Computer GRRRLS, du 14 mars au 14 juillet

Vingt-trois artistes et collectifs internationaux livrent un regard critique et incisif sur les technologies numériques. Elles revisitent l’histoire des femmes et des machines et esquissent des scénarios pour un futur plus inclusif.

Et si les ordinateurs étaient des ordinatrices ? Computer Grrrls donne la parole à vingt-trois artistes et collectifs internationaux qui remettent en cause les récits dominants sur les technologies. Elles exhument le rôle méconnu des femmes dès les origines de l’informatique. Elles décodent et recodent les 0 et les 1 et tracent des lignes de fuite vers des imaginaires moins stéréotypés.

Impression 3D, tutoriels Youtube, installations vidéo ou réalité virtuelle… Les oeuvres réalisées par ces artistes chercheuses, hackeuses ou makeuses questionnent la place des minorités sur Internet, les biais de genre, la surveillance numérique et le colonialisme électronique.

Computer Grrrls propose, en marge des oeuvres exposées, une série de rencontres, concerts et DJ sets. Des rendez-vous indispensables pour faire bouger les lignes, et pas seulement les lignes de codes, et proposer un avenir numérique alternatif, plus diversifié et égalitaire.

Avec Morehshin Allahyari, Manetta Berends, Nadja Buttendorf, Elisabeth Caravella, Jennifer Chan, Aleksandra Domanović, Louise Drulhe, Elisa Giardina Papa, Darsha Hewitt, Lauren Huret, Hyphen-Labs, Dasha Ilina, Mary Maggic, Caroline Martel, Simone C. Niquille, Jenny Odell, Tabita Rezaire, Roberte la Rousse, Erica Scourti, Suzanne Treister, Lu Yang, Zach Blas & Jemima Wyman.

Commissariat d’exposition : Inke Arns (Hartware MedienKunstVerein) et Marie Lechner (La Gaîté Lyrique)

En coproduction avec le Hartware MedienKunstVerein (Dortmund, Allemagne).

Exposition dédiée à Nathalie Magnan (1956-2016).

PROMGRAMME COMPLET : Site internet Gaité Lyrique 

Penser l’effondrement à partir de l’Afrique-Monde, 19 mars

Légende : Core Dump, Francois Knoetze, installation, 2018
© ZKM | Karlsruhe, photo: Tobias Wootton.

Il devient de plus en plus clair que nous ne pouvons penser les interactions entre technologies, numérique, médiations humaines et création artistique sans tenir compte de la perspective d’effondrement social et écologique dont les études scientifiques dessinent la probabilité grandissante à l’horizon de notre futur proche.

Or, l’imaginaire de l’effondrement peut légitimement être suspecté d’occidentalo-centrisme dans ses prémisses mêmes, dans sa conception du temps comme de l’histoire et de l’agir humain. D’où la nécessité de reconsidérer cet imaginaire de l’effondrement – et ce qu’il implique en termes des rapports entre sciences, techniques et création artistique – du point de vue de l’Afrique-Monde, dont Achille Mbembe et Felwine Sarr ont agencé Les Ateliers de la pensée à Dakar en 2016, ainsi que dans leurs livres récents.

Comment décoloniser notre imaginaire de l’effondrement ? Tel pourrait être le titre alternatif de ce séminaire qui s’organisera autour de quelques propositions philosophiques, politiques et esthétiques venant des pensées africaines, à l’écoute desquelles se mettront quelques participant.es aux activités de l’EUR ArTeC et quelques animateur.trices de la revue Multitudes.

Programme, 19 mars, Gaité Lyrique

16h30 – Présentation générale (Abdul-Karim Mustapha, Yves Citton)

17h – Intervention, Oulimata Gueye

17h30 – discussion

19h – pause

19h30 – Intervention, Achille Mbembe

20h15-21h15 – discussion

Biographies

Abdul-Karim Mustapha est membre du collectif de rédaction de la revue Multitudes. Il a, entre autres, publié des articles dans les domaines des subaltern studies, de l’esclavagisme, de la psychoanalyse. Il a également le co-édité The philosophy of Antonio Negri (volume 1/2005 et volume 2/2007).

Oulimata Gueye curatrice et critique indépendante dans le domaine de l’art numérique et de l’innovation technologique du continent africain et de ses diasporas.

Achille Mbembe est docteur d’histoire, grand théoricien du post-colonialisme. Il est actuellement membre de l’équipe du Wits Institute for Social & Economic Research (WISER) de l’Université du Witwatersrand de Johannesburg en Afrique du Sud. Ses principaux centres d’intérêts sont l’histoire de l’Afrique, la politique africaine et les sciences sociales.

Il a écrit entre autres :

– Afriques indociles: christianisme et pouvoir d’Etat en société postcoloniale , Paris, Karthala, 1988

Politiques de l’inimitié, Paris, Editions La Découverte, 2016

Critique de la raison nègre, Paris, Éditions La Découverte, 2013c

La discussion réunira notamment Laurence Allard, Elara Bertho, Aliocha Imhoff, Yala  Kisukidi, Dominique Malaquais, Alexandre Monnin, Julie Peghini, Anne Querrien, Kantuta Quiros, Cyprien Tasset.

Informations pratiques

Mardi 19 mars

16h à 21h

Gaité Lyrique

3bis Rue Papin, 75003 Paris

Pour en savoir plus : 

Pour télécharger le dossier « Externalités africaines » 
de la Revue multitudes n°69
Cairn info, revue multitudes
revue multitudes

Politique de la distraction, 18 février

Madeleine Aktypi, Heureux plongeon ou écrire à l’ère de la distraction

Bots et anti-bots, mèmes pour rire ou pour diffuser des fake news, galeries, musées et collections d’art en ligne, youtubers comiques et/ou politiques, ASMR, nootropes, réseaux sociaux, applications en tous genres et autres combinaisons algorithmiques flottent dans la soupe de données élargissant son étendue sans répit. Comment écrit-on sur l’instable et dans la distraction permanente ? Peut-être en inventant de nouvelles manières de faire, des poèmes et des erreurs.

Elsa Boyer, Une tentative pour distraire les mèmes

Agencements hétéroclites de textes et d’images empruntés à des sources diverses qui sont ensuite repris et modulés, les mèmes internet sont caractéristiques de notre présence et de nos déambulations en ligne. Ponctuant des conversations, commentant un événement, ces images et textes à la fois variés et en partie toujours identiques produisent un ensemble mouvant où se côtoient toutes les dimensions de nos vies quotidiennes, sociales, affectives, politiques et culturelles. Mais s’ils nous divertissent, les mèmes sont-ils pour autant capables de distraction, dès lors que cette dernière est comprise comme une multiplication des régimes possibles d’attention ?

Biographie, Madeleine Aktypi

Poète et théoricienne des médias, Madeleine Aktypi enseigne l’histoire de l’art à l’ESAD•Valence. Elle élabore une thèse de recherche-création à l’Université Grenoble Alpes. Courant 2018, elle a performé à la Galerie Air de Paris, à l’Adresse du Printemps, etc. Elle fait partie de la Mosaïque des Lexiques des Laboratoires d’Aubervilliers. Sa dernière édition papier est fodd, fodder (2017) et sa dernière publication Bog Data, le travail en mutation – mèmes, différends et écosophie, éd. Cité du design (2016).

Biographie, Elsa Boyer

Elsa Boyer est docteure en philosophie, elle a publié un essai intitulé Le conflit des perceptions (MF, 2015) et six récits aux éditions P.O.L. Son travail théorique et de fiction s’articule autour des perceptions appareillées et des images médiatiques qui forgent notre environnement perceptif (écrans, images du sport, images de la politique). Elle enseigne les questions d’écriture à l’Ecole Supérieure des beaux arts de Lyon ainsi que la théorie des médias à l’Ensad.

Informations pratiques 
lundi 18 février
10h à 13h
salle 308 à l’Ensad, 31 rue d’Ulm, 75005 Paris.

Pour une critique interventionniste, 25 janv.

Pierre Bayard est enseignant au département de littérature française de Paris 8 et essayiste, fondateur de la « critique interventionniste ».

Il vient de publier aux éditions de minuit, La vérité sur « Dix petits nègres ».

Le 25 janvier il proposera à la Maison des Sciences de l’Homme (amphithéâtre) une conférence, pour une critique interventionniste de 14h à 18h.

Contrairement à la critique traditionnelle, qui demeure inactive face à toutes les aberrations que l’on croise dans les œuvres, la critique interventionniste se refuse à laisser les choses en l’état.

Prenant son courage à deux mains, elle n’hésite pas à améliorer les œuvres – et même les auteur(e)s –, à les transporter dans le temps pour les changer de siècle quand elles ne sont manifestement pas à leur place, à traquer les erreurs judiciaires en recherchant les criminels qui ont échappé à l’auteur(e). La vérité scientifique est son seul credo.

 

Bienvenue à Erewhon, 22 janv.

Pierre Cassou-Noguès, Stéphane Degoutin et Gwenola Wagon présenteront le 22 janvier au Jeu de Paume leur projet Bienvenue à Erewhon, suivie d’une conférence du philosophe et écrivain Bruce Bégout et d’un ciné-concert de Méryll Ampe.

Erewhon 1872

Bienvenue à Erewhon est une adaptation du roman visionnaire de Samuel Butler, Erewhon, publié en 1872, dans lequel il se livre à des exercices de pensée spéculative, poussant dans ses retranchements logiques notre manière de donner sens au monde.

Il y affirme avoir découvert un territoire inconnu, coupé du reste du monde – Erewhon (anagramme de “Nowhere”). Au premier abord, les Erewhoniens se montrent hospitaliers. L’aventurier remarque pourtant qu’ils ont des mœurs étranges. Ils suivent des principes extrêmes: ils proscrivent la nourriture animale mais également végétale; ils fréquentent des “collèges de déraison”; ils condamnent sans pitié les personnes atteintes de maladie.

Surtout, ils interdisent absolument l’usage des machines. Quand l’aventurier sort une montre de sa poche, ils le jettent en prison. C’est là qu’il découvre le « Livre des machines », qui a provoqué, cinq siècles auparavant, une révolution durant laquelle les Erewhoniens ont détruit leurs inventions mécaniques. Ils pensent que celles-ci sont soumises à une évolution comparable à celle des espèces biologiques. Elles forment un règne à part, un règne au sens où l’on parle du règne animal, ou du règne végétal. Bien qu’elles ne possèdent ni la conscience humaine, ni la vie animale, les machines se transforment pour s’adapter à leur environnement et aux espèces vivantes avec lesquelles elles sont en contact.

Erewhon 2018

Cent cinquante ans après le voyage initial de Samuel Butler, Erewhon a beaucoup changé. L’automatisation a été poussée jusqu’à ses limites extrêmes. Le travail tel qu’on le connaît a disparu. Des usines produisent tout ce qui est nécessaire à la vie. La production, le stockage et la manutention sont externalisés dans des hangars à l’extérieur de la ville, sans humains. Des fermes cultivent et transforment les végétaux et les animaux. Des véhicules les livrent. Des logiciels optimisent le système.

Les habitants sont débarrassés des fonctions pénibles et s’adonnent à des occupations ludiques. Ils ont sélectionné les machines, pour ne conserver près d’eux que celles qui leur procurent un certain bien être. Les autres sont relayées dans les zones périphériques. Les humains ne travaillent donc plus qu’à l’extension de leurs loisirs. La période infantile s’étend bien au-delà de ses limites habituelles.

Des robots-loutres prennent soin des personnes âgées et ronronnent selon un logiciel d’intelligence artificielle. D’autres robots s’occupent de masser les habitants ou de leur préparer à manger. Des chats équipés de GPS cartographient les territoires. Des aspirateurs robots s’éveillent à la sensualité. Des cochons aux cerveaux augmentés sont reliés en réseau.

La ville derrière les écrans

Les cerveaux des humains, des animaux et des plantes sont reliés entre eux à égalité, dans un système de data centers interconnectés qui traitent toute la matière mentale.

Ce réseau conserve toute la mémoire de la ville. Des algorithmes sont susceptibles de redonner voix aux morts. C’est ainsi que l’esprit de Samuel Butler peut encore circuler à travers les images de la ville. Cent cinquante ans après son premier séjour, Samuel Butler revient à Erewhon et commente, derrière les écrans, des images trouvées sur Internet.

Feuilleton

Le projet Bienvenue à Erewhon est publié en épisodes bimensuels. Chaque épisode développe une thématique et est accompagné d’un texte accessible depuis la plateforme.

Bienvenue à Erewhon a bénéficié d’une aide du DICRÉAM – CNC et d’une aide de l’État ArtTec gérée par l’Agence Nationale de la Recherche au titre du programme d’Investissements d’avenir portant la référence ANR-17-EURE-0008

Biographies des réalisateurs

Face à un monde que l’on pourrait tenir pour acquis, les artistes Stéphane Degoutin et Gwenola Wagon spéculent sur des alternatives potentielles avec des films, essais et installations. Ils luttent contre l’obsolescence programmée de l’homme (Cyborgs dans la brume), plaident pour la fin du travail (Institut de néoténie), dénoncent l’automatisation du traitement des produits, du vivant et des données (Le Monde comme entrepôt de livraison), observent la réticulation privative de l’espace public (Prisonniers volontaires du rêve américain), enquêtent sur les lieux d’Internet (Globodrome, World Brain), expérimentent des modes de vie alternatifs pour une société d’hyperinformation (Laboratoire de schizophrénie contrôlée), proposent à des chercheurs de vivre dans la forêt, nus mais connectés au réseau (Wiki Forest), collectent les images dansées d’une guerre (Dance Party in Iraq), opèrent une vivisection des aéroports internationaux (Musée du terrorisme et Psychanalyse de l’aéroport internationnal ) et observent la transmutation des humains en poudre (Société-nuage). Stéphane Degoutin enseigne à l’École nationale supérieure des arts décoratifs à Paris. Gwenola Wagon enseigne à l’université Paris 8 à Saint-Denis.

d-w.fr

Pierre Cassou-Noguès est professeur au département de philosophie de l’université Paris 8, co-éditeur de la Revue SubStance (John Hopkins Univ Press). Après des études parallèles en mathématiques et en philosophie, à l’ENS de Paris, il soutient une thèse de philosophie. Son travail récent interroge la part imaginaire de la raison scientifique. Ses textes allient la fiction et la théorie. Il a notamment publié Les démons de Gödel (Seuil, 2007), Mon zombie et moi (Seuil, 2010), Lire le cerveau (Seuil, 2011), Les rêves cybernétiques de Norbert Wiener (Seuil, 2014).

pierrecassounogues.com

Informations pratiques

welcometoerewhon.com

Espace virtuel du Jeu de Paume

Décembre 2018 – juin 2019

22 janvier au Jeu de Paume à 19h

conférence du philosophe et écrivain Bruce Bégout

Ciné-concert de Méryll Ampe

Entrée libre

 

 

Grégory Chatonsky, 28 janv.

L’anarchie comme méthode en recherche-création

Si on entend par anarchie, l’absence d’arkhè, c’est-à-dire d’origine et de fondement, est-elle applicable à la question de la méthode qui cherche, en amont comme en aval, à déterminer et à s’assurer d’avance du chemin à suivre? C’est peut-être avec une certaine recherche-création qu’il devient possible d’imaginer une méthode anarchique déconstruisant les prétentions à l’universalité, à la transférabilité et à la souveraineté de la méthode, son irrépressible vulgarité à vouloir dire le vrai. Point de méthode générale pour l’artiste, point d’artiste ou d’art au singulier, point de définition ni même d’extension, mais une infinité d’inconsistances conquises défiant le langage. A partir du croisement entre une pratique artistique éprouvant l’arkhè technologique et les lectures de Frédéric Lordon, Jean-François Lyotard, Catherine Malabou et Reiner Schürmann, on cherchera à découvrir comment les pratiques artistiques ont toujours été une recherche anarchique infondée qui, aujourd’hui, entre en tension avec les mots d’ordre académiques.

Informations pratiques : 

Inscription obligatoire : invitation@ens-louis-lumiere.fr

École supérieure Louis-Lumière

Salle de projection

Adresse : La Cité du Cinéma – 20 rue Ampère 93200 – Saint-Denis (France)

14h à 18h

Pour en savoir plus : www.chatonsky.net

Séminaire-atelier, performer l’archive, 11 janv.

Le séminaire-atelier « Performer l’archive », en partenariat avec le département des Arts du spectacle de la BNF, coordonné par Charlotte Bouteille-Meister et Tiphaine Karsenti, s’achèvera par une semaine d’atelier pratique, dirigé par la metteure en scène Agnès Bourgeois.
La restitution de cet atelier, qui portera sur la représentation de la Saint-Barthélemy, aura lieu le vendredi 11 janvier à 15h, à Anis Gras, Le lieu de l’Autre
Adresse : 55 avenue Laplace, 94110 Arcueil. RER B, arrêt Laplace
Vidéo de restitution de la performance, performer la Saint-Barthelemy

Rencontre autour de l’ouvrage Geste filmé, gestes filmiques, 18dec.

Christa Blümlinger et Mathias Lavin présenteront l’ouvrage collectif Geste filmé, gestes filmiques (éditions Mimésis, collection « Images, Médiums »), en compagnie de plusieurs contributeurs et du directeur de la collection.

La discussion sera animée par Damien Marguet et Dork Zabunyan.

La séance sera suivie d’un pot amical.
INHA, 6 rue des Petits Champs, 75002 Paris. Métro : Bourse ou Pyramides.

Distraction et politisation de l’art, 14 janv.

Distraction et politisation de l’art

En 1927, avec Le Cuirassé Potemkine d’Eisenstein, « une nouvelle région de la conscience » s’ouvre à Walter Benjamin. Ce phénomène implique un inconscient : la distraction (zerstreuung). La photo et le cinéma révèlent des strates de l’expérience inconnues, liées au mode d’existence des masses. Mais ce qui fait toute la puissance de la distraction tient à une dialectique, propre à une constellation d’intellectuels, Kracauer, Bloch, Simmel, Husserl ou Canetti, entre une acuité conceptuelle asystématique, qui ne craint pas de mener une investigation matérialiste radicale à l’aide d’outils métaphysiques, et son articulation à des modes de pensée esthétique et pratique, comme l’architecture, le cinéma et la technique. La fécondité de la notion de distraction se nourrit de tout l’apport de la psychologie expérimentale, mais aussi de l’approche rigoureuse de l’expérience subjective menée par les avant-gardes radicales, notamment les cinéastes soviétiques.

Biographie Pascal Rousse

Pascal Rousse est docteur en philosophie (Paris 8, 2010), diplômé DPLG en architecture et professeur certifié d’arts plastiques à Paris. Il a commencé à partir de 1992 des recherches sur les avant-gardes artistiques dans le cadre du cours de philosophie de l’art de Philippe Sers, dont il fut l’assistant de 1996 à 1998, à l’ENSA de Paris-La Villette. Il poursuit ses recherches en philosophie sur Eisenstein, l’esthétique, les relations entre modernité et modernisme en art et dans les subcultures. Il publie dans des revues d’esthétique et de cinéma et a contribué à des ouvrages collectifs, dont une étude à propos de The Poetical Works of William Blakeà paraître dans un recueil sur la bibliothèque d’Eisenstein, sous la direction d’Ada Ackerman.

Informations pratiques 

Lundi 14 janvier

10h à 13h, salle 308

Ensad, 31 rue d’Ulm 75005 Paris

Emploi-poste gestionnaire financier et comptable

Descriptif du poste

UNIVERSITE PARIS LUMIÈRES – UNIVERSITÉ PARIS 8

INTITULÉ DU POSTE: Gestionnaire financier-e et comptable

Catégorie : B

Domaine : Gestion financière et comptable

Quotité : 100%

BAP J : Gestion et pilotage, J4E44

OCCUPANT ACTUEL

Corps – Grade : Technicien

Quotité d’affectation : 100%

LOCALISATION : Université Paris 8, ComUE UPL, Université Paris Nanterre

Rattachement  :    Coordinatrice EUR ArTeC

Portée par la ComUE Université Paris Lumières, l’École Universitaire de Recherche (EUR) ArTeC a pour fonction de promouvoir et d’articuler des projets de recherche et des dispositifs de formation relatifs aux domaines des arts, des technologies, du numérique, des médiations humaines et de la création.

Placé.e sous l’autorité directe de la coordinatrice générale de l’EUR ArTeC, le.la gestionnaire financier.e et comptable travaille en étroite collaboration avec cette dernière. Il/elle assure le bon fonctionnement de l’EUR, en terme de gestion administrative et comptable. Il/elle effectue les commandes, engage les dépenses, gère les missions des chercheurs et des invité.e.s, et assure un suivi budgétaire fin et régulier

Mission principale : 

–     Réaliser des actes de gestion administrative et financière. Assurer grâce à son action le bon fonctionnement des projets de recherche et de formation.

Principales activités :

·       Procéder aux opérations d’engagement, liquidation, mandatement

·       Suivre les crédits par type de dépenses ou d’opérations ou par structure

·       Enregistrer les données budgétaires, assurer un suivi régulier et précis des dépenses

·       Classer et archiver les pièces et justificatifs d’opérations financières et comptables

·       Collecter et contrôler les pièces justificatives nécessaires aux opérations de gestion

·       Réaliser les opérations de règlement de la paye et des indemnités

·       Rédiger et mettre à jour les procédures (en collaboration avec la coordinatrice générale)

·       Gérer les missions des chercheurs et des invités (Ordre de mission, réservations transport et hébergement, remboursements, per diem…)

Connaissances et compétences

Compétences opérationnelles

·       Connaissance du fonctionnement de l’université et de l’enseignement supérieur en France

·       Finances publiques

·       Règles et techniques de la comptabilité

·       Systèmes d’information budgétaires et financiers

·       Marchés publics

·       Une expérience dans un Projet d’Investissement d’Avenir serait appréciée

Savoir-faire

·     Analyser les données comptables et financières

·     Appliquer des règles financières

·     Assurer le suivi des dépenses et des recettes

·     Savoir gérer son activité

·     Savoir rendre compte

·     Communiquer et faire preuve de pédagogie et de diplomatie

·     Savoir rédiger des messages clairs et efficaces adaptés au destinataire

·     Mettre en œuvre des procédures et des règles

·     Travailler en équipe et faire preuve de flexibilité

·     Utiliser les logiciels spécifiques à l’activité

·     Mettre en œuvre une démarche qualité

Savoir-être

·       Très bon relationnel et capacité à travailler en équipe

·       Sens de l’organisation

·       Grande capacité d’adaptation. Le travail s’effectue au niveau de la ComUE en lien avec deux universités et plusieurs partenaires au fonctionnement différent

·       Flexibilité

·       Grande disponibilité, sens du service

·       Rigueur

Environnement de travail

·       Travail pour l’équipe d’ArTeC, les organes de gouvernance et l’ensemble des enseignants et des chercheurs d’ArTec

·       Travail en équipe et en réseau

Conditions particulières 

L’agent sera amené à se déplacer dans les universités membres de la ComUE, au siège de la ComUE

Contraintes liées au travail :

Déplacements sur les universités Paris 8 et Paris Nanterre

Réunions fonctionnelles à la ComUE

Conditions de recrutement

Poste à pourvoir à partir de février 2019.

Candidature à envoyer à jeanne-marie.portevin@univ-paris8.fr

Fiche de poste, gestionnaire, ArTeC