L’intime à l’oeuvre, colloque international, 14-15 nov.2018

L’intime à l’œuvre II : SURexposition(s)  Connaître l’œuvre exposée et muséale par la performance

Colloque international, 14-15nov 2018

Programme complet

Ce projet du labex Arts-H2H La performance théâtrale au musée : une nouvelle médiation transculturelle est consacré aux performances artistiques en tant que nouvelle médiation transculturelle dans l’espace muséal. Entre recherche et création, les processus élaborés par les étudiants, les artistes et les chercheurs sont filmés depuis trois ans, en amont et in situ, sur ces scènes hybrides internationales. Ce colloque propose de marquer un temps de réflexion sur certains d’entre eux, en croisant d’autres expériences avec les invités extérieurs à ce projet. Le film, en tant que document et archive, est-il essentiel à ce moment de retour sur l’expérience de chacun? Comment témoigner de ces processus invisibles à l’œuvre, avec quelles méthodes de relation entre images, corps et textes ? L’intime peut-il, dans l’acte artistique, créer un réseau de partage sensible ? Nous accueillerons dans ce colloque ces devenir-poète  et devenir-conteur  de nos vécus, inséparables d’une démarche réflexive sur toutes ces expérimentations.

Ces performances, au départ théâtrales, sont devenues interdisciplinaires, avec la participation en 2017/2018 de 240 étudiants de Paris 8 en théâtre, danse, arts plastiques, cinéma, musique, sciences politiques, sciences de l’information et de la communication, sciences du langage, langues et cultures étrangères. Un tel dialogue entre sciences humaines dans la visite créative des musées et des expositions permet-il de générer une nouvelle conception de la performance ? Dans ce processus, engagé depuis 2015 – Faire/refaire/défaire/faire savoir la performance – que deviennent les catégories artistiques ? Avec quel mode de relation à l’imprévisible.

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Mercredi 14 novembre, 14h-17h30, MNAAG-Guimet, salles du musée :

Modératrice : Cécile Becker (MNAAG-Guimet)

  • 15h00 Accueil (Hall d’entrée) des invités et du public sur inscription préalable obligatoire
  • 15h30-15h50 Performance d’un parcours muséal avec le dispositif de l’araignée

Mercedes Chanquia-Aguirre, Université Paris 8, compagnie MassivaCortisone

  • 15h50-17h15 Parcours poétiques avec des collections du musée

Recherche-création d’étudiants en arts de la scène (M2), Université Paris 8

  • 17h15-17h45 Méditation sur le calme mental, l’œuvre et l’espace

Nathalie Gauthard, Université de Nice Sophia-Antipolis, LIRCES, SOFETH

  • 17h45-18h15 Discussions

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Jeudi 15 novembre Musée national des arts asiatiques – Guimet, Hôtel d’ Heidelbach 

  • 10h Accueil du public (sur inscription préalable obligatoire)
  • 10h15 Introduction Retour sur expériences

            Katia Légeret, Université Paris 8, EA1573, porteuse de ce projet Labex Arts-H2H

MATIN

L’artiste chercheur entre performance et savoir

Modératrice : Nathalie Gauthard, Université Nice Sophia Antipolis, LIRCES, SOFETH

  • 10h30-11h Diseurs et danseurs au musée, expériences éblouies

Christine Lancestremère, conservateur en chef du patrimoine du musée Rodin et commissaire de l’exposition « Rodin et la danse »

  • 11h-11h30 Éloge de fesses, performance au Louvre-Lens

Bernadette Gruson, metteuse en scène

  • 11h30-12h Danser trois tableaux de Paul Klee

            Nadia Vadori-Gauthier, artiste chercheure, EDESTA Université Paris 8

  • 12h-12h30 Discussions

12h30-13h30 Pause déjeuner

APRES-MIDI :

  • 13h30-14h45 Faire/refaire/défaire/faire savoir la performance. Retours sur les nouveaux dispositifs de la médiation artistique et transculturelle expérimentés en mai 2017

Présentation d’extraits de films avec la participation de 240 étudiants de Paris 8, réalisés par Minh Nguyen Sourintha (service vidéo Paris 8)

Modératrice : Sarah de Oliveira Carneiro, Université Fédérale de Recôncavo de Bahia (UFRB), Brésil

  • 13h30-14h Le Balzac de Rodin en langue des signes, exposition « Le Centenaire de Rodin », RMN-Grand Palais, performance du 22 mai 2017

Ivani Fusellier UMR SFL (Paris 8 et CNRS), et des étudiants Langue des signes LSF /SDL/HSLSF3 Paris 8

  • 14h00-14h30 Exposition « Des Grands Moghols aux Maharajahs. Joyaux de la collection Al-Thani », RMN-Grand Palais

Lectures poétiques et dansées avec Géraldine Margnac (artiste de Bharata-natyam, EDESTA, Paris 8), Karine Leblanc (artiste d’Odissi, EDESTA, Paris 8) et Wilfried Bosch (metteur en scène, EDESTA, Paris 8)

  • 14h30-14h45 Discussions
  • 14h45-15h Pause
  •  15h-16h30 Ouvertures et perspectives du projet de recherche sur la performance au musée

Modération : Monique Sobral de Boutteville, NAEA (Centre de Hautes Etudes Amazoniennes – Université́ Fédérale du Pará)

  • 15h-15h30 Performance entre archive et cartographie. Conception et réalisation d’une exposition des videos-performances sur la toile

Frederico Duarte, photographe et graphiste brésilien, Université autonome de Barcelone (UAB)

  • 15h30-16h Regards croisés sur la danse au musée. Performance, workshop, répétitions et spectacle : quatre variations chorégraphiques expérimentées dans un espace muséal au Vietnam

Pierre Larauza

  • 16h-16h30 Discussions

*Informations pratiques :

Inscriptions obligatoires et séparées pour chacune des journées : le nombre de places étant très limité au musée MNAAG-Guimet, les participants doivent s’inscrire par mail jusqu’au 1er novembre 2018 auprès de katialegeret@orange.fr

Adresse : Hôtel d’ Heidelbach-MNAAG Musée Guimet, 19 Avenue d’Iéna, 75116 Paris, métro Iéna

*Informations complémentaires :

*Organisation : Katia Légeret, professeur des universités et directrice de l’équipe de recherche EA 1573 Scènes du monde, création, savoirs critiques (Paris 8)

Partenariats :

Paris 8 : EA 1573 Scènes du monde, création, savoirs critiques EA 4010, Arts des images et art contemporain ; L’équipe Langue des Signes et Gestualité (LSG) de l’UMR Structures Formelles du Langage (P8 et CNRS)/UFR Sciences du Langage, Département Linguistique des Langues des Signes. EA 4028 Praxis et esthétique des arts du laboratoire Textes et Cultures (Université Artois) ; CIRRAS/MSHE Université Franche-Comté; MNAAG Musée national des arts asiatiques-Guimet ; RMN-Grand Palais ; UFPA – Université Fédérale du Pará, Brésil (NAEA et ETDUFPA); Université Fédérale de Bahia, Brésil ; Université Fédérale de Rio de Janeiro ; Université JNU, New Delhi, Inde. Avec la participation du service vidéo de l’UFR ARTS à Paris 8.

Co-organisé par l’EA1573/Paris 8, le Labex Arts-H2H Université Paris 8, en partenariat avec Musée MNAAG-Guimet  et RMN-Grand Palais

Comité scientifique :

Ivani Fusellier, Monique Sobral de Boutteville, Muriel Roland, Wilfried Bosch, Géraldine Margnac, Nadia Vadori-Gauthier, Nathalie Gauthard, Gabriela Lirio, Katia Légeret, Cécile Becker, Vijaya Rao, Hasan Erkek.

 

 

 

Économie, affects et politiques, 28 nov.

Économie, affects et politiques

Frédéric Lordon,  Brian Massumi, Yves Citton

mercredi 28 novembre 2018 à 19h00

Cette rencontre propose un dialogue inédit autour des affects dans l’économie et la politique avec Frédéric Lordon et Brian Massumi, deux penseurs à la pointe du renouvellement des pensées de la gauche radicale.

Frédéric Lordon et Brian Massumi proposent tous les deux une pensée radicalement critique de l’économie orthodoxe à partir de la notion d’affect. L’un s’appuie sur Spinoza (La Société des affects et Les affects de la politique), l’autre sur Deleuze et Guattari (L’économie contre elle-même).

Si leurs prémisses critiques semblent converger, leurs approches, leurs conclusions et leurs propositions politiques emmènent dans des directions assez différentes. Leurs rapports à l’État-nation, comme leurs analyses des dérivations financières, sont en contraste de manière particulièrement marquée.

Chacun d’eux peut incarner un devenir possible des nouvelles pensées d’une gauche radicale : la question est de savoir si ces devenirs sont compossibles, contradictoires ou complémentaires.

La rencontre est introduite et animée par Yves Citton. Quentin Badaire est leur premier répondant avant d’ouvrir la parole aux interventions de la salle. Cette rencontre s’inscrit dans les activités de la revue Multitudes et de l’École Universitaire de Recherche ArTeC – Arts, technologies, numériques, médiations humaines et création.

Frédéric Lordon

Philosophe et économiste, directeur de recherche au C.N.R.S, auteur de nombreux articles et du blog La Pompe à phynance. Il est notamment l’auteur de noubreux ouvrages :

Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières (Raisons d’agir, 2008)

Capitalisme, désir et servitude. Marx et Spinoza (La Fabrique, 2010)

D’un retournement l’autre (Seuil, 2011)

La société des affects (Seuil, 2013)

Imperium. Structures et affects des corps politiques (La Fabrique, 2015)

Les affects de la politique (Seuil, 2016)

La condition anarchique (Seuil, 2018).

Brian Massumi

Après avoir été professeur à l’Université de Montréal, Brian Massumi est désormais un chercheur autonome consacrant son temps à l’écriture et aux projets de l’Institut des Trois Écologies, qui a succédé au SenseLab. Traducteur de Mille Plateaux de Deleuze et Guattari en anglais, il a joué un rôle central dans la diffusion de leur pensée avec son ouvrage devenu classique A User’s Guide to Capitalism and Schizophrenia: Deviations from Deleuze and Guattari (MIT Press, 1992).

Ses ouvrages les plus récents comprennent :

L’économie contre elle-même (Lux, 2018)

Pensée en acte (avec Erin Manning, Presses du réel, 2018)

Ce que les bêtes nous apprennent de la politique (Éditions Dehors, 2019)

99 Theses on the Re-Evaluation of Value. A Post-Communist Manifesto (University of Minnesota Press, 2018).

Yves Citton

Yves Citton co-dirige la revue Multitudes, où sont parus de nombreux articles de Brian Massumi (dont des extraits de son Manifeste post-capitaliste, n° 71, été 2018). Il a rédigé la préface des traductions de L’économie contre elle-même et la postface de Pensée en acte de Brian Massumi. Il a co-dirigé avec Frédéric Lordon le volume Spinoza et les sciences sociales paru en 2008 aux Éditions d’Amsterdam. Il a récemment publié :

Médiarchie (Seuil, 2017),

Contre-courants politiques (Fayard, 2018).

Quentin Badaire

Quentin Badaire termine un doctorat à l’E.N.S et au C.N.R.S (UMR 8547) sur Gilles Deleuze et Michel Foucault face à l’économie politique : usages critiques d’un discours savant dans les années 60-70 sous la direction de Jean-Claude Monod et d’André Orléan.

Informations pratiques

Espace Auditorium, Gaité Lyrique

mercredi 28 nov. à 19h

Journée Portes ouvertes, Université Paris Lumières

Vendredi 9 novembre 2018 aura lieu la journée portes ouvertes de l’Université Paris Lumières à la Bibliothèque Nationale François Mitterrand (BNF).

PROGRAMME

Accueil café à partir de 9h15

BnF, site François Mitterrand – Grand auditorium 

Cette journée est ouverte à tout le personnel des membres et associés de la ComUE ainsi qu’aux étudiants des universités et écoles qui font partie de la ComUE.

Pour des raisons d’organisation et de sécurité, l’inscription est obligatoire. Accès par l’entrée des lecteurs (contrôle de sécurité à passer)dès 9h.

Au programme, présentation de projets de recherche financés par UPL  :

  • EUR ArTeC par Yves Citton (Directeur de l’EUR)
  • « Revue Terrain » par Vanessa Manceron (Comité de rédaction),
  • « Archives et droit international » par
    • Pierre Bodeau Livinec (Professeur de droit public Université Paris Nanterre)
    • Jean-Louis Iten (Professeur de droit public Université Paris 8, Directeur du laboratoire Forces du droit)
    • Yann Potin (Archiviste Paléographe, Chargé d’études documentaires principal aux Archives nationales)
  • « Attentas du 13 novembre 2015 : des vies plus jamais ordinaires » par Christian Delage (Professeur des universités, Directeur de l’Institut d’histoire du temps présent)

L’après-midi sera consacrée à des visites guidées du bâtiment de la BnF à partir de 14h15 (1h de visite environ).

Contemporaneity, Anachrony, and Historical Imagination, 6 nov.

Mardi 6 novembre à 18h Jacob Lund, professeur associé d’esthétique et de culture, et directeur du programme Contemporary Aesthetics and Technology à l’Université Aarhus au Danemark proposera une conférence en anglais :  « Contemporaneity, Anachrony, and Historical Imagination”.
Historically speaking, contemporary art, following modern and – so it existed – postmodern art, is the art of today. As such, it seems that art has ceased to be a historical project with less interest in change than remaining in circulation, in particular on a global scale. For some, this is the contemporary condition of art. At the same time, as the name suggests, in the con-temporaneity of contemporary art, different times and temporalities come together able to create links across times and across spaces that would otherwise be unthinkable. Following the famous claim made by Roland Barthes, who (inspired by Nietzsche, and quoted by Agamben) said that “the contemporary is the untimely”, the contemporary might suggest artistic practices that run against their own time and epoch, or at least help problematize and re-emphasize particular relationships to time, history and historicity. However, what is the relationship of artistic research to contemporary art? Can it help to further artistic practices interested in resisting the flow of our times, or is it complicit in making art available now not only as material object but also as object of knowledge? 
Informations pratiques : 
Conférence en anglais
Université Paris 8 : Salle J104
(M13 Saint-Denis Université)

Pédagogie et distraction : une concentration nouvelle pour une éducation nouvelle

Pédagogie et distraction : une concentration nouvelle pour une éducation nouvelle

mardi 13 novembre
salle 308 à l’Ensad, 31 rue d’Ulm, 75005 Paris.

Par opposition à l’éducation traditionnelle qui prônait l’immobilité du corps pour une meilleure concentration de l’esprit, l’éducation nouvelle a basé ses recherches et ses méthodes sur une mobilité du corps apte à dynamiser l’esprit, à l’ouvrir à la connaissance. « L’esprit absorbant de l’enfant » montessorien se réclame d’une nouvelle forme de concentration, qui permet le passage d’une activité à une autre au gré de son mouvement intérieur. À partir des images filmées et des photographies des écoles nouvelles de l’entre-deux guerres en Europe, nous observerons comment les opérateurs ont voulu saisir ce moment où l’enfant interrompt son activité, d’un geste qui lui permet de « sauter » littéralement ailleurs. Nous verrons comment les éléments de la nature – eau, forêt, montagne, chemin – et les matériaux – bois, fer forgé, pierres, couleurs, terre – participent à ces activités et construisent une humanité nouvelle.

Ce rapprochement entre le corps et l’esprit ouvre à des champs aussi divers que les sciences cognitives ou l’éco-féminisme. Cet héritage résonne-t-il à sa juste valeur aujourd’hui ?

Joanna GRUDZINSKA, bio-filmographie

Née en Pologne, éduquée en France et en Belgique, Joanna Grudzinska travaille dans l’industrie du Cinéma. Scripte, actrice, directrice de casting, auteur, réalisatrice, elle a travaillé avec de nombreux cinéastes : Werner Schroeter, Jean-François Stévenin, Bertrand Bonello, Emmanuel Finkiel ou encore Noémie Lvovsky… Elle écrit et réalise des films, aussi bien documentaire que de fiction. Le film « Révolution Ecole 1918-1939 » lui a donné la possibilité d’explorer le principe de montage avec des archives méconnues – celles des écoles nouvelles de l’entre-deux guerres. Elle travaille actuellement à plusieurs projets qui entremêlent pédagogie, poésie, destins historiques et intimes, figures féminines méconnues et pourtant au cœur de notre histoire.

 

 

 

 

 

 

 

Corps infini, 6 au 9 nov. 2018

Le Corps Infini #3  recherche et création 

Performances, installations, rencontres

A l’Académie Fratellini du 6 au 9 nov.2018

 

De 2016 à 2018, le projet de recherche et de création Le Corps Infini développe une expérimentation formelle et technique collective articulant recherche et formation. Au croisement des arts numériques, de la danse et du cirque, il interroge la possibilité d’un espace en trois dimensions, réel ou virtuel, qui recrée les conditions de l’apesanteur. Ce projet pluridisciplinaire cherche à opérer un basculement de la perception du corps et de l’environnement par l’immersion du public dans un espace visuel, sonore et virtuel.

Ce travail s’appuie sur les recherches de Kitsou Dubois sur le corps et le mouvement en apesanteur.

Il associe aux chercheurs et artistes des étudiants (master, doctorants et apprentis) afin d’initier une évolution de regard, de point de vue et d’écoute dans les démarches actuelles et futures des jeunes créateurs.

Pour cette 3e session les expérimentations sur le plateau se sont concentrées sur le travail de deux acrobates, l’un au sol, l’autre sur un mât chinois, interagissant via des capteurs avec l’environnement sonore et l’image captée et projetée en temps réel.

Un pepper ghost, procédé utilisant la réflexion comme propriété optique, interroge l’illusion de présence dans l’environnement lumineux, produisant une forme diaphane, image évanescente dialoguant avec son double réel.

6 et 7 novembre : 3 séances = 11h30, 15h30 et 17h30

8 novembre : 3 séances  = 10h, 14h30, 16h30

9 novembre : 2 séances : 10h, 11h30

Les séances dureront une heure : performance+ discussion + reprise de la performance

Séminaire Vendredi 9 novembre de 14h à 18h

L’équipe du Corps Infini fera le point sur ces 3 années d’expérimentation artistique dans un cadre de la formation par la recherche entre l’ENS Louis Lumière, l’Académie Fratellini, l’université Paris 8 (équipes CICM et INREV) réunissant sur plusieurs semaines un ensemble d’artistes, d’enseignants, de chercheurs et d’étudiants.

Kitsou Dubois présentera le projet et animera un tour de parole faisant intervenir les acteurs du projet. On examinera en quoi l’expérience a questionné, voire transformé, l’activité de chacun.

Prise de parole des participants du projet : Anne Sèdes, professeure des universités et directrice du laboratoire CICM de Paris 8, Chu Yin Chen, professeure des universités et directrice du laboratoire INREV de Paris, Pascal Martin, professeur des universités et enseignant en optique appliquée à l’ENS Louis Lumière, Claire Bras, professeure agrégée d’arts plastiques et d’arts appliqués à l’ENS Louis Lumière, Stéphane Lavoix, régisseur vidéo et intervenant à l’ENS Louis Lumièr, Agnès Brun, professeure d’acrobatie à l’Académie Fratellini, Sophie Lascombes, professeure d’acrobatie aérienne à l’Académie Fratellini

Yves Citton, théoricien et professeur des universités en littérature et média à Paris 8, animera une discussion sur la thématique de l’articulation, formation-recherche-création avec la participation des étudiants du DIU post master Artec+, des stagiaires, ainsi que les personnes présentes au séminaire.

Installation en continue du 6 au 9 novembre de 10h à 18h

 ÊTRE EN APESANTEUR

Conception artistique : Chu-Yin Chen

Création et développement : Swann Martinez

Le dispositif de réalité virtuelle « Être en apesanteur » proposé par l’équipe INREV invite son public à redécouvrir ses premiers états d’énaction du corps en apesanteur. Porté par la balancelle, l’utilisateur se met dans une posture quasi fœtale, il est incité à explorer avec ses mains et ses pieds, en l’effleurant par un toucher virtuel, dans un environnement onirique sans pesanteur.

Cette quête de nouvelles sensations par l’exploration et l’expérimentation de dispositifs technologiques de représentation dans un environnement immersif de réalité virtuelle, permet-elle de renforcer la sensation d’évoluer en gravité altérée ? Ou encore, peut-elle procurer l’impression d’être libéré de la pesanteur quand les gestes de l’explorateur s’incarnent dans une entité virtuelle en interaction dans un univers virtuel habité des matières fluides et volatiles ?

LE TIPI

Conception artistique : Claire Bras

Création et mise en œuvre technique : Alexis Allemand et Stéphane Lavoix

Le dispositif proposé par l’ENS Louis-Lumière se présente sous la forme d’un cône à l’intérieur et au sommet duquel est projeté un montage d’images filmées pendant les deux premières sessions du Corps Infini.

L’installation vise à s’approcher de la sensation d’apesanteur par la mise en relation directe du corps du spectateur avec la présence silencieuse de celui de Ana, Milena, Lorette ou Laurane, traversant un écran circulaire dans un mouvement fluide.

L’expérience procède de la rencontre en face à face entre ces corps semblables entre eux, circulant dans un espace indéfini, et ceux des spectateurs, allongés sur un tapis circulaire, organisés les uns par rapport aux autres sans orientation prédéfinie. Libéré de la contrainte de la perpendicularité entre la ligne d’horizon et l’axe tête-pied, le spectateur perçoit l’attraction terrestre de manière diffuse sur la face dorsale de son corps. Face à lui, le cadre circulaire libère la circulation de son regard de la tension du cadre orthogonal, du conditionnement haut-bas et des butées dans les angles. A travers ce qui apparaît comme un oculus, un (des) corps semble(nt) venir ou s’échapper en profondeur, entrer et sortir du champ circonscrit, suggérant le prolongement de sa (leur) rotation dans un au-delà invisible, si proche et si lointain …

CAPTATION DU CORPS EN 3D STÉRÉOSCOPIQUE

 Stéréographe : Julien Charpier,

Cadreuse : Clotilde Coeurdeuil

encradrement pédagogique : Pascal Martin

Matériel de prise de vue 3Ds : Minh Hoang

A l’automne 2017, pour la deuxième édition du Corps Infini, l’équipe de prise de vue de l’ENS Louis Lumière a choisi d’explorer la captation de mouvements d’apesanteur au moyen de la prise de vue 3D stéréoscopique.

Avec le concours de l’ingénieur Minh Hoang, inventeur du Minhirig, un équipement léger de prise de vue stéréoscopique, les étudiants de l’ENS Louis Lumière ont réalisé à l’Académie Fratellini une série de captations en 3Ds des mouvements des aériennes Laurane Wuthrich et Lorette Sauvet.

Les étudiants ont ainsi cherché à restituer le volume des corps des aériennes en « apesanteur » grâce aux effets de profondeur et de jaillissement permis par le cinéma stéréoscopique. L’emploi de la mise en scène stéréoscopique leur a permis d’interroger la proximité aux êtres filmés, ainsi que leur présence physique à l’image. Une proximité stéréoscopique où l’espace intime côtoie à la fois le spectaculaire et l’émerveillement

Le programme complet

Partenaires du projet :

ENS Louis-Lumière, Compagnie Ki Productions, Académie Fratellini, Université Paris 8 (CICM-Musidance / INREV-AIAC)

Ce projet bénéficie du soutien du Labex Arts-H2H et d’une aide de l’ANR au titre du programme Investissements d’avenir (ANR-10-LABX-80-01).

Le projet reçoit également le soutien de La Fondation Carasso.

La compagnie Ki productions est soutenue par le Conseil Régional d’Ile-de-France.

Informations pratiques : 

1-9 Rue des Cheminots, 93210 La Plaine Saint-Denis

Réservation obligatoire 

réservation individuelle : 01 49 46 00 00

réservation de groupes : rossana.caruso@academie-fratellini.com

 

Happy hour ArTeC

Lundi 12 novembre entre 18h et 20h à la MSH Paris Nord (rez de jardin) –  20 Avenue George Sand, 93210 Saint-Denis (Métro 12-Front Populaire) auront lieu les happy hours d’ArTeC.

Ces happy hours s’inscriront dans un cycle de rencontres mensuelles afin que les enseignant.e.s-chercheur.e.s, doctorant.e.s, artistes et activistes puissent discuter dans un moment convivial et échanger sur leur recherche.

Le Sang est l’Encre, Clémentine DELISS

Le Sang est L’Encre 

Le concept de l’organe et le manifeste métabolique d’Isou

Le 29 octobre à 17h Clémentine Deliss, curatrice et historienne culturelle proposera une conférence, Le Sang est l’Encre à l’Institut National d’Histoire de l’Art (INHA).

Qu’est-ce qu’un organe ? Un organe n’est pas simplement une publication autoéditée, indépendante des structures de distribution classiques, mais le lieu d’une parole vitale, de déclarations politiques et de manifestes artistiques qui relèvent d’une urgence et d’une nécessité relationnelle. Chez Isou, le « bulletin d’action », exprime de manière quasi-épistolaire, et fortement virulente, son mécontentement avec les expositions de l’époque (biennales et salons), la bureaucratie de l’art et ses cadres institutionnalisés (l’enseignement artistique), et les galléries ou éditeurs qu’il accuse régulièrement de plagiat et de complicité avec les entreprises. Ces paroles et gestes imprimés circulent comme le sang dans un métabolisme conceptuel mais résonne en même temps avec un malaise socio-politique. Que pouvons-nous reprendre aujourd’hui de cette méthodologie lettriste « isouienne » ? Quelle est le statut de la parole imprimée dans la production artistique aujourd’hui. De quelles alliances entre artistes parlons-nous ?

La conférence publique sera suivie du Petit séminaire réservé aux étudiants du diplôme Inter Universitaire ArTeC + et des doctorants.

 

Predictive Art Bot

Lors de la fête de la rentrée de l’université Paris 8, l’artiste Nicolas Maigret viendra présenter son oeuvre Predictive art bot, le jeudi 27 septembre 14h à 16h dans l’amphi x de l’université Paris 8.
Il s’agit d’un algorithme conçu pour prédire des concepts basés sur les tendances émergentes dans différents domaines artistiques. Le robot scanne les titres des sites et blogs d’actualités artistique, les analyse, les compile pour ensuite produire de nouveaux concepts qu’il publie sur twitter.
Pour en savoir davantage sur l’oeuvre : www.predictiveartbot.com