Madeleine Aktypi, Heureux plongeon ou écrire à l’ère de la distraction

Bots et anti-bots, mèmes pour rire ou pour diffuser des fake news, galeries, musées et collections d’art en ligne, youtubers comiques et/ou politiques, ASMR, nootropes, réseaux sociaux, applications en tous genres et autres combinaisons algorithmiques flottent dans la soupe de données élargissant son étendue sans répit. Comment écrit-on sur l’instable et dans la distraction permanente ? Peut-être en inventant de nouvelles manières de faire, des poèmes et des erreurs.

Elsa Boyer, Une tentative pour distraire les mèmes

Agencements hétéroclites de textes et d’images empruntés à des sources diverses qui sont ensuite repris et modulés, les mèmes internet sont caractéristiques de notre présence et de nos déambulations en ligne. Ponctuant des conversations, commentant un événement, ces images et textes à la fois variés et en partie toujours identiques produisent un ensemble mouvant où se côtoient toutes les dimensions de nos vies quotidiennes, sociales, affectives, politiques et culturelles. Mais s’ils nous divertissent, les mèmes sont-ils pour autant capables de distraction, dès lors que cette dernière est comprise comme une multiplication des régimes possibles d’attention ?

Biographie, Madeleine Aktypi

Poète et théoricienne des médias, Madeleine Aktypi enseigne l’histoire de l’art à l’ESAD•Valence. Elle élabore une thèse de recherche-création à l’Université Grenoble Alpes. Courant 2018, elle a performé à la Galerie Air de Paris, à l’Adresse du Printemps, etc. Elle fait partie de la Mosaïque des Lexiques des Laboratoires d’Aubervilliers. Sa dernière édition papier est fodd, fodder (2017) et sa dernière publication Bog Data, le travail en mutation – mèmes, différends et écosophie, éd. Cité du design (2016).

Biographie, Elsa Boyer

Elsa Boyer est docteure en philosophie, elle a publié un essai intitulé Le conflit des perceptions (MF, 2015) et six récits aux éditions P.O.L. Son travail théorique et de fiction s’articule autour des perceptions appareillées et des images médiatiques qui forgent notre environnement perceptif (écrans, images du sport, images de la politique). Elle enseigne les questions d’écriture à l’Ecole Supérieure des beaux arts de Lyon ainsi que la théorie des médias à l’Ensad.

Informations pratiques 
lundi 18 février
10h à 13h
salle 308 à l’Ensad, 31 rue d’Ulm, 75005 Paris.