Des machines imaginantes médiatrices de fiction ? 11-13 déc.

Journées d’études du 11 au 13 décembre à la Maison des Sciences de l’Homme (MSH Paris Nord)

Le but de ces journées d’études sera d’interroger les machines en tant que médiatrices imaginaires. Ou, pour dire la même chose en sens inverse, il s’agira d’interroger la fiction contemporaine en tant qu’elle se médiatise par les machines. Le terme d’imagination, ou de fiction, sera pris dans le sens le plus large pour y inclure des formes litté- raires, artistiques, théoriques, spéculatives.

Organisé par : Pierre Cassou-Noguès, Arnaud Regnauld, François-David Sebbah et Gabriel Tremblay-Gaudette.

Programme complet

Avis de soutenance de doctorat, 5 dec.

Mercredi 5 décembre 2018 à 14h00 à la MSH Paris Nord

Eliott PARIS,  » Une approche du patching audio collaboratif : enjeux et développement du collecticiel Kiwi. »

Ecole doctorale « Esthétique, sciences et technologies des arts»

Discipline : Esthétique, sciences et technologies des arts – spécialité musique

Directeurs de recherche : Anne SEDES (MUSIDANSE/CICM), Alain BONARDI (MUSIDANSE/CICM)

Membres du Jury : Gérard ASSAYAG (IRCAM), Pierre COUPRIE (IREMUS), Myriam DESAINTE-CATHERINE (LABRI)

A la MSH – Paris Nord – 20, avenue George Sand –  93210 LA PLAINE SAINT DENIS – Auditorium

Les logiciels de patching audio traditionnels, tels que Max ou Pure Data, sont des environnements qui permettent de concevoir et d’exécuter des traitements sonores en temps réel. Ces logiciels sont mono-utilisateurs, or, dans bien des cas, les utilisateurs ont besoin de travailler en étroite collaboration à l’élaboration ou à l’exécution d’un même traitement. C’est notamment le cas dans un contexte pédagogique ainsi que pour la création musicale collective. Des solutions existent, mais ne conviennent pas forcément à tous les usages. Aussi avons-nous cherché à nous confronter de manière concrète à cette problématique en développant une nouvelle solution de patching audio collaborative, baptisée Kiwi, qui permet l’élaboration d’un même traitement sonore à plusieurs mains de manière distribuée. À travers une étude critique des solutions logicielles existantes nous donnons des clefs de compréhension pour appréhender la conception d’un système multi-utilisateur de ce type. Nous énonçons les principaux verrous que nous avons eu à lever pour rendre cette pratique viable et présentons la solution logicielle. Nous exposons les possibilités offertes par l’application et les choix de mise en œuvre techniques et ergonomiques que nous avons faits pour permettre à plusieurs personnes de coordonner leurs activités au sein d’un espace de travail mis en commun. Nous revenons ensuite sur différents cas d’utilisation de ce collecticiel dans un contexte pédagogique et de création musicale afin d’évaluer la solution proposée. Nous exposons enfin les développements plus récents et ouvrons sur les perspectives futures que cette application nous permet d’envisager. 

A dive into the collections of the Eye Filmmuseum, 20, 21 dec.

A dive into the collections of Eye the Filmmuseum 

Italian silent cinema at the intersection of the arts

Eye Filmmuseum, Amsterdam 

December 20th and 21st, 2018

This two-day workshop will bring together researchers and people from the archives of different nationalities, in order to explore and comment on the film and non-film collections related to Italian silent cinema, held at the Eye Filmmuseum. These discussions will explore the close relationship that Italian cinema has with other arts. We will work on a corpus of films selected by researchers and the Eye, but also on advertising material that will highlight the richness and inventiveness of the decorative arts and graphics of this period, as well as the international influence this cinema has experienced. The goal is to rediscover this cinema, through a confrontation with several disciplinary fields with which it dialogues, including painting, sculpture, music, opera, theatre, dance, photography, and literature. This workshop will also serve as a basis to open research tracks on e.g. the Film d’Arte Italiana and Italian comedians, as a prologue of a symposium to be held in Paris in December 2019. The exchanges will be animated by a sincere endeavour to decompartmentalize and will emphasize aesthetic questions, offering a renewal on the entire period studied.

Program:

THURSDAY DECEMBER 20TH: 35mm & digital screenings

9H-13H

9H Introduction Giovanna Fossati, Céline Gailleurd

Slot 1: mixed program (Ivo Blom, Elif Rongen)

Sunrise on the Eternal City of Rome (Zonsopgang over de eeuwige stad Rome, unknown company, ca. 1910-1920). 8 min.

Acqua miracolosa/ Le acque miracolose (Rodolfi, Ambrosio 1914). 10 min.

L’orfanella riconoscente (Cines 1911). 8 min.

Lucrezia Borgia (Lo Savio, Film d’Arte Italiana 1912). 33 min.

Coffee break

Slot 2: mixed program (Ivo Blom, Elif Rongen)

Kri Kri e il tango (Cines 1913) 5 min

La vita e la morte (Caserini, 1917) 7,5 min. short fragment, drama with Leda Gys

Amore bendato (Illuminati, Celio 1913). 35 min. drama with Leda Gys

Panne d’auto (Negroni, Celio 1912). 15 min. short comedy with Francesca Bertini

Lunch

14H-17H30

Slot 3: Film d’Arte Italiana and historical film (Andrea Meneghelli, Olivier Bohler, Marion Polirsztok) 90 minutes

Tea break

Slot 4: Non-fiction (Luca Mazzei) 90 minutes

FRIDAY December 21st: digital screenings

9H – 13H

Slot 1: Comedy (Emmanuel Dreux, Laurent Guido) 90 minutes

Coffee break

Slot 2: Dance (Elisa Uffreduzzi) 90 minutes

Lunch

14H-17H30

Slot 4: Melodrama (Stella Dagna, Céline Gailleurd) 90 minutes

Tea break

Slot 5: Presentation by Soeluh van den Berg & Ivo Blom, visit to the collections of the EYE Filmmuseum

The workshop will take place at the EYE Collection Center. This new building (2016) not only has a small auditorium at disposal, but also contains all of the original films (apart from nitrate prints) and film-related materials (posters, photos, brochures, etc.), as well as the museum’s library. It is also where you can find the famous Desmet Collection, recognized by UNESCO as World Heritage. This collection holds numerous unique prints of formerly lost Italian silent films, such as Cajus Julius Caesar with Amleto Novelli, Fior di male with Lyda Borelli and Sangue bleu with Francesca Bertini, innovative comedies, sensational crime films, and picturesque travelogues – now all splendidly restored, including their colours. It also contains a rich poster collection (Italian top designers such as Metlicovitz), photos, programs, distribution brochures, and a vast business archive.

Organizers of the workshop: Céline Gailleurd (Université Paris VIII, Paris), Ivo Blom (Vrije Universiteit, Amsterdam), Elif Rongen (EYE Filmmuseum).

PARTICIPANTS

Ekin Asar (Vrije Universiteit Amsterdam), Soeluh van den Berg (Eye Filmmuseum), Ansje van Beusekom (Universiteit Utrecht), Ivo Blom (Vrije Universiteit Amsterdam), Olivier Bohler (Université Paris 8), Rob Byrne (President, San Francisco Silent Film Festival), Daniela Curro (CSC – Cineteca Nazionale), Stella Dagna (Museo Nazionale del Cinema), Lexie Davis (Vrije Universiteit Amsterdam), Piet Dircx (Eye Filmmuseum), Emmanuel Dreux (Université Paris 8), Giovanna Fossati (Eye Filmmuseum), Céline Gailleurd (Université Paris 8), Laurent Guido (Université de Lille), Frank Kessler (Universiteit Utrecht), Nico de Klerk (Universiteit Utrecht), Eef Masson (Universiteit van Amsterdam), Luca Mazzei (Università di Roma « Tor Vergata »), Andrea Meneghelli (Cineteca di Bologna), Mark-Paul Meyer (Eye Filmmuseum), Asli Ozgen Tuncer (Universiteit van Amsterdam), Christian Olesen (Universiteit van Amsterdam), Marion Polirsztok (Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle), Elif Rongen (Eye Filmmuseum), Annette Schulz (Eye Filmmuseum), Marcello Seregni (Cineteca Italiana, Milano), Elisa Uffreduzzi (Università di Roma « Tor Vergata »).

ADDRESS

The Auditorium of the EYE Collection Centre is situated at Asterweg 26, 1031 HP Amsterdam.

For more information: https://www.eyefilm.nl/en/collection/about-the-collection/collection-centre.

Tel. EYE: +31.20.5891.400.

PARTNERS

This workshop is part of the research project LE CINÉMA MUET ITALIEN À LA CROISÉE DES ARTS, led by Céline Gailleurd, and a joint project of EYE Filmmuseum Amsterdam (Amsterdam), Cineteca di Bologna, Museo Nazionale del Cinema (Turin), Cineteca Nazionale (Rome), Vrije Universiteit (Amsterdam), Université Paris 8, Laboratoire ESTCA (Esthétique, Sciences et Technologies du Cinéma et de l’Audiovisuel), Université Paris Lumières, ENS Louis-Lumière.

 

De la distraction en psychanalyse – ou comment (et pourquoi) risquer de rencontrer l’inconscient, 11 dec.

Réputé tapi dans les profondeurs, l’inconscient nécessiterait pour être reconnu, et a fortiori connu, une plongée attentive dans les obscurités inquiétantes de l’âme… Pourtant, le dispositif psychanalytique invitait d’emblée à considérer la place de choix que pouvait y tenir la distraction comme méthode et comme éthique pour se départir de la contraction douloureuse imposée par le symptôme : une bouche parle, en associant librement, à des oreilles en état d’écoute flottante, tout en constituant dans ce flux un plan d’immanence où le dire s’autonomise pour faire apparaître dans les plis de sa surface les formations de l’inconscient. Ainsi voit-on dans la séance s’allier deux distractions qui s’aguerrissent l’une à l’autre : distrait.e, celui ou celle qui consent à ne pas parler mais à se laisser dire n’importe quoi – selon la proposition méthodologique révisée par Freud ; distrait.e, celle ou celui qui veut bien recevoir ce qui se dit comme un dire : non comme un énoncé (ce n’est jamais que blabla, dira Lacan), mais comme une énonciation, soit un acte donnant son lieu éphémère au sujet de l’inconscient. Or, cette division du sujet, dont la psychanalyse a fait son affaire, sans doute n’est-ce jamais que par distraction, et dans la distraction, qu’on peut la rencontrer…

Sophie Mendelsohn exerce la psychanalyse à Paris. Elle est l’auteur d’articles qui cherchent à cerner les modes et les formes de l’hétérogenèse, dans la folie, l’enfermement, l’animalité, le genre et la race, notamment.

En partenariat avec :

Labex Arts-H2H, ArTeC, ESTCA (Paris 8).

Cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet Arts-H2H intitulé « Politiques de la distraction », porté par Paul Sztulman (ENSAD) et Dork Zabunyan (ESTCA, Paris 8).

Informations pratiques :

Entrée libre dans la limite des places disponibles

ENSAD – Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs

31 rue d’Ulm 75005 Paris – Salle 308

10h-13h

Pour une pensée du dehors, 10 dec.

Marie Preston et Gwenola Wagon sont artistes et enseignantes et chercheuses à l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis au sein du master MDAC (Média Design et Art Contemporain), et au sein de l’équipe Teamed (Équipe de recherche Esthétique des nouveaux médias/Laboratoire Arts des images et art contemporain-EA4010). Elles ont mené un cours/cycle de conférences Comment faire d’une classe une œuvre d’art ? de 2014 à 2016 qui se propose de réfléchir à la manière dont l’art et la pédagogie interagissent aujourd’hui. Elles interviendront à la fois sur leur pratique personnelle à travers leurs projets de recherche ainsi que sur certaines thématiques communes sur les pratiques collaboratives.

Biographie
Marie Preston mène un travail artistique qui se constitue comme une recherche visant à créer des œuvres, documents d’expérience, avec des personnes a priori non artistes. Les rencontres sont suscitées en engageant une activité dans des territoires spécifiques : pratique du tricot au sein de l’Association des Femmes Maliennes de Montreuil, déplacement sur des chemins historiques disparus entre Paris et ses communes limitrophes, travail documentaire sur une pratique rituelle en Inde, sur les jardins partagés en région parisienne ou encore sur le jardin d’agronomie tropical de Nogent. Sa démarche tente d’être une exploration artistique et ethnographique de situations variées où le processus de création implique un tâtonnement méthodique pour, chaque fois, se positionner à la bonne distance afin de co-construire l’œuvre avec les personnes concernées. Pour que la « co-création » ait lieu, la collaboration doit s’instaurer en un rapport de réciprocité des savoirs et des savoir-faire pour faire émerger un espace commun. Cet espace s’épaissit dans la durée et l’activité collective. Photographies, sculptures, performances et films prennent forme selon des modalités diverses allant de la restitution d’expérience à des actions collectives.

Gwenola Wagon diplômée de l’Atelier de Recherches Interactives et de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, après avoir soutenu une thèse sur les Utopies d’un cinéma interactif, elle co-fonde le projet Nogo voyages avec Stéphane Degoutin avec qui elle réalise en des projets qui spéculent sur des alternatives potentielles avec des films, essais et installations, sur l’obsolescence programmée de l’homme (Cyborgs dans la brume), les mutations du travail (Institut de néoténie), l’automatisation du traitement des produits, du vivant et des données (Le Monde comme entrepôt de livraison, Erewhon), les lieux d’Internet (Blackpool-Manchester, Globodrome, World Brain), les modes de vie alternatifs pour une société d’hyperinformation (Laboratoire de schizophrénie contrôlée, Forêt thérapie, Emma)… Elle réalise les expositions « Voyages dans les données du monde » dans le cadre des Rencontres de la photographie ainsi que Média médiums et Haunted by Algotithms, dans le cadre de projets de recherche avec Jeff Guess.
Informations pratiques
Lundi 10 décembre, Paris 8
14h à 18h
Changement de salle : Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis, salle D011

Traduire la performance / Performer la traduction, 21 nov.

Dans le cadre de l’atelier de création littéraire « Babel heureuse », le séminaire Labex Arts H2H , Traduire la performance / Performer la traduction invite Vincent Barras au Théâtre de la cité internationale, le mercredi 21 novembre 2018 à 17h.

Vincent Barras est traducteur, poète et médecin et dirige l’Institut des humanités en médecine de l’université de Lausanne. Il a traduit de très nombreux livres dont Silence de John Cage (Héros-Limite, 2003), les Constellations et poésies concrètes d’Eugen Gomringer (Héros-Limite, 2015) ou encore 1 2 3. Poèmes et journaux de Roberto Lax (Héros Limite, 2011). Son travail de traducteur et de poète s’articule donc à la croisée de la poésie concrète, de la musique expérimentale et de la poésie sonore. Vincent Barras parlera du lien particulier entre traduction et écriture poétique en performance. Il présentera Interpreting Bar Dem Interpreting, une de ses performances récentes réalisée avec Jacques Demierre dans laquelle la performance de la traduction et la traduction de la performance est activée.

Informations pratiques : 

Théâtre de la cité internationale, atelier 30

21 A Boulevard Jourdan, 75014 Paris

Réservation obligatoire vincent.broqua(at)univ-paris8.fr 

La pensée en acte – des valeurs à venir, 26 nov.

 

Lundi 26 novembre 2018, 14h-18h Grande conférence de Erin Manning & Brian Massumi

Erin Manning et Brian Massumi proposent d’entamer une conversation autour du concept de la valeur. Au cœur des questions de recherche-création, un mode d’enquête qui remet en question nos modes de savoir et d’évaluation, la valeur est un concept qui sous-tend depuis plusieurs années le travail du SenseLab (www.senselab.ca).
Passant par le concept de valuation immanente, ils proposeront ensuite un concept de valeur pour une économie alter-capitaliste ainsi qu’un projet d’alter-université intitulé l’Institut des 3Ecologies.

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Biographies 

Brian Massumi est un philosophe, traducteur et théoricien du politique et de l’esthétique. Il est aujourd’hui professeur au Département de Communication de l’Université de Montréal

Ses travaux portent surtout sur les problèmes de la vision, sur les affects et le virtuel. Il a exploré ses thèmes dans les domaines de l’art contemporain (Bracha L. Ettinger, par exemple), de l’architecture (Frei Otto), de la théorie politique (autour du concept de peur dans la politique américaine contemporaine), des Cultural studies et dans la philosophie généralement.

Dans le monde anglo-saxon, Massumi est réputé pour ses traductions en anglais de philosophes contemporains tels Jean-François Lyotard (La condition postmoderne, avec la collaboration de Geoffrey Bennington), Jacques Attali (Bruits) et en particulier Gilles Deleuze et Félix Guattari (Mille Plateaux). Les travaux de Massumi sont d’ailleurs particulièrement influencés par la pensée de ces deux derniers auteurs dont il articule l’apport à l’«empirisme radical» de William James.

Erin Manning détient une chaire de recherche en philosophie et art relationnel de la Faculté des beaux-arts de l’université Concordia. Elle est également directrice du SenseLab (www.senselab.ca), un laboratoire de recherche qui explore les intersections entre la création artistique et la philosophie à partir de la matrice du corps sensible en mouvement.

Artiste, elle travaille entre la peinture, la danse, les textiles et la sculpture. Ses projets récents explorent les collectivités émergentes et le geste mineur. Ses écrits ont comme sujet le mouvement, l’art et la politique vu à travers le prisme de la philosophie processuelle ; les projets les plus récents explorent la perception autistique et le « plus-qu’humain ».

Ses publications incluent : Politics of Touch : Sense, Movement, Sovereignty (Minneapolis : Minnesota UP, 2007), Relationscapes : Movement, Art, Philosophy (Cambridge, Mass. : MIT Press, 2009), Always More Than One : Individuation’s Dance (Durham : Duke UP 2012), Thought in the Act : Passages in the Ecology of Experience, coécrit avec Brian Massumi (Minnesota UP), et The Minor Gesture (Duke UP, 2016).

Informations pratiques 

14h à 16h – Grande conférence

16h à 18h – Petite conférence

Institut National d’Histoire de l’Art, 2 rue des petits champs 75 002 Paris

Salle Vasary

 

Émergence de l’art vidéo en Europe, 11 et 12 déc. 2018

 

Séminaire de recherche 4 et projection

Émergence de l’art vidéo en Europe : historiographie, théorie, sources et archives (1960-1980)

 Antoni Muntadas, Early video works

11-12 décembre 2018

Bibliothèque nationale de France et Institut national d’histoire de l’art

Les communications publiques du Séminaire de recherche auront lieu le mardi 11 décembre de 9h30 à 16h, salle 70, site François Mitterrand, BnF

La projection-conférence d’Antoni Muntadas se tiendra le mardi 11 décembre de 18h à 20h, salle Walter Benjamin, INHA


Les recherches historiographies sur l’art vidéo, de même que les discours critiques ou les théories esthétiques, restées longtemps centrées sur le continent américain, ne se sont développées que tardivement dans les pays d’Europe, qu’elles concernent les productions nationales ou, a fortiori, l’ensemble de la production continentale. Les contextes techniques, sociaux et politiques nationaux très divers qui ont vu l’avènement de l’image électronique ont également, il est vrai, largement freiné l’émergence d’une vision historique globale.

À ce jour, à l’échelle de l’Europe, une histoire de l’art vidéo demeure donc à faire. C’est la mission à laquelle le présent programme de recherche entend répondre. Un réseau international, regroupant à la fois des historiens de l’art et de l’image en mouvement, des artistes, des protagonistes de cette aventure, des dépositaires de fonds d’archives, des conservateurs et de jeunes chercheurs, s’est constitué. Il a pour objectif de collecter des données sur les artistes, les œuvres et les événements qui ont permis l’avènement de cette pratique, ou qui ont compté dans son développement sur le territoire européen, et de mettre au jour les conditions nationales spécifiques de production et de diffusion permettant d’expliquer la variété des productions comme la disparité des périodes d’émergences (1960-1980).

Mardi 11 décembre 2018

BnF, site François Mitterand, salle 70

Communications publiques

9h30 – Introduction et présentation du programme « Émergence »

François Bovier, Alain Carou et Grégoire Quenault (Coordinateurs)

9h45 – The early days of videoart in the Netherlands, a brief history

Gaby Wijers (Directrice, LIMA)

10h30 –From The Museum of Memory: Video Art in the Netherlands

Tom Van Vliet (Directeur, World Wide Video Festival)

11h15 – Pause

11h30 – Early video-art in Italy. Emergences, production and exhibition practices. Access and preservation issues

Lisa Parolo (Chercheuse post-doctorante, Université d’Udine)

12h15 – Pause déjeuner

13h45 – Portugal : Alternativa Zero et après

Jean-François Chougnet (Président, Mucem et Ex-directeur, Musée Berardo)

14h30 – A Chance to Investigate Reality. Video Art in the Workshop of the Film Form Circle

Tomasz Zaluski (Professeur, Université de Łódź)

15h15 – Table-ronde

INHA, salle Walter Benjamin

 Projection-conférence

 18h – Early video works

Antoni Muntadas (Artiste vidéaste)

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Mercredi 12 décembre 2018

Séminaire de recherche semestriel

Les coordinateurs du programme « Émergence de l’art vidéo en Europe », François Bovier, Alain Carou et Grégoire Quenault, l’ingénieure d’études, Ségolène Liautaud et les chercheurs invités Jean-François Chougnet, Lisa Parolo, Tom Van Vliet, Gaby Wijers et Tomasz Zaluski et l’artiste Antoni Muntadas feront un bilan d’étape du programme de recherche.

Mardi 11 et mercredi 12 décembre 2018

Bibliothèque nationale de France et Institut national d’histoire de l’art

Séminaire de recherche 4

Ce quatrième séminaire de recherche « Émergence de l’art vidéo en Europe : historiographie, théorie, sources et archives (1960-1980) » du LabEx Arts-H2H réunit les chercheurs du projet et des spécialistes internationaux, en vue d’étudier les premiers temps de l’art vidéo aux Pays-Bas, au Portugal, en Italie, en Pologne et en Espagne.

Coordinateurs du programme « Émergence de l’art vidéo » :

François Bovier (École cantonale d’art de Lausanne / Maître d’enseignement et de recherche, Université de Lausanne)

Alain Carou (Conservateur, Département de l’audiovisuel, Service Image, Bibliothèque nationale de France)

Grégoire Quenault (Maître de conférences, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis)

Assistés de :

Ségolène Liautaud (Ingénieure d’études, Labex Arts-H2H)

Victor Tsaconas (Stagiaire, Labex Arts-H2H)

Boualem Khelifati (Stagiaire, Labex Arts-H2H)

Collaborateurs invités :

Jean-François Chougnet (Président, Mucem et Ex-directeur, Musée Berardo)

Antoni Muntadas (Artiste-vidéaste)

Lisa Parolo (Chercheuse post-doctorante, Université d’Udine)

Tom Van Vliet (Directeur, World Wide Video Festival)

Gaby Wijers (Directrice, LIMA)

Tomasz Zaluski (Professeur, Université de Łódź)

 Informations pratiques :

Les communications publiques du mardi 11 décembre auront lieu dans la salle 70, Bibliothèque nationale de France, Quai François Mauriac, 75706 Paris.

La projection conférence d’Antoni Muntadas du même jour se tiendra dans la salle Walter Benjamin, Institut national d’histoire de l’art, 2 rue Vivienne, 75002 Paris.

Elles sont libres et ouvertes au public sans réservation, dans la limite des places disponibles.

Le séminaire de recherche semestriel est exclusivement réservé aux partenaires du programme « Émergence de l’art vidéo en Europe ».

Contact : emergenceartvideo.6080@gmail.com

Ce séminaire bénéficie d’une aide de l’ANR au titre du programme Investissements d’avenir (ANR-10-LABX-80-01).

 

Immersion virtuelle : entre corps et avatars, 16 Nov.

 

Vendredi  16 novembre 2018 après-midi, au  Carrefour Numérique de la Cité des Sciences et de l’Industrie, lancement du séminaire-atelier-laboratoire : Immersion virtuelle technologique : entre corps et avatars.

Quelles sont les relations qui s’établissent entre nos corps et ses avatars qui se déploient dans la profondeur des espaces numériques interactifs ?  Comment les interroger de manière expérimentale et scientifique ?

L’ installation interactive d’expérimentation « Devenez avatar » réalise une immersion par un avatar volant autoscopique. En savoir plus :  www.tnmes.hypotheses.org/741

PROGRAMME

14h : Accueil

14h30 : Noam Assayag : « L’imaginaire des corps et de la Réalité Virtuelle entre cinéma et prospective »

15h : Etienne Armand Amato : « Du jeu vidéo à la Réalité Virtuelle : quelles (dis)continuités ? Retour d’expérience »

15h30 : Etienne Perény : « De la théorie de l’immersion avatariale à sa mise en expérimentation scientifique »

16h : Kevin Beaufils :  « Transferts corporels et mesures de l’engagement : une approche comparative »

16h30-17h30 : Echanges, avec démonstrations et tests du dispositif

Publics : chercheurs, passionnés, étudiant.e.s en master et doctorat de l’ENSAD, de l’Université Paris 8 (Saint-Denis), de l’Université Paris 10 (Nanterre) et du Laboratoire DICEN-IDF.

Les étudiants en master et doctorat peuvent s’inscrire au séminaire pour entamer un parcours personnalisé de recherche thématique multi-disciplinaire, en s’inscrivant à videomatique@gmail.com  auprès de Kevin Beaufils. Direction : Etienne Armand AMATO, maître de conférence en sciences de l’information et de la communication, Université Paris-Est Marne-La-Vallée,  Laboratoire DICEN-IDF

Etienne Armand AMATO 

Enseignant-chercheur, auteur et conseiller, laboratoire DICEN-IDF

Maître de conférences en Sciences de l’Information et de la Communication à l’Université Paris Est Marne-la-Vallée [http://www.u-pem.fr], IFIS & IUT de Meaux.

Conseiller technique et animateur de l’IHEST, Cofondateur de l’OMNSH (omnsh.org)

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Un lancement suivi de sessions de travail à la MSH-Paris Nord et de séances d’expérimentation dans l’espace Jeu Vidéo de la Cité des Sciences et de l’Industrie les 3 et 4 décembre. Inscription pour ces deux dates d’atelier scientifique créatif sur : https://framadate.org/Bblp2BcxvSq6PUu2

Cette initiative lance une série de rencontres permises par les ateliers-laboratoires du Labex arts-H2H et l’Ecole Universitaire de Recherche ArTeC, avec le soutien de l’IDEFI-CréaTIC, du laboratoire DICEN-IDF et de l’équipe autonome du professeur Alain Berthoz au Collège de France.

Déconstruire le genre du rose : approches antidisciplinaires, 20 nov.

Kévin Bideaux, artiste et doctorant, organise une exposition intitulée 50 nuances de rose, qui aura lieu du 16 au 24 novembre 2018 au 59, rue de Rivoli.
Cette exposition sera ponctuée d’une journée d’étude intitulée « Déconstruire le genre du rose: approche antidisciplinaire » qui se déroulera le Mardi 20 novembre 2018, de 9h à 18h au sein même de l’exposition.
Elle est co-organisée par Marie-Dominique Gil et Kévin Bideaux, aidé.e.s par Joana Tosta pour la rédaction de l’appel à communication, et par Barbara Fulneau pour la réalisation des documents de communication.
Annie Mollard-Desfour, linguiste, lexicographe et auteure de Rose. Dictionnaire des mots et expressions de couleurs. XXe*-XXIe siècles (CNRS éditions, 2002), nous fait l’honneur de sa présence en tant que conférencière invitée.