain, d’en tirer des conséquences. Il s’agit de mettre à profit des enquêtes dans différentes archives, ainsi que des témoignages permettant de réunir et faire dialoguer des chercheurs, des artistes, des étudiants de différentes disciplines (arts plastiques, cinéma, design, histoire de l’art, sociologie, esthétique…), qu’ils soient ou non liés aux écoles d’art ou à l’université.

Les propositions devront nous parvenir avant le 1er  juillet 2019, sous la forme d’une problématique résumée (3 000 signes maximum, espaces compris) et d’une courte notice biographique, adressées par courriel à jerome.glicenstein@univ-paris8.fr et clothilde.roullier@culture.gouv.fr

Les propositions sélectionnées seront présentées lors d’une journée d’étude aux Archives nationales, site de Pierrefitte-sur-Seine, le 20 septembre 2019.

Offre de stage, BnF

Contexte

Au sein de la direction des collections de la BnF, le département de l’Audiovisuel a pour mission de collecter, signaler, conserver, valoriser et mettre à disposition du public les documents sonores, vidéo et multimédias entrés par dépôt légal, acquisitions, dons et dépôts volontaires.

Le service Multimédia du département de l’Audiovisuel gère environ 150 000 documents électroniques, en pleine révolution à l’ère du numérique. Son équipe de 21 personnes, répartis en trois sections (entrées, documents électroniques, soutien technique) s’attache à faire connaître ces collections patrimoniales atypiques et uniques en France. Il fait vivre une collection de documents électroniques diversifiée, de la cassette logicielle aux fichiers exécutables, du ludo-éducatif aux dispositifs numériques de médiation culturelle. Cet ensemble remonte à l’extension du dépôt légal aux multimédias, logiciels et bases de données en 1992, et s’enrichit rétrospectivement par acquisitions (jeux vidéo anciens et étrangers) et dons (art numérique…).


Portée par la ComUE Université Paris Lumières, l’École Universitaire de Recherche (EUR) ArTeC a pour fonction de promouvoir et d’articuler des projets de recherche et des dispositifs de formation relatifs aux domaines des arts, des technologies, du numérique, des médiations humaines et de la création.


De son côté, la Bibliothèque nationale de France s’est engagée dans une démarche pluriannuelle de développement de ses collections d’art numérique et de valorisation de son expertise dans la conservation et la communication des objets numériques complexes et innovants. Dans la perspective, entre autres, d’enrichir la médiation autour de ces oeuvres. Ainsi, la BnF avec le service multimédia du département audiovisuel de la direction des collections a été retenu pour un projet de dispositif de médiation de l’art numérique « Machines à lire les arts numériques : interface et médiation ». Ce projet de recherche consiste à réaliser une interface en s’appuyant sur le modèle théorique élaboré au cours de la recherche « Art numérique et postérité » en collaboration avec le Labex Arts-H2H de 2015 à 2017, afin de rendre consultable un corpus d’oeuvres d’art numérique à la Bibliothèque nationale de France en 2021.

Les principaux objectifs du projet sont :

  • mener une recherche théorique permettant de réaliser l’analyse fonctionnelle et technique des outils informatiques
  • étudier la faisabilité de construire une machine virtuelle
  • tester et développer le modèle de description élaboré à partir d’un point de vue pour générer une interface
  • poursuivre la recherche théorique en relation avec les Machines à lire
  • intégrer une ontologie du domaine de la poésie numérique programmée
  • réunir un corpus d’oeuvres
  • élaborer des dispositifs de médiation
  • confronter les outils de mise à disposition à un public UX (expérience utilisateur) à partir d’une étude de cas

Le coeur de la recherche porte sur le développement d’une interface rendant ces documents consultables.
Ce stage s’inscrit pleinement dans ce projet

Description des missions du stage : « Etat des lieux et prospective des dispositifs de consultation de l’art numérique »


A partir d’un corpus d’oeuvres d’art numérique choisi, l’objectif de ce stage est de produire un état de l’art formalisé des dispositifs de machines à lire l’art numérique pouvant répondre aux 3 lieux d’exposition possibles à la BnF:

  1. Espace restreint (place assise) : un simple écran + souris (ex de lieu : salle ovale)
  2. Espace étendu (station debout possible avec une zone de mouvement de l’ordre de 2 à 3 m² : écran tactile ou non + caméra + souris ou pavé tactile ou autre (ex de lieu : musée richelieu ou salle A)
  3. Espace adapté : dispositif réputé optimal pour la consultation des oeuvres (ex de lieu salle P)

Pour ce faire, il devra :

  • Etablir un état des lieux des dispositifs existants de lecture de l’art numérique ;
  • A partir des fiches techniques des oeuvres (dépendances matérielles et logicielles), tester leur rejouabilité dans les différents contextes de consultation sur des dispositifs existants issus de l’état des lieux ;
  • En s’appuyant sur les résultats de ces test, proposer des dispositifs de consultation innovants
  • Prototyper un moyen de présentation des oeuvres mise en consultation (Interface graphique, CMS ou autre) ;
  • Restituer ces travaux dans le cadre des instances de l’Eur-ArTeC.

Ce stage se fera en étroite relation avec le laboratoire InReV de l’université Paris 8.
Profil du stagiaire
Etudiant.e en master humanités numériques ou technologies numériques appliquées à l’histoire.
Durée et rémunération
4 mois, gratifié au minimum légal.

Appel à candidature contrat doctoral 2019-2020

Dépôt des candidatures du 5 avril au 5 juin 2019 // audition  26 juin 2019 

à l’adresse : eur-artec@u-plum.fr

complément d’information : jeanne-marie.portevin@univ-paris8.fr

L’ École Universitaire de Recherche ArTec propose trois contrats doctoraux d‘une durée de trois ans.

L’inscription dans une des écoles doctorales affiliées est obligatoire.

Liste des écoles doctorales (ED) :

• Paris 8 : ED 159 Esthétique, sciences et technologies des arts

• Paris 8 : ED 31 Pratiques et théories du sens

• Paris 8 : ED 224 Cognition, langage, interaction

• Paris 8 : ED 401 Sciences sociales

• Paris Nanterre : ED138 Lettres, langues, spectacles

• Paris Nanterre : ED139 Connaissance, langage et modélisation

Le sujet de thèse doit s’inscrire dans l’un des trois axes scientifiques majeurs d’ArTeC :

1. La création comme activité de recherche

2. Nouveaux modes d’écritures et de publications

3. Technologies et médiations humaines

Le sujet de thèse pourra investir les champs de recherche et d’expérimentation suivant :

• Expositions et performances comme outils et dispositifs de médiation

• Les œuvres comme publication scientifique

• Nouvelles formes d’écriture, nouveaux langages et culture du code

• L’héritage de la cybernétique, l’éthique du futur et l’âge du post-numérique

• Approches artistiques de la critique sociale, de l’éthique et de l’écologie

• Préservation et conservation de l’histoire à l’ère numérique

• Approches créatives de la traduction – Activité́ créative et cognition

• La médiation par la robotique et l’intelligence

• Les nouveaux dispositifs éducatifs et scientifiques

• Art et genre

• Sciences de l’ingénierie et création. Arts, sciences, technologies

Télécharger le formulaire

IMPORTANT : le ou la candidat.e peut déposer sa candidature si sa soutenance de Master n’a pas encore eu lieu. Néanmoins, il ou elle devra avoir soutenu avant le 26 juin 2019

Appel à candidature contrat post-doctoral

Dépôt des candidatures à partir du 1 juillet 2019 jusqu’au 27 octobre 2019
à l’adresse : eur-artec@u-plum.fr
complément d’information : jeanne-marie.portevin@univ-paris8.fr

L’ École Universitaire de Recherche ArTec propose deux contrats post- doctoraux d‘une durée d’un an.
Le projet pourra investir les champs de recherche et d’expérimentation suivant :

• Expositions et performances comme outils et dispositifs de médiation
• Les œuvres comme publication scientifique
• Nouvelles formes d’écriture, nouveaux langages et culture du code
• L’héritage de la cybernétique, l’éthique du futur et l’âge du post-numérique
• Approches artistiques de la critique sociale, de l’éthique et de l’écologie
• Préservation et conservation de l’histoire à l’ère numérique
• Approches créatives de la traduction – Activité́ créative et cognition
• La médiation par la robotique et l’intelligence
• Les nouveaux dispositifs éducatifs et scientifiques
• Art et genre
• Sciences de l’ingénierie et création. Arts, sciences, technologies

Le sujet de thèse doit s’inscrire dans l’un des trois axes scientifiques majeurs d’ArTeC :
1. La création comme activité de recherche
2. Nouveaux modes d’écritures et de publications
3. Technologies et médiations humaines

Télécharger le formulaire de candidature