Écrire en commun(s). Arts, écologies, transitions

Le projet souhaite mettre en œuvre une véritable écriture en commun(s) pour la rédaction d’un livre et d’un site internet sur le tournant écologique de l’art. Nous proposons d’utiliser la notion de transition pour nommer les nouvelles pratiques qui en résultent. Adoptant une perspective écosophique, le livre tentera d’articuler les questions d’écologie environnementale, mentale, sociale… pour désigner les diverses modalités avec lesquelles l’art d’aujourd’hui redéfinit les processus de subjectivation ainsi que l’émergence de collectifs, questionne les affects ou les relations au corps, se focalise sur l’écoute, s’interroge sur la notion d’auteur… 

Pensé comme un manifeste plutôt que comme un livre de spécialiste, le livre (qui paraîtra en anglais, avec sa version en ligne, enrichie de documentation multimédia, en français) se présentera sous forme d’abécédaire notionnel. Les notices, en nombre limité – une cinquantaine d’environ 8000 signes chacune – ont déjà fait l’objet d’une commande et seront remises avant la fin de l’année 2019. L’enjeu du projet à travers les séminaires, le module pédagogique, les résidences et les diverses autres rencontres qui auront lieu sera de retravailler ces notices pour aboutir à un ton commun respectant la diversité et complexité des points de vue, mais évitant la simple juxtaposition des discours spécialisés. Un colloque international (les Troisièmes Rencontres Arts, écologies, transitions) sera l’occasion de rendre public le fruit de ce travail auprès du réseau qui a commencé à être tissé, tout en ouvrant de nouvelles perspectives.

Le cadre commun du livre est le suivant :

1. Abécédaire plutôt que dictionnaire ou atlas : un projet non pas encyclopédique, recherchant une neutralité ou une universalité, mais au contraire, un projet affirmant un point de vue, des priorités, des choix. Le format abécédaire donne une liberté (nombre d’entrées par lettre), une identité plutôt ludique qu’académique.

2. Manifeste plutôt que livre de spécialistes : il s’agit d’affirmer, à la fois dans une introduction « sonnant » comme un manifeste,  et dans les choix d’entrées, et leur mode de rédaction, un point de vue, des valeurs, des axes principaux. Le catalogue des entrées est donc pensé à l’aune de ce point de vue « partial » mais explicite (explicité par l’introduction).

Porteurs du projet : Roberto Barbanti, Isabelle Ginot, Makis Solomos, Cécile Sorin

Équipe du projet : Yann Aucompte, Joanne Clavel, Agostino Di Scipio, Antoine Freychet, Alice Gervais-Ragu, Guillaume Loizillon, Kostas Paparrigopoulos, Carmen Pardo Salgado, Julie Perrin, Matthieu Saladin, Lorraine Verner

En collaboration avec: Université Paris 8, Université Paris Nanterre, Université technique de Crète, Université de Girone, Ecole des Beaux-Arts de Versailles