Créons ensemble au musée

Ce projet focalise sa recherche sur les transformations possibles du comportement (gestuelles, marches, démarches, postures) des visiteurs dans les musées du XXIe siècle, par la médiation des arts vivants et des arts numériques. Il s’agit d’expérimenter et de développer des modes d’être-ensemble entre l’objet exposé, les chercheurs artistes et impliquant le public, ce par le médium de gestes artistiques et numériques, et sa vocation à transmettre des patrimoines immatériels/intangibles en lien avec des questions environnementales actuelles. Les parcours muséaux créés sont réalisés, filmés, analysés et mis en ligne sur une plateforme numérique interactive (web-documentaire)/observatoire du projet, et feront l’objet d’événements scientifiques.

Ce partage gestuel du sensible dans les lieux d’exposition et la création de documents d’archives et d’objets numériques de ces expériences, seront les matériaux de réflexion sur les transformations étudiées. L’idée est de mutualiser les expériences interdisciplinaires des chercheurs engagés pendant ces 3 ans, de les diffuser sur des réseaux internationaux, d’échanger sur les protocoles, créations et dispositifs proposés, avec les petits musées autant qu’avec les grandes institutions. Ce projet, entre recherche et création, résulte de l’attention très récente portée en France, au Brésil, et en Asie par ces lieux et par les chercheurs sur ces gestes artistiques, visant à la fois le bien-être des visiteurs, leur créativité synesthésique liée au toucher (mediums numériques, processus immersifs, partages/échanges sur l’œuvre), leurs valeurs éthiques et écologiques. Les parcours in situ seront accomplis dans les lieux des deux partenaires principaux d’ArTeC, la RMN-Grand Palais et la BnF, mais aussi dans plusieurs musées d’Europe (Belgique) d’Amérique latine et d’Asie, par des chercheurs en arts de la scène, cinéma, arts numériques, anthropologie, littérature et sciences du langage (LSF), design environnemental, et avec des invités ponctuels en sciences de la nature. Ces lieux sont choisis pour la diversité d’accrochages des œuvres et des réseaux internationaux (RMN-Grand Palais), la relation intrinsèque entre les objets exposés de collections permanentes et ses propres archives immatérielles (BnF), la survie de collections en difficulté liées à l’écologie et à des savoir-faire locaux (Amazonie) et des pratiques interartistiques en Asie