Adopter une idée de la recherche : le cas des arts

Est-ce librement qu’aujourd’hui nous nous employons à dire le mot « recherche » ? Rien de moins sûr. Il y va en fait d’une exigence dont je voudrais dans un premier temps décrire le moment : elle vient au terme d’un mouvement historique relativement long, mais obstinément poursuivi, et qui a modifié de part en part l’idée de scolarité. Ce mouvement, j’ai moins l’intention de le justifier que de l’expliquer. Plus économiquement que politiquement motivé, il n’aurait pas produit l’effet qu’il a produit si l’idée même de ce que peut être un savoir n’avait elle-même connu une conséquente modification. Si nous n’étudions pas le monde comme avant, si nous y menons davantage de recherches, c’est d’abord parce que les sciences ne se conçoivent plus elles-même comme autrefois. Il y va de la généralisation d’une méthode et d’un principe qui, avant de se lier, comme aujourd’hui, aux manœuvres de la techno-science, furent ceux de la médecine expérimentale. Y a-t-il une idée de l’art qui soit à la fois soutenable (mais de quel point de vue ?) et contemporaine du mouvement que je viens rapidement de décrire, c’est ce qu’il nous faudra examiner. 

Informations pratiques 

Mardi 11 décembre

15h à 19h

Université Paris Nanterre (salle Séminaire 2 / Max Weber)