Évaluation générale. L’Agence de Notation comme dispositif artistique # 1, 25 mars


Le projet de recherche « Evaluation générale : l’Agence de Notation comme dispositif artistique » réunit un groupe d’artistes, éditeurs, théoriciens des arts, critiques littéraires, philosophes, sociologues, politologues et gestionnaires, en vue d’explorer et de comprendre les problèmes publics spécifiques que soulève la généralisation de l’évaluation. Il se constitue autour de l’« Agence de Notation », dispositif artistique et d’enquête appelé à intervenir en situations institutionnelles réelles afin de désinvisibiliser non seulement ce qu’est l’activité d’évaluation-notation mais aussi ses effets concrets immédiats.

PROGRAMME, Lundi 25 mars

Matin

Salle des thèses, Espace Deleuze, 1er étage du bâtiment A

9h30 : Présentation du Projet Évaluation générale et de l’Agence de Notation, Nancy Murzilli et Christophe Hanna

10h : Tous notables ! De la recherche du profit à la quête du crédit, Michel Feher, discutant Yves Citton

11h30 : Valuations Studies : état de l’art, Valérie Pihet, discutant Olivier Quintyn

12h15 : Le rôle des agences de notation du point de vue des gestionnaires, Sabrina Alioui, discutante Bérengère Voisin

Après-midi

Salle G-1 bâtiment G

Atelier de travail

14h -17h : Construction d’une boîte à outils en vue d’explorer et de comprendre les problèmes publics spécifiques que soulève l’accroissement sensible du marché de l’évaluation, à travers des lectures, dont on extraira des thèses, hypothèses ou propositions.

17h-18h : Recherche de terrains et réflexion sur les dispositifs à mettre en œuvre pour mener une recherche-création sur l’évaluation générale.

Informations pratiques

Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis

Programme complet

 

Isidore Isou, 6 mars au 20 mai 2019

Du 6 mars au 20 mai 2019, le Centre Pompidou présente une exposition consacrée à Isidore Isou (1925-2007). Artiste et théoricien, tout à la fois poète, peintre, cinéaste et dramaturge, Isidore Isou déclarait, en 1950, avoir « un monde entier à conquérir ». Dès ses débuts fracassants sur la scène artistique parisienne en 1945 aux côtés de Gabriel Pomerand, Isou déploie une pensée systémique dont son premier essai Introduction à une nouvelle poésie et à une nouvelle musique(Gallimard, 1947), jette les bases. Isou déclare l’avènement de la lettre, seule solution plastique à la crise de la représentation qui touche selon lui l’ensemble des arts. Sa réflexion s’étend plus tard à d’autres disciplines : arts plastiques, architecture, politique, économie, mathématiques, médecine, psychologie ou érotologie seront étudiées à l’aune de la  « kladologie », méthode d’invention applicable à la totalité des branches de la culture. Entouré de compagnons de route tels Maurice Lemaître, Roland Sabatier ou encore le jeune Guy Debord, qui traversera le mouvement de manière plus fulgurante, Isou produira une œuvre plastique conséquente et mettra ses idées à l’épreuve. Car les concepts qu’il invente sont nombreux et souvent précurseurs : « l’hypergraphie », la  « mécaesthétique », « l’art infinitésimal » ou le « cadre supertemporel » correspondent ainsi à des inflexions essentielles de l’art de la seconde moitié du 20e siècle. Associant la diversité des réalisations plastiques d’Isou à de nombreux documents d’archives, cette exposition entend souligner la cohérence et la modernité d’une œuvre qui n’aura en fin de compte cessé de donner forme au principe d’excès.

Autour de l’exposition : 

Isidore Isou et le spectacle

Marielle Pelissero

3 avril à 19h, Petite salle

À l’occasion de l’exposition consacrée à Isidore Isou, Marielle Pelissero, docteur en arts du spectacle à l’université de Nanterre, professeur invitée à l’institut Pratt de New York organise une conférence-performance sur le spectacle lettriste. Reposant sur l’étude de manuscrits inédits conservés dans le fonds Isidore Isou de la Bibliothèque Kandinsky, cet exposé des grands concepts lettristes est simultanément mis en pratique par l’intervention d’acteurs, invités sur scène à démontrer la richesse et la singularité de la gestuelle lettriste.

Quelques désordres

Roland Sabatier

17 avril, 19h, Cinéma 2

Isidore Isou. Cinéma

Kaira Cabañas

8 mai, 19h, Cinéma 2

En écho à l’exposition Isidore Isou, le service de collection des films du Centre Pompidou propose deux rendez-vous autour du cinéma lettriste mettant à l’honneur l’œuvre cinématographique radicale de l’artiste Roland Sabatier (Quelques désordres, le 17 avril 2019 à 19h en cinéma 2) et le film séminal d’Isidore Isou, Traité de bave et d’éternité(1951) au cours d’une séance spécialement introduite par Kaira Cabanas (Isidore Isou. Cinéma, le 8 mai 2019 à 19h en cinéma 2). Pour plus d’information contactez film@centrepompidou.fr.

Isidore Isou, initiation à la société des créateurs

Journée d’étude conçue par Mica Gherghescu et Diane Toubert

9 mai de 14h à 19h, Petite salle

S’ouvrant sur une table-ronde autour de laquelle les membres du groupe lettriste évoqueront leur expérience aux côtés d’Isidore Isou, cette après-midi d’étude se prolongera par une série de communications interrogeant la place de l’œuvre d’Isou dans une histoire récente, sociale et culturelle, de l’art. Une discussion portant sur le vaste corpus archivistique d’Isou, véritable laboratoire de création, clôturera cette après-midi lettriste.

Avec notamment Cristina De Simone (Université de Caen-Normandie, auteur de Proréfactions ! Poésie en action à Paris (1946-1969), Dijon, Presses du réel, 2018), Fabrice Flahutez (Université Paris Ouest-Nanterre, auteur de Le lettrisme historique était une avant-garde 1945-1953, Dijon, Les presses du réel, 2011), Kaira M. Cabañas (University of Florida, auteure de Off-Screen Cinema: Isidore Isou and the Lettrist Avant- Garde, University of Chicago Press, 2015).

« Hakonjarrl barrll garrll », récital de poésie lettriste

Gérard-Philippe Broutin, Jean-Paul Curtay, François Poyet.

9 mai à 19h, Petite salle

Trois membres du groupe lettriste interprèteront des poèmes  lors d’un récital s’inscrivant dans le prolongement des lectures proposées par Isidore Isou dès les débuts du mouvement. Gérard-Philippe Broutin et Jean-Paul Curtay rejoignent respectivement le lettrisme en 1968et 1967, et concentrent leurs activités initiales autour de la publication de nombreux tracts et essais politiques d’Isou à travers les structures de la Nouvelle Génération lettriste (NGL) et le Centre international de création kladologique (Cick). François Poyet adhère au lettrisme en 1966 et commence par réaliser des interventions dans le domaine public (tractage, bombage, collage).

Isidore Isou, Symphonie n°4 : Juvénal

Frédéric Acquaviva

9 mai à 20h30. Grande salle

Artiste sonore et compositeur de musique expérimentale, proche d’Isidore Isou, Frédéric Acquaviva prépare avec lui à partir de 2000 la sortie de plusieurs disques compilant les symphonies créées par Isou depuis 1947. Edité par Al Dante en 2004, la Symphonie Juvénal n°4 a été composée entre 2001 et orchestrée par Frédéric Acquaviva en 2003. Dans la Grande salle du Centre Pompidou, l’œuvre se présente comme une exploration spatiale et sonore des qualités sensibles de la lettre, portées par la voix d’Isou et le chœur des lettristes.

Voix d’Isidore Isou

Soliste : Maria Faustino

Chœurs : J.-B. Beck, S.-G.Béju, A. Bertaud, N. Brenez, Broutin, J. Chaumeix, C. Cholain, C. Cousin, L. Deschamps, S. Monségu, E. Monsinjon, F. Poyet, H. Richol, M.-T. Richol-Müller, W. Roehmer, R. Sabatier, J.-L. Sarthou, F. Studeny et D.Tayarda. 

Isidore Isou, je n’aurais pu être que Léonard de Vinci

Frédéric Acquaviva

11 mai à 19h. Petite salle

Protagoniste de la redécouverte du lettrisme, Frédéric Acquaviva présentera le 11 mai une conférence à l’occasion de la sortie de sa monographie consacrée à Isidore Isou (Isidore Isou, Neuchâtel, Editions du Griffon, 2019).

 

Traité de bave et d’éternité, 1951
Film cinématographique 35 mm, noir et blanc, sonore, 123’25”. Achat en 1976
Collection Centre Pompidou, Paris
Musée national d’art moderne Centre de création industrielle © Adagp, Paris © Centre Pompidou, MNAM-CCI/Service de la documentation photographique du MNAM/Dist. RMN-GP

 

 

Hypothèserie, 4 juin

ArTeC propose un dispositif de collaboration prendra la forme encore inédite d’une « hypothèserie », à entendre (par analogie aux tanneries, boulangeries et imprimeries) comme un lieu où l’on fabrique des hypothèses, ensemble. Un atelier d’écriture est proposé une fois par mois invitant les participant.e.s à formuler des hypothèses programmatiques communes, nourries des recherches personnelles des thésard.e.s ainsi que des enquêtes collectives menées au sein d’ArTeC. Le défi de ces exercices d’écriture collective multimédiale sera de traduire ces travaux universitaires en propositions socio-poético-politiques susceptibles d’intéresser un plus large public. À la fois think tank non-partisan, remue-méninge indisciplinaire et atelier de création collective, cette hpothèserie se donnera pour objectif d’expérimenter de nouveaux modes d’écriture générant des documents brefs (une page, une minute maximum) susceptibles de donner lieu à des modes de publication inédits, aux confins de l’université, des expérimentations artistiques et des pratiques activistes. Une telle hypothèserie invitera les doctorant.e.s à réfléchir activement, ensemble, aux enjeux sociaux de leur travail universitaire et artistique, avec pour première orientation générale un slogan du genre « une autre fin du monde est possible ».

mardi 4 Juin : salle 255

 

Informations Pratiques 

CNRS Pouchet

59-61 Rue Pouchet, 75017 Paris

Le Centre des arts d’Enghien-les-Bains

Désormais membre de la ComUE UPL, le Centre des arts d’Enghien-les-Bains rejoint la communauté de l’École Universitaire de Recherche ArTeC pour développer des projets de recherche création dans le domaine des arts numériques.

Le Centre des arts d’Enghien-les-Bains est un centre de création et de diffusion transdisciplinaire international, et la première scène conventionnée « écritures numériques » par le Ministère de la Culture et de la Communication. Pôle de recherche et d’expérimentations artistiques, il a pour objectif de renouveler les formats de création (écritures et langages numériques, arts visuels, écritures scéniques hybrides) et les formes d’adresses au public (interaction, immersion, participation). En raison de son positionnement en tant que pôle de ressources, le Centre des arts souhaite développer des liens particuliers avec le monde universitaire et scientifique et impulser de nombreux projets à l’international.

Pour plus d’informations : 

Site internet du Centre des arts d'Enghein-les-bains

 

Le travail doctoral en recherche création, 5 mars

Journée d’études, mardi 5 mars

Le travail doctoral en recherche création : théories, méthodes, projets

09h15 Introduction et mot de la direction de l’ED PTS

09h30 Yves Citton (Université Paris 8) La recherche-création entre injonction économique et nécessité artistique

10h00 Jean-François Jégo (Université Paris 8) 35 years of research-creation at the ATI department : retrospective & perspective

Pause

10h45-11h15 Anne Sédès (Université Paris 8) : « La création comme activité de recherche, en musique et en arts, à l’université »

11h15-11h45 Emmanuelle Pireyre (Université Paris 8) : « Recherche création, ou Comment allier le plein emploi de l’objectivité au plein emploi de la subjectivité ? »

11h45-12h30 Redell Olsen, (Royal Holloway, University of London) : « Reflections on Poetic Practice: research-led practice and practice-led research »

Déjeuner

14h00-14h30 Sylvain Pattieu (Université Paris 8) : « ‘Là où il flaire la chair humaine, […] là est son gibier’. Croisements et achoppements pratiques d’un historien écrivain »

14h30-15h00 La fabrique de la traduction ? dialogue entre Celia Bense (Université Paris 8) et Vincent Broqua (Université Paris 8) à propos du projet ArTeC « Traduire la performance / Performer la traduction »

Pause

15h30-16h00 Benoît Cottet, (Université Paris 8) : « Un projet par le doctorat »

16h00-16h30 Karen Sandhu, (Royal Holloway, University of London) : « Poetic Fragments of the Itchy Archive »

16h30-17h00 JR Carpenter, « Performance Writing: A Methodology for Practice-led Research »

Informations pratiques

Université de Paris 8 Vincennes Saint-Denis

(Métro 13 Station Saint-Denis Université)

Bâtiment B, salle B106

Programme complet

Computer GRRRLS, du 14 mars au 14 juillet

Vingt-trois artistes et collectifs internationaux livrent un regard critique et incisif sur les technologies numériques. Elles revisitent l’histoire des femmes et des machines et esquissent des scénarios pour un futur plus inclusif.

Et si les ordinateurs étaient des ordinatrices ? Computer Grrrls donne la parole à vingt-trois artistes et collectifs internationaux qui remettent en cause les récits dominants sur les technologies. Elles exhument le rôle méconnu des femmes dès les origines de l’informatique. Elles décodent et recodent les 0 et les 1 et tracent des lignes de fuite vers des imaginaires moins stéréotypés.

Impression 3D, tutoriels Youtube, installations vidéo ou réalité virtuelle… Les oeuvres réalisées par ces artistes chercheuses, hackeuses ou makeuses questionnent la place des minorités sur Internet, les biais de genre, la surveillance numérique et le colonialisme électronique.

Computer Grrrls propose, en marge des oeuvres exposées, une série de rencontres, concerts et DJ sets. Des rendez-vous indispensables pour faire bouger les lignes, et pas seulement les lignes de codes, et proposer un avenir numérique alternatif, plus diversifié et égalitaire.

Avec Morehshin Allahyari, Manetta Berends, Nadja Buttendorf, Elisabeth Caravella, Jennifer Chan, Aleksandra Domanović, Louise Drulhe, Elisa Giardina Papa, Darsha Hewitt, Lauren Huret, Hyphen-Labs, Dasha Ilina, Mary Maggic, Caroline Martel, Simone C. Niquille, Jenny Odell, Tabita Rezaire, Roberte la Rousse, Erica Scourti, Suzanne Treister, Lu Yang, Zach Blas & Jemima Wyman.

Commissariat d’exposition : Inke Arns (Hartware MedienKunstVerein) et Marie Lechner (La Gaîté Lyrique)

En coproduction avec le Hartware MedienKunstVerein (Dortmund, Allemagne).

Exposition dédiée à Nathalie Magnan (1956-2016).

PROMGRAMME COMPLET : Site internet Gaité Lyrique 

Penser l’effondrement à partir de l’Afrique-Monde, 19 mars

Légende : Core Dump, Francois Knoetze, installation, 2018
© ZKM | Karlsruhe, photo: Tobias Wootton.

Il devient de plus en plus clair que nous ne pouvons penser les interactions entre technologies, numérique, médiations humaines et création artistique sans tenir compte de la perspective d’effondrement social et écologique dont les études scientifiques dessinent la probabilité grandissante à l’horizon de notre futur proche.

Or, l’imaginaire de l’effondrement peut légitimement être suspecté d’occidentalo-centrisme dans ses prémisses mêmes, dans sa conception du temps comme de l’histoire et de l’agir humain. D’où la nécessité de reconsidérer cet imaginaire de l’effondrement – et ce qu’il implique en termes des rapports entre sciences, techniques et création artistique – du point de vue de l’Afrique-Monde, dont Achille Mbembe et Felwine Sarr ont agencé Les Ateliers de la pensée à Dakar en 2016, ainsi que dans leurs livres récents.

Comment décoloniser notre imaginaire de l’effondrement ? Tel pourrait être le titre alternatif de ce séminaire qui s’organisera autour de quelques propositions philosophiques, politiques et esthétiques venant des pensées africaines, à l’écoute desquelles se mettront quelques participant.es aux activités de l’EUR ArTeC et quelques animateur.trices de la revue Multitudes.

Programme, 19 mars, Gaité Lyrique

16h30 – Présentation générale (Abdul-Karim Mustapha, Yves Citton)

17h – Intervention, Oulimata Gueye

17h30 – discussion

19h – pause

19h30 – Intervention, Achille Mbembe

20h15-21h15 – discussion

Biographies

Abdul-Karim Mustapha est membre du collectif de rédaction de la revue Multitudes. Il a, entre autres, publié des articles dans les domaines des subaltern studies, de l’esclavagisme, de la psychoanalyse. Il a également le co-édité The philosophy of Antonio Negri (volume 1/2005 et volume 2/2007).

Oulimata Gueye curatrice et critique indépendante dans le domaine de l’art numérique et de l’innovation technologique du continent africain et de ses diasporas.

Achille Mbembe est docteur d’histoire, grand théoricien du post-colonialisme. Il est actuellement membre de l’équipe du Wits Institute for Social & Economic Research (WISER) de l’Université du Witwatersrand de Johannesburg en Afrique du Sud. Ses principaux centres d’intérêts sont l’histoire de l’Afrique, la politique africaine et les sciences sociales.

Il a écrit entre autres :

– Afriques indociles: christianisme et pouvoir d’Etat en société postcoloniale , Paris, Karthala, 1988

Politiques de l’inimitié, Paris, Editions La Découverte, 2016

Critique de la raison nègre, Paris, Éditions La Découverte, 2013c

La discussion réunira notamment Laurence Allard, Elara Bertho, Aliocha Imhoff, Yala  Kisukidi, Dominique Malaquais, Alexandre Monnin, Julie Peghini, Anne Querrien, Kantuta Quiros, Cyprien Tasset.

Informations pratiques

Mardi 19 mars

16h à 21h

Gaité Lyrique

3bis Rue Papin, 75003 Paris

Pour en savoir plus : 

Pour télécharger le dossier « Externalités africaines » 
de la Revue multitudes n°69
Cairn info, revue multitudes
revue multitudes

Politique de la distraction, 18 février

Madeleine Aktypi, Heureux plongeon ou écrire à l’ère de la distraction

Bots et anti-bots, mèmes pour rire ou pour diffuser des fake news, galeries, musées et collections d’art en ligne, youtubers comiques et/ou politiques, ASMR, nootropes, réseaux sociaux, applications en tous genres et autres combinaisons algorithmiques flottent dans la soupe de données élargissant son étendue sans répit. Comment écrit-on sur l’instable et dans la distraction permanente ? Peut-être en inventant de nouvelles manières de faire, des poèmes et des erreurs.

Elsa Boyer, Une tentative pour distraire les mèmes

Agencements hétéroclites de textes et d’images empruntés à des sources diverses qui sont ensuite repris et modulés, les mèmes internet sont caractéristiques de notre présence et de nos déambulations en ligne. Ponctuant des conversations, commentant un événement, ces images et textes à la fois variés et en partie toujours identiques produisent un ensemble mouvant où se côtoient toutes les dimensions de nos vies quotidiennes, sociales, affectives, politiques et culturelles. Mais s’ils nous divertissent, les mèmes sont-ils pour autant capables de distraction, dès lors que cette dernière est comprise comme une multiplication des régimes possibles d’attention ?

Biographie, Madeleine Aktypi

Poète et théoricienne des médias, Madeleine Aktypi enseigne l’histoire de l’art à l’ESAD•Valence. Elle élabore une thèse de recherche-création à l’Université Grenoble Alpes. Courant 2018, elle a performé à la Galerie Air de Paris, à l’Adresse du Printemps, etc. Elle fait partie de la Mosaïque des Lexiques des Laboratoires d’Aubervilliers. Sa dernière édition papier est fodd, fodder (2017) et sa dernière publication Bog Data, le travail en mutation – mèmes, différends et écosophie, éd. Cité du design (2016).

Biographie, Elsa Boyer

Elsa Boyer est docteure en philosophie, elle a publié un essai intitulé Le conflit des perceptions (MF, 2015) et six récits aux éditions P.O.L. Son travail théorique et de fiction s’articule autour des perceptions appareillées et des images médiatiques qui forgent notre environnement perceptif (écrans, images du sport, images de la politique). Elle enseigne les questions d’écriture à l’Ecole Supérieure des beaux arts de Lyon ainsi que la théorie des médias à l’Ensad.

Informations pratiques 
lundi 18 février
10h à 13h
salle 308 à l’Ensad, 31 rue d’Ulm, 75005 Paris.